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une lame ou une plaque d'or, le nom de l'esprit malin pour lequel ils avaient fait ce sacrilice , plaçaient la tête dessus , Tentouraient de cierges, adoraient cette sorte d'idole et en tiraient des réponses *. Voy. Magiis. — Les rois idolâtres d'Israël et de Juda se livrèrent à la nécromancie. Saiil y eut recours lorsqu'il voulut consulter Tombre de Samuel. L'Église a toujours condamné ces abominations. Lorsque Constantin , devenu chrétien , permit en> core aux païens de consulter leurs augures, pourvu que ce fût au grand jour, il ne toléra ni la magie noire ni la nécromancie. Julien se livrait à cette pratique exécrable. — Il restait au moyen âge quelque trace de la nécromancie dans l'épreuve du cercueil.
Xffeffesolîenf , — secte de mahomélans qui prétendent être nés du Saint-Esprit, c'est-nàdire sans opérations d'homme , ce qui les fait tellement révérer qu'on ne s'approche d'eux qu'avec réserve. On prétend qu'un malade guérit, pour peu qu'il puisse loucher un de leurs cheveux ; mais Delancre dit que ces saints hommes sont au contraire des enfants du diable , qui tâchent de lui faire des pfo- ?élytes '.
Hègre. — Il est démontré que les nègres ne sont pas d'une race différente des blancs, comme l'ont voulu dire quelques songe-creux ; qu'ils ne sont pas non plus la postérité de Caïn , qui a péri dans le déluge. Les hommes, cuivrés en Asie, sont devenus noirs en Afrique et blancs dans le Septentrion ; et tous descendent d'un seul couple. Les erreurs plus ou moins innocentes des philosophes à ce sujet ne sont plus admises que par les ignorants. — Les sorciers appelaient quelquefois le diable le grand nègre. Un jurisconsiilte, dont on n'a conservé ni le nom ni le pnys, ayant envie de voir le diable, se fit conduire par un magicien dans un carrefour peu fréquenté, où les démons avaient coutume de se réunir. Il aperçut un grand nègre sur un trône élevé , entouré de plusieurs soldats noirs , armés de lances et de bâtons. Le grand nègre, qui était le diable, demanda au magicien qui il lui amenait : — « Seigneur, répondit le magicien j c'est un serviteur fidèle. ^ Si tu veux me servir et m'adorer, dit lé diqWo au jurisconsulte , je te ferai asseoir à mq droite. » Mais le prosélyte , trouvant la cour infernale plus triste qu'il ne l'avait espéré , fit un signe de la croix , et les démons
' Leloycr, Histoire dos spectres ou (^ppar. des osprita., liv. V, p. 544.
* Delancre, Tab'eau de l'inconstnnce des démons, etc., liv. Hi, p. 231.
M — NÉR
s'évanouirent *. — Les nègres , comme de juste , font le diable blanc.
aiekîr, — voy. MoNKiR.
MTembrotk , — un des esprits que les magiciens consultent. Le mardi lui est consacré; et on révoque ce jour-là : il faut, pour le renvoyer, lui jeter une pierre.
If emrod , — roi d'Âssyrie , qui ayant fait bâtir la tour de Babel, et voyant, disent les auteurs arabes, que celle tour, à quelque hauteur qu'il l'eût fait élever . était encore loin d'atteindre au ciel , imagina de s'y faire transporter dans un panier par quatre énormes vautours ; les oiseaux l'emportèrent en effet lui et son panier, mais si haut et si loin, que depuis on n'entendit plus parler de lui.
Nénufar, — plante aquatique froidQ, dont voici un effet : Un couvreur travaillait en été sur une maison , à l'une des fenêtres de laquelle le maître avait un flacon d'eau de fleurs de nénufar à purifier au soleil. Gomme il était écbaufl'é et altéré , il prit le flacon et but de celle eau ; il retourna chez lui avec les sens glacés. Au bout de quelques jours, surpris do son refroidissement, il se crut ensorcelé, lise plaint du maléfice qu'on lui a fait. Le mattrc de la maison examine son flacon et le trouve vide. Il reconnaît aussUôt d'où vient le maléfice, console le couvreur en lui faisant boire du vin de gingembre confit , et toutes choses propres à le réchauffer. Il le rétablit enfin et fit cesser ses plaintes *.
Ifféphéifiii , — nom qui signifie également géants ou brigands. Aussi est-ce celui que l'Écriture donne aux enfants nés du commerce des anges avec les filles des hommes. Selon Fauteur du livre d'Enoch, les néphélim étaient fils des géants et pères des éliuds.
Nequam, — prétendu prince des magiciens, à qui les chroniques mayençaises attribuent la fondation de Mayence.
Mcrgal , — démon du second ordre , chef de ia police du ténébreux empire , premier espion de Belzébuth, sous la surveillance du grand justicier Lucifer. — Ainsi le disent les déDK)nomanes. Toutefqis Necgal ou Nergel fut une idole des Assyriens ; il paraît que dans cette idole ils adoraient le feu.
Mévon , — empereur romain , dont le nom odieux est devenu la plus cruelle injure pour les mauvais princes. U portait avec lui une petite statue ou niaodagore qui lui prédisait
* Legènda fturea Jacobi de Voragine, leg. 64.
* Saiat'lndré, Lettres sur la magie.
Nil?
l'avenir. On rapporte qu'en ordonnant aux magiciens de quitter l'ilalie, il comprit sous le nom de magiciens les philosophes, parce que, disait-il, la philosophie favorisait Tart magique. Cependant il est certain, disent les démonoraanes, qu'il évoqua lui-même les mânes de sa mère Agrippine ' .
MTetla , — VOy. OrtiE.
MTeios, — génies malfaisants aux Mo-* luques.
Neuf. — Ce nombre est sacré chez différents peuples Les Chinois se prosternent neuf fois devant leur empereur. En Afrique, on a vu des princes supérieurs aux autres en puissance exiger des rois leurs vassaux de baiser neuf fois la poussière avant de leur parler. Pallas observe que les Mogols regardent aussi ce nombre comme sacré, et l'Europe n'est pas exempte de cette idée.
IfcalMa* (Femmb blanche de) , •— voy.
Femmes blanches.
Neurcs OU If eurient, — peuples de la Sdrmatie européenne , qui prétendaient avoir le pouvoir de se métamorphoser en loup^ une fois tous les an§, et de reprendre ensuite leur première forme.
MTew-Haven. — • La barque de la fée de New-Haven apparaît, dit-on, sur les mers avant les naufrages au Wouveau-Monde. Celle tradition prend sa source dans une de ces apparitions merveilleuses et inexplicables, qu'on suppose être occasionnées par la réfraction de l'atmosphère, comme le palais de la fée Morgane , qui brille au-dessus des eaux dans la baie de Messine.
Md , — degré supérieur de magie que les Islandais comparaient à leur seidur ou magie noire. Cette espèce de magie consistait à cban* ter un charme de malédictions contre un ennemi.
Sfillfaeîm, — nom d'un double enfer chez les Scandinaves. Ils le plaçaient dans le neuvième iij'onde; suivant eux, la formation en avait précédé de quelques hivers celle de la terre. Au milieu de cet enfer, dit l'Edda , il y a une fontaine nommée Hvergelmer. fie là coulent lés fleuves suivants : l'Angoisse, l'Ennemi de la Joie, le Séjour de la Mort, la Perdition, le Gouffre, la Tempête, le Tourbillon, le Rugissement, le Hurlement, le Vaste ; celui qui s'appelle le Bruyant coule près des grilles
I Suétone, Vie de Néron, chap. 24.