‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 63 sur 319 · BOL · texte numérisé non relu

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les deux bâtons qui tiennent la bande roulée sur laquelle est écrit le livre do leur loi. Ils sont persuadés que ratlouchemenl de ces bâtons affermit h vue et rend la satité. Ils croient aussi qu'il n'y a pas de nîeilletir moyen de faciliter l'accoucbement des femmes, que de leur faire voir ces bois qu'il ne leur est pas permis de toucher.

Boîitnav ou Boaûtuau (Pierre), dit Launay, — Nantais, mort à Paris en 4 566. On recherche de lui deux ouvrages rares et curieux : 4® Bistoires prodtgieusea ^ extraites de divers autçurs, in-8°, 1561. Aux quarante histoires de Boistuau, Tesserant en ajouta quinze. Belleforêt, Hoyer et Marionville les firent réimprimer avec une nouvelle continualion, en ISto. six vol. in-16; — î"" Histoires tragiques^ extraites des œuvres italiennes de Bandel, et mises en langue française, 1568 et années suivantes, 7 vol. in-16. Il n'y a que les six premières histoires du premier volume qui aient été traduites par Boistuau ; les autres sont de la traduction de Belleforêt, qui lui était bien inférieur. Voy. Visions, Sympathie, Apparitions.

Bojanî (Michel). — On peut lire de lui une Histoire des songes *, publiée en 1587. Nous ne la connaissons que par le titre.

BoUoré (Gilles), — bonhomme qui habitait une maison d'un faubourg de Tours, où U prétendit qu'il revenait des esprits qui rem-, péchaient de dormir. C'était au seizième siècle. Il avait loué cette maison ; et comme il s'y faisait un bruit et tintamarre d'esprits invisibles, sabbats et lutins, qui ne lui laissaienl aucun repos, il voulut à toute force faire résilier le bail. La cause fut portée devant \e siège présidial à Tours, qui cassa le bail. Le propriétaire en appela au parlement de Paris ; son avocat, maître René Chopin, soutint que les visions d'esprits n'étaient autre chose que contes de vieilles, épouvantails de palits enfants. Le parlement ne décida rien et renvoya la cause au ti-ibunal de la Tournelle, qui par son arrêt maintint la résiliation du bail '.

Bolfri, — voy. BÉRITR.

Bolîngbroke, — VOy. GloCËSTEH.

Boiomanoie. — C'edt ItiMomancte. Vvy. ce mot.

Bolotoo, -^ tie imaginaire où les nat\irel$ des îles de Tonga placent leur paradis. II3 eroiént que les âmes de leurs ebefs y devie»^ nent des divinités du second ordre. Les arbres

' MichaelùBoJftBi, HiatorU do Sommin. IiH*'- Witlenberg, 1587.

' LeToyer, Disc, des spectres, liv. vr, ch. 15.

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de Bolotoo sont chargés, disent-ils, des mtMlleurs fruits et toujours couverts des plus belles fleurs, qui renaissent toutes les fois qu'on les cueille. Ce séjourdivinestremplid'animaux immortels que l'on ne tue que pour la nourriture des dieux et des élus ; mais aussitôt qu*on en tue un, un autre le remplace.

Bona (Jean), — gavant et pieux cardinal, mort en 1674. On recherche de lui un Traité du discernement des esprits , in-12 , publié en 4673 et traduit par l'abbé Leroy de Hautefontaine, 1676. Le chapitre 20 de cet ouvrage traite avec beaucoup de lumières de ce qu il y a de plus difficile dans la matière des visions et des révélations particulières *.

BoiM««et, — voy, GULLETS.

Bonati (GfTi), — astrologue florentin du treizième siècle. H vivait, dit-on, d'une mn«> nière originale, et possédait l'art de prédire l'avenir. Les troupes de Rome« sous le ponli"ficpt de Martin IV, assiégeaient Forli , ville de la Romaine, défendue par le comte de Monlferrat. Bonati, qui s'y était retiré, voynnt la vHle prèle à faire une sortie, aitnoiiçil au comte qu'il serait blessé dans fa métée. L'événement justifia la prédiction ; et le ccante de Monlferrat, qui avait porté avec lui ce qu'il fallait pour paasersa blessure, fit depuis le plus grand cas de l'astrologie. Bonati , sur la fin de sa vie, reconnut pourtant la vanité de sa Bcience, se fit frandscaia, et mourut pénitent en 1300. Ses ouvrages ont été re* cueillis par Jacques C»uterus, sous le titre de Liber Mtrtmwnicmy in-4<> rare, Augsbourg,

BonicB, — tle imaginaire de rAmérique, où Deotatus, médecin spagirique, place une fontaine dont les eaux , plus délicieuses que le meilleur vin, ont la vertu de rajeunir.

3ionîfâce vztx, — pape, élu le 24 décembre 1294. On a conté que, n'étant encore que cardinal, il fit percer une muraille qui avoisinait le lit du pape Célestin, et lui cl^ia, au tnoyen d'une sarbacane, qu'il eût à déposer la tiare s'il voulait être sauvé; que le bori pape Célestin obéît à celte voix, qu'il croyait venir du ciel, et céda la place à Bonifacp. — Mais ce récit h*esl qu'une imposture entièrement supposée par les protestants, qui ont imaginé cette calomnie comme tant d'autres. La vérité est que le pape Célestin déposa la tiare pour s'occuper uniquement de son âme. Le cardinal Cajetan (depuis Boniface VIII) n*y fut pour rien.

' Joannes cardinalis Bona, De discretione spirituum. In-12. Paris, 167S.

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