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hébreu * le Volwne du Révélateur^ où il traite de répoque où viendra le Messie, et de celle où se fera la résurrection générale. Pic de la Mirandole cite cet ouvrage dans son traité contre les astrologues.
Chîldério V^f — voy. Basine et Cristal-
LOMANCIE.
Ohîldérlo ZH, — fils de Cbilpéric II. et dernier des rois de la première race. Il publia, en 742, un édit contre les sorciers, où il ordonne que chaque évoque , aidé du magistrat défenseur des églises , mette tous ses soins à empêcher le peuple de son diocèse de tomber dans les superstitions païennes. Il défend les sacrifices aux mânes, les sortilèges, les philtres, les augures, les enchantements, les divinations , etc.
Chîlpérîo F*", — roi de France, fils de Lothaire I". Saint Grégoire de Tours rapporte, sur le témoignage de Gontrand, frère de Cbilpéric, cette vision merveilleuse. Gontrand vit rame de son frère Chilpéric liée et chargée de chaînes , qui lui^ fut présentée par trois évêques. L'un était Tétricus, l'autre Agricola, le troisième Nicétius de Lyon. Agricoia et Nicétius, plus humains que l'autre, disaient : « Nous vous prions de le détacher, et, après l'avoir puni , de permettre qu'il s'en aille. » L'évéque Tétricus répondit avec amertume de cœur : « Il ne sera pas ainsi; mais il sera châtié à cause de ses crimes. » Enfin, dit Gontrand , le résultat fut de précipiter celle pauvre âme dans une chaudière bouillante que j'aperçus de loin. Je ne pus retenir mes larmes lorsque je vis le misérable état de Chilpéric jeté dans la chaudière, où tout à coup il parut fondu et dissous. ^ »
Cbimère, — monstre imaginaire, né en Lycie , que les poètes disent avoir été vaincu par Bellérophon ; il avait la tête et l'estomac d'un lion, le ventre d'une chèvre et la queue d'un dragon. Sa gueule béante vomissait des tlammes. Les démonographes disent que c'était un démon.
Chimie. — On la confondait autrefois avec l'alchimie. La chimie, selon les Persans, est une science superstitieuse qui tire ce qu'il y a de plus subtil dans les corps terrestres pour s'en servir aux usages magiques. Ils font Caron (le Coré du Pentateuque) inventeur de cette' noire science qu'il apprit, disent-ils, de Moïse.
' Greg. Tiiron.. Hist., Franc, lib. viii, cnp. 6. — Lenglet-Durresno}'. Uecueil de dissertations sur les apparitions, p. 72 de !.i prrfacce.
Ohîon, — philosophe d'Héraclée, disciple de Platon. Il fut averti en songe de tuer Cléarque, tyran d'Héraclée, qui était son ami. Il lui sembla voir une femme qui lui mit devant les yeux la bonne renommée qu'il acquerrait par le meurtre du tyran ; et , poussé par cette vision, il le tua. Mais ce qui prouve que c'était une vision diabolique , c'est que Cléarque, tyran tolérable, ayant été tué, fut remplacé par Satyre, son frère, bien plus cruel que lui, et que rien ne pouvs^it adoucir.
Chîorgaar, — VOY. Gaubie.
' Chiridîrellés , — démon qui secourt les voyageurs dans leurs besoins , et qui leur enseigne leur chemin lorsqu'ils sont égarés. On dit qu'il se montre à ceux qui l'invoquent sous la forme d'un passant à cheval.
CliîroniAiioîe , — art de dire la bonae aventure par l'inspection des lignes de la main. Cette science, que les Bohémiens ont rendue célèbre, est, dit-on , très ancienne. Nous en exposons les prmcipes à l'article Main.
Chodar , — démon que les nécromanciens nomment aussi Bélial ; il a TOrient pour district, et commande aux démons des prestiges.
