‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 208 sur 319 · MAN · texte numérisé non relu

MAN

qui s'est apparue au faubourg Saint-Marcel, etc. ; Paris, 4618.

Malphas, — grand président des enfers, qui apparaît sous la forme d*un corbeau. Quand il se montre avec la figure humaine , le son de sa voix est rauque : il bâtit des citadelles et des tours inexpugnables, renverse les remparts ennemis, fait trouver de bons ouvriers , donne des esprits familiers , reçoit des sacrifices , et trompe les sacrificateurs : quarante légions obéissent à ses commandements ^.

Bianunon, — démon de l'avarice : c'est lui, ditMilton, qui, le premier, apprit aux hommes à déchirer le sein de la terre pour en arracher les trésors.

Mammouth , — animal dont la race est perdue; il est un sujet de vénération parmi les peu pies de la Sibérie, qui lui donnent quatre ou cinq mètres de longueur ; sa couleur est grisâtre, sa tête fort longue et son front large; il lui sort des deux côtés, au-dessus des yeux, des cornes qu'il remue et croise à son gré , disent les Sibériens ; ils ajoutent qu'il a la faculté de s'étendre considérablement en marchant, et de se rétrécir en plus petit volume; ses pattes ressemblent à des pattes d'ours «.

Man, — ennemi de Sommona-Codom. Les Siamois le représentent comme une espèce de monstre, avec une tête hérissée de serpente, un visage fort large et des dents horriblement grandes.

», — imposteur qui, dans les îles Mariannes, s'attribuait le pouvoir de commander aux éléments, de rendre la santé aux malades , de changer les saisons et de procurer une récolte abondante ou d'heureuses pêches.

Manche è balaS. — Quand les sorciers et les démons faisaient le sabbat , les sorcières s'y rendaient à cheval sur un manche à balai.

Mandragores, — démons familiers assez débonnaires ; ils apparaissent sous la figure de petits hommes sans barbe , avec les cheveux épars. Un jour qu'un mandragore osa se montrer à la requête d'un sorcier qu'on tenait en justice, le juge ne craignit pas de lui arracher les bras et do les jeter dans le feu *. Ce qui explique ce fait, c'est qu'on appelle aussi mandragores de petites poupées dans lesquelles le diable se loge, et que les sorciers consultent en cas d'embarras. — On lit dans

' Wiems, tn Pseudomonarchiâ dœm.

> Laharpe. Hist. des Voyages, 1. 11, p/lôl.

^ Delrio, Disquisitions m«ngiqi)es.

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