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lin cadet a publié, soit sous son nom, soit sous le pseudonyme de Pirouette, un certain nombre de volumes, écrits avec une verve comique égale à celle qu'il déploie sur la scène: « Le Livre des convalescents », Paris, Tresse, 1880, 2n><' éd., id., id., 1885; « Le Monologue moderne », id., id., 1881 ; « Fariboles », id., id., 1882; « Le Cheval », monologue, id., id., 1883; « La Vie humoristique », id., id., id.; « L'Art de dire le monologue », id., id., 1884, en collaboration avec son frère (Voyez plus haut) ; « Le Rire », id., id., id. — Un troisième frère, Gustave C, s'occupe d'affaires, et écrit des articles et des bulletins de bourse sous le pseudonyme de Du Carnet.

Coquerel (Jean-Étiennej, théologien suisse, né, à Amsterdam, le 9 novembre 1829. Fils et frère cadet des deux célèbres pasteurs défenseurs du libéralisme religieux Athanase Coquerel père (1795-?) et fils (1820-1875), M. J.-E. C. fit ses études théologiques à Genève et à Strasbourg (1845-1852), et prit sa licence en théologie dans cette dernière ville en 1856 ; pasteur suifragant à Montauban (1853-1855), aumônier à Paris du lycée Napoléon, aujourd'hui Henri IV (1855- 1*^85), collaborateur d'abord, puis à partir de 1865, rédacteur en chef du journal religieux protestant Le Lien, fondé par sa famille et successivement dirigé par son oncle Charles (1797- 1851), l'auteur de VHistoire des Églises du désert chez les Protestants de France et par son père Athanase, directeur de la Renaissance (1871- 1885), et aujourd'hui du Protestant, polémiste des plus spirituels et des plus incisifs, très bien renseigné jiour tout ce qui concerne l'histoire contemporaine et le droit ecclésiastique, théologien de l'extrême gauche, il a publié : « Le Dogme du Péché, d'après les Évangiles synoptiques », thèse, Paris, Soye, 1886 ; « Libéraux et orthodoxes », id., Dentu, 1864; « M. Guizot et l'orthofioxie protestante », id., id., id. ; « De la suppression du suffrage universel dans l'Église réformée de France », id., Cherbuliez, 1866 ; « La crise du protestantisme », id., k l'Agence de l'Union protestante libérale, 1868; « Les aventures d'un réfugié », 1871 ; « Sous la Commune. Récits et souvenirs d'un parisien », 1873. M. C. est collaborateur de la Revue de Strasbourg, de la Tlicological Review, de l'Academy et de plusieurs revues unitaires anglaises et américaines.

Coquilliat (Camille- Aimé), voyageur et écrivain belge, né le 15 octobre 1853. M. C, aujourd'hui capitaine adjoint à l'état-major de la première circonscription militaire belge, dont Anvers est le chef-lieu, est un des officiers qui ont coopéré, sous les ordres de Stanley, à l'œuvre de l'Association internationale africaine fondée par le roi Léopold IL Ses voyages à l'Equateur, dans le pays des Ba-Ngala et aux Stanley-Falls, lui ont fourni d'abord le sujet de

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conférences, publiées à la Société royale belge de géographie, à la Société de géographie d'Anvers, à la Société des ingénieurs et des industriels, d'articles dans la Revue de Belgique, etc. ; puis il en a donné une relation complète dans un volume fort étendu et superbement illustré: « Sur le Haut-Congo », Bruxelles, Lebègue, 1888 (Cfr. la Rivista Contemporanea de Florence, liv. du ler mai et du ler août 1888 en « Chronique littéraire belge »). — Au mois d'octobre 1888, M. C. est entré à l'administration de l'État libre du Congo pour s'y occuper spécialement des affaires indigènes, recrutement des troupes de l'Etat, service des transports, etc. Cora (Guido), géographe italien, né, à Turin, le 20 décembre 1851. Il s'adonna de bonne heure aux études géographiques et son premier ouvrage sur le canal de Suez, paru en 1869, fut fort bien accueilli par les plus hautes autorités en matière de géographie, Petermann, Vivien de Saint-Martin, Markham, entr'autres. En 1870, il se rendit en Allemagne et séjourna, pendant huit mois, à Leipzig, poiu- se perfectionner dans ses études. En automne de la même année, il commença un travail historique et archéologique sur la situation géographique d'Accaris et revint ensuite à Turin. En automne de 1872, il se rendit à Gotha pour faire part à Petermann de sou projet de fonder eu Italie une grande revue géographique. L'illustre auteur des Mittheilungen non seulement en approuva l'idée, mais voTilut écrire lui-même une préface qui parut, en janvier 1873, dans la première livraison de cette revue qui paraît encore et dont le titre est: « Cosmos. Comunicazioni sui progressi più recenti e naturali délia geografia e délie scienze affini ». Cette revue fut accueillie avec la plus grande faveur et M. Cora lui doit l'honneur d'avoir été nommé membre correspondant honoraire de la Société de géographie de Londres. M. Coi-a a entrepris aussi quelques voyages en Orient et il en a publié la description; il a fait partie de plusieurs congrès internationaux. M. Cora, qui est membre des Sociétés de géographie de Mexique et de Stockolm, correspondant des Sociétés anthropologiques de Paris et de Florence, de la Societh ligure di storia patria, du comité polaire international, est depuis quelques années professeur extraordinaire de géographie à l'Université de sa ville natale. Nous citerons de lui: « Da Brindisi a Bombay. Sguardo fisico, politico, etnografico, storico, economico sulla linea di navigazione da Brindisi a Bombay attraverso il canale di Suez », Casale, Bertero, 1869; « Ricerche storiche ed archeologiche sul sito d'Accaris e sulla Topografia délia parte settentrionale dell'antico istmo di Suez », dans le BoUettino délia Societh geografica italiana, 1870; « SpeJizione italiana alla Nuova Guiuea », Rome, 1872; « Conni generali intorno ad un

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viaggio nella Bassa Albania (Epiro), ed a Tripoli di Barberia, compiuto dal settembre 1874 al genuaio 1875 », Turin, Bona, 1875; « Note cartografiche sulla reggenza di Tunisi : supplemento alla Carta spéciale délia reggenza di Tunisi, costrutta e disegnata alla scala di 1" 500,000 dallo stesso autore », Turin, 1881 ; « Il Sahara. Appunti e considerazioni di geografia », Rome, Civelli, 1882; « Cenni sulla baja d' Assab ed adiacenze, supplemento alla Carta spéciale délia Baja », Turin, 1883.

Cora (Léon), critique dramatique français, né, à Paris, en 1853. Il a fait ses études à Paris et à Frankenthal dans la Bavière rhénane. N'étant âgé que de 17 ans, il a fait dans la légion des Amis de la France toute la campagne de 1870 durant le siège de Paris. Il a publié : « La France pojiulaire ».

Coran (Charles), poète français, né, à Paris, en 1814. Riche, il a consacré ses loisirs à la poésie, et bien qu'il soit à peu près ignoi-é du grand public, il n'occupe pas moins une place distinguée parmi les poètes de son pays; plusieurs de ses pièces ont même mérité de figurer dans les anthologies modernes. Nous citerons de lui : « Onyx. Poésies », Paris, Masgana, 1840; « Rimes galantes », id., Amyot, 1847; « Dernières élégances. Poésies », id., Lemerre, 1868. Ses œuvres complètes ont été réunies, en 1887, en trois volumes.

Corazzini (François), littérateur italien, né, à Pieve San Stefano (prov. de Lucques), le 2 août 1832. Il fit ses premières études chez les frères, et ne pouvant pas à cause du peu de fortune de sa famille fréquenter l'Université, il s'efforça de s'instruire tout seul. En 1859, il prit part comme volontaire à la campagne de l'indépendance italienne, ensuite il fut nommé professeur dans les lycées de l'État. Aujourd'hui il est professeur de littérature italienne à Livourne et membre de la Commission royale pour les textes de langue. Nous citerons de lui: « Miscellanea di cose inédite e rare », Florence, 1853; « Egidio Romano. Del reggimento de'Principi. Volgarizzamento del 1282 », id., 1854; « Affetti e pensieri adombrati », Pistoia, Carducci, 1868; « Saggio di restaurazione degli antichi poeti siciliani », Sienne, 1871; « L'uomo e la chiesa. Pensieri », Vérone, Civelli, 1872; « I tempi preistorici e le antichissime tradizioni confrontate coi risultati délia scienza moderna », id., Tedeschi, 1875; « Appunti storici e filologici su la valle Tiberina Superiore », Sansepolcro, Becamorti, 1875; « Relazione ai soci promotori délia Società dialettologica italiana », Beneven*o, De Gennaro, 1876; « Le lettere édite ed inédite di Giovanni Boccaccio tradotte e commentate con nuovi documenti », Florence, Sansoni, id.; « Documenti inediti su la Bntta,dia di Lepanto e la resa di Candia », Florence, 1877; « I componimcnli minori tljila

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lotteratura popolare italiana ne' principali dialetti », Benevento, 1878; « Storia délia marina militare italiana antica », Livourne, Giusti, 1882; « Sulla tattica navale, scritto di anonimo greco aiitico per la prima volta tradotto e pubblicato », id., Vannini, 1883,'tiré d'un manuscrit en velin de la Bibliothèque Ambrosiana de Milan; « Atlante délia Marina Militare italiana », Livourne, Meucci, 1885; « Il nuovo Caréna. La città e lo Stato, la casa e la famiglia. Dizionario metodico, con indice générale alfabetico, compilato anche su fonti sin qui inesplorate », Tarin, Loescher, 1885; « L'unità nazionale, o ritalia e Casa Savoja », Livourne, Vannini, 1885.

Corazsîiiii (Joseph-Edouard), avocat et écrivain italien, né, à Florence, où il réside, le 16 mars 1836. M. C, qui est membre de la Société Colombaria de Florence et de la R. Deputazione 2}cr (jli shidii di Storia patria per le provincie délia Toscana e dell' Umhria, a publié : « Memorie storiche délia famiglia Fransoni », Florence, Giulia, 1873 ; « Commentario délia Guerra di Luca di Giovanni Guicciardini. Frammento », id., Mariani, 1882 ; « L'Assedio di Pisa (1405-1406). Scritti e document! inediti », id., Diligenti, 1885 ; « Cenni sulla procedura pénale in Firenze nel secolo XIV », id., Arte délia Stampa, 1886; « I Ciompi. Cronache e documenti, con notizie intoruo alla vita di Michèle di Lando », id., Sansoni, 1887. M. C. fait maintenant à la Scuola del Popolo de Florence un cours populaire d'histoire florentine.

Corazzini di Biilciano (Napoléon), journaliste italien, né, en Toscane, vers 1840. M. Corazzini a collaboré aux plus importants journaux italiens, il a pris surtout une part fort active à la malheureuse entreprise tentée il y a quelques années par M. Cerboni de faire paraître, sous des titres divers, dans tous les chefslieux de province un journal dont trois pages se tiraient à Rome et une quatrième seulement était réservée à la rédaction locale. M. Corazzini a beaucoup voyagé en qualité de reporter; maintenant il se trouve, en cette qualité, en Afrique. Nous citerons de lui: « Gelosie », plaisanterie comique en un acte; « Gli estromi si toccano », dialogue-proverbe en un acte, Milan, Barbini, 1872; « L'Io », comédie en 3 actes, id., id., id. ; « Tutti padroni meno il padrone », comédie en 2 actes, id., id., id.; « Il dueUo », comédie-parodie en deux actes, id., id., id. ; « Il figlio prediletto », comédie en 3 actes, id., id., id. ; « Il giudice », drame, « La Comune in Italia », parodie en un acte, id., id., id. ; « Di alcuni grandi italiani dimenticati e di Giordano Bruno. Cenni storici », Florence, typ. de la Gaszetta d' Italia, 1873; « Un buon cittadino », comédie-parodie en 3 actes, Florence, 1873; « Il Cassino », nouvelle, Florence, Civelli, 1874 ; « Le due figl-e di Maria », nouvelle, id., id., id.; « Pirro, il cane di Alberto », nouvelle, id.,

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id., id. ; « In Serbia. Impressioni descrittive », Sienne, Mucci, 1876; « Singhiozzi, novelle », avec préface de Felice Cavallotti, Milan, Navaretti, 1880; « Farfalla ellenica, impressioni di viaggio », Milan, Galli, 1883; « Armando Duval, seguito al romanzo La Signora dalle Camelie », Milan, Ottino, 1883; « Dente per dente », Rome, Sommaruga, 1885 ; « Grecia ed Albania. Appunti e rivelazioni », Milan, Galli, 1886.

