‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 248 sur 319 · I»HY · texte numérisé non relu

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manentfB ,• H4ok pourtant en être susceptible ; mais alors linese plissera que dans les moments d'une méditation sérieuse , dans un mouvement de douleur ou d'indignation. Il doit reculer par le haut La couleur de la peau doii en être plus claire que celle des autres parlées du visage. Si Tos de rœil est saillant « c'est le signe d'une aptitude singulière aux travaux de l'esprit, d'une. sagacité extraordinaire pour les grandes entreprises. Mais sans cet angle saillant, il y a des tètes excellentes, qui n'en ont que plus de solidité lorsque le bas du front s'aiaisse , comme un mur per* pendiculaire , sur des sourcils placés horizon* talement, et qu'il s'arrondit et se voûte imperceptiblement, des deux côtés, vers les tempes. — Les fronts courts, ridés, noueux , irréguliers, enfoncés d'un côté, échancrés, ou qui se plissent 'toujours ditîéremment, ne sont pas une bonne recommandation , et ne doivent pas inspirer beaucoup de confiance. Les fronts carrés , dont les marges latérales sont encore assez spacieuses, et dont l'os de l'œil est en même temps bien solide , supposent un grand fonds de sagesse et de courage. Tous les physionomistes s'accordent sur ce point. Un front très-osseux et garni de beaucoup de peau annonce un naturel acariâtre et querelleur. . . — Un front élevé, avec un visage long et pointu vers le menton, est un signe de faiblesse. Des fronts allongés, avec une peau fortement tendue et très-unie, sur lesquels on n'aperçoit, même à l'occasion d'une joie peu commune, aucun pli doucement animé, sont toujours l'indice d'un caractère froid, soupçonneux, caustique, opiniâtre, fâcheux, rempli de prétentions, rampant et vindicatif. Un front qui du haut penche en avant et s'enfonce vers l'œil est, dans un homme fait, l'indice d'une imbécillité sans ressource. — Au-dessous du front commence sa belle frontière , le smircil , arc-en-ciel de paix dans sa douceur, arc tendu de la discorde lorsqu'il exprime le courroux. Des sourcils doucement arqués s'accordent avec la modestie et la simplicité. Placés en ligne droite et horizontalement, ils se rapportent à un caractère mâle et vigoureux. Lorsque leur forme est moitié horizontale et moitié courbée , la force de l'esprit se trouve réunie à une bonté ingénue. Des sourcils ruées et en désordre sont toujours le signe d'une vivaCilé intraitable ; mais cette même confusion annonce un feu modéré si le poil est 6n. Lorsqu'ils sont épais et compactes, que les poils sont couchés parallèlement , et pour ainsi dire tirés au cordeau , ils pfometteni un jugement mûr ei soHde, un sen& droit et rassis. Des sourcils qui se joignent pdd$aie«t pour un trait

de beauté chez les Arabes, tandis que lés anciens physionomiste^ y attachaiefït l'idée d'un caractère sournois. Lé première de ces deux opinions est fauseé, la seconde exagérée , car on trouve souvent ces sortes de sourcils aux physionomies les plus honnêtes et les plus aimables. Les sourcils minées sont une marque infaillible de firgme et de faiblesse; ils diminuent la force et la vivacité du caraetère dams un homme énergique. Anguleux et entrecoupés, les sourcils dénotent l'activité d'un esprit productif. — Plus les sourcils s'approchent des yeux , plus le caractère est sérieux , profond et solide. Une grande distance de l'un à Tautre annonce une âme calme et tranquille. Le mouvement des sourcils est d'une expression infinie; il sert principalement à marquer les passions ignohleB, l'orgueil, la colère , le dédain. Un homme sourcilleux est

un être méprisant et méprisable — C'e^t

surtout dans les yeux , dit Buffon , que se pe^ gnent les images de nos secrètes agitatioos , et qu'on peut les reconnaître ; l'oéil appartientà l'âme plus qu'^iueun autre organe; il semble y toucher et participer à tous ses mouvements; il en exprii»e les passiotfê tes plu» vives et les émotionsr les plus tumuHueuses, comiae le^ sentiments les pitô délicats; il les rend é»m txHite leur force, dans toute leur pureté , teb qu'ils viennent de naiire ; il les transmet par des traits rapides. — Les yeux bteua annoncent plus de faiblesse que les yeux bruns ou noirs. Ce n'est pas qu'il n'y ait des geii& très-énergiques avec des yenx bleu», mais, su^ la totalité , les yeux bruns sont l'indice plus ordinaijre d'un esprit mâle ; teut eom«iie le génie , proprement dit , s'associe presque toi^urs des

yeux d'un jaune tirant sur le bruf^ — Les

gens colères ont des yeux de diièrentes couleurs , rarement bleus , plus souvent bruns ou verdâtres. Les yeux de cette dernière nuance sont, en qtielque sorte, un signe disti ne tilde vivacité et de courage. On ne voit presque jamais des yeux bleu- clair à des perso^nui^ colères Des yeux cpti forment un angle allongé, aigu et pointu vers le n^., appartiennent à des personnes, ou très-judicieuses, ou très-&ues. Lorsque la paupière d'en haut décrit ufk plein cintre, c'est la marque d'un bon naturel et de beaucoup de délicata^se , (|uelquefois aussi d'un caractère timide. Quand la paupière se ctessine presque horizontalement sur l'œil et coupe diamétralement \sk prunelle, elle annonce souvent un homme trè^adroit , très^rusé ; mais il n'est pas dit pour cela que cette forme de l'œil détruise U droiture du cœur. — Des yeux très-grai^ , d'un bleu fort claii; , et vus de j^^ pres^que transpa-

