‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 285 sur 319 · SUP · texte numérisé non relu

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pieds et peings liés^ et qu'A aeCordaraU Ift poix. La proposition fut acceptée : l'Hnpesteor fut conduit devant Rodolphe, qui le oondanma à être brûlé comme doreier ^

■iy:r, — ibntaùie célèbre dasa les enfers

des païens.

•ttocdr-Bénoth, — chef des evROofties de Belaébuth , démon de la jalousie.

' •noeuèèff , — démons qui prennent des figt^res des femmes. On trouve dans quelques écrits, dit le rabbin Elias, que, pendant cent trente ans Adam fut visité par des diablesses, qui accouchèrent de démons, d^esprits, de lamies, de spectres, de lémures et de fantômes. — Sous le régne de Roger, roi de Sicile, im jetine homme , se baignant , au clair de la lonô , avec plusîeirrs autres personnes , crut voir quelqu'un qui se noyait , courut à son srdours , et ayant retiré de Teau une femme, en devint épris. Tépousa et en eut un enfant. Dsns ta suite, elle disparut avec son enfant, sons qu'on en ait depuis entehdu parler, ce qui a fait croire que eette femmre était un démon «succube. *— Hector de Boëce , dans son Wstoire d'Ecosse , rapporte qu'un jeune homme d'une extrême l)eauté était poursuivi par ime jeune démone, qui past^ait à travers sa porte fermée et venait lui offrir de Tépouse^ Il s'en plaignit à son évêque , qui le fit jeûner, prier et se confesser, et la beauté d'enfer cc^sa de lui rendre visite. ^- Delancre dit qu'en Egypte , un honnête maréchal ferrant étant occupé à forger pendant lui nuit, il lui «npparut un diable , sous la forme d'une belle femme. 11 jeta un fer chaud à la face du démon, <|ai s'enfuit. — I^s cabalistes ne voient dans \ei démons succubes que des esprits élémentaires. Voy. Incubes.

Éaéor. — On dit qu'un morceau de pain placé sous l'aisselle d'une personne qui transpire , devient un poison mortel ; et que si on le donhe à manger à un chien, il devient ausailèt enragé. C'est une erreur. La sueur d0 l'homme ne tue pas plas qoe sa salive.

SaMMMamit , — souverahi des mânes dans l'anciertne mythologie.

'lÊn^fdkerie. — Henfî Estienne raconte que de son lemps un curé de village répandu pendant la huit des écrévisses sur le dos desquelles ri avait attaché de petites bougies. A la v6ef de ces lumières errantes , tout le village fut effrayé et courut cher le pasteur, fl fit entendre que c'étaient sans doute les âmes du purgatoire qui demandaient des prières. &fais malheureusement on trouva le lendemain

' Leloyer, Hist. des ipectres on appar. des esprits, •^. 803.

une des écrevisses que l'on avait oublié de retirer * , et l'imposture fut découverte : mais ce petit conte de Henri Estienne est une de ces malices que les protestants ont inventées es si grand nombre.

8ttp*rit!tiotii. — Saint Thomas définit la superstition : un vice opposé par excès à la religion, un écart qui rend' un honneur divin à qui il n'est pas dû ou d'une manière qui n'est pas licite. — Une chose est superstitieuse , ^^ lorsqu'elle est accompagnée de circonstances que l'on sait n'avoir aucune vertu naturelle pour produire tes effets qu'on en espère; t^ lorsque ces effets ne peuvent être raisonnablement attribués ni à Dieu , ni à la nature ; 3<* lorsqu'elle u'a été instituée ni de l>ieu, ni de l'église; i« lorsqu'elle se fait en vertu d*un pacte avec le diable. La superstition s'étend si loin , que cette définition, qui est du curé Thicrs, est très-ineonfrpléte. — 11 y a des gens qui jettent la crémaillère hors du logis pour avoir du beau temps; d'autres mettent une épée nue sur le nât d'un vaisseau, pour apaiser la tempête; les uns ne mangent point de têtes d'animaux , pour n'avoir jamais mal à la tête ; les autres touchent avec les dents une dent de pendu ou un os dé tnoti , ou mettent d(r fer entre leurs dents, pendant qu'on sonne l^s cloches, le Samedi Saint, pour guérir le mal de dents; il en est qui portèht , contre la crampe, un anneau fait pendant qu'on chanîe la Passion ; ceux-ci se nnetlent au cou deux no)'aux d'aveline joints ensemble, contre la dislocation des membres; eeux* là mettent du fil filé par une vierge, ou du plomb fondu dans l'eau , sur un enfant tourmenté par les vers. On en voit qui découvrent le toit de la maison d'une personne malade lorsqu'elle ne meurt pas assez facilement, que son agonie est trop longue , et qu'on désire sa mort; d'autres enfin chassent les mouches lorsqu'une femme est en travail d'enfant, de crainte qu'elle n'accouche d'une fille. — Certains Juif:^ allaient à une rivière et s'y baignaient en disant quelques prières; ils étaient persuadés que, si l'âme de leur père où de leur frère était en purgatoire , ce bain la rafraîchit-art. — Voici diverses opinions superstitieuses. -^ Malheureux qui chausse le pied droit le premier. — Un couteatr donné coupe l'amitié. — Tl ne feut pas mettre tes Q0iMe«vtx ett croix , ni marcher sur des 16tu4 croisés. Seniblablcmeat , les lourclielles croisées sont d'un sinistre présage. — Grand mallieur encore qu'un miroir casé , une salière répandue , un pain renversé , un tison

