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est persuadé plus que jamais qu*un homme qui prédit si juste mérite au moins qu*on le croie,
Ifotarîque, — une des trois divisions de la cabale chez les Juifs. Elle consiste à prendre, ou chaque lettre d'un mot pour en faire une phrase entière , ou les premières lettres d'une sentence pour en former un seul mot.
Iffoyés. — Les marins anglais et américains croient que retirer un noyé et Tamener sur le pont d'un navire qui va appareiller, s'il y meurt, c'est un mauvais présage, qui annonce des malheurs et le danger de périr : superstition inhumaine. Aussi laissent-ils les noyés à Teau. « Voici une légende qui a été raconlée par le poète OEhlenschlœger. Ce n*est point une légende, c*est un drame de la vie réelle. Un pauvre matelot a perdu un fils dans un naufrage, et la douleur l'a rendu fou. Chaque jour il monte sur sa barque et s'en va en pleine mer; là , il frappe à grands coups sur un tambour, et il appelle son hls à haute voix : «Viens, lui dit-il, viens! sors de ta retraite! nage jusqu'ici 1 je te placerai à côté de moi dans mon bateau ; et si tu es mort, je te donnerai une tombe dans le cimetière, une tombe entre des fleurs et des arbustes; lu dormiras mieux là que dans les vagues. » — Mais le malheureux appelle en vain et regarde on vain. Quand la nuit descend, il s'en retourne en disant : « J'irai demain plus loin , mon pauvre fils ne m'a pas entendu ^ »
Huit des Trépaitéf. — «De tOUS les jours
de Tannée, il n'en est point que l'imagination superstitieuse des Flamands ait entouré de plus grandes terreurs que le l®** novembre. Les murts sortent à minuit de leur tombe pour venir, en longs suaires, rappeler les prières dont ils ont besoin aux vivants qui les oublient ; la sorcière et le vieux berger choisissent cette soirée pour exercer leurs redoutables maléfices; Tange Gabriel soulève alors pour douze heures le pied sous lequel il retient le démon captif , et rend à cet infernal ennemi des hommes le pouvoir momentané de les faire souffrir.... D'ordinaire la désolation de la nature vient encore ajouter aux terreurs de ces croyances : la tempête mugit, la neige tombe avec abondance , les torrents se gonflent et débordent; enQn la souffrance et la mort menacent de toutes parts le voyageur *. »
Bffttina-Voinpîlnif, -^ sccond roi dc Romo.
* Marinier, Tradl ions des bords de la Baltique. ' H, Berthoud, La Nuii dc la Toussaint.
Il donna à son peuple des lois assez sages, qu'il disait tenir de la nymphe Égérie. Il mar« qua les jours heureux et les jours malheu reux, etc. — Les démonomanes font de Numa un insigne enchanteur et magicien. Cette nymphe, qui se nommait Égérie, n'était autre chose qu'un démon qu'il s'était rendu familier, comme étant un des plus versés et mieux entendus qui aient jamais existé en l'évocation des diables. Aussi tient-on pour certain , dit Leioyer, que ce fut par l'assistance et l'industrie de ce démon qu'il fît beaucoup de choses curieuses, pour se mettre en crédit parmi le peuple de Rome, qu'il voulait gouverner à sa fantaisie. — A ce propos, Denys d'Halicarnasse raconte qu'un jour, ayant invité à souper bon nombre de citoyens, il leur fit servir des viandes fort simples et communes en vaisselle peu somptueuse; mais dès qu'il eut dit un mot, sa diablesse le vint trouver, et tout incontinent la salle devint pleine de meubles précieux , et les tables^ furent couvertes de toutes sortes de viandes exquises et délicieuses. — Il était si habile en conjurations qu'il forçait Jupiter à quitter son séjour et à venir causer avec lui. Numa Pompilius fut le pluà grand sorcier et magicien de tous ceux qui aient porté couronne^ dit Delancre, et il avait encore plus de pouvoir sur les diables que sur les hommes. Il composa des livres de magie qu'on brûla quatre cents ans après sa mort.... Voy. Égérie.
Ifybbaf , — démon d'un ordre inférieur, grand paradiste de la cour infernale. Il a aussi l'intendance des visions et des songes. On le traite avec assez peu d'égards , le regardant comme bateleur et charlatan.
MTyiiiphet , — démons femelles. Leur nom vient de la beauté des formes sous lesquelles ils se montrent. Chez les Grecs, les nymphes étaient partagées en plusieurs classes : les mélies suivaient les personnes qu'elles voulaient favoriser ou tromper; elles couraient avec une vitesse inconcevable. Les nymphes genetyllides présidaient à la naissance, assistaient les enfants au berceau , faisaient les fonctions de sages-femmes, et leur donnaient même la nourriture. Ainsi Jupiter fut nourri par la nymphe Mélisse, etc. — Ce qui prouve que ce sont bien des démons , c'est que les Grecs disaient qu'une personne était remplie de nymphes pour dire qu'elle était possédée des démons; du reste, les cabalistes pensent que ces démons habitent les eaux , ainsi que les salamandres habitent le feu ; les sylphes , l'air ; et les gnomes ou pygmécs, la terre. Voy,
O.NDINS.
OBE — 3
MTytiauld (J. DE), auteur d'un traité De la Lycanthropie j publié en 4645.
Nyol , — vicomte de Brosse , poursuivi comme sorcier à la fin du seizième siècle. Il confessa qu'ayant entendu dire qu'on brûlait les sorciers , il avait quitté sa maison , et en était demeuré long-temps absent. Ses voisins rayant suivi l'avaient trouvé dans une étable de pourceaux; ils l'interrogèrent sur différents maléfices dont il était accusé; il reconnut qu'il était allé une fois au sabbat à la croix de la Motte , où il avait vu le diable en forme de chèvre noire, à laquelle il s'était donné sous promesse qu'il aurait des richesses et serait bien heureux au monde , a et lui bailla pour gage sa ceinture , partie de ses cheveux , et après sa mort un de ses pouces. Ensuite le diable le marqua sur l'épaule : il lui commanda de donner des maladies, de faire mourir les hommes et les bestiaux , et