ARI
avenir ses parents , qui arrivèrent pour le faire enterrer; mais on ne trouva plus le corps. — Toute la ville était en grande surprise, quand des gens qui revenaient de quelque voyage assurèrent qu'ils avaient rencontré Aristée sur le chemin de Crolone < . Il paraft que c'était une espèce de vampire. Hérodote ajoute qu'il reparut au bout de sept ans à Proconèse , y composa un poème et mourut de nouveau. Leloyer, qui regarde Aristée comme un sorcier à extases », cite une autorité d'après laquelle, à l'heure raémeoù ce vampire disparut pour la seconde fois, il aurait été transporté en Sicile, où il se fit maître d'école. Il se montra encore trois cent quarante ans après dans la ville de Métaponle , et il y fit élever des monuments qu'on voyait du temps d'Hérodote. Tant de prodiges engagèrent les Siciliens à lui consacrer un temple où \{6 l'honoraient comme un demi-dieu.
Arîttodème , — roi des Messéniens. Voy.
Ophioneus et Ololygmancie.
Aristoloohîe . — OU paille de sarrasin , ou plutôt espèce de plante appelée pistoloche, avec laquelle Apulée prétendait qu'on pouvait dénouer l'aiguillette, sans doute en l'employant à des fumigations. Voy, LigaÏ-ubes.
Arittomèifte , — général messénien, si habile et si adroit que, toutes les fois qu'il tombait au pouvoir des Athéniens, ses ennemis, il trouvait moyen de s'échapper de leurs mains. Pour lui ôter cette ressource, ils le firent mourir ; après quoi on l'ouvrit et on lui trouva le cœur Uiut velu et tout couvert de poils s.
Arîitote , — que l'arabe Averroës appelle le comble de la perfection humaine. Sa philosophie a toujours été en grande vénération, et son nom ne peut recevoir trop d'éclat. Mais il ne fallait pas se quereller pour ses opinions et emprisonner dans un temps ceux qui ne les partageaient pas , pour emprisonner dans un autre ceux qui les avaient adoptées. Ces querelles, au reste, n'ont été élevées que par les hérétiques. — Delancre semble dire qu'Aristote savait la magie naturelle * ^ mais il'-ne parle en homme superstitieux dans aucun d6 ses écrits. Quant à la vieille opiniony soulenue^ par Procope et c^ueiques autres, qu'Artstote, ne pouvant comprendre la raison du flux et du reflux de l'Euripe , s'y précipita en faisant de désespoir ce mauvais calembourg : « Puis*
' Plutarque, danis la Vie de ttomulus.
» Bisconrs des spectres, Uv. iv, ch. 24.
•' Valère-Maxime, liv. !•«■, ch. 8, ext. n'' 15. '
♦ Tablean de rinconstaiice des mautais anges, etc., liv. VI, dise. 2.