‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 54 sur 319 · BAU · texte numérisé non relu

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qui la passent pour la première fois une cérémonie qu'ils appellent le baptême de la ligne, et qui consiste en une aspersion plus ou moins désagréable, dont on évite souvent le» ennuis par une générosité. Les pert»onnages qui font la plaisanterie se travestissent; le Père la Ligne arrive dans un tonneau, escorté par un diable, un courrier, un perruquier et on meunier. Le passager qui ne veut pas donner pour boire aux matelots est arrosé ou baigné , après avoir été poudré et frise. On ne sait trop l'origine de cet usage, ni pourquoi le diable y figure.

Barat, — maladie débogueur, ordinairement le résultat d'un sort jeté, qui conduit infailliblement à la mort, et qui, selon les opinions bretonnes, est guérie par les eaux de la fontaine de Sainte-Candide , près de Scaer , dans le Finistère. Il n'est pas d'enfant qu'on ne trempe dans celte fontaine quelques jours après sa naissance ; on croit qu'il vivra s'il étend les pieds, et qu'il mourra dans peu s'il les retire*.

Barbas, — démon. Voy, Mabbas.

Barbatofl, — grand et poissant démon, comte-duc aux enfers, type de Robin-des- Bois; il se montre sous la figure d'un archer ou d'un chasseur; on le rencontre dans les forêts. Quatre rois sonnent du cor devant lui. Il apprend à deviner par le chant des oiseaux, le mugissement des taureaux , ies aboiements des chiens et les cris des divers animaux. 11 connaît les trésors enfouis par le» magiciens. Il réconcilie les amis brouillés. Ce démon , qui était autrefois dans l'ordre des Vertus des cieux et de celui des Dominations, est réduit aujourd'hui à commander trente légions infernales. Il connaît le passé et le futur *.

Berbe. — Les Romains gardaient avec un soiA superstitieux leur première barbe. Néron faisait conserver la sienne dans une boite d'or enrichie de pierreries '.

Barbe-à-Bieu. — Thiers, dans son Traité des superstitions, rapporte la prière dite la Barbe-à-Dieu; c'est une prière superstitieuse encore populaire, et qui se trouve dans divers recueils. La voici : a Pécheurs et pécheresses, venez à moi parler. Le cœur me dut bien trembler au ventre, comme fait la feuille au tremble, comme fait la Loîsonni quand elle voit qu'il faut venir sur une petite branche, qui n'est plus grosse ni plus membre que trois

» Cambry, Voyage dans le Finis;ère, t. III, p. 157. > Wierus, in Pseudomonarchia dœm.

3 M. Nisard, Stace.

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