Corbelli (Paul), médecin italien, né, à Reggio-Emilia, en 1812. Il fit ses premières études dans le collège de Marolla et dans celui des Pères Jésuites à Reggio-Emilia. Le gouvernement ducal ne lui ayant pas permis, à cause de ses opinions politiques, de s'inscrire à l'Université de Modène, il passa à Parme, mais là aussi il ne put rester que pendant une année et en qualité d'auditeur et non d'étudiant; il passa alors à Pise, où, en 1838, il fut reçu docteur en médecine. Il se fixa depuis à Florence, où il resta, jusqu'en 1850, époque à laquelle il en fut expulsé toujours pour des raisons politiques. Maintenant, il demeure à Modène. Il a publié : « Dizionario di floricoltura », 2 vol., Reggio-Emilia; « Il giardiniere medico », Milan, chez Guigoni ; « I canti del Romito », Reggio-Emilia, 1887.

Corbellini (Piero), écrivain italien, né, à Bompiumazzo (province de Pavie), le 30 juin 1840. Il fut reçu docteur en droit à l'Université de Pavie. En 1860, il prit part à la campagne de l'indépendance dans l'armée garibaldienne. Maintenant, il est professeur de littérature italienne à l'Institut technique de Pavie, où il a dirigé, pendant quatorze années, et jusqu'en 1886, le journal H Patriota, et où il dirige maintenant Il Carrière Ticinese. Il débuta par un volume de vers : « Cuore e Patria », 1860. Suivirent : « Dolori e speranze », 1861 ; « Maria », nouvelle, 1862 ; « La Donna e la Civiltà », 1863 ; « La Poesia », étude d'esthétique, 1863; « L'arme e gli amori nel secolo XV », conte historique qui eut un véritable succès ; « Ugo Foscolo », notices, 1866 ; « La Pia de' Tolomei », tragédie publiée en 1866 et jouéee avec un éclatant succès trois ans plus tard; « Piccarda Donati », tragédie, 1859; « Pier délie Vigne », tragédie, 1870 ; « Adello », légende en vers, 1871 ; « Ghisola », drame en vers, 1872 ; « Note di letteratura italiana », 2 vol., 1872 ; « Postille. Versi », 1876 ; sous presse : « Garibaldo. Eroe del secolo VII », roman historique.

Corbou (Claude-Anthime), homme politique français, sénateur inamovible, né, à Arbignysous-Varennes (Haute-Marne), le 23 décembre 1808. Venu de bonne heure à Paris, il y exerça quelque temps la profession de compositeurtj^pographe qu'il quitta pour celle de sculpteur ornemaniste. En 1840, avec le concours de camarades studieux, il fonda le journal L'Atelier, organe républicain-socialiste , particulièremout

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cousacré à la propagation de la théorie de l'associatioQ ouvrière de production. L'influence qu'exerçait l'Atelier sur les ouvriers do Paris fit nommer M. Corbou secrétaire du gouvernement provisoire. Elu à la Constituante, par le département de la Seine, M. Corbon fut choisi par le parti modéré comme l'un des vice-présidents de l'Assemblée. Le 23 juin, M. Corbon fut un de ceux qui tentèrent de s'opposer à la suppression immédiate des ateliers nationaux, proposée par M. do Falloux. Non réélu à la Législature, il reprit son métier de sculpteur sur bois et fut de ceux qui tentèrent de résister au coup d'État. En 1862, M. C. devint un des collaborateurs du Siècle, auquel il a donné notamment des articles philosophiques sur la morale indépendante et des études sur les « Hommes de 1848 ». Après la révolution du 4 septembre, M. 0. fut nommé maire du XV" arrondissement de Paris, et fut confirmé dans ces fonctions par le vote du 5 novembre suivant. Il donna sa démission à l'armistice, et fit partie, pendant la Commune, de la Ligne des droits de Paris. Porté sur la plupart des listes républicaines, M. C. fut élu député de la Seine, le 2 juillet 1871. Il alla siéger à l'extrême gauche et fut l'un des fondateurs de V Union républicaine. Il a été élu sénateur inamovible, le 15 décembre 1875. Il est actuellement questeur du Sénat. On lui doit deux ouvrages de philosophie politique et d'économie sociale : « De l'enseignement professionnel », Paris, Pagnerre, 1859; « Le secret du peuple de Paris », id., id., 1863, 2"ie éd., id., id., 1865.

Cordeiro (Luciano), écrivain portugais, né, le 21 juin 1844, à Mirandella (province de Trasos-Montes). Après avoir servi, pendant quelque temps, dans la marine, il s'adonna au journalisme politique, et publia, pendant longtemps, la Revoluçao de Septemhro, dans laquelle, outre les questions politiques et sociales, il traita aussi do la littérature contemporaine. Il fut parmi les fondateurs de la Société de géographie de Lisbonne, dont il fut le premier secrétaire, et, en cette qualité, il publia deux écrits, l'un, en 1875, sur la part prise par les Portugais dans la découverte de l'Amérique, l'autre, en 1878, sur l'hydrographie africaine. On lui doit aussi: « Primeiro livre de critica » ; « Segundo livro de critica »; « Dos Bancos Portuguezes » ; « Viagens », 2 vol. ; « A sciencia dos Pequeninos ».

Cordelia. Pseudonyme de M™" Virginia Trêves {Voyez ce nom).

Cordier (Augustin), professeur et publiciste français, né, à Villette, en Savoie, le 23 juillet 1848. Élève du Lycée de Chambéry, de 1857 à 1867. Membre de l'université et professeur de philosophie dans les Lycées de Cahors et de la Roche-sur-Yon jusqu'en 1868. Directeur du Courrier des Alpes, à Ch.imbéry et du Nouvel-

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li.fta de Bordeaux, fondé par lui-même, en 1882. Directeur également du journal politique Le Bordeaux, fondé en 1887. Ces deux journaux politiques quotidiens sont monarchistes. M. C. est également l'auteur de brochures et d'articles de Revue non signés.

Cordier (Henri), orientaliste français, professeur à l'École nationale des langues orientales vivantes et à l'École des sciences politiques de Paris. Né le 8 août 1849 à la Nouvelle-Orléans, il fit ses études à Paris et en Angleterre. Parti pour la Chine en 1869, d'où il ne revint qu'en 1876, secrétaire de la mission chinoise, dirigée par Li Fong-pao et P. Giquel; il fut, en 188), chargé à l'École des langues orientales de Paris du cours de géographie, d'histoire et de législation des États de l'extrême Orient, créé pour G. Pauthier en 1873. Il a été nommé professeur titulaire en 1888. Depuis 1886, M. C. professa également à l'École des sciences politiques l'histoire des relations politiques et commerciales de l'extrême Orient avec l'Occident. Mandarin chinois de 3» classe, il a publié : « Catalogue of the Library of the North China Branch of the Royal Asiatic Society », Shanghaï, 1872 ; « Narrative of the récents Events in Tong-King », 1875 ; « Bibliotheca Sinica. Dictionnaire bibliographique des ouvrages relatifs à l'Empire chinois », Paris, 1878-1885, 2 vol., ouvrage couronné par l'Institut ; « La France en Chine au XVII^ siècle », id., 1883; « Essai d'une bibliographie des ouvrages publiés en Chine par les Européens au XVII» et au XVIII« siècle », id., 1883; « Le Consulat de Franco à Hué sous la Restauration », id., 1884 ; « Bibliographie des œuvres de Beaumarchais », id., 1883; « Notes pour servir à l'histoire des études chinoises en Europe jusqu'à l'époque de Fourmont l'aîné », id., 1886; « Le Conflit entre la France et la Chine. Étude d'histoire coloniale et de droit international », id., 1882 ; « Notes sur Stendhal », id., 1888. M. C. a collaboré au North China Herold, au Shangaï JUvening Courier, Celestial Empire, Journal des Débats, Le Temps, Revue critique. Revue d'ethnographie. Revue historique, Journal R. Asiatic Soc, etc. Il publia, avec M. Ch. Schefer, un recueil de voyages et de documents pour servir à l'histoire de la géographie depuis le XIII« jusqu'à la fin du XIV"= siècle. M. C. dirige la Revue de l'Extrême Orient, qu'il a fondée en 1882. Il a sous presse le Voyage d'Odoric de Pordedone et une Bibliotheca Indo-Sinica.

Cordiila. Pseudonyme de M'"» la comtesse Irène Délia Rocca (Voyez Dei.la Rocca).

Corio (Lodovico), écrivain italien, né , en Lombardie, vers 1840. M. Corio, qui est maintenant professeur titulaire d'histoire et de géographie au lycée Alessandro Manzoni de Milan, et professeur de littérature poétique et dramatique au Conservatoire musical de la même vil-

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là, a fait beaucoup parler de lui en écrivant la r.iographie du Père Stanislas Ceresa, qui avait é'é condamné pour des crimes honteux. Parmi les nombreuses publications qu'il a fait paraître depuis, nous citerons: « Vincenzo Monti studiato nell'archivio di Stato milanese », Florence, typ., de VAssockizione, 1873; « Eivelazioni storiche intorno ad Ugo Foscolo. Lettere e documenti tratti dal R. Archivio di Stato in Milano », Milan, Carrara, 1873; « Cenni storici riguardanti Tarte tipografica. Biografie », Rome, typ. elzévirienne, 1876; « La tassa suUe opinioni. Bozzetto storico », Milan, Civelli, 1877; « Cesare Correnti e il primo Ricreatorio in Milano », id., id., 1879; « Piotro Meta-stasio, studio oritico », id., id., 1882; « Processo e condL.nna degli Sobiaffinati nel 1381 », Milan, Bortoiotti, 1881; « Il Monastère di Cairate », id., id., 1882; « Libre délia vita », id., Civelli, 1883; « Relazione intorno all'opera del prof. Giglioni // luogo natio », id., Agnelli, 1883; « Il feudo di Cariate », dans VArchivio Storico Lombardo, X">e année, 3«"= livr. ; « Gli asili notturni di Milano », conférence, Milan, 1884; « Milano in ombra. Abissi plebei », Milan, Civelli, 1885; « Commemorazione del dott. Carlo Spreafico », Florence, Arte délia Stampa, 1886; « Di Alessandro Manzoni. Fonti e censori », Milan, Recbiedei, 1887. M. C. a été un des rédacteurs de Milano e i .moi dintorni (La vita nuova), Milan, Civelli, 1881; du Nipote del Vesta Verde, almanach pour l'année 1884, Milan, Vallardi, 1883. On lui doit aussi une édition du « Ricciardetto », de Niccolô Forteguerri, avec des notes biographiques et critiques, Milan, Sonzogno, 1885; une édition de « Le trasformazioni di P. Ovidio Nasone, recate in versi italiani dal prof. Giuseppe Brambilla », id., id., id., et une édition de « Commedie scelte di M. Accio Plauto recate in versi italiani da Niccolô Eugénie Angelio », id., id., 1888.

