‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 288 sur 319 · TAL · texte numérisé non relu

TAL

Taillateoux (Jsannk) , — femme de Pierre BoA/ievduU, sorcière que Tea accusa au siège royal de Monlrnorillun en Poitou, eu Tannée 4â99, d'avoir élé au sabbat. Elle avoua dans son interrogatoire que son mari l'ayant contrainte ^e ae rendre à l'asdeoiblée inrernale , o|le y fut et eoatiftua d'y aller pendant vingtcinq 9iis; qqe ta première fois qu'elle vit le diable , il était eu forme d'homme noir ; qu'il lui dit en présence de l'assemblée : Sauté ! sauie! qu'alors elle se mit à danser; que le diable lui demanda an lopin de sa robe et une poule , etc. Elle fut convaiacue par témoias d'avpif par ses charmes œaléficié et fait mourir ées peraoaaes et des bestiaux, et condaoïnée à ipQrt ainsi que son mari.

VuBgaIn, — esprits aériens chez les Raimouks. ils animent les étoiles, qui passent pour aalant de petits globes de verre. Ils sont des deux sexes.

T^lupQÛM. — Magiciens qui servent de prêtres aux habitants du royaume de (.ao, en Asie, el qui sont très-puissants. — Les Laugiens sont fort entêtés pour la magie et les sortilèges. lU croient qqe le moyen le plus sûr de se rendre invincibles est de se frotter la tête d'une certaine liqueur composée de vin et de bile humaine. Ils en mouillent aussi les tempes et le front de leurs éléphants. Pour se procurer cette drogue , ils achètent des lalapoins la permission de tuer. Puis ils chargent de cette comnr^ission des mercenaires qui en font leur métier. Ceux-ci se postent au coin d'un bois et tuent le premier qu'ils rencontrent, homme ou femme, lui fendent le ventre et en arrachent Iç hel. Sj l'assassin ne rei\con(re persoijme dans sa chasse » il est obligé de se tuer lui-même ou sa femme, ou son enfantj afin que celui qui l'a payé ait de la bile humaine pour son argent. Les talapoîos profitent avec adresse de la crainte qu'on a de leurs sortilèges, <Ki'ils donnent et qu'ils ôteot à volonté^ suivant les sommes qju'on leur offre- — On lit dans Marini beaucoup d'autres détails, mais la plupart imaginaires, l'auteur ayant voulu faire quelquefois assez méchamment, sous le manteau des talapoins^ des allusions aux moines chrétiens.

iCi^aao*^. — Un tolismaa ordinaire est le aceaQ, la figure, le caractère oift l'image d'un atgne céleste, faite, imprimée, gravée ou ciselée sur une pierre par un ouvrier qui ait l'eaprit arrêté et attaché à l'oavrc^, sana être ^iâ^rail ou d»9si()é i^ des censées étiangères, «VI jour et à l'baure de la pl^aèle, en un lieu foFtuaé, par an teoips beau etaeffeia, et quand .le oÎQ^ f)sl6 ea hwtm diiiwaiHaai aAn d'attirar

les influences. — Le talisman portant la figure ou le sceau du Soleil doit être composé d'or pur, sous l'inftuence de cet astre, qui domine sur l'or. Le talisman de la Lune doit être composé d'argent pur, avec les mômes circonstances. Le talisman de Mars doit être composé de fin acier. Le talisman de Jupiter doit être composé du plus pur étain. Le talisman de VéiMis doit être composé de cuivre poli et bien purifié. Le talisman de Saturne doit ètve cmtipoeé de plomb raffiné. Le talisman de Mercure doit être composé de vif-argent fixé. Quant aux pierres, Vh.yaci$i4ks wi la pierre d aigle sont de nature solaire, h'émeraude est luaaiie. Vaimant et Vm^éthyste «ont propres à Mars. Le béryl est propre à Jupiter. La cornaline à Vénus. La chaloédoine et le ja$pe à Saturne. La topaxe et le fiorphyre à Mercure. — Les talismans fureiU imagés, dit-on , par les Égyptiens , et les espèces en sont innombrables. Le plus célèbre de tous les talismans est le fameux anneau de Salomon , sur lequel était gravé le grand nom de Dieu. Bien n'était impossible à l'heureux possesseur de cet anneau , qui dominait sur tous les gc^nies. — Apollonius de Tyane mit à ConstantÎDople la figure d'une oi9<^(Qa4pui on éloi^ait Cous les oiseaux de cette espèce par uae propriété mngiqoe. En Egypte, une figura laliainaBique représentait Vénus couchée , qui servait à détourner la grêle. -^ On faisait des taliMnan$ ëe toutes les manière! ; les plus communs sont les talismans eabaîistiqnes, qui sont 9,nm les pins faciles, {MÛtî<|n'on n'a pas beioin pour les fabriquer de recowir au diable: ce qui demande quelques péflexioiis. — Les talismans du Soleil , portés avee ooafianoe et révérence, donnent les faveurs et ki hienveillaoce des princes , les honneurs , les richesses et Testime générale. ^- Les telis- ^lans de la Luae garanlissent des maladies populaires : ils devi-aient aussi garantir des superstitions. Ils préservent les voyageurs de tout péril. — Les talismans de Mars ont la propriété de rendre invulnérables ceux qui les portent avec révérence. Ils leur donnent une force et une vigueur extraordinaires. — Les talismans de Jupiter dif^sllpent les chagrins, les terreurs paniques , et donnent le bonheur dans le commerce et dans toutes les entreprises. — Les talismans de Vénus éteignent les haines et donnent des dispositions à la mu:<ique. T^ Lea taliamai» de Satur^ie (ont accoucher sans douleur ; ce qui a été éprouvé av<fc un heureux succèsr, disexU d^ écrivaiu& spéciajux, par des persojaues de qualité qui étaieait sujettes à faire de mauvaises couches. Us multiplient les choses avec lesquellea on lea met.

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