‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 234 sur 319 · OfiË · texte numérisé non relu

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faire périr tes fruits par des poudres qu'il jeU terait au nom de Satan. Il avoua que le dia^ ble les avait tous fait danser au sabbat avec chacun une chandelle ; que le diable se relirait enfin et eux aussi, et se trouvaient transportés dans leurs maisons. » — Vingt-huit témoins confrontés soutinrent qu'il avait la réputation de sorcier, et qu'il avait fait mourir quatre hommes et beaucoup de bestiaux *,

Wypho (AuGiTSTfN), — sorcier italien qui avait un démon familier et barbu, dit Delancre *, lequel lui apprenait toutes choses.

Hysrook. — démon du second ordre, chef de cuisine de Beizébulh, seigneur de la délicate tentation et des plaisirs de la table.

< Rikius, Disc, sommaire des sortilèges, v^néAces, idolâtries, etc.

3 Tableaa de rincunstance des mauvais anges, etc., liy. V, p. 414.

Oannès ou Oèt , — monstre moitié homme et moitié poisson , dans les vieilles mythologies de l'Orient, venu de la mer égyptienne, sorti de l'œuf primitif d'oij tous les autres êtres avaient été tirés. Il parut, dit Bérose, près d'un lieu voisin de Babylone. Il avait une tête d'homme sous une léle de poisson. Â sa queue étaient joints des pieds d'homme , et il en avait la voix et la parole. Ce monstre demeurait parmi les hommes sans manger, leur donnait la connaissance des lettres et des sciences, leur enseignait les arts, l'arithmétique, l'agriculture ; en un mot, tout ce qui pouvait contribuer à adoucir les mœurs. Au soleil couchant , il se relirait dans la mer, et passait la nuit sous les eaux. C'était un poisson comme on n'en voit guère.

Ob , — démon des Syriens , qui était, à ce qu'il paraît, ventriloque. Il donnait ses oracles par le derrière, organe qui n*est pas ordinairement destiné à la parole , et toujours d'une voix basse et sépulcrale, en sorte qtie celui qui le consultait ne l'entendait souvent pa.s du tout, ou plutôt entendait tout ce quMl voulait.

Obereit (JAcQUES-IlKRiiANiN) , — alchimisle et mystique , né en 4725, à Arbon en Suisse,

et mort en 4798. Son père avait eu le même goût pour l'alchimie , qu'il appelait l'art de perfectionner les métaux par la grâce de Dieu. Le fils voulut profiter des leçons que lui avait laissées le vieillard: comme sa famille était réduite à l'indigence, il travailla sans relâche dans son laboratoire ; mais l'autorité vint le fermer, comme dangereux pour la sûreté publiijue. Cependant il réussit à prouver que ses opérations ne pouvaient nuire ; et il s'établit chez un frère de Lavatcr. Depuis dix-huit ans, Jacques, qui était fou , connaissait, disait-il , une personne qu'il nomme Théantis, bergère séraphique; il l'épousa dans un château, sur une montagne entourée de nuages. « Notre mariage , dit-il , n'était ni platonique ni épicurien , c'était un état dont le monde n*a aucune idée. » Elle mourut au bout de trente-six jours, et le veuf se sf)u venant que Marsoy, grand mystique de ce temps, avait entonné un cantique de reconnaissance à la mort de ?a femme . il chanta à gorge déployée durant toute la nuit du décès de la sienne. Il a publié, en 4776 , à Augsbourg, un traité de la Connexion originaire des esprits et des corps, d'après les principes de Newton. On lui doit aussi les Promenades de Gamàliet, juif philosophe, 4780.

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