‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 291 sur 319 · TEM · texte numérisé non relu

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deviendroot stériles. De pluft , si on frolle ua dk^al nok avec de Teau où aura cuH une lawpe^ il devieodra blanc'.. ..%

VaHAm , -^ caractères que les insulaires des llaldivas regardent eom&ie propres à les garaatk- des maladies. Us s'en servent an^i comme des phi^tpes, et prétendent, par leur Moyen, inspirer de Tamour.

Xèe , — génie protecteur, que chaque famille otaïlîenne adore , et qui passe pour un des aïeux ou des parents défunts. On attribue à ces esprits le pouvoir de donner et de guérir les maladies.

Tâwpt^mh , — ^ie auquel les Boutaniens atlribuént la construction d'i» pont de chaînes de fer qui se trouve dans les montagnes du Boutan. Toy. Pont du diablc.

Tell. — Pans une des montagnes sauvages de la Suisse, auprès du lac de WaldsU£tten, il y a une grotte où les habitants crcnent que reposent les trois sauveurs de la Suisse^ qu'ils appellent les «rois TdL Ils portent encore leurs anciens vêlements , et reviendront une seconde fois au secours de leur pays quand il en sera temps. — L'entrée de leur grotte est très-difficïle à trouver. tJn jeune berger racontait à un voyageur , qu*un jour son père , eu cherchant à travers les rochers une chèvre qu'il avait perdue, était descendu par hasard dans cette grotte, et avait vu là dormir les trois liommes quil savait être les trois Tell. L'on d'eux, se levant lout-à-coup pendant quMMe regardaft, lui demanda : à queHe époque en êtes-voos dans le monde? Et le berger tout effravé lui répondit, sans savoir ce qu'il disait : il est midi. — Bh bieni s'écria Tell, il n'est pas temps encore que nous reparaissions ; et il se rendormit. Plus tard, lorsque la Suisse se trouva eiigagée dans des guerres assez f)éfUleoses, le vieux berger wulut atter réveiïlt»" lea xtm TéH ; mais il ne pot jamais retrouver la grotte.

TéHek (GAWRieL) , — pîns conna «fws le nom de Tirse de Malina, auteur du fHahle fré^ dtca/eiir/iih»amedans le génie espagnol. A mifiiante a**, ce poëte dramatique reiionça au tiiéàtreet seêt'feligieuK de l'ordre ée la Merci. Nous faisons «ette remarque parce qu'à propos de quelquesplatsanteries un pea libres semées dans ses pièces, les critiqueô philO'^ sophes l'ont trffTté de moine Hceneietix , oubitant qu'il n'était pas moîae ^uiffiid4I éerralt pour la scèife.

Tempérùtove. —Les Grecs avaieîit des prêtî'es appelés K^stlaiîciphylaces, dont lesïoncftîons

> LcB adroâriiblas secrets d'Mben-le -Gaud, p. 1*M.

consistaient à observer les gréiesel tes ai^es, pour les détourner par le sacrifice d'imagaeaa ou d'uo poulet. Au défaut de ces animaux, ou s'ils n'en tiraient pas un au^re favorable, ils se découpaient le doigt a?^ un canif ou un pomçoB , et croyaient ^nsi «^iser les dieux , par l'effusioo de leur propre saag. Les ËUûopians <mt , dit-<Hi, de semblablas charlatans, qui ae décbiqiiètent le ocnrps à coups de eoutea« ou de rasair, pour obtenir la plaie ou le beau temps^ -^ Nous avons des «tknaaaclis^ prédisent la teiQpératope peur tous les jours de Tannée; prenez toutefois un oiaiiteau quand MatUiieu Laensberg annonce plein soleil.

«MHpHM. — Oii "Croit asr les bords ém ia Baltique qu'il y a des sorciers qm , pw la force de leurs encbantements, attirent la lempète , soulèvent les flots et frm^ chavirer la barque é^ pécheur. Voy, Eric, Plumes, etc.

