CLÉ
Oléonice. — Pausanias, général lacédémonien, ayant tué à Vicence une vertueuse jeune fille, nommée Cléonice, qui lui avait résisté, vécut dans un effroi continuel et ne cessa de voir, jusqu'à sa mort, le spectre de cette jeune fille à ses côtés. Si Ton connnissait ce qui a précédé les visions, on en trouverait souvent la source dans les remords.
cnéopAftre. — C'est, dit-on, une errear que l'opinion où nous sommes que Cléopâtre se fit mourir avec deux aspics. Plutarque dit. dans la vie de Marc-Antoine, que personne n'a jamais su comment elle était morte. Quelquesuns assurent qu'elle prit un poison qu'elle avait coutume de porter dans ses cheveux. On ne trouva point d'aspic dans le lieu où elle élaii morte; on dit seulement qu'on lui remarqua au bras droit deux piqûres imperceptibles; c'est là-dessus qu'Auguste hasarda l'idée, qui est devenue populaire, sur le genre de sa mort. Il est probable qu'elle se piqua avec une aiguille empoisonnée *.
olérooMnde, — art de dire la bonne aventure par le sort jeté, c'est-à-dire, avec des dés, des osselets, des fèves noires ou blanches. On les agitait dans un vase, et après avoir prié les dieux on les renversait sur une table et Ton prédisait l'avenir d'après la disposition des objets. Il y avait à Bura, en Achaïe, un oracle d'Hercule qui se rendaili sur un tablier avec des dés. Le pèlerin, après avoir prié, jetait quatre dés dont le prêtre considérait les points, et il en tirait la conjecture de ce qui devait arriver. Il fallait que ces dés fussent faits d'os de bêtes sacrifiées ». Le plus souvent on écrivait sur les osselets ou sur de petites tablettes qu'on mêlait dans une urne; ensuite on faisait tirer un lot par le. premier jeune garçon qui se rencontrait; et si l'inscription qui sortait avait du rapport avec ce qu'on voulait savoir, c'était une prophétie certaine. Cette divination était communeen Egypte et chez les Romains; et l'on trouvait fréquemment des cléromanciens dans les rues et sur les places publiques, comme on trouve dans nos fêtes des cartomanciens. Voy. Astraoalouancie,
Clèvei. — On- dit que le diable est chef dé cette noble maison et père des comtes de Clèves. Les cabalistes prétendent que ce fut un sylphe qui vint à Clèves par les airs, sur un navire merveilleux traîné par des cygnes, et qui repartit un jour, en plein midi, à la vue de tout le monde sur son navire aérien. « Qu'a*t-il fait aux docteurs qui les oblige à
' Bdancte » Indtédollté et tnécré&licé da flOrtUëgtf pleinement convaincae, traité 5.
* Voyez Brown, Des Erreurs populaiCft4, liv. v,cli. 12.
* Delàtitre, riuerédulité et mécréanee, etc.; traité 6.