‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 212 sur 319 · MÉL · texte numérisé non relu

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monnaios, sur lesquelles il s'intilule : Jman des deux continents et des deux mers. » Toutefois, on ne parla de Mehdi qu*un moment, et nous ignorons ce qu'il est devenu.

MélMttpas, — auteur d'un Traité de Tart de juger les inclinations et le sort futur des hommes par Tinspection des seings ou grains de beauté. Voy. Seings.

MélanohtoA , — disciple de Luther , mort en i 568 : il croyait aux revenants comme son mailre, el ne croyait pas à TËglise ; il rapporte , dans un de ses écrits , que sa tante ayant perdu son mari lorsqu'elle était enceinte et près de son terme, vit un soir, étant assise auprès de son feu. deux personnes entrer dans sa chambre , Tune ayant la figure de son époux défunt, l'autre celle d'un franciscain de la ville. D'abord elle en fut effrayée ; mais son mari la rassura, et lui dit qu'il avait quelque chose d'important à lui communiquer ; ensuite il fit un signe au franciscain de passer un moment dans la pièce voisine , en attendant qu'il eût fait connaître ses volontés à §a femme ; alors il la pria de lui faire dire des messes, et l'engagea à lui donner la main sans cramte; elle donna donc la main à sou mari, et elle la relira sans douleur, mais brûlée, de sorte qu'elle en demeura noire tout le reste de ses jours ; après quoi le spectre rappela le franciscain, et tous deux disparurent.

MélanoolSe. — Les anciens appelaient la mélancolie le bain du diable, à ce que disent quelques démonomanes. Les personnes mélancoliques étaient au moins maléficiées quand elles n'étaient pas démoniaques ; et les choses qui dissipaient l'humeur mélancolique, comme faisait la musique sur l'esprit de Saiil , passaient pour des moyens sûrs de soulager les possédés.

MelohSflédeoh. — Plusieurs sectes d'héré-» tiques, qu'on appela Melehisédéchiens, tombèrent dans de singulières erreurs à propos de ce patriarche. Les uns crurent qu'il n'é-' tait pas un homme , mais la grande vertu de Dieu, et supérieur à Jésu&-Christ ; les autres dirent qu'il était le Saint-Esprit. Il y en eut qui soutinrent qu'il était Jésus-Christ même. Une de ces sectes avait soin de ne toucher personne , de peur de se souiller.

Btelohom , — démon qui porte la bourse ; il est aux enfers le payeur deâ employés publics.

Wèluime. — Jean d'Ârrâs ayant recueilli, sur la fin du quatorzième siècle, tous les contes qu'on faisait sur Mélusine , en composa ce qu'il appelle la chronique de cette

pi'incesse. — Mélusine fut Tainée de trois filles, que sa mère, Pressine, femme d'Élinas roi d'Albanie , eut d une seule couclie. Pressine avait exigé d'Elinas qu'il n'entrerait point dans sa chambre jusqu'à ce qu'elle fût relevée. Le désir de voir ses enfants* le fit manquer à sa promesse. Pressine , qui était une sylphide ou une fée, fut donc forcée de le quitter; ce qu'elle fit, ayant emmené avec elle ses trois filles, auxquelles d'une haute montagne elle montrait le pays albanais , où elles eussent régné sans la fatale curiosité de leur père. Les trois sœurs , pour s'en venger, enfermèrent leur père dans la montagne de Brundelois. — Pressine aimait encore son mari; elle les punit par différents châtiments; celui de Mélusine fut d'être moitiâ serpent tous les samedis, et d'être fée jusqu'au jour du jugement, à moins qu'elle ne trouvât un chevalier qui voulût être son mari , et qui ne vît jamais sa forme de serpent. Raimondin , fils du comte de Forez , ayant rencontré Mélusine dans un bois , l'épousa ; cette princesse bâtit le château de Lusignan. — Son premier enfant fut un fils nommé Vriam, en tout bien formé, excepté qu'il avait le visage court et large en travers ; il avait un œil rouge et l'autre bleu , et les oreilles aussi grandes que les manilles d'un van. Le second fut Odon , qui était beau et bien formé ; mais il avait une oreille plus grande que l'autre. Le troisième fut Guion , qui fut bel enfant ; mais il eut un œil plus haut que l'autre. Le quatrième fut Antoine: nul plus bel enfant ne fut vu ; mais il apporta en naissant une griffe de lion sur la joue. Le cinquième fut Regnault ; il fut bel enfant, mais il n'eut qu'un œil, dont il voyait si bien qu'il voyait de vingt-une lieues. Le sixième fut Geoffroi , qui naquit avec une grande dent qui lui sortait de la bouche de plus d'un pouce, d'où il fut nommé Geoffroi à la grande dent. Le septième fut Froimond , assez beau , qui eut sur le nez une petite tache veine comme la peau d'une taupe. Le huitième fut grand à merveille , il avait trois yeux , desrquels il s'en trouvait un au milieu du front. Vriam et Guion étant allés avec une armée secourir le roi de Chypre contre les Sarrasins, et les ayant taillés en pièces , Vriam épousa Hermine, fille et héritière du roi de Chypre^ et Guion , la belle Florie , fille du roi d'Arménie. Antoine et Regnault étant allés au secours du doc de Luxembourg, Antoine épousa Christine, fille de ce prince, et Regnault, Aiglanline , fille et héritière du roi de Bohême. Des quatre autres fils de Mélusine, un fut roi de Bretagne, l'autre seigneur de Lusignan , le troisième comte de Parthenay, et le

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