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(Je dives ou mauvais génies; et qu^au-dessous est un pont où les âmes passent pour aller dans Taulre monde, après qu'elles ont rendu compte de ce qu'elles ont fait dans celui-ci.
Borgîa (César). — On lui attribue Thonneur d'avoir eu un démon familier.
Borrî (Joseph-François), — Imposteur et alchimiste du dix-septième siècle, né à Milan en 1627. Il débuta par des actions qui Tobligèrent à chercher refuge dans une église jouissant du droit d'asile. Il parut depuis changer de conduite; puis il se dit inspiré du ciel, et prétendit que Dieu l'avait choisi pour réformer les hommes et pour rétablir son règne ici-bas. Il ne devait y avoir, disaitil, qu'une seule religion soumise au pape, à qui il fallait des armées, dont lui, Borri, serait le chef, pour exterminer tous les non catholiques. Il montrait une épée niiraculeuse que saint Michel lui avait donnée; il disait avoir vu dans le ciel- une palme lumineuse qu'on lui réservait. II soutenait que la Sainte-
recueil de dix lettres, dont les deux premières roulent sur les esprits élémentaires. L'abbé de Villars en a donné un abrégé dans l'ouvrage intitulé : Le C(mte de Gahalis.
Bos (Françoise). — Le 30 janvier 4606, le juge de Gueille procéda contre une femme de mauvaise vie, que la clameur publique accusait d'avoir un commerce abominable avec un démon incube. Elle était mariée et se nommait Françoise Bos. De plus elle avait séduit plusieurs de ses voisines et les avait engagées à se souiller avec ce prétendu démon, qui avait l'audace de se dire capitaine du Saint-Esprit ; mais qui, au témoignage desdites voisines, était fort puant. Cette dégoûtante affaire se termina par la condamnation de Françoise Bos, qui fut brûlée le M juillet 4606. — On présume, par l'examen des pièces, que le séducteur était un misérable vagabond.
Boso (Jean du), ~ président de la cour des aides de Rouen, décapité comme rebelle en 456a. Ou a de lui un livre intitulé : Traité de
Vierge était de nature divine, conçue par in-% la vertu et des propriétés du nombre septénaire.
spiralion , égale à son fils et présente comme lui dans l'Eucharistie; que le Saint-Esprit s'était incarné dans elle, que la seconde et la troisième personne de la Trinité sont inférieures au Père, que la chute de Lucifer entraîna celle d'un grand nombre d'anges qui habitaient les régions de l'air. Il disait que c'est par le ministère de ces anges rebelles que Dieu a créé le monde et animé les brûles, mais que les Sommes ont une âme divine, que Dieu nous a faits malgré lui, etc. Il finit par se dire lui-même le Saint-Esprit incarné. — Il fut arrêté après la mort d'Innocent X, et, le 3 janvier 1664 , comdamné comme hérétique et comme coupable de plusieurs méfaits. Mais il parvint à fuir dans le nord, et' H fît dépenser beaucoup d'argent à la reine Christine, en lui promettant fe pierre philosophai. Il ne lui découvrit cependant pas ses secrets. Il voulait passer en Turquie, lorsqu'il fut arrêté dans un petit village comme conspirateur. Le nonce du pape le réclama , et il fut(X)aduit à Rome, où il mourut en prison le 10 août 4695. — Il est l'auteur d'un livre intitulé : La Clef du cabinet du chevalier Borrij où ron trouve diverses lettres scientipqueSj chimiques et très-curieuses ^ ainsi que des instructions politiques, autres choses digne de curiosité, et beaucoup de beaux secrets, Genève, 4684, petit in-12 «. Ce livre est un
J La ChiaTe del gabinetto del cavagliere G. F. Borri, cnlfavordellaquale si vedono varie lettcre scientifice, ckimice, e curiosissime, con varie instruzioni politiche, «laltrecose degne di curiosita e molti segreti bellis- Wni. Cologne (Genève), 1681.
