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effet ; mais il attacha parmégarde au cercueil un pan de sa robe; il se crut retenu par la défunte quand il voulut s'enfuir, ce qui lui causa une telle frayeur qu'il tomba mort sur la place.
PAtttamai. — Quelques écrivains ont prétendu que les Lacédéinoniens n'avaient point de sorciers , parce que , quand ils voulurent apaiser les mânes de Pausanias, qu'on avait laissé mourir de faim dans un temple, et qui s'était montré depuis à certaines personnes , on fut obligé dé faire venir des sorciers d'Ita* lie pourchasser le spectre du défunt. Mais ce trait ne prouve rien,' sinon que les sorciers de Lacédémone n'étaient pas aussi habiles que ceux de l'Italie.
Paymon, — l'un des rois de Tenfer. S'il se montre aux exorcistes, c'est sons la forme d'un homme à cheval sur un dromadaire, couronné d'un diadème étincelant de pierreries, avec un visage de femme. Deux cents légions, partie de l'ordre des anges, partie de l'ordre des puissances, lui obéissent ; si Paymou est évoqué par quelque sacrifice ou libation , il parait accompagné des deux grands princes Bébal et Âbalam *.
Péanite , — pierre fabuleuse que les anciens croyaient douée du privilège de faciliter les accouchements.
Peau. — Pour guérir les taches de la peau et les verrues, il suffit de loucher un c^a'Vre ou de se frotter les mains au clair de la lune. Voy, Verrues '.
Pèehé. — Chemin de l'enfer.
Péohé originel. — « Un enfant, dites-vous, ne peut naître responsable de la faute d'un père. En êtes-vous bien sûr ? Au sein de l'humanité un sentiment universel se manifesta ; la vie de tous les peuples exprime par les faits les plus significatifs l'existence d'une loi terrible et mystérieuse, de la loi d'hérédité et de solidarité pour le crime et la peine entre les hommes. Interrogez les nations qui furent les plus voisines des traditions primitives. En Chine le fils est puni pour le père, une famille et même une ville entière répondent pour le crime d'un seul. Dans l'Inde, les parents, l'instituteur, l'ami du coupable doivent être punis. Tout l'Orient jugeait ainsi. Il en est de même encore parmi les peuplades sauvages. De là aussi ces chants lugubres des poètes qui, voyant Rome désolée par les guerres civiles, en donnent instinctivement pour raison qu'elle expiait les parjures de Laomédon , les parju-
' Wirrns, in Pacudomon. dœm.
» Drown, Erreurs populaires, t. II.
res des Troyens, le parricide de Romulus, c'est-à-dire les crimes commis par ses aïeux. — Alexandre meurt au milieu de ses plus belles années ; après lui de sanglantes divisions se déclarent; des maux sans nombre accablent les parents du conquérant ; les historiens paiVns attribuent sans hésiter tous ces malheurs à la vengeance divine, qui punissait les impiétés et les parjures du père d'Alexandre sur sa famille. — Thésée dans Euripide, troublé de l'attentat dont il croit son fils coupable, s'écrie : a Quel est donc celui de no3 pères qui a commis un crime digne de m'attirer un tel opprobre ? » J'omets à dessein une foule d'autres monuments, et je m'abstiens même de citer les livres de l'ancien Testament, fort explicites sur ce point. — Mais parmi ces témoignages et ces faits, une loi est écrite évidemment; elle est écrite en caractères de sang dans les annales de tous les peuples; c*est la loi de l'hérédité du crime et de la peine. Un sentiment profond et universel la proclame. Ce cri des peuples ne saurait être ni la fausseté ni l'injustice i. »
PégomancîA , — divination par les sources. Elle se pratiquait soit en y jetant un certain nombre de pierres dont on observait les divers mouvements, soit en y plongeant des vases de verre , et en examinant les efforts que faisait l'eau pour y entrer et chasser l'air qui les remplissait. La plus célèbre des pégomancies est la divination par le sort des dés, qui se pratiquait à la fontaine d'Abano , près de Padoue; on jetait les dés dans l'eau pour voir s'ils surnageaient ou s'ils s'enfonçaient, et quels numéros ils donnaient ; sur quoi un devin expliquait l'avenir.
Pendus. — On sait qu'on gagne à tous les jeux quand on a dans sa poche de la corde de pendu. — Un soldat de belle corpulence ayant été pendu, quelques jeunes chirurgiens demandèrent la permission d'anatomiser son corps. On la leur accorda, et ils allèrent à dix heures du soir prier le bourreau de le leur remettre. Celui-ci, qui était déjà couché, leur répondit qu'il ne voulait pas se lever, et qu'ils pouvaient l'aller dépendre eux-mêmes. Pendant qu'ils s'y décidaient , le plus éveillé d'entre eux se détacha sans rien dire, courut devant, se mit en chemise et se cacha sous son manteau au pied de la potence en attendant les autres. Quand ils furent arrivés, le plus hardi monta à Téchelle et se mit à couper la corde pour faire tomber le corps , mais aussitôt l'autre se montra et dit : « Qui êtes-
^ M. Le P. Ravignan , Conférences de 1843 à Notre- Dame de Paris.