Corleo (Simon), homme politique et philosophe encyclopédiste italien, né, à Salemi (prov. de Trapani), le 2 septembre 1823. Il fit ses études classiques au Séminaire de Mazzara et fut reçu docteur en médecine à l'Université de Palerme, eu 1848. En 1846, il avait été nommé professeur do philosophie et de droit naturel d'abord, de mathématiques ensuite au dit Séminaire de Mazzara. De 1852 à 1854, il donnait les mêmes cours dans plusieurs instituts particuliers de Palerme, tout en exerçant en même temps la médecine. De 1861 à 1864, il fut député au Parlement; en 1864, il fut nommé professeur de philosophie morale à l'Université de Palerme, dont il a été recteur de 1883 à 1888. Nous citerons de lui : « Progetto per un' adeguata coatituzione siciliana », Palerme, 1848; « Ricerche su la vera natura dei creduti fluidi imponderabili », Palerme, 1852; « Discorso per l'apertura degli studii dello stabilimento stesi-

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coro », id., id. ; « Ricerche sulla natura délia innervaziono con applicazioni filosofiche, patologiche 6 terapeutiche », id., 1857; « Filosofia universale », 1860-63; « Storia délie Enfiteusi dei terreni ecclesiastici di Sicilia », id., 1871 ; « I principii direttivi délie Tasse italiane », id., 1874; « Cousiderazioni sull'ordinamento délia Pubblica Istruzione in Italia », dans la Minerva de Milan, 1865-66 et dans les Archivi di Pedagogia de Palerme, de 1878; « Elogio Funèbre del Re Vittorio Emanuele », 1878; « Il sistema délia filosofia universale, ovvero la filosofia délia identità », Rome, 1879-80; « Relazione sul tema II per l'XI congresso pedagogico italiano à Roma », dans \' Archivio di Pc'dagogia, Palerme, 1880; « Discorso sull' istruzione superiore alla Caméra dei Deputati », Rome, 1883; « Sul riordinamento délia imposta fondiaria », dans la Rassegna di Scienze Sociali de Florence, 1883; « La magistratura giudiziaria in Italia », id., 1884; « L' insegnamento elementare in Italia. Mali e rimedî », id., id.; « Le comuni origini délie dottrine filosofiche di Miceli, di Malebranche e di Spinoza, con confronti etc. », dans les Atti délia R. Accademia délie Scienze di Palermo, 1884; « Il parlameutarismo présente ed il future », dans la .fia.ssegna di scitnze sociali de Florence, 1885 ; « L'attuale disegno di legge sul riordinamento délia tassa fondiaria », id., id. ; « Garibaldi e i suoi mille a Salemi », dans la Nuova Antologia, Rome, 1886; « Collegio uninominale o plurinominale », dans la Rassegna déjà citée, id. ; « Modificazione alla legge elettorale », id., id. ; « Ija politioa ecclesiastica conveniente ail' Italia », id., 1887; « Le diverse origini del socialisme cristiano e del socialisme dottrinario odierno », id., id.; « Differenza tra la filosofia délia Idealità e l'odierno positivisme », dans la Rassegna di Filosofia scientifica de Turin, 1887.

Corlieu (Augustin), médecin français, né, à Charly-sur-Marne (Aisne), en 1825. M. C, qui est bibliothécaire-adjoint de la Faculté de médecine de Paris, est un érudit qui s'est surtout occupé d'histoire médicale. Nous citerons de lui : « Études sur les causes de la mélancolie », Paris, Baillière et fils, 1861 ; « Nouvelle médecine des familles à la ville et à la campagne », id., id., 1865, S'"" éd., id., id., 1874, ouvrage publié sous le pseudonyme du docteur A. C. de Saint-Vincent ; « Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements, vade mecum. du praticien », id., id., 1869, 4"ie éd., id., id., 1886; « La Fistule de Louis XIV », id., Germer- Baillière, 1874 ; « La mort des Rois de France, depuis François 1'='' jusqu'à la Révolution française. Etudes médicales et historiques », id., id., id. ; « Géographie historique de la Brie galeuse ou Galvèze », id., Champion, 1875 ; « La mort de Louis XVII », id., id., 1877 ; « L'ancienne Faculté de médecine de Paris », id., Do-

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lahaye, id. ; « La Faculté de médecine de Paris après juillet 1830 », id., id., 1878; « L'Hôpital des cliniques de la Faculté de médecine do Paris », id., id., 1878; « L'Assassinat du duc de Berry. Considérations cliniques sur sa blessure, son autopsie », id., id., 1879; « Les Chaires de médecine légale et d'histoii-e de la médecine à la Faculté de Paris », id., id., id. ; « Le Concours pour la chaire de clinique chirurgicale de Dupuytren », id., id., id. ; « Le Roi François I est-il mort de la syphilis? », id., id., 1880; « Histoire de Charly sur Marne », id., Champion, 1881 ; « Les Médecins grecs depuis la mort de Galieu jusqu'à la chute de l'Empire d'Orient (210-1453 », id.. Barrière et fils, 1885 ; « La Prostitution à Paris », id., id., 1887. — Le D"- Corlieu à traduit du latin : « De la mentulagre ou mal français », de Joseph Grunbeck, Paris, G. Masson, 1884.

Coruelis (Alfred-Charles-Louis), né, à Termonde, dans la province belge de la Flandre orientale, le 22 mai 1849. M. Cornelis, qui a épousé une des filles de M. Alphonse Lebègue, un français auquel la Belgique doit sa principal maison d'édition actuelle, auquel les amis des lettres doivent des œuvres charmantes, occupait, depuis longtemps, une haute position dans rétablissement bruxellois et venait d'ouvrir, en son nom personnel, une librairie à Paris, quand survint, en 1885, la mort de son beau-père. Une nouvelle société se constitua, sous la raison : « J. Lebègue et C'« », pour continuer l'exploitation de la librairie, de l'imprimerie, du journal et du service d'annonces réunis sous la dénomination commune à'Office de publicité, et trois directeui's furent nommés, dont chacun se consacra plus spécialement à une partie déterminée de l'entreprise : M. J. Lebègue choisit la publicité ; un autre fils du défunt, M. Adolphe Lebègue (voir ce nom), l'imprimerie et le journal ; M. Cornelis, la librairie de Bruxelles et celle de Paris, devenue la propriété de la Société. M. Alfred Cornelis-Lebègue a exercé sur le mouvement littéraire de la Belgique l'action très réelle, mais à peine soupçonnée du public, qu'exercent dans chaque pays les grands éditeurs, pourvu qu'ils aient, avec un goût sûr, beaucoup de tact, de l'initiative et même de la hardiesse, et les qualités personnelles propres à grouper et à retenir autour d'eux les écrivain de valeur. En outre, il a contribué, il y a quelques années, à créer le Cercle de la librairie belge, qui a pris rapidement une très grande importance et dont il fut, dès l'origine, nommé trésorier. Ajoutons que M. Cornelis, qui fait partie de la Société royale belge de géographie, est l'auteur d'un travail publié par la maison Lebègue, en 1880, et qui a vulgarisé, autant parmi les gens du monde que parmi la jeunesse des écoles, la connaissance, jusqu'alors fort vague, de l'hypsométrie de la Belgique :

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nous voulons parler de sa « Carte du relief do la Belgique, à l'échelle de 1 à 500,000 pour les longueurs et de 1 à 33,000 pour les hauteurs avec une carte indiquant les altitudes des chefslieux d'arrondissement, à l'échelle de 1 à 1,625,000 ». n a composé en outre un « Nouvel Atlas de Belgique, à l'usage des écoles et des familles, d'après les travaux de l'Institut cartographique militaire », qui a déjà en deux éditions et qu'un arrêté de M. Devolder, ministre de l'intérieur et de l'instruction publique, a, en 1888, recommandé aux administrations communales et aux instituteurs pour l'enseignement dans les écoles primaires, les bibliothèques scolaires et les distributions de prix.

Cornélius (Augusta), femme de lettres allemande, née, à Darmstadt, en 1841. D'abord pensionnée par le Roi de Prusse pour étudier le chant, elle dut, à la suite d'une maladie, renoncer à la carrière musicale et alla se fixer à Charlottenbourg, où elle s'adonna entièrement aux lettres. Nous citerons d'elle : « Platen in Venedig », comédie, 1866; « Die blinde Frau », id., 1866; « Dramatische Studien », id., 1867; « Er will auf die Bûhne », id., 1867; « Die erkannten Gotter », id., 1867; « Kônig und Dichter », drame, 1868; « Nur ein Held », 1877; « Das Kind wie es weint und lacht », 1885; « Glûckliche Kinderzeit », 1886; « Goldmàuschen der Kobold, das Riesenkind », 1887 ; « Der Struwwelpeter », 1887 ; on lui doit aussi plusieurs traductions de l'anglais et du français.

Cornelins (Carl-Adolf), historien allemand, né, le 12 mars 1819, à Wurzbourg. Il étudia la philologie et l'histoire à Berlin et à Bonn, et après avoir enseigné dans quelques gymnases, fut nommé successivement professeur d'histoire aux Universités de Bonn et de Munich, où il enseigne encore. Nous citerons de lui: « Die Mûnsterische Humanisten und ihr Verhàltniss zur Reformation », Munster, 1851 ; « Der Antheil Ostfrieslands an der Reformation bis zum Jahre 1535 », id., 1852; « Geschichte des Munsterischen Aufruhrs », 2 vol., Leipzig, 1855- 60; « Die deutsche Einheitsbestrebungen im 16 Jahrhundert », discours académique, 1862 ; « Studien zur Geschichte^des Bauernkrieges », dans les Abhandhingen d. Miinch. Akademie, 1861; « Zur Geschichte der Grûndung der deutschen Liga », dans le Miinch. kistor. Jalirbiich, 1865 ; « Der grosse Plan Heinrich IV von Frankreich », id., 1866; « Zur Erlàuterung der Politik des Churfûrsten Moi-itz von Sachsen », id., 1866; « Churfûrst Moritz gegenûber der Fûrstenverschwcrung der Jahre 1550-51 », dans les Ahhandlungen der Miinchener Académie, 1867 ; « Die niederlândische Wiedertaufer -svàhreud der Belagerung Munsters, 153.iH535 », id., 1869; « Die Eroberung der Stadt Munster im Jahre 1535 », dans VEist. Taschenhuch, 1872;

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« Die Verbannung Calwins aus Genf im Jahre 1559 », dans les Ahhàndlunçjen der Munchener Âlcndemie, 1886. M. 0. a collaboré à V Allgemeine deutsche Biof/raphie et aux GesrhirhfsijueHen des Bisthums Munsters.

Cornélius (Carl-Alfred), theologieu et Iiistorien de la religion suédois, né, le 10 février 1828, professeur de théologie à l'Université de Lund. Nous citerons de lui : « Dentyska medeltidsmystikens fôrnamsta laropunkter », 1859: « Làrobok y kyrkohistorien », 1860, lO'ne éd., 1882; « Ofversigt af religionens historia », 1861, 3™» éd., 1873; « Om prestbristen octe dess afhielpande », 1862; « Handbok i svenska kyrkans liistoria », 1867, 2™^ éd., 1875; « Handbok i kirkohistorien », 1872, 2'»e éd., 1870; « Tlieologiska prsenotioner », s. d.