Botanomanoîe, — divination par le moyen des feuilles ou rameaux de verveine et' de bruyère , sur lesquelles les anciens gravaient les noms et les demandes du consultant. — On devinait encore de celte manière : lorsqu'il y avait eu un grand vent pendant la nuit, on allait voir de bon matin la disposition des feuilles tombées, et des charlatans prédisaient ou déclaraient là-dessus ce que le peuple voulait savoir.
Botît, — voy. Otis.
Bëtrîs ou Botrîde, — plante dont les feuilles sont velues et découpées et les fleurs en petites grappes. Les gens à secrets lui attribuent des vertus surprenantes, et particulièrement celle de faire sortir avec facilité les enfants morts du sein de leur mère.
Boubenhoren, — voy. PACTE.
Bouo. — C'est sous la forme d'un grand bouc noir aux yeux étincelants, que le diable se fait adorer au sabbat; il prend fréquemment cette figure dans ses entrevues avec les sorcières, et le maître des sabbats n'est pas autrement désigné, dans beaucoup de procédures, que sous le nom de bouc noir ou grand bouc. Le bouc et le manche à balai sont aussi la monture ordinaire des sorcières, qui partent par la cheminée pour leurs assemblées nocturnes. — Le bouc, chez les Égyptiens, représentait le dieu Pan , et plusieurs démo- * nographes disent que Pan est le démon du sabbat. Chez les Grecs on immolait le bouc à Bacchus; d'autres démonomanes pensent que
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le démon du sabbat est Bacclius. EnGn le bouc émisisaire des Jui&» (Âzazel ) hantait les forêts et lieux déserts consacrés aux démons : voilà encore, dans certaines opinions, les motifs qui ont placé le bouc au sabbat. Voy. Sabbat. — L'auteur des Admirables secrets d' Al* bert-le-Grand dit, au chapitre 3 du livre II, que si on se frotte le visage dç sang de bouc qui aura bouilli avec du verre et du vinaigre, ou aura incontinent des visions horribles e^ épouvantables. On peut procurer le même plaisir à des étrangers qu'on voudra troubler. Les villageois disent que le diable se montre fréquen^ment en forme de bouc, à ceux qui le font venir avec le grimoire. Ce fut sous la figure d'un grand bouc qu1l emporta Guillaume-le-Roux, roi d'Angleterre. — Voici un^ aventure de bouc qui peut tenir ici sa place. Un voyageur, couché dans une chambre d'auberge , avait pour voisinage , sans le savoir, une compagnie de chèvres et de boucs , dont il n'était séparé que par une cloison de bois fort mince, ouverte en plusieurs endroits. Il s'était couché sans examiner son gîte et dormait paisiblement, lorsqu'il reçut la visite d'un bouc son voisin; il avait profité d'une ouverture pour venir le voir. Le bruit de ses sabots éveilla l'étranger, qui le prit d'abord pour un voleur. L'animal s'approcha du lit et mit ses deux pieds dessus. Le voyageur, balançant entre le choix d'une prompte retraite ou d'une attaque vigoureuse, prit le parti de se saisir du voleur prétendu. Ses pieds, qui d'abord se présentent an bord du lit, commencent à l'intriguer; son effroi augmoQte, lorsqu'il touche une face pointue, une longue barbe , des cornes... Persuadé que ce ne peut être que le diable, il saute de son lit tout troublé. Le jour vint seul le rassurer, en lui faisant connaître son prétendu démon. Voy. Grimoire.
Boucher. — Ambroise Paré raconte, da^s son livre des Monstres^ chapitre 28, qu'un valet, nommé Boucher, étant plongé dans des pensées impures, un démon ou spectre lui apparut sous la figure d'une femme. Il suivit le tentateur ; mais incontinent son ventre et ses cuisses s'enflammèrent, tout son corps s'embrasa, et il en mourut misérablement.
Bouçhey (Marguerite Ragum), — femme d'un maçon de la Sologne, vers la fin du seizième siècle ; elle montrait une sorte de ma* rionnelte animée , que les gens experts découvrirent être un lutin. En juin 4603, le juge ordinaire de Romorantin, homme avisé, se mit en devoir de procéder contre la marionnette. Elle confessa que maître Jehan, caba-