‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 254 sur 319 · FOL · texte numérisé non relu

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avec Tcau qui tombait des nuages. Plus sou^ vent encore, ce phénonoène, en apparence si extraordinaire , a été occasionné par une grande quanlilé de petits papillons qui répandent des gouttes d'un suc rouge sur les endroits où ils passent ^

Platon , — roi des enfers, selon le* païens, et, selon les dértiononoanes, afchidiable, prince du feu , gouvernenr-générai des pays enflammés, et surintendant des travaux Torcés du ténébreux empire.

Pliitui, — dieu des ricfiesses. Il élait mis au nombre des dieux infernaux, parce que les richesses se tirent du sein de là terre. Danâ les sacrifices en son honneur, les signes ordinairement funestes qu'offraient les entrailles des victimes devaient toujottrs s'Infërpréter en bonne part.

Focel , — roi de l'enfer chez les Prussiens. Us nomment aussi Pocol le chef des hdrdes d'esprits aériens, et Porquei celui qui garde les forêts. Ce dernier est le Pan des anciens*. Voy. PiGOLLus et Pucel.

Poîrîer (^fAnGt:ERlTE) , — petite fille de treize ans , qui dépoî^a comme témoin contre Jean Grenier, jeune loup-garou. Elle déclara qii'un jour qu'elle gardait ses moutons dans la prairie , Grenier se jeta sur elle en forme de loup, et l'eût mangée si oile ne se fût défendue avec un bâlon , dont elle lui donna un cpup sur Téchine. Elle avoua qu'il lui avait dit qu'il se changeait en loup à volonté , qu'il £iimait à boire le sang et à manger ja chair des petits garçons et des petites filles ; cependant qu'il ne mangeait pas les bras ni les épaules *.

Polkan , — Centaure de Slavons , auquel on attribuait une force et une vitesse extraordinaire. Dans les anciens contes russe.-», on Je dépeint homme depujs la tête jusqu'à la ceinture, et cheval ou chien depuis la ceinlurt».

Polyglosios , — nom que leà anciens donnaient à un chêne prophétique de là forêt de Oodone , qui rendait des oracles dans la langue de ceux qui venaient le consUltet*.

Pblycrife. — Il y avait en Ètolie un citoyen vénérable , nommé Polycrile , que le peuple avait élu gouverneur du pays , à cause de son rare mérite et de sa probité. Sa dignité lui fut prorogée jusqu'à trois ans , au bout desquels

* Voyez l'Histoire naturelle de l'air et des météores, par l'abbé Hichard.

* LelojLcr, Histoire des spectres, etc., liv. iii, p. 212.

3 Delancre. Tabl. de l'inconstance des démons, etc., liv. IV, p. 257.

il se maria avec une femme de Locres. Mais il mourut la quatrième nuit de ses ûoces, et la laissa enceinte d'un hermaphrodite , dont elle accoucha neuf mois après: Les prêtres et les augures ayaat été consultés sur ce prodige, conjecturèrent que les Ëloliens et les Locriens auraient guerre ensemble, parce que ce monstre avait les deux sexes. On conclut enfin qu'il fallait mener la mère et l'enfant hors des limites d'Étulie et les brûler tous deux. Cornue on élait près de faire cette exécution, le spectro de Polycrite apparut et se mit auprès de son enfant ; il était vêtu d'un habit noir. Les assistants effrayés voulaient s'enfuir ; il les rappela, leur dit de ne rien craindre, et fit ensuite, d'une voix grêle et basse, un beau discours par lequel il leur montra que , s'ils brûlaient sa femme et son fils, ils tomberaient dans des calamités extrêmes. Mali; vbyant que malgré ses remontrances les Étoliens étaient décidés à faire ce qu'ils avaient résolu , il prit son enfant, le mit en pièces et lo dévora. Le peuple fit des huées contre lui, et lui jeta des pierres pour le chasSfer; il fit peu d'attention à ces insultes et coiitiiiua de maager s^on fils, dont il ne laissa que la tète , après quoi il disparut. — Ce prodige sembla si effroyable qu*oii prit lo dessein d'aller consulter l'oracle de Delphes. Mais la tôle de l'enfant, s'étant mise à parler, leur prédit, en vers, tous les malheurs qui devaient leur arriver dans la suite, et, disent les anciens conteurs, lu prédiction s'accomplit. La tête de l'enfant de Polycrite , se trouvant exposée sur un marché public , prédit encore aux Étoliëns, alors en guerre contre les Acarnaniens, qu'ils perdraient la bataille. — Ce Polycrite était un vampire ou un ogre.

Polyphage. — On a publié a Wittembei^, il y a vingt ou trente ans , une. dissertation sous ce titre : De Polyphago et alio triophago H'ittembergensi dissertalio , in-4**. C'est l'histoire d'un des plus grands marigelirs qiil aient jamais existé. Cet homme , si distingué dans Son espèce, dévorait quand il voulait (ce qu'il ne faisait toutefois que pour de Targent) un ttîoulori entier, ou un cochon , ou deux boisseau^ de cerises avec leurs noyaux; il brisait avec les dents , mâchait et avalait des vases do terre et de verre , et fnêmè des pier-res très-dures; il engloutissait comme un ogre des animaux vivants , oiseaux , souris , chenilles , etc. Enfin , ce qui surpasse toute croyance, on présenta un jour à cet avaletout une écritoire couverte de plaques do fer; il la mangea avec les plumes, le canif, l'encre et le sable. Ce fait si singulier a été alteilé par sept, témoins occulaircs , devan' '"

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