Templiert. — Vers lan 4118, quelques pieux chevaliers se réunirent à Jérusalem pour la défense du Saint-Sépulcre et pour la protection des pèlerins. Le roi Baudouin II leur donna une maison , bâtie aux lieux que Ton croyait avoir été occupés par le temple de Salomon; ils prirent de là le nom de Templiers et appelèrent temple toute maison de teur ordre. — Dans l'origine îls ne vivaient que d^aumônes, et on les nommalf aussi les pauvres de la sainte cité. Mais ils rendaient tant de services , que les fws «t [eB^t^aà» i^^empressèrent de leur donner des biend considérables. Ils firent les trois voeux de religion. En 4428, au concile de Troyes, saint Bernard leur donna une règle. En 4 4 46, le pape Eugène IH détermina leur babit , sur lequel ils portaient une croix. €ct ordre se maîtiplia t^idement, fit de très-'grandes choses et s'emicfctt à tel poiftt , qu'en 4 34â, après moins de denx siècles d'<e?âstenee, il possédait en Eorope neuf mille maisons on seigneuries. — Une si grande opulence amena parmi les Templiers la corruption. Ils fimtient par mépriser lenr règle; ils se rendirent indépendants des poissances dont ils devaient être les soutiens ; ils exercèrent des brigandages et se montrèi^t presque partout insolents et séditieux. — Qn les accusait sourdement de fonner entre ent une âedété secrète pleines de mystères, qnî se proposait l^envabissement de rEmrope. On disait que dans leur intîntîté Ils rfbjoraJent la rehgion dirétienne €t pratiquaient un culte sonRlé de superstitions abominables. La magie , ia sorcellerie, radoaalimi àa dirifla* leur

' î>«8 aveux établirent qne. àajns un des chaiiifrei de VoïKire^evu & faontpetHiilt, i^a*^altsiil4ramtrasa^, on avait exposé une tête (voyez tête de Bophomet) ; qu'aussitôt le diablegMait piiBi^Soti9te4ISQkr>d\W^A;

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[irochét;»s. PhlUppe-ie-Bel , qui voyait en oux des ennemis de la société cl de l'égliste, fît rechercher leur conduite. Sur les révélations de deux criminels détenus dans les prisons, et dont Tun était un templier apostat, Philippe fit arrêter et interroger à Paris plusieurs tem • pliers; ils avouèrent les abominations. dont on accusait l'ordre. C'était dans l'année 1307. — Ce commencement d'enquête jeta quelque alarme parmi les Templiers. Au mois d'août, le grand-maître et plusieurs des principaux chevaliers s'en plaignirent au pape, et forts de leur puissance partout assise, ils demandèrent hardiment que , si on avaii un «piocès â leur faire, on le fit régulièrement, ils com|)taieiit imposer silence aux clameurs par un ton si tranchant. Mais Philippe- le-Bel les prit au mot ; et le 4 3 ootobi[^ il fit arrêter dans sps états tous les Templieréi. Le 45, il assembla le cslergé de Paris, fit convoquer le peuple et ordonna que l'on rendit compte publiquement des accusations portées contre les chevaliers du Temple. On ae pouvait procéder plus loyalement. — Les Templiers étaient accusés : 4» de renier Jésus-Christ à leur réceplion éans l'ordre, et de cracher sur la croix ; 2° de com • mettre entre eux des impuretés abominables ; 3» d'adorer dans leurs chapitres généraux une idole à tète dorée et qui avait quatre pieds; ifl de pratiquer la magie ; 5*^ de s'obliger à un secret impénétrable par les serments les plus aUreux^. Les deux premiers articles furent avoués par cent quarante des accusés ; trois seulement nièrent tout. — Le pape Clément V s'opposa d'abord aux poursuites commencées contre ces religieux tmititaires. 11 n'autorisa leur continuation qu'après avoir interrogé )uimêmet à Poitiej^s,, SQii^nte-douze chevaliers, et s'êfre convaincu par leurs aveux de la vérité des faits, jl y jeut dès JlQrs dtîs commissaires nommés; des informations se firent dans toutes les grandes villes. Les bulks du pape furent envoyées à tous les souverains , pou^ les exhorter à faire chez ^u^ce qui $» feisait en France. Qi^oique les Templiers tiqssent à tout co.^g'il y avait de plusgraad daqâ les divers étaits , pai:touj. les accusatiqns éle-^ vées contre eux devinrent si évidente^ que partout ils furent abandonnés. Jacques .de Molai , leur grand-maîlre , qui du reste était très-ignorant, avoua à Chinon , le 20 août 1 308 , les crimes déclarés, et les désavoua à Paris, le 26 décembre 1309. Mais le désaveu ne . prouve rien. Les confessions avaient été faites

