LUX
criginc. — L'abbé Cordemoy pense , avec beaucoup d'apparence de raison, que certains critiques ont tort de prétendre que cette pièce n'est pas de Luther. Il est constant qu'il était Irès-visionnaire.
Xtttttm. — Les lutins sont du nombre des démons qui ont plus de malice que de noire méchanceté. Ils se plaisent à tourmenter les gens, à faire des tours de laquais, et se contentent de donner plus de peur que de mal. Cardan parle d'un de ses amis qui, couchant dans une chambre que hantaient les lutins, sentit une main froide et molle comme du coton passer sur son cou et son visage, et chercher à lui ouvrir la bouche 11 se garda bien de bâiller ; mais, s'éveillant en sursaut, il entendit de grands éclats de rire sans rien voir autour de lui. — Lcloyer raconte que de son temps il y avait de mauvais garnements qui faisaient leurs sabbats et leurs lutineries dans les cimetières, pour établir leur réputation et se faire craindre, et que, quand ils y étaient parvenus, ils allaient dans les maisons buffeter le bon vin. — Les lutins s'appelaient ainsi parce qu'ils prenaient quelquefois plaisir à lutter avec les hommes. Il y en avait un à Thermesse qui se battait avec tous ceux qui arrivaient dans cette ville. Au reste , disent de bons légendaires , les lutins ne mettent ni di^rt-lc ni \iolencc dans leurs jeux...
X.utschia. — Au pied du Lutschin , rocher gigantesque de la Suisse, coule un torrent où se noya un fratricide en voulant laver son poignard ensanglanté. La nuit, à l'heure où le meurtre fut commis, on entend encore près du torrent des soupirs et comme le râle d'un homme qui se meurt. On dit aussi que l'âme du meurtrier rôde dans les environs, cherchant un repos qu'elle ne peut trouver.
Iiutteurs , — démons qui aiment la lutte et les petits jeux de main. C'est de leur nom qu'on a nommé les lutins,
Iiuxensbourg (FRANÇOIS DE MoNTHORENCY],
— maréchal de France, né en 1628 , mort en 1695. On l'accusa de s'être donné au diable. Un de ses gens, nommé Bonard, voulant retrouver des papiere qui étaient égarés , s'adressa à un certain Lesage pour les recouvrer. Ce Lesage était un homme dérangé qui se mêlait de sorcellerie et de divinations. Il lui ordonna d'aller visiter les églises, de réciter des psaumes; Bonard se soumit à tout ce qu'on exigeait de lui , et les papiers ne se retrouvèrent pas. Une fille, nommée la Dupin, les retenailv Bonard, sous les yeux de Lesage, fit une conjuration au nom du maréchal de Luxembourg; la Dupin ne rendit rien. Déses-