Cornélius (Carl-Sebastian), physicien allemand, né, le 14 novembre 1819, dans la Hesse inférieure. Il étudia les mathématiques et les sciences naturelles, à Goettingue et à Marbourg et devint, en 1851, privat-Docent à l'Université de Halle, où il enseigna la physique, la mécanique, la géographie physique et la météorologie. Nous citerons de lui: « Grundriss der physikalischen Géographie », en collaboration avec A. Wiegand, 2 parties, Halle, 1856, 6<ne éd., 1886 ; « Versuch einer theoretischen Ableitung der magnetischen und elektrischen Erscheinungen », Leipzig, 1855; « Ueber die Bildung der Materie aus ihren einfachen Elementen », id., 1856; « Die Théorie des Sehens und raumlichen Vorstellens vom physik., physiol., und psycologischen Standpunkte », Halle, 1861; « Météorologie », id., 18G3; « Zur Théorie des Sehens mit Rùcksicht auf die neuesten Arbeiten in diesem Gebiete », id., 1864; « Grundzùge einer Molekularphysik », Halle, 1866; « Ueber die Bedeutung des Causalprincips in der Natm-wissenschaft », id., 1867; « Ueber die Entstehung der Welt », Halle, 1870; « Ueber die Wechselwirkung zwischen Leib und Seele », id., 1871, 2'"'-* éd., 1875; « Zur Théorie der Wechselwirkung zwischen Leib und Seele », Halle, 1880; « Einiges iiber die Gleichgewichts- und Bewegungsverhâltnisse der Theilchen fester Kôrper », dans la Centralzeiturifj fur Optik und Mechan. Leipzig, 1882; « Ueber das Problem der Materie mit Rùcksicht auf die neuere betreffende Litteratur », dans la Zeitschrift filr exacte Philosophie, 1883 ; « Ueber Hypnotismus », id., 1883 ; « Einiges ûber die Wechselbeziehungen zwischen Leib und Seele, mit Rùcksicht auf das Princip von der Erhaltung der Energie », id., 1883; « Das Gedàchtniss, als eine Eigenschaft der Materie », id., 1884; « Ueber die Hauptpunkte der realistischen Metaphysik », id., 1884. M. Cornélius a publié la 3™» éd. du « Lehrbuch der Psychologie vom Standpunkte dos Realismus und nach genestischer Méthode », de Volkmann, Cothen, 1884-85 et il a collabo-

COE ré au Physikal. Le.riroii de Osvald Marbach, 2"ie éd., Leipzig, 1853-59.

Cornély (.Jean-Jùs6])h) , brillant journaliste et écrivain politique français, né, à Nogna (Jura), le 15 janvier 1845, élevé à Lyon, où il fit de très brillantes études au petit séminaire de Saint-Jean. Il s'adonna d'abord à la médecine, mais en 1868, venu à Paris pour y achever ses études, des revers de fortune l'obligèrent à entrer comme professeur dans une maison d'éducation. En 1869, il débuta dans la presse parisienne, en apportant des faits-divers aux journaux. L'année suivante, il allait à Mont-de- Marsan, fonder l'Avenir des Landes. Pendant la guerre, il s'engagea au 58» de ligne. Après la Commune, il revint à Paris, où il fit des correspondances pour les feuilles de province. Au 24 mai, il entrait, comme secrétaire de la rédaction au Journal officiel. Trois aus plus tard, M. de Villemessant l'attachait à VEstaff'ettc. , qu'il venait de fonder, et ensuite.au Figaro, où il resta jusqu'à la mort de Villemessant; alors il entra au Gaulois. Le 6 mars 1881, les commanditaires de ce journal voulant changer la ligne politique, en expulsèrent brusquement la rédaction. M. Cornély réalisa alors un tour-deforce incroyable; en moins de vingt-quatre heures, il organisait et faisait paraître un nouveau journal Le Clairon, qui pendant trois années soutint énergiquement la politique roj'aliste ; en même temps, M. Cornély qui en était le directeur et le rédacteur en chef, se distinguait comme orateur dans les banquets et les conférences légitimistes. Il assista au sacre de l'empereur de Russie Alexandre III, et fut le dernier français que reçut le comte de Chambord avant la maladie qui devait l'enlever. La mort de ce prince porta un coup terrible au Clairon, qui dut fusionner avec le Gaulois, redevenu journal monarchiste, et où M. Corné!}' entra comme rédacteur politique. Depuis 1884, il donne aussi au Matin, journal ouvert à toutes les opinions, une brillante chronique politique hebdomadaire. Bien que l'œuvre de M. Cornély consiste surtout dans les nombreux articles, qu'il a publié dans les journaux où il a collaboré, nous citerons de lui : « L'CEil du diable », roman d'aventures, Paris, Dentu, 1878 ; « Lo Czar et le roi. Souvenirs et impressions de voyage », livre relatant le sacre d'Alexandre III et la mort du comte de Chambord, id., Ollendorff, 1884; « La France et son armée », id., id., 1887; « Rome et le Jubilé de Léon XIII. Notes d'un pèlerin », id., Palmé, 1888.

Cornet (François-Léopold), ingénieur belge, membre de la classe des sciences de l'Académie royale de Belgique, né, à Givry, le 21 février 1834. Il a été le collaborateur de M. A. Briart pour la « Description minéralogique, paléontologique et géologique du terrain crétacé du Hainaut », Mons, 1806, couronnée par la

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;. té des Sciences, des arts et des lettres du Il :aaut; de M. Ch. de la Vallée-Poussin pour ' ~ rapports relatifs à un certain nombre de liettes de la carte géologique de la Belgiet il a publié le chapitre « Mines et car- - ", dans la Fatria Belgica, Bruxelles, 1873 ; i Belgique minérale », en tête du Caialo- " V Exposition minérale belge à Paris, Lih- 1678, une notice sur « Le bassin houiller belge », Bruxelles, 1885, lors de l'Exposition Universelle d'Anvers. M. Cornet s'est beaucoup occupé d'études préhistoriques, sm-tout au moment où le Congi'ès intei'uational d'anthropologie et d' archéologie préhistoriques allait tenir à Bruxelles sa sixième session. Enfin, il a donné d'importants travaux aux publications de l'Académie royale de Belgique, de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, de la Société des ingénieurs sortis de l'écoles des mines de Mons, de la Société malacologique belge, de la Société géologique de France, de la Société géologique du Nord, de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, etc.

Cornette (Henri-Arthur-Marie), écrivain belge, né, à Bruges, le 27 mars 1852. Professeur aux écoles normales d'Anvers et membre du Conseil de la province dont cette ville est le chef-lieu, M. Arthur Cornette a défendu par de nombreux articles de journaux et de revues, des conférences, des brochures, etc., en se servant tour-à-tour de la langue française et de la langue flamande, les principes de la francmaçonnerie, de la libre-pensée et du socialisme. Les principales publications auxquelles il a collaboré jusqu'ici sont: le Jaarboek et les Volksvoordrachten de la grande société belge d'enseignement populaire le Willems-Fonds, le Nederlandscke Muséum, le Yolkshelang, le Toekomst et le Studenten Almanak de Gand, le Koophandel, la Kleine Gaset, le Vlaamsche Kuntshode et les Anncden der Mcrten-Vereeniging d'Anvers, le Halletoren de Bruge, l'Avenir de Bruxelles, le Socialisme progressif de Lugano, la Revue Socialiste de Lyon. Nous ne pouvons énumérer ici les nombreux tirés à part qui ont été faits des articles de M. Cornette; bornons-nous à citer deux de ses brochures : « Les basée de la morale », Verviers, 1877; « De Vrijmetselarij en hare beschavende roi in de XIX eeuw », Anvers, 1878 (traduit en allemand). Il faut signaler les opuscules qu'il a donnés à la Pœdagogische Bibliothek dirigée à Groningue, en Hollande, par M. J. Versluys, et dans lesquels il a étudié les idées pédagogiques de « Marnix van Saint- Aldegonde », 1881; « Rabelais », 1881, etc.

Corniani (comte Hobert), brillant écrivain italien, né, à Milan, le 8 mars 1846, d'une noble famille de Brescia, et petit-neveu de l'autemdes Secoli délia letteratura italiana. Reçu docteur en droit à l'Université de Pise, en 1866,

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il prit part à la guerre do 1866 comme volontaire dans le 2n>e régiment des grenadiers, et à l'expédition contre Rome (1867), daus les corps garibaldiens. Lors de la fondation de la Provincia di Vicenza, journal libéral modéré, le comte Corniani fut appelé à en prendre la direction qu'il garda pendant plus d'une année ; il eut à cette occasion à soutenir un duel qui fit quelque bruit. Collaborateur de la Rassegna Nazionale, de VEconomista et de plusieurs autres journaux politiques, le comte Corniani a publié à part ; « Il principio d'autorità in Italia e il partito conservatore », Turin, Unione Tipografico Editrice, 1878; « Le classi dirigenti », Brescia, Malaguzzi, 1880; « Novelle e reminiscenze », id., id., id.; « Amori nordici » nouvelle de mœurs de la Russie, 1888. Il a entrepris récemment dans la Rassegna Nazionale de Florence une excursion en Espagne, et il a décrite. Coriiil (Victor- André), écrivain médical, médecin et homme politique français, né, à Cusset (Allier), le 17 juin 1837; interne des hôpitaux de Paris, docteur en 1864. Plusieurs fois lauréat de l'Institut et de l'Académie de médicine, il fut nommé chef de clinique, en 1866, professeur agrégé de médecine, en 1869, médecin des hôpitaux de Paris, en 1870. Un instant préfet du département de l'Allier, il donna sa démission le 23 septembre 1870. M. Cornil est actuellement président du Conseil général de l'Allier et sénateur, depuis le 25 janvier 1885. Il a publié: « Observations pour servir à l'histoire de l'érysipèle du pharynx », Paris, Asselin, 1862; « Mémoire sur les lésions anatomiques du rein », id., Germer-Baillière, 1S65; « Anatomie pathologique des diverses espèces de pneumonie aiguë ou chronique », id., Claye, 1865; « De la Phthisie pulmonaire, étude anatomo-pathologique et clinique », avec le docteur H. Hérard, id., Germer-Baillière, 1866, 2™« éd., 1882; « Contributions à l'histoire du développement histologique des tumeurs épithéliales (squirre encéphaloïde) », id., id., 1866; « Du cancer et de ses caractères anatomiques », id., id., 1867; « Des différentes espèces de néphrites », thèse, id., id., 1869; « Manuel d'histologie pathologique », avec le docteur L. Ranvier, 3 vol., id., id., 1869-76, 2ra« éd., 2 vol., id., id., 1881- 84; « Leçons élémentaires d'hygiène à l'usage des établissements d'enseignement secondaire », id., id., 1872 ; « Leçons sur la siphilis faites à l'hôpital de Lourcine », id., id., 1879; « Blessure et maladie de M. Gambetta. Relation de l'autopsie », id., Masson, 1883; « Étude sur la pathologie du rein », avec le docteur Brault, id., Alcan, 1834; « Les Bactéries et leiu- rôle dans l'anatomie et l'histologie pathologiques des maladies infectieuses », avec V. Babès, id., id., 1885, 2™e éd., 1886. Le docteur Cornil a collaboré au Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Il a dirigé le Journal des connaissan-

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ces médicales. Professeur d'anatoinie pathologique à la Faculté de médecine de Paris, depuis 1882, membre de l'Académie de médecine, en 1884, président de la Société anatomique, depuis 1883, M. Cornil dirige le laboratoire attaclié à sa chaire à recela pratique de la Faculté.

Coi-iiill (Oarl-Heinrich), orientaliste allemand, né en 1854. M. C, qui est professeur extraordinaire d'exégèse de l'Ancien Testament et des langues sémitiques à l'Université de Konigsberg, a publié: « Mashafa Falâsfâ Tabîbân. Nach dem iEthiop. untersucht », Leipzig, 1875; « Jeremia und seine Zeit », dans la Sammlung von Vortragcn, Heidelberg, 1880; « Der Prophet Ezecliiel gescWldert », id., 1882; « Das Bucb des Propheteu Ezechiel », Leipzig, 1886.

