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la France et de la Belgique. —Des joues charnues indiquent rhumidité du tempérament.
Maigres et rétrécies , elles annoncent la sécheresse des humeurs. Le chagrin les creuse ; la rudesse et la bêtise leur impriment des sillons grossiers ; la sagesse , l'expérience et la finesse d'esprit les entrecoupent de traces légères' et doucement ondulées. — Certains enroncemenis , plus ou moins triangulaires, qui se remarquent quelquefois dans les joues, sont le signe infaillible de Tenvie ou de la jalousie. Une joue naturellement gracieuse , agitée par un doux tressaillement qui la relève vers les yeux . est le garant d'un cœur sensible. Si , sur la joue qui sourit , on voit se former trois lignes parallèles et circulaires , comptez dans ce caractère sur un fond de folie. — L'oreille, aussi bien que les autres parties du corps humain , a sa signification déterminée ; elle n*admet pas le moindre déguisement; elle a ses convenances et une analogie particulière avec l'individu auquel elle appartient. Quand le bout de Toreille est dégagé , c'est un bon augure pour les facultés intellectuelles. Les oreilles larges et dépliées annoncent reffronlerie , la vanité, la faiblesse du jugement. — Les oreilles grandes et grosses marquent un homme simple, grossier, stupide. Les oreilles petites dénotent la timidité. Les oreilles trop repliées et entourées d'un bourrelet mal dessiné n'annoncent rien de bon quant à Tesprit et aux talents. Une oreille moyenne , d'un contour bien arrondi, ni trop épaisse , ni excessivement mince , ne se trouve guère que chez des personnes spirituelles , judicieuses, sages et distinguées. — La bouche est l'interprète de l'esprit et du cœur; elle réunit, dans son élat de repos et dans la variété infmie de ses mouvements , un monde de caractères. Elle est éloquente jusque dans son silence. On remarque un parfait rapport entre les lèvres et le naturel. Qu'elles soient fermes , qu'elles soient molles et mobiles , le caractère est toujours d'une trempe analogue. De grosses lèvres bien prononcées et bien proportionnées, qui présentent des deux côtés la ligne du milieu également bien serpentée et facile à reproduire au dessin, de telles lèvres sont incompatibles avec la bassesse; elles répugnent aussi à la fausseté et à la méchanceté. — La lèvre supérieure caractérise le goût. L'orgueil et la colère la courbent ; la fmesse l'aiguise; la bonté l'arrondit; le libertinage l'énervé et la flétrit. L'usage de la lèvre inférieure est de lui servir de support. Une bouche resserrée , dont la fente court en ligne droite , et où le bord des lèvres ne paraît pas , est l'indice certain du sang-froid , d'un
esprit appliqué, de l'exactitude et de la propreté, mais aussi de la sécheresse de cœur. Si elle remonte, en même temps, aux deux extrémités, elle suppose un fond d'affectation et de vanité. Des lèvres rognées inclinent à la timidité et à l'avarice. — Une lèvre de dessus qui déborde un peu est la marque dislincttve de la bonté ; non qu on puisse refuser absolument cette qualité à la lèvre d'on bas qui avance; mais, dans ce cas, on doit s'attendre plutôt à une froide et sincère bonhomie qu'au sentiment d'une vive tendresse. Une lèvre inférieure qui se creuse au milieu n'appartient qu'aux esprits enjoués. Regardez attentivement un homme gai dans le moment où il va produire une saillie , le centre de sa lèvre ne manquera jamais de se baisser et de se creuser un peu. Une bouche bien close., si toutefois elle n'est pas affectée et pointue, annonce le courage ; et dans les occasions où il s agit d'en faire preuve , les personnes même qui ont l'habitude de tenir la bouche ouverte la ferment ordinairement. Une bouche béante est plaintive , une bouche fermée souffire avec patience. — La bouche , dit Le Brun , dans son Traité des passions , est la partie qui , de tout le visage , marque le plus particulièrement les mouvements du cœur. Lorsqu'il se plaint, la bouche s'abaisse par les côtés; lorsqu'il est content, les coins de la bouche s'élèvent en haut; lorsqu'il a de l'aversion, la bouche se poui^se en avant et s'élève par le milieu. — Toute bouche qui a deux fois la laf^eurde l'œil est la bouche d'un sot; j'entends la largeur de Tœil prise de son extrémité vers le nez jusqu'au bout intérieur de son orbite, les deux largeurs mesurées sur le même pian. — Si la lèvre inférieure, avec les dents, dépasse horizontalement la moitié de la largeur de la bouche vue de profil , comptez , suivant l'indication des autres nuancesde physionomie, sur un de ces quatre caractères isolés , ou sur tous les quatre réunis , bêtise , rudesse , avarice , malignité. De trop grandes lèvres . quoique bien proportionnées, annoncent toujours un homme peu délicat , sordide ou sensuel , quelquefois même un homme stupide ou méchant. — Une bouche , pour ainsi dire , sans lèvres, dont la ligne du milieu est fortement tracée , qui se retire vers lo haut , aux deux extrémités, et dont la lèvre supérieure, vue de profil depuis le nez, paraît arquée; une pareille bouche ne se voit guère qu'à des avares rusés, actifs, industrieux, froids, durs, flatteurs et polis, mais atterrants dans leurs refus. — Une petite bouche , étroite, sous de petites narines , et un front elliptique , est toujours peureuse , timide à l'excès, d*une vanité