que ce chat, tandis qu'on Tadorait, avait parlé et répondu avPc»boiité «nse nns ot aux autres ; qa'«nsuitc plusieurs démons étaient'Vçnv3,.etc.

' Bergier, Dic}iQAii. ûie,\}iéQ\ij^e.

librement et sans tortures. Par Imi» l'Euroi» la vérité était reconnue de iouë. IUifiet>uHe, publiée le 3 avril 43*12, au eoncito/de Vieôoe en Dauphiné , déclara Tordis des T^enopliers aboli et proscrit. Les chevaliers Aireot 4iisperses; les principaux chefs condamnés à une prison perpétuelle, après qu'ils «uwent fait leur confession publique. — Unéch^ad fiât dressé devant Notre-Dame. C'est là que Jacques de Molai et un autre des hauts chevaliers devaient faire amende hoinorable. Jacques 4e Molai avait de nouveau cooiessé la vérité. Au Vim de faire l'aveu qu'on attendait en -public , dès qu'il fut sur l'échafaud, il rétracta une seconde fois sa confession , l'autre ehevalie»' l'imita; et c'est ^lors qaie Philippe^le-Rel indigné assembla son conseil, qui condanma ces deux grands coupables à être brûlés. Leur supplice eut lieu ce même jour 48 mars 1344. On voit que leur procès avait duré sept ans. Si la passion s'en fût mêlée, comme on la tant écrit, il eût marché plus vite. — }\ n'est pa^ vrai que Jacques de Molai ait ajourné le roi et le pape, comme on Ta dit aussi pour produire un effet de théâtre. Lui et ses compagnons in « fortunés se bornèrent à invoquer vainement la vengeance céleste contre leurs juges. — Telle est la vérité sur les Templiers. Ajoutons que ni le roi de France, ni le pape, ni les autres souverains ne proBtèrent de leurs dépouilles. — Il reste dans la maçonnerie symbolique vxi ordre des Templiers, qui prétendent remonter à l'ordre condamné. C'est une origine .dont il est permis de n'être pas fier.

T^ni^e, — soypicail 4^ enfers ch^? Jes anciens ; il était gardé par Cerbère.

Véisèbres. — On appelle les démons puîs^ sances-des ténèbres, parce qu'ils ne souffrent pas la lumière. On comprend aussi ^KMiDEpioi les enfers sc^t nommés le séjour ténébreux.

Tentatîont. — Fût/. DÉHOiNS, PACTES, DÉ- VOUEMENT, etc.

^fpbvimipwe; -^Dâvination pourilequeUe on se servait de la oendre du feu qui , daas les s^iâces, avait consumé les «ictiAiesl

Teratoscopîe , — divination qui tire des présages de l'apparition de quelques spectres vus dans les airs, tels que des armées de cavaliers et autres prodiges, dont parlent les duK)ni*queurs.

Terragon . — Ddns un pamphlet contre Hen* ri IH , qui parut en 4589 , sous le litre deftemontrances à Henri de Valois sur les choses horribles envoyées par un enfant de Paris, on lisait ce' qui suit : — « Henri , lorsque vou*

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