Coi-noldi (le rev. Père Giovanni-Maria), ecclésiastique et philosophe italien, né, à Venise, en 1822, d'une famille noble. Entré dans la Compagnie de Jésus à l'âge de 18 ans, il fit sa philosophie au Collège Romain. A cause des troubles politiques de 1848, il alla en France, et y étudia la théologie. Il enseigna ensuite lui-même la philosophie, et il travaille avec une grande efficacité à la réforme de cette science. C'est à lui que revient la part principale dans la fondation de l'Académie philoscphiqiie-médicale. Le pape Léon XIII l'appela à Rome pour en faire le secrétaire et le professeur des jeunes élèves de l'Académie de Saint-Thomas d'Aquin. Le P. Cornoldi est auteur de nombreuses publications qui, presque toutes, ont pour but d'assurer le triomphe de la philosoijhie du docteur Angélique. Parmi les plus importantes, il convient de nommer : « Alcune orazioni panegiriche e discorsi » ; « Délia pluralità délie forme secondo S. Tommaso d'Aquino. Commentario » ; « Il Panteismo ontologico e le nozioni d'ontologia del M. R. a. Buroni P. d. M. » ; « Il Sette Marzo, ossia : I Filosofi ai piedi di Leone III ristoratore délia filosofia » ; « Institutiones Philosophiae Spéculative ad mentem Sancti Thomje Aquinatis Auctore J. M. Cornoldi S. J. in latinum versse ab Ecc.™" et Rev.'"° Dominico Agostini Venetiarura Patriarcha et ab Auctore recognitse et auctse » ; « La Conciliazione délia fede cattolica con la vera scienza, ossia : Accademia filosofico-medica di S. Tommaso d'Aquino », 2^8 éd.; « La Riforma délia filosofia pro-

l'Enciclica JEteri

di S. S. Leo-

ne Papa XIII » ; « La Sintesi chimica secondo S. Tommaso d'Aquino. Commentario » ; « La Storia del Conflitto fra la Religione e la Scienza di Guglielmo Draper, discussa » ; « Nozione elementare deU'Ontologismo » ; « Prolegomeni sulla Filosofia italiana e Trattato délia Esistenza di Dio »; « Seutentia S. Th. Aq. de Immunitate B. V. Dei Parentis a peccati originalis labe »j 4"^ éd., Parme ; « Suaresii Francisci, Doctoris Eximii, De Corporum Natura Tractatus : cum notis » ; « La Filosofia scolastica spe-

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culativa di S. Tommaso d'Aquino », 3">e éd., Bologne, Mareggiani, 1881 ; « Il Rosminianismo, Sintesi deU'Ontologismo e del Panteismo, libvi tre », Rome, A. Befani, 1881 ; « Dei principii fisico-razionali secondo S. Tommaso d'Aquino ». Le père Cornoldi est en outre l'un des ping éclairés interprètes du Dante, et il vient do le prouver par son dernier livre: « La Divina Commedia di Dante Alighieri, col comento », Rome, Befani, 1888. — Il a fondé différents journaux dans plusieurs villes, et il est recteur et rédacteur de la Ciisiltà Cattolica.

Cornu (Julius), professeur de philologie romane à l'Université de Prague, né, en 1849. 11 a publié: « Chants et contes populaires de la Gruyère », dans la Eomania, 1875 ; « Proverbes patois du canton de Fribourg et spécialement de la Gruyère recueillis par J. Chenaux et suivis de comparaisons et rapprochements », id., 1877; « Phonologie du Bagnard », id., 1877 ; « Glanures phonologiques », id., 1878; « Études de phonologie espagnole et portugaise », id., 1880; « Études sur le poème du Cid », id., 1881; « Études de grammaire portugaise », id., 1882; « Anciens textes portugais publiés •>, id., 1882; « Phonologie syntactique du Cancioneiro gérai », id., 1883; « Mélanges espagnols », id., 1884. Il collabore pour la philologie portugaise au Grundriss der romanischen PhUologir publié par Grober à Strasbourg.

Cornu (Marie-Alfred), savant français, né le 6 mars 1841. Admis à l'École polytechnique, en 1860, il entra ensuite à l'École des mines et fut nommé ingénieur, en 1866. L'année suivante il devenait professeur de physique à l'École polytechnique. Depuis lors, il a été nommé membre de l'Académie des sciences en remplacement de Becquard, le 3 juin 1878, président de la Société française de physique et de l'Association française pour l'avancement des science?;, il s'est surtout occupé d'études sur la lumière, et, en 1878, il obtenait le prix Lacaze pour la publication aujourd'hui complète, de son grand travail sur la vitesse dé la lumière, intitulé : « Détermination de la vitesse de la lumière d'après des expériences exécutées, en 1874, entre l'Observatoire et Monthéry », travail imjorinié dans les Annales xle l' Observatoire, Nous no nous occuperons pas ici des perfectionnements notables que M. Cornu a dû introduire dans les appareils dont il s'est servi pour ses expériences et nous nous bornerons seulement à signaler les recherches intéressantes sur l'acoustique auxquelles il s'est livré en collaboration avec M. Mercadier, et dont les résultats ont été publiés dans les Comptes-Rendus de l'Académie des Sciences, des 8 et 22 février 1869. En 1878, M. Cornu obtint la grande médaille Rumford, de la Société Royale de Londres. Parmi ses nombreux mémoires, citons: « Recherches sur la réflexion cristalline », thèse pour son doctorat ;

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< Un nouveau polimètre », 1870; « Du renversemeut des raies spectrales des vapeurs métalliques », 1871 ; « Sur le spectre de l'aurore boréale du 4 février 1872 », 1872; « Extension des résultats au mode mineur », 1873 ; « Sur le spectre normal du soleil partie ultraviolette », Paris, Gauthier Villars, 1881.

Cornu (Maxime), naturaliste français, frère du précédent, s'est adonné aux sciences naturelles. Docteur ès-sciences, aide-naturaliste au Muséum, il a remplacé, le 29 lévrier 1884, M. I Deraisne comme professeur de culture à cet I établissement. M. Cornu s'est particulièrement ! occupé de la maladie de la vigne. Il a publié : « Des Préparations microscopiques tirées du règne végétal et des différents procédés à employer pour en assurer la conservation », Paris, F. Savy, 1872, en collaboration avec MM. Johannes Gronland et Gabriel Rivet ; « Etudes sur le phylloxéra vastatrix », id., Gauthier-Villars, 1878, outre plusieurs mémoires sur le phylloxéra vastatrix et sur les peronosporées, insérés dans les Mémoires relatifs à la nouvelle maladie de la Vigne, Paris, Gauthier- VUlars, 1874 et suivants.

Coroleu (Joseph), écrivain espagnol, né, à Barcelonne, le 16 août 1839. En 1864, il se fixa à Paris, oii il donna à la maison Hachette plusieurs traductions de l'espagnol, et d'où il envoyait des correspondances politiques et littéraires aux journaux espagnols. Revenu à Barcelonne en septembre 1868, il écrivit dans les journaux révolutionnaires de cette ville, envoyant, en même temps, des correspondances au Temps de Paris et à la Kdlnische Zeitung. Après l'avènement d'Alphonse XII, il a publié : « Las Cortes Catalanas : estudio juridico y comparative de su organizacion y resena analitica de todas sus legislaturas episodios notables, oratoria y personajes ilustras, con muchos documentos inédites del Archive de la Corona de Aragon y el del Municipio de Barcelona », Barcelonne, 1876 (en collaboration avec M. Joseph Pella) ; « Los Fueros de Cataluna : descripciôn comentada de la constituciôn historica del Principado ; sus instituciones politicas y administrativas y sus libertades tradicionales, con la relacion de muchas revoluciones, escenas y anécdotas curiosas, palabras y hechos notables de catalanes ilustres y el estudio comparative de esta constituciôn paragonada con las de todas las naciones, inclusas las forales de Navarra y las Provincias Vascongadas », id., 1878, avec le même ; « El feudalismo y la servidumbre de la gleba en Cataluiia, ensayo histôrico-juridico illustrado con muchos datos inédites del Archive de la corona de Aragon y les comentarios de los mas famosos jurisconsultes catalanes », Gerona, Dorca, 1878, ouvrage couronné par l'Association littéraire de Gerona ; « Las supersticiones de la humanidud, ensayo histôrico

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y comparative trazado con la ayuda de las mitologïas, las producciones literarias y las doctrinas filosoficas de los pueblos màs famosos, comprendiendo los orâculos, las sibUas, la agoreri, el aruspicio, los sueiîos proféticos, los sacrificios humanos, la astrologia, la magia, la nigromancia, la càbala, la demonologia y demas ciencias llamadas ocultas y un sin numéro de leyendas y anécdotas referentes à todas épocas y lugares », Barcelonne, Jaime Seix, 1880, 2 vol. ; « Historia de Villanueva y Geltru, con un prélogo del Excelentisimo seîîor Don Victor Balaguer », Villanueva y Geltru, A. Mila, 1878 ; « Claris y son temps : cuadros de costums politicas del sigle X^^I, contenent molts documents inédits del Aciu de la corona d'Aragô y de la Biblioteca Provincial de Barcelona », Barcelonne, 1880 ; « Prim, bosquejo biogrâfico leido al colocar el Excelentissimo Ayuntamiento constitucional de Barcelona et retrato de este personaye en su galeria de catalanes ilustres el dia 19 de diciembre de 1884 », Barcelonne, Ronnirez y C*, 1885 ; « Barcelona y sus alrededores, Guia historica, descriptiva y estadistica del forastero », id., Jaime Seix, 1887, et plusieurs essais historiques. — M. Coroleu est membre de l'Académie royale d'histoire de Barcelonne et de l'Académie de Buenos Letras de la même ville.

Coromilas (Démétrius), auteur dramatique et publiciste grec, fondateur de la première feuille quotidienne en Grèce, L'Ephéméris, fondée, en 1873, en collaboration avec Jean Cambouroglou ; ce journal est le Figaro d'Athènes. Outre les nombreux articles insérés dans ce journal, M. C. a écrit avec une verve inépuisable des drames, des comédies et d'autres pièces dramatiques. Depuis 1872, il a publié plus de quarante de ces pièces, dont les principales sont : « Une mission », farce, 1872 ; « Monsieur Coucakis et son fils », comédie en 3 actes, 1874; « Le fils de l'épicier », en 3 actes, 1875; « Les premières larmes ; Un sacrifice d'amour », drame en 3 actes, 1875 ; « Le Coq », comédie, 1875; « L'Eau du Léthé », 1877; « Pancaste », drame en vers en 3 actes ; < Les Infortunes d'un avocat », comédie, 1878; « Un rayon dans les ténèbres, drame en 3 actes, 1879 ; « Causerie sur Nathan le Sage », 1879 ; « Anacréon », pièce en vers, en 3 actes, « Le fil d'Ariane », comédie, 1883 ; « La mort de Périclès », comédie, 1884; « Camma », tragédie en 3 actes i < Le jugement de Baccharis », comédie en vers en 3 actes, 1885 ; « Madame Bérauti », 1886 ; « Clytie », drame en vers, 1886 ; « La Chute du Ministère », comédie, 1887 ; « Au bord da l'abîme » ; dialogue, id. ; « L'Amoureux de Thérèse », id. ; « Entre la coupe et les lèvres », id. ; « Les funérailles du ministre », id. ; « En pleine mer », nouvelle, 1888; « La Bacchante », comédie en 3 actes et en vers, id. Depuis deux

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aus D. Coromilas ne fait plus partie de la rédaction du journal qu'il a fondé, mais il continue à y insérer de temps en temps de ses ouvrages.