çhoqoet ( Louis) , — auteur d'un mystère très-rare, intitulé : L'Apocalypse saint Jean Zébédée, où sont comprises les visions et révélations qu'icelui saint Jean eut en l'île de Patmos; in-fol., Paris, 4541.
Chorropîque (Marie), — sorcière bordelaise du temps de Henri IV, qui confessa s'être donnée au diable par le moyen d'un nommé Augerot d'Armore, qui la mena dans une lande où elle trouva un grand seigneur vêtu de noir, dont la figure était voilée. Il était entouré d'une infinité de gens richement habillés. Marie Chorropique ayant prononcé le nom de Jésus, tout disparut incontinent. Son guide ne vint la reprendre que trois heures après, la tança d'avoir prononcé le nom de Notre-Seigneur, et la conduisit au sabbat, près d'un moulin, où elle retrouva le même seigneur noir, avec un nommé Menjoin , qui portait un pot de terre où il y avait de grosses araignées enflées d'une drogue blanche , et deux crapauds qu'on tua à coups de gaule, et qu'on chargea Marie d'écorcher. Ensuite, Augerot pila ces araignées dans un . mortier avec les crapauds. Ils jetèrent cette composition sur quelques pâturages pour faire mourir les bestiaux. Apr^ quoi , ils s'en al* lèrent au bourg d Irauris , où ils prirent sans bruit un enfant au berceau : Augerot et Menjoin rétranglèrenl et le mirent entre son père et sa mère qui dormaient , afin que le pèrç
crût qae sa femme Tavait étouiïé. lié en empoisonnèrent d'au 1res; et, à toutes ces exécutions, Marie Chorropique les attendait à la porte des maisons. Que penser de ces récits? — Elle dit encore que , dans un autre sabbat , elle vit deux sorcières qui apportèrent le cœur d'un enfant dont la mère s'était fait avorter, et qu'elles le gardèrent pour en faire un sacrifice au diable. Cette sorcière fut brûlée le 2 octobre i 576 ».
Chouette , — espèce de hibou de la grosseur d'un pigeon , qui ne paraît qu'au point du jour ou à l'approche de la nuit. Chez les Athéniens et les Siciliens, cet oiseau était d'un bon augure ; partout ailleurs, la rencontre d'une chouette était d*un mauvais présage. Ceîte superstition vit encore dans plusieurs pays.
Choan , — divinité adorée chez les Péruvieos, qui racontaient ainsi son histoire. Il vint des parties septentrionales du monde un homme qui avait un corps sans os et sans muscles, et qui s'appelait Choun; il abaissait les montagnes, comblait les vallées, et se frayait un chemin dans les lieux inaccessibles. Ce Choun créa les premiers habitants du f érou, il leur apprit à se nourrir des herbes et des fruits sauvages. Mais un jour, offensé par quelques Péruviens, il convertit en sables arides une partie de la terre, auparavant très-fertile ; il arrêta la pluie , dessécha les plantes ; et ensuite , ému de compassion , il ouvrit les fontaines et fit couler les rivières^ pour réparer le mal qu'il avait Tait...
Ohoux. — C'est une croyance qui n'est pas extrêmement rare qu'on ne doit pas manger de choux le jour de Sainl-Élienne , parce qu'il s'était caché dans un carré de choux pour éviter le martyre *.... Conte stupide et superstition absurde.
ChrUolytes , — hérétiques du sixième siècle qui disaient que Notre-Seigneur avait laissé son corps et son âme aux enfers, et qu'il n'était remonté aux cieux qu'avec sa divinité.
Christophe. — Autrefois, d'après une opinion exprimée par ce vers :
Christophorum vidcas, postea tutus eas,
on croyait que celui qui avait vu quelque image de saint Christophe le matin était en sûreté toute la journée.
' Del ancre, Tableau de Tinconstance des démons, etc. , p. 107.
* Thiers, Traité des superstitions, 1. 1".
Ohrîstovalde UOarrade, — voy. MaRIS- 8ANE.
