ARI
corps. Cet élixir blanc est un remède à peu près uoiverseî, qui fait merveilles en médecine , fond Thydropisie et gnérît tous les maux intérieurs*.
Argoages, — voy. FÉES.
AngBote. — Lucien conte qu'à Corinlhe , dans le quartier de Cranalis, personne n*osait habiter une maison qui était visitée d'un spectre. Un certain Arignote, s'étant muni de livres magiques égyptiens, s'enfeirma dans cette maison pour y passer la nuit, et se mit à lire tranquillement dans la cour. Le spectre parut bientôt ; pour effrayer Arignote , il prit d'abord la figure d'un chien, ensuite celles d'un taureau et d'un lion. Mais, san'fe se troubler, Arignote prononça dans ses livres d.es conjurations qui obligèrent le fantôme à se retirer dans un coin de la cour, oii il, disparut. Le lendemain on creusa à l'endroit oti le spectre s'était enfoncé ; on y trouva un squelette auquel on donna la sépulture , et rien ne parut plus dans la maison. — Celte anecdote n'est autre chose que l'aventure d'Alhénodoi'e, que' Lucien avait lue dans Pline , et qu'il accommode à sa manière pour divertir ses lecteurs.
Arîmane, — prince des enfers chez les anciens Perses, source du mal, démon noir, engendré dans les ténèbres*, ennemi d'Oromaze, principe du bien. Mais celui-ci est éternel, tandis qu'Arimane est créé et doit périr un jour.
Ariooift , — démon de la vengeance, selon quelques démonographes ; différent d'Alastor, et occupé seulement des vengeances particulières de ceux qui remploient.
Arîoliitet , -^ devins de l'antiquité, dont le métier se nommait artolatio , parce qu'ils devinaient par les autels {ab aris). fis consultaient les démotts sur leurs autels, dit Daugis* ; ils voyaient ensuite si Tautel tremblait ou s'il s'y faisait quelque merveille , et prédisaient ce que le diable leur inspirait.
ArÎBtée , — charlatan de l'île de Proconèse, qui vivait du temps de Crésus. Il disait que son âme sortait de son corps quand il voulait, et qu'elle y retournait ensuite. Les uns content qu'elle s'échappait , a liai vue de sa femme et ï^e ses enfants, sous la figure d'un cerf,Wiertis dit sons là figure (Tun corbeau *. — Hérodote rapporte, ûam s6n qual**ième livre , que cet Afistée, entrant un' jour dans la boutique d^tt foulon , y (ocfiba mort ; que le foulon» cou rufl
* Traité de chimie philosoph. et hermétique, p. 168.
* Plutarque, sur Ists et Osiris.
^ Traité ror la-magie» etc., pw 66.
* De PrKstigiis d«m., lib. i, cap. 14.