Coroiia (Joseph), écrivain, voyageur et alpiniste italien, né en Piémont. M. Corona, qui a entrepris de longs voyages et qui est un passioné d'alpinisme, a publié une foule d'articles de géographie dans les principaux journaux italiens. Parmi ses publications en libi-airie, nous citerons : « Le feste del traforo 1871. XVII- XXII settembre. Bozzetti e Reminiscenze », Biella, Amosso, 1872 ; « F. D. Guerrazzi. Cenni biografioi », id., id., 1873 ; « Alla punta Sella ed alla festa alpina d'Ivrea », Milan, 1875 ; « Picchi e Burroni, escursioni nelle Alpi », Rome, Bocca, 1876 ; « Excelsior ! Ricordo del convegno internazionale di alpinisti in Valle d'Aosta, promesse da un gruppo di sezioni del Club alpino italiano », id., typ. elzévirienne,

1877 ; « L'inno degli alpinisti, con la traduzione in tedesco del prof. J. Schanz », id., id., id. ; « Bozzetti alpini. Il Contrabbandiere », Côni, Galimberti, 1878; « La valle d'Aosta e la sua forrovia. Lettere a S. E. il comm. G. Zanardelli », Biella, Amosso, 1878; « La ceramica. Biografie e note storiche », Milan, Hoepli, 1879; « La Ceramica alF Esposizione Universale del

1878 in Parigi », dans les Rdazioni dei yiiirafi italiani, Rome, Botta, 1880; « Il Castello di Sarre. Memorie storiche », Biella, Amosso, 1881 ; & Aria dei menti in Valtournanche », Milan, Dumolard, 1882 ; « Sommario délie conferenze alpine », id., Lombardi. id. ; « Manuel du touriste dans la Vallée d'Aosta », id., id., id. ; « Italia Ceramica », rapport du jury de l'Exposition nationale de Milan en 1881, Milan, Hoepli, 1885. Il a commencé à publier, en 1885, chez l'éditeur Quadrio de Milan, un recueil Alpi e Appennini. Ascensùmi, Escursioni e Descrizioni popolari illustrafe.

Coroiiado (Caroline), femme de lettres espagnole, née, en 1823, à Almendralejo (prov. de Badajoz), se fit connaître,dès l'âge de quinze ans, par une « Ode au palmier », à laquelle la sociéLé littéraire, connue sous le nom de Lycée de Madrid, accorda les plus grands éloges. Lorsqu'elle vint à Madrid, en 1838, le Lycée lui fit l'accueil le plus flatteur. Vers cette époque, elle épousa Justus Horace Perry, secrétaire de l'ambassade américaine à la Cour d'Espagne. On a d'elle un « Recueil de poésies », 1843, plusieurs pièces dramatiques, entr'autres ; « Le Tableau de l'Espérance », comédie représentée au Lycée en honneur de la Reine d'Espagne, et « Alphonse IV, roi d'Aragon », drame historique, ainsi que les nouvelles suivantes: « Paquita » ; « le Phare du Tage » ; « Adoration », qui parurent ensemble en 1851 ; « Jarilla Sigoa », 2 vol., Madrid, 1854 ; < Du Tage au Rhin », impressions de voyage; * La Rueda de desgra-

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cia », Madrid, 1874 ; des nouvelles et des poi'sies lyriques qui parurent dans le Siglo l'iiitoresco, YAlmanach littéraire et autres revues de Madrid.

Coronedi-Berti (Caroline), femme de lettres italienne, née, àBologne, en 1821; la seule femme qui ait l'honneur de faire partie de la Rajln Commissione per i testi di lingua, résidant à Bologne. Elle fit ses études dans sa ville u.v tale, s'adonnant surtout aux langues italienne, latine, française, allemande et à la musique. Elle a publié : « Alcuni usi popolari bolognesi » ; « Appunti di medicina popolare bolognese •> ; « Raccolta di novelline popolari Bolognesi » ; « Grammatica del dialetto bolognese » qui sert d'introduction à son ouvrage le plus important: « Vocabolario bolognese e italiano », 2 vol., Bologne, Menti, 1873-74, ouvrage d'une grande portée et d'autant plus remarquable, qu'il est ■ le premier travail de ce genre qui ait jamais été entrepris sur le dialecte de Bologne. Citons encore d'elle : « Usi nuziali del contado bolilognese », Florence, typ. de V Association, 1874; « Appunti di botanica bolognese. Lettera al dott. Giuseppe Pitre », id., id., 1875 et autres remarquables contributions au folklore bolognais. Madame Coronedi-Borti est la mère de mailame Eederici, la femme de l'illustre professeur de médecine à l'Institut des études supérieurrs de Florence.

Corouini-Cronber^ (comte Charles), écri\ et homme politique autrichien, issu d'une U'.Im.j et ancienne famille de Bergame fixée à Goritz, depuis la première moitié du XVI siècle, rt élevée, depuis plus de deux siècles, à la dignité de comte de l'Empire, est né, le 29 avril 1^1-^, à Paris, où son père était attaché à l'amlM-^sade d'Autriche. Il fut d'abord élevé par mère, née comtesse Fagan, qui était cousin M"'<= de Genlis, et à dix-huit ans il se roi: à l'Université d'Olmûtz pour s'y adonner ii 1 tude du droit. En 1841, il fut attaché au gouverneur de Trieste, le comte de Stadion, mais quand, en 1849, cet homme d'État quitta smi gouvernement, M. Coronini" se retira de la carrière administrative et, pour obéir à un aneie-n penchant, il s'adonna à l'étude de la médecin.', fréquentant dans ce but les Universités de Vienne, de Heidelberg, de Paris et se faisant reei voir docteur en médecine à l'Université tl'ivlangon. Il reprit, en 1851, la carrière admini-;trative et fut nommé secrétaire présidial à la lieutenance de Zara. Dans cette qualité, il se, rendit en Albanie, comme président d'une con!mission sanitaire qui devait enquérir au suji t. d'une pestilence qu'on disait s'être manifestij dans ce pays. De là, il passa capitaine circulaire à Trente, en 1855, et peu après, sur le désir de l'archiduc Maximilien, alors gouverneurgénéral du Lombarde-Vénitien, délégué (préfet), à Venise. De Venise, il passa, en qualité de \

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^. ..i=iller aulique à Milan, et, en 1859, à Trieste, ensuite sous-gouverneur à Innsbruck et, enfin, gouverneur à Salzbourg où il resta jusqu'en 1869. Il a été aussi membre de la Chambre des députés à Vienne. Inutile d'ajouter que M. le comte Cornini est décoré de plusieurs ordres autrichiens et étrangers ; il est aussi membre de plusieurs sociétés savantes et littéraires ; nous rappellerons seulement qu'il est membre honoraire de la Société Schillerienne, distinction fort rare qui lui fut décernée lors de l'institution d'une filiale de la Société k Salzbourg, occasion à laquelle il écrivit le livret d'un opéra: « Paquita », qui fut mis en musique par le baron Tschiderer et joué avec le plus grand succès au théâtre de Salzbourg. Il a publié aussi un volume de poésies en allemand, sous le titre: « Schau'um dich her », un poème lyrique: « Die Schwestern », 1883, et une nouvelle: « Alceo und Angiolina », id. — M. le comte Coronini vit maintenant procul negotiis à Goritz dont il a été pendant quelque temps podestà (maire).

Coronini-Cronberg (comte François), écrivain et homme politique autrichien, né, à Goritz, le 18 novembre 1853. Son père, le comte Jean, général d'artillerie au service autrichien et ban de la Croatie, ayant été attaché à la personne de l'Empereur actuel d'Autriche, avant son avènement au trône, le jeune comte François passa les premières années de sa jeunesse à Vienne dans l'intimité de la Cour impériale. Après avoir fait la première année de droit, il entra dans l'armée, où il fit une brillante carrière. En 18G7, U quitta le service avec le grade de colonel et se retira dans ses terres, où la confiance de ses concitoyens l'appela aux plus hautes fonctions électives. Député à Vienne, il fut, en 1879 et en 1880, président de la Délégation autrichienne et, de 1879 jusqu'en 1881, président de la Chambre des Députés. Sans tenir compte de ses nombreux discours parlementaires, dont plusieurs, celui entr'autres du 30 mars 1874, avec lequel il réclamait, avec autant d'éloquence que de talent, en faveur de la nationalité italienne des populations du Litoral, ont eu un véritable retentissement, nous citerons de lui: « (Esterreich und das Nationalitàtsprincip », dans le tome VI de la Œsterreichische Revue, Vienne, 1866; une nécrologie de Joseph-Dominique délia Bona, dans la Œsterreichische Wochenschrift, 1864; « TJeber Baden Meliorationen Ln Gôrz », Prague, 1869, tirage à part du Eronens Lanclswirthschaftliches Jahrbuch , 1869; une nécrologie du colonel-comte Alphonse von Wimpfen, dans la Militarische Zeitsclirift, 186G, outre plusieurs articles italiens dans les Atti e Memorie délia Società Agraria Goriziana, et enfin, un gros volume: « Aquileia's Patriarchengràber », Vienne, 1867. — Ajoutons que M. le comte Coroniui a été nommé, en 1886,

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président du Musée oriental de Vienne, devenu depuis le Musée commercial autrichien.

Corpaucho (Emanuel-Nicolas), poète péruvien, parmi les meilleurs de son pays. En 1854, très jeune encore, il publia un volume d'« Ensajos poéticos », précédés d'une introduction biographique écrite par Joseph Casimir Ulloa.

Corra (Emile), journaliste et publiciste français, né, à Châteaudun (Eure-et-Loir), le 11 juin 1848. La ruine de sa famille l'empêcha de poursuivre ses études de médecine; il fut successivement employé d'administration, et comptable dans deux maisons de commerce. Il a publié: « Jours de Colère (Dies Iree) », poésies, Paris, Lemerre, 1872 ; « Histoire de la Défense nationale », avec Louis Noir, id. Claverie, 1878; « Le Progrès au village ». 11 entra, en 1874, comme chroniqueur judiciaire à l'Evénement, dont il devint le gérant. En même temps, il était le rédacteur en chef de la Gazette de Neuilly. Il a publié, en 1887, chez OUendorff: « La Bataille de Sedan, par le général Wimpffen; les véritables coupables. Histoire complète politique et militaire d'après des matériaux inédits, élaborés et coordonnés par E. C. ». M. Emile Corra a fondé, à Neuilly, un Cercle de gymnastique rationnelle pour la formation d'un meilleur personnel enseignant.

Corradi (Alphonse), illustre médecin italien, né, à Bologne, le 6 mars 1833. En 1856, il fut reçu docteur à l'Université de sa ville natale. D'abord assistant à l'Hôpital délia Vita, il fut, en 1859, à la suite d'un concours nommé professeur de pathologie générale à l'Université de Modène. En 1863, toujours à la suite d'un concours, il passa à occuper la même chaire à l'Université, de Palerme et, en 1867, il fut nommé professeur- de thérapeutique générale, matière médicale et pharmacologie expérimentale à l'Université de Pavie, où il enseigne encore. Doyen de la Faculté de médecine et Recteur de l'Université pendant de longues années, M. Corradi a révélé de telles qualités d'administrateur que le gouvernement l'a nommé Président du Conseil d'administration du Collège Ghisiglieri. — Fondateur et président de la Société Royale italienne d'hygiène, M. Corradi s'est beaucoup occupé des questions qui se rapportent à cette science; délégué du gouvernement aux deux congrès internationaux d'hygiène qui eurent lieu à Genève, en 1882, et à la Haye, en 1884, il fut un des quatre' orateurs qui prirent le parole dans les deux séances générales du congrès du même genre qui eut lieu à Vienne, en 1887, et il s'y occupa de la longévité en rapport avec l'histoire, l'anthropologie et l'hygiène. Président de l'Institut royal lombard des lettres, des sciences et des arts, ancien membre élu du Conseil supérieur de l'instruction publique, U est maintenant membre du Conseil supérieur de santé et de la commission pour la compilation