Chrysolithe,— pierre précieuse qu'Alberlle-Grand regarde comme un préservatif contre la folie. Elle a encore , dit-il , la vertu do mettre le repentir dans le cœur de l'homme qui a fait des fautes...
Chrysomallon , — nom du fameux bélier qui portait la toison d'or. On dit qu'il volait dans les airs, qu'il nageait en perfection, qu'il courait avec la légèreté d'un cerf, et que Neptune, dont il était fils, Tavait couvert de soie d'or au lieu de laine. 11 avait aussi l'usage de la parole, et donnait de bons avis. Il est le premier signe du zodiaque.
Chrysopée , — œuvre d'or. C'est le nom grec que les alchimistes donnent à la pierre philosophale, ou à l'art de transmuer tous les métaux en or pur.
^ Ohrytopole, — démou. Voy. Olive.
Chrysoprase, ~ pierre précieuse à laquelle la superstition attachait la propriété de fortifier la vue , de réjouir l'esprit et de rendre l'homme libéral et joyeux.
Cîoéron ( Marcus TiîLLiiTS ). — Leloyer dit qu'un spectre apparut à la nourrice de Cicéron : c'était un démon de ceux qu'on appelle génies familiers. Il lui prédit qu'elle allaitait un enfant qui , un jour à venir, ferait grand bien à l'État. « Mais d'où tenait-il tout cela , me dira-t-on ? Je répondrai : C'est la coutume du diable de bégayer dans les choses futures. » Cicéron devint en effet ce qu'on sait '. — C'est lui qui disait qu'il ne concevait pas que deux augures pussent se regarder sans rire. Il a combattu les idées superstitieuses dans plusieurs de ses ouvrages , surtout dans les trois livres de la Nature des dieux, daAs les Tttsculanes , et dans les deux livres de la Divination, — Valère-Maxime conte que Cicéron, ayant été proscrit par les triumvir?:, se retira dans sa maison de Formies, où les satellites des tyrans ne tardèrent pas à le poursuivre. Dans ces moments de trouble , il vit un corbeau arracher l'aiguille d'un cadran : c'était lui annoncer que sa carrière était finie. Le corbeau s'approcha ensuite de lui, comme pour lui faire sentir qu'il allait bientôt être sa proie, et le prit par le bas de sa robe, qu'i 1 ne cessa de tirer que quand un esclave vint dire à l'orateur romain que des soldats arrivaient pour lui donner la mort. Les corbeaux d'aujourd'hui sont plus sauvages.
I Leloyer, Hist. et dise, des spectres, liv. il, ch. ^ liv. ni. ch. 17.
Ciel. — Un tel article ne peut entrer dans ce dictionnaire qu'à propos de quelques folles croyances. Les musulmans admettent neuf cieux ; il y eut , parmi les chrétiens , des hérétiques qui en annonçaienttroiscent soixantecinq, avec des anges spécialement maîtres de chaque ciel. Voy. Basilide. Bodin assure qu'il y a dix cieux , qui sont marqués par les dix eourttnes du tabernacle, et par ces mots : <( Les cieux sont les œuvt'cs de tes doigts , » qui sont au nombre de dix ^. — Les rabbins prétendent que le ciel tourne sans cesse , et qu'il y a au bout du monde un lieu où le ciel touche la terre. On lit dans le Talmud que le rabbin Bar-Chana , s'étant arrêté en cet endroit pour âe reposer, mit son chapeau sur une des fenêtres du ciel, et que, l'ayant voulu reprendre un moment après, il ne le retrouva plus, les cieux l'ayant emporté dans leur course ; de sorte qu'il fallut qu'il attendit la révolution des mondes pour le rattraper.
Oîergei. — On allume deux cierges à Scaer au moment du mariage ; on en place un devant le mari , l'autre devant la femme : la lumière la moins brillante indique celui des deux qui doit mourir le premier. L'eau et le feu, comme chez les anciens, jouent un grand rôle dans la Bretagne : du côté de Guingamp, et ailleurs , quand on ne peut découvrir le corps d'un noyé, on met un cierge allumé sur un pain, qu'on abandonne au cours de l'eau; on trouve , dit-on , le cadavre dans l'endroit où le pain s'arrête .
