COL
parle de cette superstition dans la vie d'Antonin ; il dit que les sages-femmes vendaient ordinairement ces coiffes naturelles à des jurisconsultes crédules, qui en attendaient d'heureux résultats pour leurs £|ffaires. Ils étaient persuadés que ce talisman leur ferait gagner toutes les causes^. On se les disputait chez nous au seizième siècle. Dans quelques provinces , on croyait que la coiffe révélait une vocation à la vie monastique*. Les sages-femmes prédisaient aussi, chez nos pères, le sort de reniant qui apportait la coiffe sur la tète. Voy. ÀMNioMANCiB. — Avantquo l'empereur Macrin montât sur le trône, sa femme lui donna un fils qui naquit coiffé. On prédit qu'il s'élèverait au rang suprême, et on le surnomma Diu" dematus. Mais quand Macrin fut tué, il arriva de Diadematus qu'il fut proscrit et tué comme son père.
Coîrîèrei (Claude) , — sorcière du seizième siècle. Pendant qu'elle était détenue en prison, elle donna une certaine graisse à un nommé François Gaillard , pareillement prisonnier, lequel, s'en étant frotté les mains, fut enlevé de sa prison par l'assistance du diable, qui toutefois le laissa reprendre '.
Colarbatie , — hérétique valentinien , qui prêchait la cabale et l'astrologie comme scien* ces religieuses. Il était disciple deValenlin. Il disait que la génération et la vie des hommes dépendaient des sept planètes ; que toute la perfection et la plénitude de la vérité était dans l'alphabet grec, puisque Jésus-Christ était nommé Alpha et Oméga *,
Colas (Antide), — sorcière du seizième siècle, qui, avec le diable, qu'elle nommait Lizabet, fut appréhendée et mise en prison, sur l'avis de Nicolas Millière, chirurgien. Elle confessa qu'étant détenue à Beloncourt, le diable s'était apparu à elle en forme d'homme noir, et l'avait sollicitée à se jeter par une fenêtre, pu bien à se pendre ;* mais qu'une autre voix l'en avait dissuadée. Convaincue d'être sorcière , cette femme fut brèlée à Dôle en 4599 ^, et c'est ainsi que se terminent ordinairement les histoires racontées par Boguet.
Ooley (Henry), — astrologue anglais, mort en 4690. On a de lui, la Clef des éléments de J! astrologie , Londres, 4675, in-S». C'est un traité complet de cette science fantastique. On
* Brown, Des Erreurs popuL, t. II, p. 88. > Salgues, Des Erreurs et des préjugés.
3 Boguet, Discours des sorciers, ch. 52, p. 327.
4 Bergter, Dkt. théolog.
^ Bognet, ^^iscpurs 4c8 sorciers, ç\i. 13; p. 3^5,
y trouve l'art de dresser toutes sortes de thèmes d'horoscopes, avec des exemples de nativités calculées.
Oollaaget (GABRIEL de), — mathématicien né en Auvergne en 4 524. Il n'employa ses connaissances qu'à la recherche des secrets de la cabale et des nombres. Il est traducteur de la Poly graphie et universelle Écriture ca6alistique de Trithème, Paris, i564, in-4<>. On cite plusieurs ouvrages de lui, dont aucun n'a été imprimé , non plus que sa version de la Philogaphie occulte d* Agrippa. Il a laissé manuscrit un Traité de l'heur et malheur du ma-^ riage,
Collehîtei , — pierre que l'on assure être propre à chasser les démons et à prévenir les charmes '. Mais on aurait dû la désigner.
Oollemaii (Jean), — astrologue, né à Or> léans ; le roi Charles VII en faisait grand cas. Louis XI, dit-on, lui donna des pensions, parce qu'il lui apprit à supputer des almanachs. On dit que Colleroan étudiait si assidûment le cours de la lune, qu'à force d'application il en devint lépreux '
Collyre. — On voit dans la Lycanthropie de Nynauld qu'un sorcier faisait un certain collyre avec le fiel d'un homme, les yeux d'un chat noir et quelques autres choses qu'il ne nomme pas; a lequel faisait voir et apparaître en l'air ou ailleurs les ombres des dé* mons. »
Oolokyntho-Pîrates, — pirates fobuleux ,
qui , dans l'histoire véritable de Lucien , naviguaient sur de grandes citrouilles ou coloquintes longues de six coudées. Lorsqu'elles étaient sèches , ils les creusaient ; les grains leur servaient de pierres dans les combats, et les feuilles de voiles , qu'ils attachaient à un mât de roseau.
Ck>lombei. — Il y avait dans le temple de Jupiter, à Dodone, deux colombes que l'on gardait soigneusement; elles répondaient d'une voix humaine lorsqu'elles étaient consultées. Mais on voit dans Pausànias que c'étaient des femmes prétresses qu'on appelait colombes dodoniennes. — Les Perses, persuadés que le so^ leil avait en horreur les colombes blanches, les regardaient comme des oiseaux de mauvais augure, et n'en souffraient point dans leur pays»
' Delancre, Tableau de rinconstance des démons, etc., Mv. IV, p. 297.
> Ancien manuscrit de la Bibliothèque royale. Yoyei Joly, Remarques sur Bayle, i la fii^.