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de la Pharmacopée italienne. Ecrivain brillant, il a contribué, par dés essais fort intéressants, au progrès de l'histoire de la médecine ; parmi les nombreux ouvrages de ce savant illustre, nous citerons : « Note sur l'étiologie et l'histoire de la pellagre », dans V Union médicale de Paris, 1865; « Gli Annali délie épidémie in Italia dalle prime memorie sino al 1850 », 4 vol., Bologne, 1SG5-67; « La chirurgia in Italia, dagli ultimi anni del secolo fino al présente. Commentario », id., 1871 ; « L'ostetricia in Italia, dalla meta del secolo fino al présente. Saggio storico-critico », 3 vcil., id., 1872; Memorie per la storia dvUa Unirrrsitii di Pavia e degli uomini più illuvtri che vi inseipiarono, 3 vol., Pavie, 1874- 78, l'ouvrage a été publié sous la direction de M. Corradi qui en a écrit lui-même l'introduction, les notices biographiques et bibliographiques sur les professeurs de la faculté de médecine et les notes à l'Epistolaire qui est à la fin de l'ouvrage ; « Lettere del Lancisi al Morgagui e parecchie altre dello stesso Morgagni ora per la prima volta pubblicate », avec introduction et notes, Pavie, 1876; « Escursioni di un medico nel Decamerone », dans les Atti del R. Istituto Lombarde, 1878; « Le infermità di Torquato Tasso », l'^^ partie, dans les Memorie del R. Istituto Lomhardo, 1880; « Relazione sul tema Benejicenza osjntaliera e sanitaria detta al Congresso iuternazionale di beneficeuza », Milan, 1880; « Lettere inédite di Francesco Redi», dans les Annali universali di m<:dicina, Milan, 1880; « Délia nécessita délie ispezioni igieniche nelle scuole. Lettera al Ministre délia Pubblica Istruzione », dans le Giornale délia R. Società IfaUana di Igiene, Milan, 1880; « Giacomo Tommasini fisiologo », dans les Annali universali di medicina, Milan, 1881 ; « Intorno al progetto di legge per il bonificamento délie regioni di malaria lungo le ferrovie romane », dans le Giornale délia Società Italiana d' Igiene, Milan, 1881; « Del contagio délia tisi polmonare, rispetto alla storia ed ail' igiene pubblica. Relazione al Congresso internazionale d' Igiene in Ginevra », dans les Annali -universali di Medicina, 1882; « Una lettera fisiologica dello Scarpa », id., id. ; « Tre lettere d'illustri anatomici del Cinquecento », id., 1885; « Quesito per lo studio délie cause e délia prolifassi délia tisi polmonare », dans le Giornale délia R. Società Italiana d' Igiene, Milan, 1884; « Risultato dell'inchiesta intorno aile cause ed alla profilassi délia tisi polmonare », dans les Annali universali di Medicina, 1884; « Nuovi documenti per la storia délie malattie veneree in Italia dalla fine del quattrocento alla meta del cinquecento », id., id. ; « L'acqua del legno e le cure depurative nel cinquecento », id., id., traduit en français par A. Dubouchet, dans la Gazette hebdomadaire des sciences médicales, 1886 ; « Biblioteca diun medico marchigiano del Secolo XIV »,

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dans les Annali Universali di Medicina, Milau. 1885; « Bouilland ed il polso nell'itterizia >., id., 1885; « Su i documenti storici spettauti alla medicina, chirurgia, farmaceutica, conservati nell'Archivio di Stato in Modena, ed in particolare su la malattia di Lucrezia Borgia e la Farmacia nel Secolo XV », id., id.; « Un libre raro di sifilografia e una edizione ignota del Benivieni », id., id.; « Degli esperimenti tossicologici in anima nobili nel cinquecento », dans les Memorie del R. Istituto Lombardo, 1886; « Délia cecità in Italia e dei modi di prevenirla. Relazione alla 2^ Riunione d'igienisti italiani in Perugia », dans le Giornale délia U. Società Italiana d' Igiene, Milan, 1866; « Gli antichi Statut! degli Speziali. Brano di Storia délia farmacia », dans les Annali universali di Medicina, Milan, 1886 ; « Alcimi ricordi intorno ai mercuriali riguardati corne antidropici », id., id., 1887; « De la longévité dans ses rapports avec l'histoire, l'anthropologie et rhj-giène. Discours prononcé au VI Congrès d'hygiène et démographie à Vienne », 1887; « Le prime farmacopee italiane ed in particolare dei ricettari fiorentini », dans les Annali nnivei-sali di Medicina, Milan, 1887 ; « Délia minutio sanguinis e dei salassi periodici », dans les Memorie del R. Istituto Lombardo, 1888; « Alcune lettere del Morgagni », dans les Annali universali di Medicina, Milan, 1888. Nous avons été obligés de laisser de côté dans cette énumeration une foulo d'écrits de moindre importance, il nous faut cependant citer les discours suivants prononcés par M. Corradi, dans sa qualité de président de la Société d'hj'giène de Milan; « Délia società italiana d' igiene e dei suoi intendimenti », 1879 ; « Il primo anno di vita délia Società italiana d'igiene. Suoi atti, sue speranze », 1880; « Spirito e cuore dell' igiene », 1881; « L' igiene rimpetto aile scoperte e aile nuove questioni délia patologia », 1882; « Filantroj^ia ed igiene », 1883; « L' Igiene e le maie disposizioui », 1884; « Il lavoro consociato », 1886; « Il 7» e V8° anno délia R. Società italiana d'igiene », 1887. — Nous espérons pouvoir donner dans le Supplément la notice concernant M. Atjgu- STO COKRADI, docteur ès-lettres, fils de cet éminent médecin,et actuellement professeur dans les lycées de l'État.

Cormdî (Joseph), illustre médecin italien, né, à Bevagna (province de Pérouse), le 28 octobre 1830. Après avoir fait ses premières études, il vint faire sa médecine en Toscane, et fit son stage dans le grand Hôpital de Santa Maria Nuova de Florence, sous la direction de l'illustre Carlo Burci, dont il fut d'abord l'élève favori et puis l'assistant. M. Corradi ne tarda pas à se faire remarquer par l'invention de quelques instruments de chirurgie, invention qu'il développa dans un mémoii-e qui fut fort apprécié non seulement en Itale, mais aussi à l'étranger.

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Après l'annexiou de Rome, M. C. fut professeur de clinique chirurgicale daus cette Université, mais en 1872 il revint à Florence pour y occuper définitivement la chaire de Clinique chirurgicale et Médecine opératoire à riustitut des Études supérieures. Il est aussi, depuis quelques années, membre du Conseil supérieur de l'instruction publique. Il a publié : « Études cliniques sur les rétrécissements de Turèthre, sur la taille et sur les fistules vaginales », Florence, 1870, mémoire qui obtint le prix D'Argenteuil à Paris et le grand prix Riberi à Turin et qui est pour ainsi dire le point de départ de la grande réputation scientifique de M. Corradi ; suivirent : « Le contratture e le lussazioni coxofemorali », Florence, Civelli, 1873; « Compendio di terapeutica chirurgica >, Imola, Galeati, 1874; « Trattato délie malattie degli organi orinarii », Florence, 1874, outre plusieurs articles et mémoires de moindre importance.

Corradino (Con'ado), littérateur et brillant conférencier italien, né, h Turin, en 1852. Il fit ses études au Collège national de sa ville natale et, en 1870, il se fit inscrire à l'Université en qualité d'étudiant de médecine. Après trois ans de cette étude, il passa à la Faculté de philosophie et des lettres et s'y fit recevoir docteur en 1876; en 1881, à la suite d'un examen de concours, il fut nommé docteur agrégé. La même année, il alla à Zurich en qualité de professeur de littérature italienne au Polytechnicum, mais après six mois d'enseignement, à la suite de quelques correspondances adressées de Zurich à la Gazzctta Piemontcse, il donna ses démissions et rentra. en Italie. Nommé professeur de littérature italienne dans les lycées de l'Etat, il fut successivement professeur à Plaisance, à Bresoia et au Lycée Gioberti de Turin, où il enseigne maintenant ainsi qu'à l'Académie des Beaux-Arts. Outre plusieurs conférences qui lui ont créé de grandes sympathies, traductions, poésies séparées, etc., il a publié : « Primi versi », Turin, Casanova, 1879; « Poeti contemporanei », id., id., 1850; « Il Secentismo e VAdone del cav. Marine », id., id., 1881; « Storia d'Italia nel Medio-Evo e tempi moderni », id., id., 1885. L'éditeur Casanova prépare une nouvelle édition augmentée de ses vers.

Corre (le docteur Armand), médecin français, né en 1841. M. C, qui est médecin de la marine et professeur agrégé à l'École de médecine navale de Brest, a publié : « La Pratique de la chirurgie d'urgence », Paris, Baillière et fils, 1872 ; « De l'étiologio et de la prophylaxie de la fièvre jaune », id., Doin, 1882 ; « La Mère ot l'enfant dans les races humaines », id., id., 1882 ; « Traité des fièvres bilieuses et typhiques des pays chauds », id., id., 18s3 ; « Manuel d'accouchement et de pathologie puerpérale », id., id., 1885 ; « Traité clinique des ma-

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ladies des pays chauds », id., id., 1887; « Résumé de la matière médicale et toxieologique coloniale », id., id., id.

Corréard (François), littérateur français, né, à Vincennes près Paris, en 1853. M. C, qui est professeur d'histoire au collège Rollin à Paris, a publié : « Choix de textes pour servir à l'étude des institutions de la France », Paris, Delalain, 1882 ; « Veroingétorix, ou la Chute de l'indépendance gauloise », id.. Hachette, 1884 ; « Michelet », id., Lecène et Oudin, 1886; « Histoire nationale et notions sommaires d'histoire générale depuis l'époque gauloise jusqu'au milieu du XV" siècle », id., G. Masson, 1884; « Le même depuis le milieu de XV* siècle jusqu'à la mort de Louis XIV », id., id., 1885.

Correra (François-Xavier), illustre avocat italien, né, à Caserte, le 9 février 1812. Il fit ses premières études, jusqu'à l'âge de 15 ans, dans le Séminaire de sa ville natale et y prit le goût de la littérature classique qu'il a toujours cultivée depuis. A l'âge de dix-sept ans, il alla à Naples faire son droit et à l'âge de 22 ans il l'enseignait déjà particulièrement. Élu deux fois député, en 1848, il se vit interdire l'enseignement par le gouvernement bourbonien. En 1860, il fit partie de la Consulte d'État créée par M. Farini, alors lieutenant-général du Roi d'Italie daus les provinces napolitaines. M. Correra, qui a une étude des plus achalandées a toujours refusé les chaires qu'on lui a offertes à l'Université de Naples. Depuis 1861, il est membre du Conseil de l'Ordre; il a été plusieurs fois membre du Conseil Municipal de Naples.

Correns (Heinrich-Hermann-Emil), naturaliste allemand, né, le 10 janvier 1848, à Nowawes (arr. de Potsdam), actuellement professeur au gymnase de Berlin. Sans tenir compte de nombreux articles sur les sciences naturelles insérés dans les journaux et revues, nous citerons de lui: « Der Mensch. Lehrbuch der Anthropologie », qui, publié en 1878, en était, en 1887, à sa troisième édition, et « Leitfaden der Anthropologie », 1885.

