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avec Taboi dénote un Mède qui vous tuera. » Los Grecs étaient en guerre avec les Perses et les Mèdes. Malheureusement pogr.le devin , le songe ne s'accomplit pas, et Cimon ne mourut que de maladie.
Cmoînna&iBlv» «m ISncSmiatiit ( le petit frisé), — esprit qui, au rapport de Rbodiginos, parlait par la bouche d'une femme nommée iocaba, laquelle était ventriloque.
Ofinq. — Les Grecs modernes se demandent excuse en prononçant le nombre cinq, qui est du plus mauvais augure^ parce qu'il exprime un nombre indéfini , réprouvé par les cabalistes.
Cîones. ^ — Voy. RiONES.
Oîppufl Venelkis , — chef d'une partie ^e rilalie , qui, pour avoir assisté à un combat de taureaux et avoir eu toute la nuit l'imagination occupée de cornes», se trouva un front cornu le lendemain. D'autres disent que ce prince, entrant victorieux à Rome , s'aperçut en regardant dans le Tibre qu'il lui était poussé des cornes; il consulta les devins pour savoir ce que lui présageait une circonstance si ex- Iraordmaire. On pouvait expliquer ce prodige de plusieurs façons ; on lui dit seulement que c'était ùiie marque (Ju'îl régnerait dans Rome ; mais â n'y voulut plus entrer. Cette modération est plus fiierveilleuse que les cornes.
Ciroé, — fameuse magicienne qui changea les compagnons d'Ulysse en pourceaux. Elle savait composer des potions magrqueft et des enchantements par lesquels , au moyen du diable, elle troublait l'air, excitait les grêles et les temfpètes , «t donnait aux hommes des maladies de corps et d'esprit. Samt Jean- Chrysostome regarde la métamorphose des compagnons d'Ulysse comme une allégorie.
OiroonoelHons, — fanatiques du qualrième siècle, de la secte des donaiistes. Ils parurent en Afrique. Armés d'abord de bâtons qu'ils appelaient bâtons d'Israël , ils commetuiient tous les brigandages sous prétexte de rétablfr l'égalité. Ils prirent bientôt des armes plus oflfensives pour tuer les catholiques. On les appelait aussi scolopètes; ils faisaient grand cas du diable et l'honoraient en se coupant la ^orçe , en se noyant , en se jetant eux et leurs femmes dans les précipices. A la suite de Frédéric Barberoussp, au treizième siècle, on vît reparaître des circoncelîions qui damnaient les catholiques. Ces violents sectaires ne durèrent pas long-temps.
Cire. — C'est avec de la cire que les sorcières composaient les petites figures magiques qu'elles faisaient fondre pour envoûter
et faire périr ceux qu'elles avaient pour èn->nemis. On décapila à Paris, en 4574, un gentilhomme chez qui l'on trouva une petite image de cire ayant la place du cœiir percée d'un poignard. Voy. Envoûtement.
Ciruelo ( PiERRE ), — savant aragonaîs dii quinzième siècle, à qui l'on doit un livre d'astrologie S où il défend les astrologitèè et leur science contre les raisonnements de Pic de la Mirandole.
Citation, — formule employée pour appeler les esprits et les forcer à i)araîlre. Voy. Évocation.
Cita, — fête au Pérou, dans laquelle tous les habitants se frottaient d'une pâte oii ils avaient mêlé un peu de sang tiré de l'entredeux des sourcils de leurs enfants. Ils pensaient par là se préserver, pour tout le mois, de tout malaise. Des prêtres faisaient ensuite des conjurations afin d'éloigner les maladies, et les Péruviens croyaient que toutes les fiçvres étaient chassées à cinq ou six lieues de leurs habitations.
CUîron ( Claire-Josèpue-Leyris de La- TUDE , connue sous le nom d'Hippoiyle), -7tragédienne française, morte en 4803. Dans ses Mémoires^ publiés en 4799, elle raconte l'histoire d'un revenant qu'elle croit être l'âme de I^. de S...., fils d'un négociant de Bretagne, dont elle avait rejeté les voeux à cause de son humeur haineuse et mélancolique , quoiqu'elle lui eût accordé son amitié. Celte passion malheureuse l'avait conduit au tombeau. Il avait souhaité de la voir dans ses derniers moments; mais on avait dissuadé mademoiselle Clairon de faire cette démarche : et il s'était écrié avec désespoir : « Elle n'y gagnera rien , je la poursuivrai autant après nia mort que je l'ai poursuivie pendant ma vie !... » — - Depuis lors, mademoiselle Clairon entendit, vers les onze heures du soir, pendant plusieurs mois, un cri aigu; ses geiis, ses amis, ses voisins, la police même, entendirent ce bruit toiyours à la même heure « toujours partant sous ses fenêtres, et ne paraissant sortir que du vague de Tair. Ces cris cessèrent quelque temps ; mais ils furent remplacés , toujours à onze heures du soir, par un coup de fusil lîré dans ses fenêtres , sfans qu'il en résultât aucun dommage. La rue fut remplie d'espions , et ce bruit fut entendu , frappant toujours à la même heure , dans le même carreau de vitre, sans que jamais personne ait pu voir de quel endroit fl partait. A ces explosions succéda un claquement de
I Apotolesmata astrologie huroanse, hoc est de motationibus temporum. Alcala, 1&21