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ëeroier se At religieux. — Raimondin ne tint pa» la promease qu'il avait faite à liéluaitie de ne jamais la voir le sennedi ; il fH une oo^ vertura avec son épée dans la porte de la ohambre où elle se baignait ; il la vit en forme de serpent. Mélusine ne put dès lors demeurer avec lui , et s'envola par une fenêtre sous la même forme: elle demeurera fée jusqu'au jour du Jugement ; et lorsque Losi* gnan change de seigneur, ou qu'il doit mourir quelqu'un de sa lignée , elle parait trois jours avant sur les tours do château , et y pousse de grands cria ^ *^ Selon quelques démono^ mânes , Mélusine était un démon de ta mer; Varaoelse prétend que c'était une nymphe ca** balistique; la plus grand nombre en feit une fée puissante*-^ La beau château de Lusignan passa dans le domaine royal. Hugues-le^Brun avait fait à Pbi(ifipe-*ie-Bel des legs considé-* vabliM, Guy soa frère, irrité Jeta le tosta^ ment au feu. Le roi le 6t accuser de conspiration et confisqua le château de Lusignan. A eeite occasion , l'ombre de Mélusine se lamenta sur la plate*forme du château pen« dant douze nuits consécutives *.*— On dit aiU leurs que eetle Mélusine ou Merline était une dame fort absolue, et commandai avec une telle autorité que, lorsqu'elle envoyait des lettres oq patentes scellées de son sceau ou caohet , sur lequel était gravée une sirène , il ne fallait pkts songer qu'à obéir aveuglé* ment. C'est de là qu'on a pria sujet de dire qu'eUe était magicienne, et qu'elle se changeait quelquefois en sirène.
Mélye. — U y avait , dans les fées comme dans les hommes , une inégalité de rooyena et de puissance. On voit, dans les romans de. chevalerie et dana les contes merveilleux, que^ souvent une fée bienfaisante était gênée dans, see bonnes intentions par une méchante fée dont le {K)uvoir était plus étendu. — La cé^ lèbre fée Urgaode , qui protégeait si géoéreusenent Âmadis, avait donné au jeune Esplan* dian , fils de ce héros, une épée enchantée qui devait rompre tous les obarmea. Un jo«r qu'Bsplandiaa et les chevaliers chrétiens se battaient en Galatie, aidés de la fée Urgande, ils aperçurent la fée Mélye , leur ennemie im* placable , qui , sous la figure la plus hideuse , était assise sur la pointe d'un rocher, d'où elle protégeait les armes des Sarrasins. Esplandian courut à elle pour purger la terre de cette furie (car, bien qu'immortelles de leur nature, les fées n'étaient, pas à l'épreuve d'an
> Bullet, Dissertations sur la mythologie française.
* En Belgique, Mélusine passe pour ôtr^* Ta protectrice de la uiaison de Ouvre. Ou croyait qu'elle no quit* tait jamais le château d'Enghien. (M. Juleâ de Saint- Qynuii, La Cour de Jeaa XV, «. V^ p. 82.)
bon coup d'épée, et pouvaient, comme d*au^ très, recevoir le mort, pourvu qu'elle fût violente). Mélye évita le coup en changeant do place avec la plus grande agHIté ; et, comme ^ se vit pressée , elle parut s'abiauH* dtns I4Q antre qui vomit aussitôt de$ fiaoïmea. — UrgaAde , qui reconnut Mélye au portrait que les chevaliers lui en firent, voulut la voir, çt conduisit Esplandian et quelques chevaliers dans une prairie, au bout de laquelle ils trouvèrent Mélye assise sur ses talons et absorbée dans une profonde rêverie. Cette fée possédait un livre magique, dont Urgande désirait depuis lont^-temps la possession ; Mélye , apercevant Urgande, composa son visage, accueillit ta fée avec aménité, et ta fît entrer dans sa grotte. — Mais à peine y avaîl-ellc pénétré que , s'élançant sur elle , la méchante fée la renversa par terre en lui serrant la gorge avec violence; les chevaliers, les entendant se débattre, entrèrent dans la grotte: le' pouvoir des enchantements les fit tomber sans connaissance ; le seul Esplandian , que son épée garantissait de tous les pièges magiques, courut sur Mélye, et retira Urgande de ses mains. Au même instant Mélye prit celui de ses livres qui portait le nom de Médée , et , formant une conjuration, le ciel s'obscurcit et i) sortît d'un nuage noir un chariut attelé de deux dragons qui vomissaient des flammes. Tout à coup Mélye, enlevant CJrgand* , la plaça dans le chariot et disparut avec elle. Elle l'emmena dans Théayphante, et renferma dans une groase tour, d'où E^ plandiao parviat à la ticer quelque temp» apréa.
Ménandre , — disciple de Simon \e tnn* gicien, qui profita des ^ns de son mettre, et qui enseigna hi même doctrine que lui. ff professait la magie. Simon se faisait- appeler la grande vertu, Ménandre dik quay qtfait » lui, il était envoyé mt la lerva par les puis* sanoea invisibles poar opérer le salut des hommes* Âinai, Ménaodre elSioioa doifeot être mie a«L nombre daa ffiex mesaies plulét qa'au rang des. hérétiques. L*iin at l'autrt enseignaient que la suprême intelligeoea* qu'ils nommaient Snnoïà, avait (ioanérétoe à ua grand nombre de géaiea qui avaient formé le monde et la race des- hommes. ViH lentin, qui vint plus tard, trouva là ses. éooâ.i. Ménandre donnait un baptême qui devais rendre immortel...
XmMMh beo Xtrn«l , — savant Juif portugais, né vers 1604. Il a beaucoup écrit sur le Thalmud. 11 y a quelques faits merveilleux
' Bergier, DkUonn. tkéologlqatf.
