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Salière. — Le sel , chez les ancienà, éluil consacré à la sagesse ; aussi n'ouhliait-on jamais la salière dans les repas; si l'on ne songeait pas à la servir, cet oubli était regar 'é comme un mauvais présage. — Il était aussi regardé comme le symbole de Tamitié; les amis avaient coutume de s'en servir au commencement des repas, et si quelqu'un en répandait, c'était le sfgne de quelque brouillerie future. — Aujourd'hui c'est encore un trésmauvais augure pour les personnes supcrslitieuses, lorsque les salières se renversent sur la table. Voy, Sel.
SalîMàteors, — devins du moyen ùge , qui formaient leurs prédictions sur le mouvement du premier membre de leur corps qui venait à se remuer, et en tiraient de bons ou mauvais présages.
Salnre. — Pline le naturalisie rapporte comme un ancien usage, celui de porter avec le doigt un peu de salive derrière l'oreille, pour bannir les soucis et les inquiétudes. — Mais ce n'est pas là toute la vertu de la salive ; elle tue les aspics , les serpents , les vipères et led autres reptiles venimeux. Albert-le- Grand dit qu'il faut qu'elle soit d'un homme à jeun , et qui ait demeuré long-temps sans boire. — «. Figuier assure qu'il a tué plusieurs serpents d'un petit coup de bâton mouillé de sa salive. M. Salgues ajoute qu'il est possible de tuer les vipères avec un peu de salive , mais qu'il est à propos que le coup de bâton qui l'accompagne soit suffisant. — Ce qui est certain, c'est que Redi a voulu vérifier les témoignages d'Arislote, de Galien, de Lucrèce, etc. 11 s'est amusé à cracher, à jeun , sur une multitude de vipères que le grondduc de Toscane avait fait rassembler; mais à la grande confusion de l'antiquité, les vipères ne sont pas mortes. Voy. Crachat.
Salomon. — Les philosophes , les botanistes, les devins et les astrologues orientaux regardent Salomon ou Soliman comme leur patron. Selon eux, Dieu lui ayant donné sa sagesse, lui avait communiqué en même temps toutes les connaissances naturelles et surnaturelles; et entre ces dernières, la science la plus sublime et la plus utile, celle d'évoquer les esprits et les génies et de leur commander. Salomon avait, disent-ils, un anneau chargé d'un talisman , qui lui donnait un pouvoir absolu sur ces êtres intermédiaires entre Dieu et l'homme. Cet anneau existe encore ; il est renfermé dans le tombeau de Salomon, et quiconque le posséderait, deviendrait le maître du monde. Mais on ne sait où trouver ce tombeau. Il ne reste que des formules, des
pratiques et des figures, par lesquelles on peut acquérir, quoique imparfaitement, une petite partie du pouvoir que Salomon avait sur les esprits. Ces beaux secrets sont conservés dans les livres niais qu'on attribue à ce prince , et surtout dans ses Clavicules intitulées : les Véritables Clavicules de Salomon , in-18, à Memphis, chez Alibeck l'Éjiyptien. On y trouve des conjurations et des formules magiques. Agrippa, dit-on, faisoit grand cas de cet ouvrage. On attribue encore à Salomon un Traité d^ la pierre philosophale , les Ombres des idées, le Livre des neuf anneaux, le Livre* des neuf chandeliers , le Livre des trois figures des esprits , des Sceaux qui chassent les démons j et un Traifé de nécromancie , adressé à son fils Roboam. Voy, Conjurations, SaKHAR , SlMORGUE, BkLIAL , ASRAEL,
AsMODÉE, Art notoire, etc.
Salutadores , — gens qui se mêlent en Espagne de guérir certaines maladies , cl qui tous ont, dit-on, de naissance, certaine marque sur le corps en forme de demi-roue. Ils se disent descendants de sainte Catherine, qui n'eut pas de descendants. Voy. Hommes incombustibles.
Salvatîon de Rome , ~ voy. VlUGlLB.
Salverte (Eusèbe), — auteur d'un Essai sur la magie , les prodiges , etc., 4 vol. in-42, Bruxelles, 48£4, réimprimée Paris. C'est un traité philosophique , dans le mauvais sens de ce mot.
Samael , — prince des démons , selon les rabbins. Ce fut lui qui , monté sur le serpent, séduisit Eve. C'est encore, chez plusieurs docteurs juifs, l'ange de la mort, qu'ils représentent tantôt avec une épée, tantôt avec un arc et des flèches.
Sambethe, — VOy. SiBTLLES.
Samuel. — Une nécromancienne, la pythonisse d'E^dor, fit voir au roi Saill l'ombre du prophète Samuel, qui lui prédit ses désastres. Menasseh-ben-Israël . dans son second livre de la Résurrection des morts , dit que la pythonisse ne pouvait pas forcer l'âme de Samuel à rentrer dans son corps, et que le fantôme qu'elle évoqua était un démon revêtu de la forme du prophète. Cependant Samuel dit au roi : Pourquoi troublez-vous mon repos, en me forçant à remonter sur la terre? Les uns pensent que l'âme du prophète pouvait seule prononcer ces paroles; d'autres soutiennent que ces mots remonter sur la ferre s'appliquent au corps seulement, que le diable avait pu emprunter. Le rabbin Meyer-Gabay, qui est du sentiment des premiers, ajoute que Samuel seul pouvait dire à Saiil, devant la sor-
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