Gigogne. — On croit qu'elle préserve des incendies leâ maisons où cUe se retire ; cette erreur n'est plus très-répandue. On a dit aussi que les cigognes ne s'établissaient que dans les États libres ; mais les Égyptiens, qui eurent toujours des rois, lui rendaient un culte ; et c'était un crhne capital en Thessalie , qui était monarchique, de tuer une cigogne, parrce que le. pays est plein de serpents , et que les cigognes les détruisent. Elles sont enhn trèscommunes en Turquie, en Egypte et en Perse, où l'on ne songe guère aux idées républicaines.
CiUno (Georges-Chrétien-Maternus de), — Hongrois du dix-huitième siècle, qui a écrit nn livre de l'origine et de la célébration des saturnales chez les Romains ', et, sous le nom d'Antoine Signatelli , des Recherches sur les géants *.
' Préface de la Démonomanie des sorciers.
» Voyage de Camhry dans le Finistère, t. lïï, p. 169.
3 De saturnatiam origine et celebrandi rita apud Roinanot. 1759.
4 De Qigantibttt nova disquitilio bistorica ot critica,
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Oimeriés, — grand et puissant démon, marquis de l'empire infernal. Il commande aux parties africaines; il enseigne la gramoiaire. la logique et la rhétorique. Il découvre k»s trésors et révèle les choses cachées ; il rend l'homme léger à la course, et donne aux bourgeois la tournure (Vingante des militaires. Le marquis Gimeriès, capitaine de vingt légions, est toujours à cheval sur un grand palefroi noir '.
Cimetière. — Il n'était pas permis en Espagne, au quatrième siècle, d'allumer des cierges en plein jour dans les cimetières , de peur d inquiéter les esprits. On croyait que les âmes des trépassés fréquentaient les cimetières où leurs corps étaient enterrés *. — On croit encore aujourd'hui, dans les campagnes que les âmes du purgatoire reviennent dans les cimetières; on dit même que les démors aiment à s'y montrer, et que c'est pbur les écarter qu'on y plante des croix. On conte des anecdotes effrayantes ; peu de villageois traverseraient le cimetière à minuit. Ils ont toujours l'histoire de Tuii d'entre eux qui a évS rossé par une âme ( ou plutôt par un mauvais plaisant ) qui lui a reproché de troubler ?a pénitence. Voy. Apparitions. — Henri Ej?tienne et les ennemis du catholicisme ont conté aussi des aventures facétieuses , où ils attribuent de petites fraudes aux gens d'égli^-^c pour maintenir celte croyance ; mais ces historiettes sont des inventions. — On a vu quelquefois, dans les grandes chaleurs, des exhalaisons enflammées sortir des cimetières ; on sait aujourd'hui qu'elles ont une cause naturelle.
Oîmmérîens, — peuples qui habitaient autour des Palus-Méotides, et dont les Cimbres sont les descendants. Beaucoup de savants ont placé dans ce pays l'antre par lequel oti allait aux enfers. Leloyer dit que les Q'mmériens étaient de grands sorciers, et qu'Ulysse ne les alla trouver que pour interroger, par leur moyen , les esprits de l'enfer.
GîmoB , — général athénien , fils de Miltiade. Ayant vu en songe une chienne irritée qui aboyait contre lui, et \o\ disait d'une voix humaine : « Viens, tu me feras plaisir, à moi et à mes petits, » il alla consulter un devin nommé Astyphile, qui interpréta sa vision de cette manière : « Le chien est ennemi de celui contre lequel il aboie ; or, on ne pourrait faire à son ennemi un plus grand plaisir que de mourir, et ce mélange de la voix humaine
< V^ierus, in Pseudomonârchia daem. .
> Dot. Calmet, Traité sur les apparitiom, etc. cb 13.
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