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dauâ ses trois livres de la Résurrection des mortâ 1. Son ouvrage derEà()érance d'I^raët < est cuneux. Un juif renégat de Villaflor en Portugal) Antoine Montesini, étant venu à Ânosterdam vers 4649, publia qu'il avait vu, dans TAmérique méridionale, ëe fiombreiisee traces des anciens Israélites. Mena^seh ben Israël 8*imagitta, là-des^to (aiait-il tort?), que les dix tribus enlevées par Satmamaiar étaient allées s'établir dans ce pays-tà , et que telle était l'origine des habitants de l'Amérique ; il publia son Spes Israelig pour le prouver. Dans la troisiéiae partie do son livre Souffle de vée*, il traite des esprits et des démons, selon les idées des rabbins de son temps; et, dans la quatrième partie, de là métempsycose t qui est pour beaucoup de Juifii une croyatiée. Il avsit commencé un traité de la science des thalmudistes et an autre de la philœophi» rabbiniqoe, qoi n'ont pas été achevés.
Btenettrier (CtÀûDB-FnANÇols) , — JéâUÎte , auteur d'un livi'e intilnlé : la Philosophie des Images énigmatiqueSj où il traite des é;:igmes, hiéro.^lyphes , oracles , prophéties, sorts, divinations, loteries, talismans, songes, centuries de Nostradamus et de baguette divinatoire, in-4î, Lyon, 4694.
XSeneurs de loups. — Près du château de Lusignan , ancienne demeure de Mélusine, on rencontre de vieux bergers , maigres et hideux comme des spectres ; on dit qu'ils mènent deà troupeaux de loups. Cette superstition est encore accréditée dans quelques pays, entre autres dans le Nivernais ^
iflténifi^ , — compagndft d'ApolIdnioa de Thvane. Viûté d'une lâmie ou démon suo^ cube, il e» fdt délivré par ApoUonhis '.
MeiHbDg^è. ^ Le' dîâble est appelé dâfis rÈvangite le père dtl tnénsonge.
Méphîstophélëi , — démon de Faust ; on le reconnaît à sa froide méchanceté, à ce rire amer qui insulte aux larmes^ à la joie féroce que lui cause l'aspect des douieurs. C'est lui qui par la raillerie attaque les vertus, abreuve de mépris les talents, fait mordre sur l'éclat de la gloire la rouille de la calomnie. t\ n'était pas inconnu à Vpltaire, à Parny et à quelques autres. C'est après Satan
' Librî très de Resurrcctionemortuorum. Amsterdam, 1636, in-8^ Tjpiset sumptlbus auctoris.
> Spes Israelis, Amsterdam , 1650. in'12.
3 En bébreu. Amsterdam, 6412 (16&2), iii-4«.
4 M. de MarchftDgy, Tristan le voyageur, ea laFrance an quatorzième siècle, t. l*^*".
^ LeTd^èf^ Histoire des spectres et dé^ apparitions des .«sprMs^ liv; iV, p. 310^
le plus redoutable chef de l'enfer •. Toy. Faust.
MëroâtS (Michel] , — voy. Ficixo.
Meroîer, — auleuf d'un Tableau de Paris, qui a fait quelque bruil, et de Songes philosophiqueii^ où l'on trouve deux ou trois songes qui roulent sur les vampires et les revenants.
It. — Ce jour est celui où les sor* ciers jouent au sabbat leurs mystères et chan- ■tent leurs litanies. Koy. Litanies bv Sabbat.- — Les Persans regardent le mercredi comme un jour blanc, cVst-à-dire heureux, parce que la luniière fut créée ce jour-là ; pourtant ils exceptent le dernier mercredi du mois de séphar, qui répond à février, qa'ils appellent mercredi du malheur, et qui est le plus redouté de leurs jours noirs.
Bterdofrè. — ' Il e.-l chargé dëhs Tancienne mythologie â^ coudolre les âitiës des morts à leur destination dernière.
Merle, — oîseau commun, dont la vertu est admirable Si Ton pend les plumes dé son aile droite, avec un fil rouge, au milieu d'une maison où Ton n'aura pas encore habité, personne ri'y pourra sommeiller tant qu'elles y seront pendues ; si Ton met son cœur sous la tête d'une personne endormie et qu'on l'interroge , elle dira tout haut ce qu'elle aura fait dans la journée ; si on le jette dans l'eau de puits avec le sang d'une huppe , et qu'on frotte de ce mélange les tempes de quelqu'un, il tombera malade et en danger de mort. On se sert de ceë secrets sous une planète favorable et projiré , comme celles (le Jupiter et de Vénus, et, ^uandon veut fciiré du mal, celles dé Satlirne et de Slahs^. — Lé diable s'est quelqtiéfois montré sous là forme de cet oiseau . — Oh sait aussi qd'ît y a dès rtiei-ies blahcs.
Merlin.— Merlin n'est pas né en Angleterre, comme on le dit communément ^ mais en Basse- Bretagne, dans l'île de Sein. Il était fils d'un démon et d'une druidesse. fille d'un roi desBâs- Brelons. Les cab'alisles disent qtie le père de Merlin était un sylphe. Que ce fût un sylphe ou un démon , il éleva son fils dans toutes les sciences et le rendit habile à opérer des prodiges. — Ce qui a fait croire à quelques-uns que Merlin était Anglais, c'est qu'il fut porté dans ce pays quelques jours après sa naissance. Voici l'occasion de ce voyage. — Wortigern, roi d'Angleterre, avait résolu de faire
^ MM. Desaur et de Saint-Geniès, les Aventures do faust, 1. 1*'.
> A]bert~1eOrand , Admirirt>1e8 ëecrets, p. 115.