‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 70 sur 319 · BRO · texte numérisé non relu

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forêt enchantée. Voy.

Brohon (Jean) , — médecin 'de Coutances, au seizième siècle. Des amateurs recherchent de lui : 4** Description d*une merveilleuse et jirodigieuse comète , avec un traité présagique des comètes, in-S». Paris, 4568. — 2*» Aima" nachf ou Journal astrologique^ avec les jugements pronostiques , pour l'an 4 572 , Rouen , 4574, in-42.

Brollc (Corneille), — jeune garçon du pays de Labour, que Pierre Delancre interrogea comme sorcier au commencement du dixseptième siècle. Il avoua qu'il fut violenté pour baiser le derrière du diable. « Je ne sais s'il dit cela par modestie, ajoute Delancre ; car c'est un fort civil enfant. Mais il ajouta qu'il soutint au diable qu'il aimerait mieux mourir que lui baiser le derrière, si bien qu'il ne le baisa qu'au visage ; et il eut beaucoup de peine à se tirer du sabbat , dont il n'approuvait pas les abominations *. »

Broasîer (Marthe) , — fille d'un tisserand de Romorantin, qui se dit possédée et convulsionnaire en 1 569, à l'âge de vingt-deux ans. Elle se fit exorciser ; les effets de la possession devinrent de plus en plus merveilleux. Elle parcourait les villes ; et le diable, par sa bouche , pariait hébreu , grec , latin , ani^lais, etc. On disait aussi qu'elle découvrait les secrets. On assure que dans ses cabrioles elle s'élevait quelquefois à quatre pieds de terre. — L'ofBcial d'Oriéans, qui se défiait d'elle, lui dit qu'il allait l'exorciser, et conjugua, dans Despautère, les verjjes nexo et texo; le démon aussitôt la renversa à terre, où elle fit ses contorsions. Charies Miron, évêque d'Angers, devant qui elle fut conduite, la fit garder dans une maison de confiance. On mit, à son insu, de l'eau bénite dans sa boisson , qui l'opéra pas plus d'effet que l'eau ordinaire; on lui en présenta dans un bénitier, qu'elle crut bénite, et aussitôt elle tomba par terre, se débattit et fit les grimaces accoutumées. L'évêque, un Virgile à la main, feignit de vouloir l'exorciser , et prononça d'un ton grave Arma virumque cano. Les convulsions de Marthe ne manquèrent pas de redoubler. Certain alors de l'imposture , Charles Miron chassa la prétendue possédée de son diocèse, comme on l'avait chassée d'Orléans. A Paris, les médecins furent d'abord partagés sur son état; mais bientôt ils prononcèrent qu'il y avait beaucoup de fraude , peu de maladie ,

* Lettres de Baint-André sur la magie, Déinoniana, pictjontiaire d'aifec^otes suisses.

I Tableau de Tinconstance des mauvais anges, etc., p. 76.

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