MONDE
Waviai (Accius). — Ce Navius, étant jeune, dit Cicéron , fut réduit par la pauvreté a garder les pourceaux. En ayant perdu un , il 6t vœu que , s'il le retrouvait, il offrirait au dieu la plus belle grappe de raisin qu'il y aurait dans l'année. Lorsqu'il l'eut retrouvé, il se tourna vers le midi, s'arrêta au milieu d'une vigne, partagea l'horizon en quatre parties; et, après avoir eu dans les trois premières des présages contraires, il trouva une grappe de raisin d'une admirable grosseur. Ce fut le récit de cette aventure qui donna à Tarquin la curiosité de mettre à l'épreuve son talent de divination. Il coupa un jour un caillou avec un rasoir pour prouver qu'il devinait bien.
Waylor (James), — imposteur du seizième siècle, né dans le diocèse d'York, en Angleterre. Après avoir servi pendant quelque temps en qualité de moréchal-des-logis dans le régiment du colonel Lambert, il se retira parmi les trembleurs, et s'acquit tant de réputation par ses discours qu'on le regardait comme un saint homme. Voulant profiter de
la bonne opinion qu'on avait de lui, et se donner en quelque sorte pour un dieu , il résolut en 1656 d'entrer dans Bristol en plein jour, monté sur un cheval dont un homme et une femme tenaient les rênes, suivi do quelques autres qui chantaient tous : Saint, saint, saint le dieu de Sabaoth. Les magistrats l'arrêtèrent et l'envoyèrent au parlement , où son procès ayant été instruit , il fut condamné le 23 janvier 1657, comme blasphémateur et séducteur du peuple, à avoir la langue percée avec un fer chajjd , et le front marqué do la lettre B (blasphémateur), à être ensuite reconduit à Bristol , où il rentrerait à cheval , ayant le visage tourné vers la queue, ce qui fut exécuté à la lettre, quoique ce fou misérable eût désiré paraître sur un âne. Naylor fut ensuite renfermé pour le reste de ses jours. On l'élargit ensuite, et il ne cessa de prêcher ceux de sa secte jusqu'à sa mort.
Mazao , — séjour de peines où les habitants du Pégu font arriver les âmes après plusieurs transmigrations.
IfebSros, — VOy. NaBERUS.
Wéoromanoie , — art d'évoquer les morts ou de deviner les choses futures par l'inspection des cadavres. Voy. Anthropomancie. Il y avait à Séville, à Tolède et à Salamanque, des écoles publiques de nécromancie, dans de profondes cavernes , dont la grande Isabelle fit murer l'entrée. — Pour prévenir les superstitions de l'évocation des mânes et de tout ce qui a pris le nom de nécromancie , Moïse avait fait de sages défenses aux Juifs. Isaïe condamne également ceux qui demandent aux morts ce qui intéresse les vivants , et ceux qui dorment sur les tombeaux pour avoir des rêves. C'est même pour obvier aux abus de la nécromancie, répandue en Orient, que chez le peuple israélile celui qui avait touché un mort était censé impur. — Cette divination était en usage chez les Grecs, et surtout chez les Thessaliens; ils arrosaient de sang chaud un cadavre , et prétendaient ensuite en recevoir des réponses certaines sur l'avenir. Ceux qui le consultaient devaient auparavant avoir fait les expiations prescrites par le magicien qui présidait à cette cérémonie, et surtout avoir apaisé par quelques sacriflces les mânes du défunt, qui, sans ces préparatifs, demeurait sourd à toutes les questions. — Les Syriens se servaient aussi de cette divination , et voici comment ils s'y prenaient : Ils tuaient de jeunes enfants en leur tordant le cou , leur coupaient la tête, qu'ils salaient et embaumaient , puis gravaient^ sur