TON
^rait était une vieille , ou si un lièvre traversait son chemin.
Tigre (Ls gband) , — voy. Lièvre.
Tmteia«Bt. — Lorsque nous sentons une chaleur à la joue, dit Brown, ou que ToreiUe nous tinte, nous disons ordinairement que quelqu'un parle de nous. Ce tintement d'o* reille passait chez nos pères pour un trèsmauvais augure.
Tiromanoie, •— divination par le fromage. On la pratiquait de diverses manières que nous ne connaissons pas.
TîtaBl*, — reine des fées. Voy. Obbron.
Tîtttf. — «On trouve raconté dans un vieux recueil de traditions juives, que Titm prétendit avoir vaincu le Dieu des juifs à Jérusalem. Alors une voix terrible se fit entendre, qui dit : Malheureux , c'est la plus petite de mes créatures qui triomphera de toi. En effet, un moucheron se glissa dans le nez de l'empereur et parvint jusqu'à son cerveau. Là, pendant sept années, il se nourrit de cervelle d'empereur, sans qu'aucun médecin pût le déloger. Titus mourut après d'horribles souffrances. On ouvrit sa tète pour voir quel était ce mal contre lequel avaient échoué tous les efforts de la médecine , et on trouva le moucheron, mais fort engraissé. Il était devenu de la taille d'un pigeon. Il avait des pattes de fer et une bouche de cuivre^. »
Toîa , — nom sous lequel les habitants de la Floride adorent le diable, c'est-à-dire l'auteur du mal.
TomliMiu. — Chez plusieurs nations ido<iâtres de l'antiquité, l'usage était d'aller dormir sur les tombeaux, alin d'avoir des rêves de la part des morts, de les évoquer en quelque sorte et de les interroger. Voy. Morts.
Tondal. — Un soldat nommé Tondal , à la suite d'une vision ou d'un songe, raconte qu il avait été conduit par un ange dans les enfers. 11 avait vu et senti les tourments qu'on y éprouve. L'ange le conduisit, dit-il, dans un grand pays ténébreux , couvert de charbons ardents. Le ciel de ce pays était une immense plaque de fer brûlant, qui avait neuf pieds d'épaisseur. Il vit d'abord le supplice de plusieurs âmes qu'on mettait dans des vases bien fermés et qu'on faisait fondre. Après cela il arriva auprès d'une montagne chargée de neige et de glaçons sur le flanc droit, couverte de flammes et de soufre bouillant sur le flanc gauche. Les âmes qui s'y trouvaient passaient alternativement des bains chauds aux bains glacés, et sortaient de la neige
pour entrer dans la chaudière. Les démons de cette montagne avaient des fourches de fer et des tridents rougis au feu, avec lesquels ils emportaient les âmes d'un lieu à l'autre. Tondal vit ensuite une multitude de pécheurs plongés jusqu'au cou dans un lac de poix et de soufre. Un peu plus loin il se trouva devant une béte terrible, d'une grandeur extraordinaire. Cette béte se nommait VAchéron*^ , elle vomissait des flammes et puait considérablement. On entendait dans son ventre des cris et des hurlements d'hommes et de femmes. L'ange, qui avait sans doute ordre de donner à Tondal une leçon , se retira à l'écart sans qu'il s'en aperçût , et le laissa seul devant la béte. Aussitôt une meute de démons se précipita sur lui, le saisit et le jeta dans la gueule de la grosse béte, qui l'avala comme une lentille. H est impossible d'exprimer, dit-il, tout ee qu'il soufifrit dans le ventre de ce monstre. Il s'y trouva dans une compagnie extrêmement triste, composée d'hommes, de chiens, d'ours, de lions, de serpents et d'une foule d'autres animaux inconnus, qui mordaient cruellement et qui n'épargnèrent point le passager. Il éprouva les horreurs du froid, la puanteur du soufre brûlé ainsi que d'autres désagréments. L'ange vint le tirer de là et lui dit : Tu viens d'expier les petites fautes d'ha* bitude ; mais tu as autrefois volé une vache à un paysan, ton compère : la voilà, cette vache. Tu vas la conduire de l'autre côté du lac qui est devant nous. — Tondal vit donc une vache indomptée à quelques pas de lui; il se trouva sur le bord d'un étang bourbeux qui agitait ses ilôts avec fracas. On ne pouvait le traverser que sur an peut si étroit, qu'un homme en occupait toute la largeur avec ses pieds. Hélas ! dit en pleurant le pauvre soldat, comment pourrai-je traverser avec une vache ce pont où je n'oserais me hasarder seul? — Il le faut, répliqua l'ange. Tondal, après bien des peines, saisit la vache par les cornes et s'efforça de la conduire au pont* Mais il fut obligé de la traîner, car lorsque la vache était debout, en disposition de faire un pas, le soldat tombait de sa hauteur ; et quand le soldat se relevait, la vache s'abattait à son tour. Ce fut avec bien des peines que l'homme et la vache arrivèrent au milieu du pont. — Alors Tondal se trouva nez à nez avec un autre homme qui passait le pont comme lui : il était chargé de gerbes qu'il était condamné à porter sur l'autre bord du lac. Il pria le soldat do lui laisser le passage ; Tondal le conjura de ne pas Tempécher de finir une péni-
( Mpb. Karr, Voyage autour de mon Jardin, Içtt. ^, < Qua iLcbaron appeUaba^r..,