‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 244 sur 319 · PET · texte numérisé non relu

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» vous ? et pourquoi venez-vous enlover mon corps ?...» A ces mois et à la vue du fantôme blaoc qui gardait la potence, cea jeunes gens preeneot ta fuite épouvantés; celui qui était sur i'éctielle satite à bas ^ans compter les échelons , pensant que l'esprit du pendu le tenait déjà, c Et ne furent, ces pauvres chirurgiens, de long- temps rassurés ^. »

Pératotoopie, — divination pdr rinspcction des phénomènes et choses extraordinaires qui apparaissent dans les airà.

Perdr». — On dit qu'un malade ne peut mourir lorsqu'il est couché sur un lit de plumes d'ailes de perdrix ^

Pères (Jitan) , — VOy. INQUISITION.

Pèriolèf, — général athénien qui, se défiant de Tissue d'une bataille, pour rassurer les siens, Bt entrer dans un bois consacré à Pluton un hoitime d'une taille haute, chaussé de longs brodequins, ayant les cheveux épars, vêtu de pourpre , et assis sur un char traîné de quatre chevaux blancs , qui parut au moment de la bataille , appela Périeiés par son nom , et lui commanda de combattre , rassurant que les dieux donnaient la victoire aux Athéniens. Cette voix fut entendue des ennemis, comme venant de Pluton ; et ils en eurent une telle peur qu'ils s'enfuirent sans tirer répée.

Péris, — génies femelles des Persans, d'une beauté extraordinaire; elles sont bienfaisantes, habitent le Ginnistan, se nourrissent d'odeurs exquises, et ressemblent un peu à nos fées. Elles ont pour ennemis les dives. Voy.

DlVES.

Périthe, — pierre jaune qui avait, di(-on, lii vertu de guérir la goulle , et qui brûlait la mam quand on la serrait fortement.

PerlimpBiipin, -* V&ff. SficaCTS MlCRYElL- LEVX.

Perril (Maître) , — voy. Verdelet.

P«fli«#z. — Trois ou quatre jours av^nt que Tefnpereur Pertiaax fût massacré par les soldfits de sa garde , on conte qu'il vit dans ua étang je ne sais quelle figure qui le menaçait l'épéc au ppiog.

Pe«te. — Les rois de Hongrie se vantaient de guérir la jaunisse , les rois de Fronce de guérir les écrouelles, ceux de Bourgogne de dissiper la peste.

Pet. — Qui pète en mangeant voit le diable en hiourant. Axiome populaire répandu

' Leioyer, Hiât. des spectres et appftrit. des esprits. * Thiers, Trftité des superstitions.

pour en:?eigncr la bienséance aux enfanta dans les contrées où l'on man^e beaucoup de choux et de navets.

Petohîmanole , — divination par les brosses ou vergettes. Quand un habit ne peut pas se vergeter, c'est un signe quMl y aura de la pluie.

Petit monde. — On appelait petit monde une société secrète qui conspirait en Angleterre au dernier siècle pour le rétablissement des Stuarts. On débitait beaucoup de contes sur celte société : par exemple, on disait que le diable en personne , assis dans un grand faulcuil , présidait aux assemblées. C'étaient des francs-maçons.

Petît-Pîerre. — Lescontes populaires de l'Allemagne donnent ce nom au démon qui achète les âmes et avec qui on fait pacte. H vient au lit de mort sous la forme d'un naia chercher^ceux qu'il a achetés.

Petpayatoa. — Les Sîamois appellent ainsi les mauvais espri's répendus dans l'air. S'ils préparent une médecine, ils attachent au vase plusieurs papiers, où sont écrites dea paroles mystérieuses pour empêcher que les Petpayatons n'emportent la vertu du remède p

Pétrdbttsîens , — disciples de Pierre de Bruys, hérétique du Dauphmé, contemporain de la première croisade. Ils reconnaissarent deux créateurs. Dieu et le diable. Ils disaient que les prières sont aussi bonnes dans un cabaret que dans une église, dans une étable que sur un autel : en conséquence, ils détruisaient les édifices sacrés et brûlaient les croix et les images.

Pettittianoie , — divination par le jet des dés. Voy, Astragalohancie et Ci;boma?(cib.

Peuplier. — Les anciens regardaient le peuplier comme un arbre dédié aux enfers et aux démons.

Peur. — On prétend que pour se préserver de la peur il faut porter sur soi une épingle qui ait été fichée dans le linceul d'un mort. — Un officier logé en chambre garnie, et sur le point de rejoindre son régiment, était encore dans son lit au petit point du jour, lorsqu'un menuisier, qui portait un cercueil pour un homme qui venait de mourir dans la pièce voisine, entra , croyant ouvrir la porte de la chambre du mort. «Foi/à, dit -il , une bonne redingote pour l'hiver. » L'officier ne douta pas qu'on ne vînt pour le voler. Aussitôt il saute à bas du lit, et s'élance contre le prétendu voleur.... Le menuisier,^ voyant quelque chose de blanc , laisse tomber son cercueil, et s'enfuit à toutes jambes,

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