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rents , anitoncenl toajoars tiue concppdon fa-ci le , étendue, maU en même temp» un caractère eitrèmemeni seraUble , difficile à manier , soupçonneux , jaloux , susceplible de prévention. — De petits yenx noirs, étince* lanta, sous des sourcils noirs et touffus, qui paraissent s*«nfoBoer lorsqu'ils sourient roaii-* s;iiement , annoncent de la ruse , des aperçus profonds , un esprit d'intri^e et de chicane. Si de pareils yeux ne sont pas accompagnés d'une bouche moqueuse, ils désignent un esprit froid el pénétrant, beaucoup de goût, do l'élégance, de la précision, plus de penchant à Tavartce qu'à la générosité — Des yeux grands, ouverts, d*one clarté transparente, et dont le feu brille avec une mobilité rapide dans des paupières parallèles, peu larges et fortement dessinée.^, réuniâsentces caractères : une pénétration vive , de Tétégance et do goût, un tempérament colère, de l'orgueil. Des yeux qui laissent voir la prunelle tout entière; et sous la prunelle encore plus ou moins de bèanc , sont dans un élut de tension qui n'est pas naturel, on n'appartiennent qu*à («s hommes inquiets, passionnés, à moitié fous ; jamais à des hommes d'un jugement sain, mûr, précis, et qui méritent confiance. — Gertainâ yeux sont très-ouverts , très-luisants, avec des physionomies fades ; ils anno&eent de l'entêtement, de la bêtise unie à des prétentions. — Les gens soupçonneux, emporté:», violents, ont souvent les yeux enfoncés dans la tèle , et la vue longue et étendue. Le fou , l'étourdi , ont souvent les yeux hors de la tète. Le fourbe a , en parlent , les paupières penchées et le regard en dessous. Le» gens ine et rusés ont coutume de tenir un (Bîl et quelquefois tes deux yeux à demi fermés. C'est on signe de faiblesse. En effet, on voit bien rarement on homme bien énergique qui soit rusé : notre méfiance envers les autres liait du peu de confiaoce que nous avons en nous. — Les anciens avaient raison d'appeler le «ez Iwnesiummtttia faciei. Un beau nez ncr s'associe jaflB»is avec on visage difforme. On peut être laid et avoir do beaux yeux , mais un oez régulier exige nécessairemevit une lieureuse analogie des autres traits; anssi voitH»a mille beaux yeux contre un seul nez parfait ea beauté ; et là où il se trouve , il suppose toujours un caractère distingué : Non cuiquam d(Uum est habere nasmn. — Voici , d'après les physionomistes , ce qu'il fout pour la coofodrmation d'un nez parfaitement beau : sa longueur doit être égale a celle du front; il doit y avoir une légère cavité auprès de sa racine. Vue par devant, l'épine du nez doit être large et preaquf paraUêle des deux côtés ,

mai.-) il faut que cette largeur soit un peu plus sensible vers le milieu. Le bout ou la pomme do nez ne sera ni dure ni charnue. De face, il faut que les ailes do nez se présentent distinctement, et que les narines se racconrrissent agréablement aa-dessous. Dans le profil , le bas du nez n'aura d'étendue qu'un trer^ de sa hauteur. Vers le haut, il joindra de près l'arc de l'os de roefl; et sa largeur, du côté de l'œil , doit être au moins d'un demi-pouce. —Un nez qui rassemble twiles ces perfections exprime tout ce qui peut s'exprimer. Cependant nombre de gens du plus grand mérite ont le nez difforme ; mais il faut difTérencier aussi Tespèce de mérite qui lesdistingue. Un petit ncr. échancré en profil , n'empêche pas d'êfre hon-. nête et judicieux, mais ne donne point le génie. Des nez q^\ se courbent au haut de ki racine conviennent à des caractères impérieux, appelés à commander , à opérer de grandes choses , fern»es dans leurs projets et ardents à les poursuivre. Les nez perpendiculaires ( c'est-à-dire qui approchent de cette forme, car, dans toutes ses producifons, la nature abhorre los lignes complètement droites ) tiennent le milieu entre les nez échancrés et les nez arqués ; ils supposent une âme qni sait affir et soufrer iranquitiemênt et avec énetgie. — Un n<»z dont Tépme est large , n'importe qu'il soit droit ou courbé , annonce toujours des facultés supérieures. Mais cette forme e$t très-rare. La narine petite est le signe certain d'un esprit timide , incapable de hasarder la moindre entreprise. Lorsqae les ailes do nez sont bien dégagées, bien mobiles , elles dénotent une grande délicatesse de sentiment , qni peut dégénérer en sensualité. Oà vous ne trouverez pas une petite inclinaison , une espèce d'eafoncemont dans le passage du front aa aez, à moins qœ le nez ne soit fortemetrt recourbé , n'espôrez pas découvrir le moindre caractère de grandeur. — Les hommes doiiift le nez penche exirêmemeat vers la bouclie ne sont jamais ni vraiment bons, m vraiment gais, ni grands^ ni nobles : leur pensée s'attache totijours aux choses de la terre ; ils sont réservés, froids^ insensibles, peu communicatife, ont ordinairement l'esprit malm; ils sont hypocondres ou mélancoliques. — Les peuples tartares ont généralement le nez plat et enfoncé ; les nègres d' Afri<)ue l'ont camenl ; les J^uifs, pour la plupart, aquilin; les Anglais, cartilagineux el rarement pointu. S'd faut en juger par les tableaux et les portraifeu, les beaux nez ne sont pas communs parmi les Hollandais. €hez les Italiens , au contraire , ce trait est distinctif. Enfin, il est absolument caractéristique pour les hommes célèbres de

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