‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 253 sur 319 · PLU · texte numérisé non relu

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on prétendait qu'ils avaient cent moyens d'éviter l'indigence et le besoin. On cite entre autres la Pistole volante, qui, lorsqu'elle était enchantée par certains charmes et paroles magiques, revenait toujours ddns la poche de celui qui l'employai!, au grand profit des magiciens qui achetaient, et au grand détriment des bonnes gens qui vendaient ainsi en pure perte. Voy, Aob^ppa , Faust, Pasétès , elc

#îvert. — Nos anciens, dit le Petit Albert, assurent que le pivert est un souverain remède contre le sortilège de Taiguillette nouée, si on le mange rô^i à jeun avec du sel bénit.

Planètes. — Il y a maintenant douze planètes : le Soleil, Mercure , Vénus , la Terre , Mars , Vcsta , Junon , Cérès , Patlas , Jupiter, Saturne et Uranus. — Les anciens n'en connaissaient que sept, en comptant la Lune, qui n*est qu'un satellite de la Terre ; ainsi les nouvelles découvertes détruisent tout le système de l'astrol.ogie judiciaire. Le? vieilles planètes sont: le Soleil, 1^ Lpne, ftfercure, Vénus, Mars , Jupitef e( Saturne. — Chaque planète gouvepne un certain nombre d'années, t-es années oi^ Mercure préside sont bonnes au commerce , etc. ; la connaissance de cette partie de T^slfologie judiciaire s'appelle Alfridarie.

Platon, — célèbre philosophe grec, né l'an 430 avant Jésus-Christ. On lui attribue un livre de nécromancie. Il y a vingt-cinq ans qu'on a publié de lui ane. prophétie contre les fraujC^- maçons; des doctes l'onU ejjfpliquée conique celles de Nostradamus.

Platt. — Divination par les plats. Çuinte- Curce dît que les prêtres égyptiens mettaient Jupiter Âmmon sur une nacelle d'or, d'où pendaient des plats d'argent , par le mouvement desquels ils jugeaient de la volonté du dieu , et répondaient à ceux qui les consultaient.

Plogojowîts ( Pierre ), — vampire qui répandit la terreur au dernier siècle dans le village de Kisolova en Hongrie, où il était enterré depuis dix semaines. Il apparut la nuit à quelques-uns ()es habitants du village pendant leur sommeil , et leur serra tellement le gosier qu'en vingt-quatre heures ils en moururent. Il fit périr ainsi neuf personnes, tant vieilles que jeune?, dans l'espace de huit jours. — La veuve de Plogojowits déclara que son mari lui était, venu deniiander ses souliers; ce qui Teffr^ya tellement qu'elle quitta le village de Kisolova. — Ces circonstances déterminèrent les habitants du village à tirer de terre le corps de Plogojowits et à le brijljer pour se délivrer de ses infestalions. lis trouvèrent que

son corps n'exhalait aucune mauvaise odeur; qu'il était entier et comme vivant, à l'exception du nez qui paraissait flétri ; que ses cheveux et sa barbe avaient poussé , et qu'à la place de ses ongles, qui étaient tombés, il lui en était venu de nouveaux; que sous la première peau , qui paraissait comme morte et blanchâtre, il en croissait une nouvelle, saine et de couleur naturelle. Ils remarquèrent aussi dans sa bouche du sang tout frais, que le vampire avait certainement sucé aux gens qu'il avait fait mourir. On envoya chercher un pieu pointu , qu'on lui enfonça dans la poitrine , d'où il sortit quantité de sang frais et vermeil, de même que par le nez et par la bouche. Ensuite les paysans mirent le corps sur un bûcher, le réduisirent en cendres * ; et il ne suça plus.

Ploies merveUleatet. — Le peuple met les

pluies de crapauds et de grenouilles au nombre des phénomènes de mauvais augure ; et il n'y a pas encore long-temps qu'on les attribuait aux maléfices des sorciers. Elles ne sont pourtant pas difficiles à concevoir : les grenouilles et les crapauds déposent leur frai en grande quantité dans les eaux marécageuses. Si co frai vient à être enlevé avec les vapeurs que la terre exhale, et qu'il rose long-ten[)ps exposé airx rayons du soleil, il en natt ces reptiles que nous voyons tomber avec la pluie.

— Les pluies de feu ne sont autre chose que la succession très- rapide des éclairs et des coups de tonnerre dans un temps orageux.

— Des savants ont avancé que les pluies de pierres nous venaient de la lune; et cette opinion a grossi )a masse énorme des erreurs populaires. Ces pluies ne sont ordinairement que les mgtières volcaniques, les ponces, les sables et les terres brûlées qui sont portés par les vents impétueux à une très-grande distance : on a vu les cendres du Vésuve tomber jusque sur les côtes d'Afrique. La quantité dé ces matières , la manière dont elles se répandent dans les campagnes , souvent si loin de leur origine , et les désastres qu'elles occasionnent quelquefois, les ont fait mettre au rang des pluies les plus formidables.

— Mais, de toutes les pluies prodigieuses, fa ploie de sang a toujours été la plus effrayante aux yeux du peuple ; et cependant elle est chiméri(|ue. Il n'y a jamais eu de vraie pluie de sang. Toutes celles qui ont paru rouges ou approchant de cette couleur ont été teintes par des terres, des poussières de minéraux ou d'autres matières emportées par les venfs dans l'atmosphère, où elles se sont mé)^^

I Traité des vidoas et apparitions, t. tl, p. Sté. '

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