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puérile, et s'énonce avec difficulté. S'il se joint à cette bouche de grands yeux saillants, troubles, un menton osseux, oblong, et sur* tout si la bouche se tient habituellement ouverte , soyez encore plus sûr de rimbécillité d'une pareille tète. — Les dents petites et courtes sont regardées, par les anciens physionomistes, comme le signe d'une constitution faible. De longues dents sont un indice de timidité. Les dents blanches, propres et bien rangées, qui, au moment où la bouche s'ouvre, paraissent s'avancer sans déborder, et qui ne se montrent pas toujours entièrement à découvert, annoncent dans l'homme fait un. esprit doux et poli , un cœur bon et honnête. Ce n'est pas qu'on ne puisse avoir un caractère très-estimable, avec des dents gâtées , laides ou inégales; mais ce dérangement physique provient, la plupart du temps, de maladie ou de quelque mélange d'imperfection moraie. — Celui qui a les dents inégales est envieux. Les dents grosses , larges et fortes, sont la marque d'un tempérament fort, et promettent une longue vie , si l'on en croit Aristole. — Pour être en belle proportion, dit Herder, le menton ne doit être ni pointu , ni creux , mais uni. Un menton avancé annonce toujours quelque chose de positif, au lieu que la signitication du menton reculé est toujours négative. Souvent le caractère de l'énergie ou de la non-énergie de lindividu se manifeste uniquement par le menton. — 11 y a trois principales sortes de mentons : les mentons qui reculent, ceux qiii , dans le profil , sont en perpendicularité avec la lèvre inférieure , et ceux qui débordent la lèvre d'en bas , ou , en d'autres termes, l^^s montons pointus. Le menton reculé, qu'on pourrait appeler hardiment le menton féminin, puisqu'on le retrouve presque à toutes les personnes de l'autre sexe, fait toujours soupçonner quelque côté faible. Les mentons de la seconde classe inspirent la confiance. Ceux de la troisième dénotent un esprit actif et délié, pourvu qu'ils ne fassent pas anse, car cette forme exagérée conduit ordinairement à la pusillanimité et. à l'avarice. — Une forte incision au milieu du menton semble indiquer un homme judicieux, rassis et résolu , à moins que ce trait ne soit démenti par d'autres traits contradictoires. Un menton pointu passe ordinairement pour le signe de la ruse. Cependant on trouve cette forme chez les personnes les plus honnêtes; la ruse n'est alors qu'une bonté raffinée. — Cet entre-deux de la tète et de la poitrine , qui tient de l'une et de l'autre , est significatif comme tout ce qui a rapport à l'homme. Nous connaissons certaines espèces de goitres qui sont le signe
infaillible de la stupidité , tandis qu'un cou bien proportionné est une recommandation irrécusable pour la solidité du caractère. Le cou long et la tète haute sont quelquefois le signe de l'orgueil et de la vanité. Un cou raisonnablement épais et un peu court ne s'associe guère à la tète d'un fat ou d'un sot. Ceux qui ont le cou mince , délicat et allongé sont timides comme le cerf, au sentiment d'Aristote ; et ceux qui ont le cou épais et court ont de l'analo ie avec le taureau irrité. Mais les analogies sont fausses , pour la plupart , dit Lavater, et jetées sur le papier sans que l'esprit d'otiservation les ait dictées. — Il y a autant de diversité et de dissemblance entre les formes des mains qu'il y en a entre les physionomies. Deux visages parfaitement ressemblants n'existent nulle part; de même vous ne rencontrerez pas , chez deux personnes différentes , deux mains qui se ressemblent. — Chaque main , dans son état naturel , c'est-àdire abstraction faite des accidents extraordinaires, se trouve en parfaite analogie avec les corps dont elle fait partie. Les os, les nerfs , les muscles , le sang et la peau de la main ne sont que la continuation des os, des nerfs, des muscles, du sang et do la peau du reste du corps. Le même sang circule dans le cœur, dans la tête et dans la main. — La main contribue donc, pour sa part, à faire connaître le caractère de l'individu; elle est, aussi bien que les autres membres du corps , un objet de physiognomonie , objet d'autant plus significatif et d'autant plus frappant que la main ne peut pas dissimuler, et que sa mobilité la trahit à chaque instant. Sa position la plus tranquille indique nos dispositions naturelles; ses flexions, nos actions et nos passions. Dans tous ses mouvements, elle suit l'impulsion que lui donne le reste du corps. — Tout le monde sait que des épaules larges, qui descendent insensiblement , et qui ne remontent pas en pointes , sont un signe de santé et de force. Des épaules de travers influent ordinairement aussi sur la délicatesse de la complexion ; mais on dirait qu'elles favorisent la finesse et l'activité dé l'esprit , lamour de rexaclilude et de l'ordre. — Une poitrine large et carrée, ni trop convexe , ni trop concave, suppose toujours des épaules bien constituées, et fournit les mêmes indices. Une poitrine plate, et pour amsi dire creuse, dénote la faiblesse du tempérament. — Un ventre gros et proéminent incline bien plus à la sensualité et à fà paresse qu'un ventre plat et rétréci. On doit attendre plus d'énergie et d'activité , plus de flexibilité d'esprit et de finesse, d'un tempérament sec , que d'un corps surchargé