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crédules. » — On sait que Castor et Pollux sont devenus la constellation des Gémeaux.
Cutro (AlphOxNSe de), — célèbre prédicateur né au Pérou, et l'un des plus savants théologiens du seizième siècle, auteur d'un livre contre les magiciens *.
Catal>olîquet. — (t Ceux qui ont lu les an* ciens savent q\i& les démons cataboliques sont des démons qui emportent les hommes, les tuent, brisent et fracassent, ayant cette puissance sur eux. De ces démons cataboliques, Fulgence raconte qu*un certain Campester avait écrit un livre particulier qui nous servirait bien si nous Pavions, pour apprendre au juste comment ces diables traitaient leurs suppôts les magiciens et sorciers *. »
Oatalde, — évéque de Tarente au sixième siècle. Mille ans après sa mort, on raconte qu'il se montra une nuit, en vision, à un jeune Tarentin du seizième siècle , et le chargea de creuser en un lieu qu'il lui désigna, où il avait caché et enterré un «livre écrit de sa main pendant qu'il était au monde, lui disant qu'incontinent qu'il aurait recouvré ce livre il ne manquât point de le faire tenir à Ferdinand , roi d'Aragon et de Naples, qui régnait alors. Le jeune enfant n'ajouta point de foi d'abord à cette vision, quoique Catalde lui apparût presque, tous les jours pour l'exhorter à faire ce qu'il lui avait ordonné. Enfin, un matin avant le jaur, comme il faisait sa prière, il aperçut Catalde en habit épiscopal, lequel lui dit avec une contenance sévère : « tu n'as pas tenu compte de chercher le livre que je t'avais enseigné et de l'envoyer au roi Ferdinand ; sois assuré, cette fois pour toutes, que si tu n'exécutes ce que je t'ai commandé, il t'en adviendra mal. » — L'enfant, intimidé de ces menaces, publia sa vision à tout le monde ; le peuple ému s'assembla pour l'accompagner au lieu marqué. On y arriva, on creusa la terre ; on trouva un petit cotfre de plomb si bien clos et cimenté que l'air n'y pouvait pénétrer, et au fond du coffre se vit le livre où toutes les misères qui devaient arriver au royaume de Naples, au roi Ferdinand et à ses enfants, étaient décrites en forme de prophétie, lesquelles ont eu lieu ; car Ferdinand fut tué au premier conflit; son fils Alphonse, à peine maître du trône, fut mis en déroute par ses ennemis, et mourut en exil. Ferdinand, le puîné, périt misérablement à la fleur de son âge, accablé de
* De Sortilegis ac maleficis , eorumque piinitione. Lyon, 1568.
* Leloycr, Hjst, et disç. des spectres, liv. v|i, cU. 4.
guerres, et Frédéric, petit-fils du défunt Ferdinand, vit brûler, 8accag<*r et ruiner son pays 1 .
Catalonot OU Babailanai, — prêtresses des Indiens des tles Philippines. Elles lisent dans l'avenir et prédisent ce qui doit arriver. Quand elles ont annoncé le bien ou le mal à ceux qui les consultent , elles font le sacrifice d'un cochon qu'elles tuent d'un coup de lance et qu'elles offrent en dansant aux mauvais génies et aux âmes des ancêtres, lesquelles, dans l'opinion des Indiens, fixent leurs demeures sous de grands arbres.
Catananoée, — plante que les femmes de Thessalie employaient dans leurs philtres. On en trouve la description dans Dioscoride.
Oataramonaohîa , — ana thème que fulminent les papas grecs. Dans quelques îles de la Morée, on dit que cet anathème donne une fièvre lente dont on meurt en six semaines.
Catelan ( LAURENT ), — pharmacien de Montpellier au dix-septième siècle. II a laissé une Histoire de la nature, chasse, vertus, propriétés et usages de la Licorne, Montpellier, in-8®, i 624, et un Rare et curieuoD Discours de la plante appelée Mandragore, Paris, in -12, 4639.
Catharin (Ambroise), — dominicain de Florence, mort à Rome en 1553, auteur d'une réfutation des prophéties de Savonarole *, et d'un Traité de la mort et de la résurrection,
Catherine, — voy. REVENANTS.
Catherine ( SAINTE ), — VOy, INCOMBUSTI- BLES.
Catherine de Médioît, — célèbre reine de France, née à Florence en 151 9, morte en \ 589. Elle croyait non-seulement à Taslrologie judiciaire, mais encore à la magie. Elle portait, dit-on, sur l'estomac une peau de vélin, d'autres disent d'un enfant égorgé, semée de figures, de lettres et de caractères de différentes couleurs. Elle était persuadée que cette peau avait la vertu de la garantir de toute entreprise contre sa personne. Elle fit faire la colonne de l'hôtel de Soissons *, dans le fût de laquelle il y avait un escalier à vis, pour monter à la sphère armillaire qui est au haut. EUe allait y consulter les astres avec ses astrologues, dont elle s'entoura
' Histoires prodigieuses de Boistuaiix, tom. i*'.
' Discorso contra la dottrina ele proretic di Girolamo Sayonarola, da Arabrosio Catarino polito. In-S». Venise, 1548. Thomas Neri combattit cet ouvrage dans un livre intitulé : Apologia di Tonnaso Ncri, in difcsa délia dottrinu di Girolamo Savonarola. In-8". Florence, 1564.
^ Cette colonne existe encore à Paris j elle est adossée à la Halle au blç.