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jusqu'à sa mort. — Cette princesse, que Ton a fort noircie, eut beaucoup d'ennemis, surtout les réformés, qui n'ont reculé devant aucune calomnie. Ils la représentent comme ayant été très-versée dans l'art d'évoquer les esprits; ils ajoutent que sur la peau d'enfant qu'elle portait au cou, étaient, représentées plusieurs divinités païennes. Étant tombée gravement malade, elle remit, disent-ils, à M. de Mesmes, une boite hermétiquement fermée, en lui faisant promettre de ne jamais l'ouvrir et de la lui rendre si elle revenait à la vie. Long-temps après, les enfants du dépositaire ayant ouvert la boite, dans l'espoir d'y trouver des pierreries ou un trésor, n'y découvrirent qu'une médaille de forme antique, large et ovale, où Catherine de Médicis était représentée à genoux, adorant les Furies et leur présentant une offrande. Ce conte donne la mesure de vingt autres. Catherine de Médicis survécut à M. de Mesmes, et elle n'aurait pas manqué de retirer la cassette. — Elle avait attaché à sa personne plusieurs astrologues, parmi lesquels il ne faut pas oublier l'illustre Luc Gauric. Ils lui prédirent que Saint-Germain la verrait mourir. Dès -lors elle ne voulut plus demeurer n Saint-Germaincn-Laye ; et on dit qu'elle n'y coucha jamais depuis. Mais Nicolas de Saint-Germain, évoque de Nazareth, l'ayant assistée à l'heure de sa mort, on regarda la préd'Clion comme accomplie.
Catho ( ÂNGELo ) , — savant habile dans l'astrologie, qui prédit àCharles-le-Téméraire sa mort funeste. Le duc de Bourgogne n'en tint compte, et perdit tout, comme on sait. Malheureusement rien ne prouve que la prédiction ait été faite en temps utile. Louis XI estimait tant Angelo Catho , à cause de sa science, qu'il lui donna l'archevêché de Vienne en Dauphiné.
Catîlliu, — voy. Gilbert.
CatoblelM», — serpent qui donne la mort à cenx qu'il regarde , si on en veut bien croire Pline. Mais la nature lui a fait la tète fort basse, de manière qu'il lui est difficile de 6xer quelqu'un. On ajoute que cet animal habite près de la fontaine Nigris, en Ethiopie, que Ion prétend être la source du Nil.
Caton le Oenieur. — Dans son livre, De He Rustica, il enseigne, parmi divers remèdes, la manière de remettre les membres démis, et donne même les paroles enchantées dont il faut se servir.
Catoptromanoîe, — divination par le moyen d'un miroir. On trouve encore, dans beaucoup de villages, des devins qui emploient cette
divination, autrefois fort répandue. Quand on a fait une perte, essuyé un vol, ou reçu quelques coups clandestins dont on veut connaître l'auteur, on va trouver le sorcier ou devin, qui introduit le con>ultant dans une chambre à demi éclairée. On n'y peut entrer qu'avec un bandeau sur les yeux. Le devin fait les évocations, et le diable montre dans un miroir le passé, le présent et le futur. Malgré le bandeau , les crédules villageois , dans de telles occasions, ont la tête tellement montée qu'ils ne manquent pas de voir quelque chose. — On se servait autrefois, pour cette divination, d'un miroir que l'on présentait, non devant, mais derrière la tête d'un enfant à qui l'on avait bandé les yeux. — Pausanias parle d'un autre effet de la catoptromancie. « 11 y avait à Patras, dit-il, devant le temple de Cérès, une fontaine séparée du temple par une muraille ; là on consultait un oracle, non pour tous les événements, mais seulement pour les maladies. Le malade descendait dans la fontaine un miroir suspendu à un fil, en sorte qu'il ne louchât la surface de l'eau que par sa base. Après avoir prié la déesse et brûlé des parfums, il se regardait dans ce miroir, et, selon qu'il se trouvait le visage hâve et défiguré ou gras et vermeil , il en concluait très-certainement que la maladie était mortelle ou qu'il en réchapperait. »
Cattanî (François), — évèque de Fiésol, mort en 1595, auteur d'un livre sur les superstitions de la magies
Oauehemar. — On appelle ainsi un embarras dans la poitrine , une oppression et une difficulté de respirer qui surviennent pendant le sommeil, causent des rêves fatigants, et ne cessent que quand on se réveille. On ne savait pas trop, au quinzième siècle, ce que c'était que le cauchemar, qu'on appelait aussi a\ors chauche-ponlet. On en fit un monstre; c'ètail un moyen prompt de résoudre la difficulté. Les uns voyaient dans cet accident une sorcière ou un spectre qui pressait le ventre des gens endormis, leur dérobait la parole et la respiration, et les empêchait de crier et de s'éveiller pour demander du secours ; les autres , un démon qui étouffait les gens. Les médecins n'y voyaient guère plus clair; on ne savait d'autre remède pour se garantir du cauchemar, que de suspendre une pierre creuse dans l'écurie de sa maison ; et Delrio, embarrassé, crut décider la question en disant que Cauchemar était un suppôt de Belzébulh ; il l'appelle ailleurs incuhus morbus. — Dans les
» &(>pra la auperstitione deir arte magica. Florence. I&62.
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