( Henri Ektienne, Apo). iwiir HitoàûU^

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dérangé!... — Certaiaes gens Iretnpeot un balai dans l'eau , pour faire pleuvoir. — La cendre de fiente de vache est sacrée chez les Indiens, lis s'en mettent, tous les malins, au front et à la poitrine : ils croient qu'elle pu.» rifîe l'âme. — Quand une femme est en travail d'eufant, on vous dira, dans quelques provinces, qu'elle accouchera sans douleur si elle met la culotte de son mari. — Pour em« pécher que les renards ne vie^went manger les poules d'une métairie , il faut faire , dans les environs, une aspersion de bouillon d'andouille le jour de carnaval. — Quand on travaille à Taiguille les jeudis et les samedis après midi, on fait souffrir Jésus-Christ et pleurer la sainte Vierge* — Les chemises qu'on fait le vendredi attirent les poux... — . Le fil filé le jour de carnaval est mangé des souris. — On ne doit pas manger de choux Ip jour de Saint-E'ienne, parce qu'il s'était caché dans des choux. — Les loups ne peuvent faire aucun mal aux brebis et aux porcs, si le berger porte le nom de saint Basile écrit stir un billet, et al taché au haut de sa houletle. — A Madagascar, on remarque , comme on le faisait à Rome, les jours heureux et les jours malheureux. Une femme de Madagascar croirait avoir commis un crime impardonnable si , ayant eu le malheur d'accoucher dans un temps déclaré sinistre , elle avait négligé de faire dévorer son enfant par les bêtes féy roces, ou de Tenlerrer vivant, ou tout au moins de Télouffer. — On peut boire comme un trou , sans craindre de s'enivrer, quand on a récité ce vers :

Jupiter his aU& sonuit domenter ab Uâ.

L» superstition est la mère de beaucoup d'erreurs. C'est oette faiblesse de l'esprit humain qni attache aux mmndres choses une importance surnaturelle. Elle engendre les terreurs, bouleverse les faible» fête», sème Ids jours ^e vaines inquiétudes. La supersti^ tion amènfe partout les démons, les spectres, les fan^lômes; ses domaines sont les déserfs, le silence et les ténèbres ; elle apparaît eux hommes, entoorée de tous ïes monstres ima* ginavres. Elle promet à cem qui la stitvenf de leur dévoiler les impénétrables seorels de î V venir. Bile a enfanté le fatalisme > les sectes, les hérésies.

Sareaa. — Quand on a reçu quelque maléfice de la part d'un sorcier qu'on ne connaît point, qu'on pende son habit à une cheville» et qu'on frappe dessus avec un bâton de sureau : tous les coups retomberont sur l'échiné du sorcier coupable , qui sera forcé de venir, en toute hâte, ôter le m^IéQce,

. 0«riM, -^ j^nie q^ii doit , setqn les Celtes, revenir, à la fin du monde , à la tôte des génies du feu , précédé ei suivi de tourbillons enflammés ; il pénétrera par une ouverture du. ciel, brisera le pont Bifrost, et, armé d'une épée plus étincelante que le soleil , combattra les dieux , lancera des feux sur toute la terre , et eonaumera le monde entier. Il aura pour antagoniste le dieu Frey, qui succombera. Foy. BiraoST.

Sottrugîel , — démon qui , selon les clavicules de Salomon , enseigne l'art magique et donne des esprits familiers.

mwéàtaahotg , — célèbre visionnaire soé^ dois. *- (t Nous ne savons guère, en France , qu'une chose de Swedenborg (dit M. Emile Souvestre) , c'est qae dtoanl un jour de bo» appétit dans une taverne de Londres < ii entendit le voiv d'un ange qui lui criait : — No mange pas tant! et qu'à partir de cet ine;tant il eut dès extases cfoi l'emportèrent r^lièrement e«» ciel pinsteurs fois par semaine. Sefton qnekjues auteurs, l'illuminé suédois fot un des savants les pins distingués des temps modernes , et celui qtiî , après Desrarles , remua le plus d'idées nouvelles. Ce fut Swedenborg, qui , dans un ouvrage inlitnié : Opéra phHg-sopkim et mineralia^ publié en 4737, entrevit \e prenpier la science à laquelle nous avons donné depuis le nom de géologie, la seconde, partie de son livre contient un système C09plet de métallurgie, auquel l'académie des sciences a emprunté tout ce qui a rapport au fer et à l'acier dans son Histaire de$ arts ai métiers, 11 composa aussi plusieurs ouvrages sur l'anatomie (ce qui est un nouveau trait de ressemblance entre lui et Descartes) , et sembla mémo indiquer, dans un chapitre sur la pathologie du cerveau, le sysième phrénoTcgiq«e auquel te docteur Gatt dut phis (ard sa célébrité. Il publia enfin , sous le titre de : Dwdulus hyperhoreu9, des essais de mathé-matiques et de physique qui fixèrent l'alTen- Ikm de ses contemporains. R parlait les langues anciennes , plusieurs langues modernes, les langues orientalies , et passait pour le plus, grand mécanicien de son siècle. Ce fut lui qui fifl amener par terre , au siège de Frédé* nek-HaU , en se servant de machines de son invention , la gresse artillerîe qui n'avait pn é^re transportée par les naoyens ordinaitîes. — Loin d'être éerHs dans un langage mystique , comme on le croit communément, la plupart des traités religteux de Swedenborg se recommandent par la méthode , Tordre et la anbriété. Us peuvent se partager en quatre daseeB, qne.Von n*a««aift jameis dû confondfre.;.

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