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Si un cavalier porte un de ces talismans dans sa botte gauche, son cheval ne pourra êlre blessé. — Les talismans de Mercure rendent éloquents et discrets ceux qui les portent révéremment. Ils donnent la science et la mémoire ; ils peuvent guérir toutes sortes de fièvres; et si on les met sous le chevet de son lit, ils procurent des songes véritables, dans lesquels on voit ce que Ton souhaite de savoir: agrément qui n'est pas à dédaigner *. Voy.TA- Lfs, Theraphim , Thomas d'âquin, Crocodiles , Pantagles , etc.
Talûtoni, — prêtres des Prussiens aux siècles de Tidolâtrie. Ils faisaient Toraison funèbre du mort^ puis, regardant au ciel, ils criaient qu'ils voyaient le mort voler en l'air à cheval, revêtu d'armes brillantes, et passer en l'autre monde avec une grande suite.
Talmud, — VOy, ThaLMUD.
Talyt, — talismans employés dans les mariages chez les Indiens. Dans quelques castes, c'est une petite plaque d'or ronde, sans empreinte ni figure ; dans d'autres , c'est une dent de tigre; il y en a qui sont des pièces d'orfèvrerie matérielles et informes.
Tambour magîiiae. — C'est le principal instrument de la magie chez les Lapons. Ce tambour est ordinairement fait d'un tronc creusé de pin ou de bouleau. La peau, tendue sur ce tambour, est couverte de figures symboliques, que les Lapons y tracent avec du rouge. Voy, Lapons.
Tamout , — enfer général des Kalmouks.
Des diables à tête de chèvre y tourmentent les damnés , qui sont sans cesse coupés par morceaux, sciés, brisés sous des meules de moulin , puis rendus à la vie pour subir le même supplice. Les bêtes de somme y expient leurs fautes sous les plus pesants fardeaux, les animaux féroces se déchirent entre eux sans cesse , etc.
Tanaquîlle, — femme de Tarquin l'Ancien. Elle était habile dans la science des augures; on conservait à Rome sa ceinture , à laquelle on attribuait de grandes vertus.
Tanohelm OU Tanohelm. — De 4405 à 4423, cet hérétique dissolu fut en si grande vénération à Anvers et dans les contrées voisines, qu'on recherchait ses excréments comme des préservatifs , charmes et philactères
Taniwoa. — Le Neptune des naturels de la Nouvelle-Zélande.
Tanner. — Le cardinal Sfondrate raconte que le père Tanner, pieux et savant jésuite ,
> Le Petit Albert.
allant de Prague à Inspruck pour rétablir sa santé à l'air natal , mourut en chemin dans un village dont on ne dit pas le nom. Comme la justice du lieu faisait l'inventaire de son bagage , on y trouva une petite botte que sa structure extraordinaire fit d'abord regarder comme suspecte ; car elle était noire et composée de bois et de verre. Mais on fut bien plus surpris , lorsque le premier qui regarda par le verre d'en haut se recula en disant qu'il y avait vu le diable. Tous ceux qui regardèrent après lui en firent autant. Effectivement ils voyaient dans cette botte un être animé de grande taille, noir, affreux, armé de cornes. Un jeune homme, qui achevait son cours de philosophie . fit observer à rassemblée que la bête renfermée dans la boite, étant infiniment plus grosse que la boîte ellemême, ne pouvait être un être matériel, mais bien un esprit comprimé sous la forme d'un animal. On concluait que celui qui portait la boite avec lui ne pouvait être qu'un sorcier et un magicien. Un événement si diabolique fit grand bruit. Le juge, qui présidait à Tinventaire , condamna le mort à être privé de la sépulture ecclésiastique, et enjoignit au curé d'exorciser la boite pour en faire sortir le démon. La multitude, sachant que le défunt était jésuite , décida de plus que tout jésuite commerçait avec le diable ; ce qui est la manière de juger des masses ignorantes. Pendant qu'on procédait en conséquence, un philosophe prussien, passant par ce village, entendit parler d'un jésuite sorcier et du diable enfermé dans une boîte ; il en rit beaucoup , alla voir le phénomène et reconnut que c'était un microscope , que les villageois ne connaissaient pas ; il ôta la lentille, en fit sortir un cerf-volant qui se promena sur la table , et ruina ainsi tout le prodige. — Cela n'empêcha pas que beaucoup de gens par la suite, parlant du père Tanner, ne faisaient mention que de rimpression produite d'abord et s'obstinaient à soutenir qu'ils avaient vu le diable et qu'un jésuite est un sorcier.
Tapou Gaap, — grand-président et grandprince aux enfers. Il se montre à midi lors* qu'il prend la forme humaine. 11 commande à quatre des principaux rois de l'empire infernal. Il est aussi puissant que Byleth H y eut autrefois des nécromanciens qui lui offrirent des libations et des holocaustes; ils l'évoquaient au moyen d'artifices magiques, qu'ils disaient composés par le très-sage roi Salo* mon ; ce qui est faux , car ce fut Cham , fils de Noé , qui le premier commença à évoquer les esprits malins. Il se fit servir par Byleth et composa un art en son nom, et on Uyre qui