Corrodi (Guillaume- Auguste), poète suisse, né, à Zurich, le 27 février 1826; il passa son enfance au village de Tôss, près de Winterthur, où son père exerçait les fonctions pastorales et se fit inscrire, pendant quelques semestres, sur le désir exprès de ce dernier, comme étudiant en théologie aux Universités de Zurich et de Bâle, mais aussitôt qu'il en eut la liberté (1848), il se rendit à Munich, afin d'y suivre, pendant quatre ans, les cours de l'Académie de peinture. Plus encore que la société de ses condisciples immédiats, il rechercha la société des nombreux poètes alors établis sur les bords de risar et sa plume se montra dès cette époque tout aussi active que son pinceau. Lorsqu'il fut revenu en Suisse (1851), il poursuivit cette

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double carrière, mais en faisant la part toujours plus large à l'écrivain. Après avoir professé, pendant de longues années (1862-1881), le dessin à l'école municipale supérieure de Winterthur, il vit aujourd'hui à Zurich tout occupé de ses travaux littéraires et ne se sert plus de son crayon que pour illustrer de charmants croquis ceux de ses ouvrages destinés à la jeunesse. Poète l3a-ique des plus abondants, h\\moriste des plus bienveillants dans sa causticité et doué d'un optimisme imperturbable, disciple de Jean-Paul et d'Ecchendorff et affecté lors de ses débuts de quelques uns des défauts de l'école romantique, M. Corrodi s'est essayé avec succès dans des genres divers, comme le témoigne, la liste étendue de ses productions : « Premiers chants », 1853; « Mode majeur et mode mineur », contes fantastiques en vers empruntés aux domaines de la nature et de la vie, 1855; « Un livre sans titre. Pour les enfants de sept fois sept ans », 1855; « La vie de la forêt », 1856; « Existence fleiirie », 1870, romans lyriques; « Monsieur le professeur », 1857; « Monsieur le vicaire », 1858; « Monsieur le Docteur », 1860, idylles en dialecte zurichois aussi remarquables par leur exactitude psychologique que par leur saveur poétique ; « Lettres de voyage (Suisse et Milan) », très riches en vives et fraîches descriptions ; « Dessins sérieux, ou livre du printemps » (deux nouvelles fantaisistes, 1860; « Rimes et énigmes germaniques », 1861; « Shakespeare. La sagesse de la vie extraite de ses œuvres », 1863 ; « Le docteur », 1872; « Le Peintre », 1875; « Une élection paroissiale », 1877 ; « Bonnet et pantoufle. Une heure d'entretien. Avant le bal », 1885, drames ou essais dramatiques ; « Le palefrenier », 1873; « Le voyage à Bade », 1879; « Agissez tels que vous êtes », 1884; « L'Hote », 1885, comédies en dialecte zurichois; « Toujours vert », récits et poèmes, 1873; « Le chant de la douleur », 1881 ; « Nouvelles », 2 vol., 1881-82; « Images littérales pour des mots imagés », 1883. — M. Corrodi a traduit en allemand zurichois, les « Poésies de Robert Burns », et composé une « Chrestomathie », en dialecte suisse, 1885. Parmi ces livres destinés à la jeunesse et qui furent assez favorablement accueillis par le public pour trouver des éditeurs à Stuttgart et à Leipzig, nous mentionnerons : « Vacances au Château de l'oncle », 1853; «Fleurs des Champs »; « Pleurs d'été pour l'hiver », 1854; « Histoire de village pour la jeunesse. Soleil et nuages », 1855; « Pour mon petit peuple », 1856; « Des jours de la jeunesse », 1857; « Des champs et de la forêt », 1858; « Le château de Wildegg et ses habitants », 1860.

Corroj-er (Édouard-Jules) , architecte français, né, à Amiens (Somme), le 12 septembre 1837. Il est élève de VioUet-le-Duc. Nommé

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membre de la Commission des monuments hr toriques en 1872, architecte du gouvernement | 1874 et inspecteur général des édifices dio| sains en 1885, il a restauré un grand nomljl de vieux monuments : l'abbaye du Mont-Sairj Michel, la cathédrale de Soissons, les églis'j de Ham, Nesles et Athies, etc. Il a publi: « Description de l'abbaye du Mont-Saint-5 ■ chel et de ses abords, précédée d'une notii historique », Paris, Dumoulin, 1877; « Sain- Michel et le Mont-Saint-BIichel », avec Mgr. ., A. Germain, et Fabbé P.-M. Brin, id., Didi 1879, 2"ie éd., id., id., 1883; « Guide descripi' da Mont-Saint-Michel », id., Ducher, 188; « L'architecture romane ». id. Quantin, 188f « L'architecture gothique », id., id., id.

Corsi (Charles), officier général et écriva: militaire italien, né, à Florence, le 21 octobi 1826, d'une famille originaire de la Corse. I 1834 au 1842, il fit ses premières études f collège Cicognini de Prato, de 1842 à 1844 ; étudia le droit à l'Université de Sienne. Eu 184 contre la volonté de son tuteur, il voulut eui brasser la carrière militaire, mais ne voulai, pas entrer dans l'armée toscane, il passa e' Piémont. Là, ne pouvant pas entrer au collèg militaire à cause de son âge trop avancé, s'engagea volontaire dans le 2" régiment des s: peurs du génie. Soldat, il continua à étudier lai^ et l'histoire militaire. En 1848, il obtenait soi congé. La guerre ayant été déclarée, il fit 1 campagne de Lombardie d'abord comme lieute; nant et capitaine dans les volontaires toscans: et ensuite comme sous-lieutenant du génie dan ; l'armée piémontaise jusqu'à la fin de la campa gne. A la fin de l'année 1848, il entrait défini nitivement au service toscan, où il eut plu sieurs missions fort honorables, celle, entr'autres de l'instniction et de l'éducation militaire di l'archiduc Charles-Salvator de Toscane. Et ei Toscane, comme plus tard en Italie, il fut plu sieurs fois chargé de professer des cours aui collèges et aux écoles militaires. La révolutior de 1859 le trouva capitaine d'état-major ; il prit part à toutes les campagnes, remplit plusieurs missions aussi honorables que difficiles, entr'au très, celle de commandant l'école de guerre, et en 1887, fut promu lieutenant-général. Plusieurs fois pressé à poser sa candidature au parlement, il ne se laissa jamais fléchir. Il commença à publier en 1848, et il donna toujours preuve d'une grande activité littéraire. Sans tenir compte île ses publications relatives aux règlements d'iii;;truction militaire, aux exercices tactiques, etc., nous citerons de lui : « Délia educazione morale e disciplinare del soldato », 1856-57, nouvelle éd. remaniée, 1872, traduit en espagnol, en russe, et en français par N. Couat, sous le titre : « De l'éducation morale du soldat », Paris, Dumaine, 1880; « Divagamenti d'una penna oziosa », 1857-58; « Ricordi del 1860-61 »,

COE 1861 ; « Italia ed Aiistria », 1862 ; « I Bersaglieri », 1863-64, traduit en français ; « Ultimi progresai délia tattica délia fanteria in Austria ed in Prussia », 1863-64; « Del earattere délia milizia italiana », 1864; « Ricordi del 1848 », id. ; « Ricordi del 1859, id.; « Conferenze d'arte railitare », 1 vol., 1865-66, ouvrîige resté inachevé ; « Délie vicende del 1° corpo d'armata nel 1° periodo délia campagna del 1866 », 1866; « Relazione olHciale délia guerra d' Italia del 1866 per eonto del Corpo di Stato Maggiore », 1868-69, l'ouvrage est achevé, mais jusqu'à présent le l'^r volume seulement en a été publié; « Venticinque anni in Italia (1844-1869) » 2 vol., 1869 ; « Sommario di Storia militare », 4 vol., 1871-72, nouvelle éd. en 3 vol., 188^85; traduction de l'allemand de la « Guerra francogermanica, 1870-71 » de l'état-major allemand, 4 vol., 1872-81 ; « Tattica », 1873 ; « Di alcuni frutti délia guerra del 1870-71 nei varî rami délia milizia », 1874; « La Guerra d'Orienté », 1878 ; « Guerra di Montagna. Gli Austriaci nella Bosnia ed Erzegovina », 1880 ; « Educazione ed istruzione comune e militare », 1881 ; « Del servizio d' Intendenza in guerra », 1882 ; « Dello spirito militare in Italia », 1885; « Cavalleria e artiglieria a cavallo », 1886. Outre plusieurs poésies dont un certain nombre, les unes d'argument militaire, les autres d'argument social, ont été réunies en un volume en 1876 et une foule d'écrits de moindre importance et d'articles insérés dans la Eivista Mittare Italiana, Vltalia Militare, la Perseveranza et la Nazione. Ajoutons, enfin, que le général Corsi garde dans ses portefeuilles une quantité d'écrits inédits, dont on ne pourrait trop ardemment souhaiter la publication.

Corson (Hiram), littérateur américain, né, à Philadelphie, le 6 novembre 1828. De 1850 à 1856, il fut attaché à la bibliothèque de la Smithsonian Institution a Washington, où il se signala par ses travaux de bibliographie et de bibliothéconomie. Il aida le professeur Jewett dans la compilation de ses « Notices of Public Libraries in the United States », qui furent, imprimées par ordre du Congrès en 1851. Pendant les six ou sept ans que M. C. passa à la Smithsonian Institution, il s'y adonna à l'étude des littératures anglaise, française et allemande, et quand, en 1859, il retourna à Philadelphie, il y fit des cours de littérature anglaise. Il fut aussi un des membres les plus actifs de la Shakespeare Society of Philadclphia. Au mois de mars 1863, il fut nommé professeur de science morale, d'histoire et de rhétorique au Gérard Colleqe à Philadelphie, et devint ex officio viceprésident de ce collège. Au mois d'août 1864, il devint professeur de rhétorique et de littérature anglaise au Saint-John's Collège à Annapolis. Nommé, en 1870, professeur à la Cornell Vniversity, il y enseigne la rhéthorique et la lit-

COE

térature anglaise. Sans tenir compte d'une foule d'articles insérés dans différents journaux, nous citerons de lui : « Chaucer's Légende of Goode Women, with an introduction, and notes glossarial and critical », 1863 ; « An Elocutionarj- Manual : with an introductory essay on the study of literature, and on vocal culture as indispensable to an œsthetic appréciation of poetry », 1864; « Address on the occasion of his induction as Professer of Moral Science, History, and Rhetoric, in Gérard Collège, March 29 », 1865 ; une édition révisée du : « Jaudon's English Orthographical Espositor », 1866 ; « Essay on the study of literature, and on vocal culture, etc. », 1867. Une traduction en prose des « Satires de Juvénal », 1868; « Handbook of Anglo-Sason and early English », 1871 ; « Syllabus of a course of lectures on the English language and literature », 1873, 2^ éd., 1876 ; « Jottings on the texte of Hamlet (First Polio versus, Cambridge édition », 1874 ; « The University of the Future : an address delivered before the alumni of St. John's Collège, July 7th, 1875 » ; « The Claims of literary Culture : an address before the Hahnemann Médical Collège of Philadelphia, Sept. 27 1875 » ; « The Idea of Personality and of Art as an agency of Personality, as embodied in Browning's poetry », 1882 ; « The Two Voices and a Dream of Fair Women. By Alfred Tennyson. With a biographical and gênerai introduction, and explanatory and critical notes », id.; « Responso to the toast, The True Scholar, made at the Sixth Annual Dinner of the New-York Alumni Association of Cornell University, March 31. 1886 » ; « An introduction to the Study of Robert Browning's Poetry », 1886, etc. etc.

Corte (Clémente), général, homme politique et administrateur italien, né, à Vigone (prov. de Turin), où il réside. Elève de l'Académie militaire de Turin, il devint officier d'artillerie. Démissionaire, il passa à l'étranger et séjourna longtemps en Angleterre. Revenu en Italie, en 1859, il fit toutes les campagnes de l'indépendance et y arriva, dans l'armée de Garibaldi, au grade de général avec lequel il figure encore dans les cadres de la réserve. Député pendant plusieurs législatures, il fut nommé, en 1880, sénateur du royaume. Après l'événement de la gauche au pouvoir, il fut successivement préfet de Palerme et de Florence. Depuis quelques années, il est rentré dans la vie privée, et il collabore au Carrière délia Sera de Milan. On a de lui, outre un grand nombre d'articles brillants publiés dans différents journaux, mais surtout dans le Diritto: « Conquiste inglesi nelle Indie », 2 vol., Turin, Roux et Favale, 1886.

Cortese (Jacques), humaniste italien, né, à Savone, le 20 novembre 1859. Après avoir fait ses études dans sa ville natale, il se rendit à Florence, où il fréquenta l'Institut des Etu-

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(les Supérieures, et où il fut reçu docteur èslettres et en histoire en 1883. De 1883 k 1884, il fit à Turin son service militaire en qualité de volontaire d'un an tout en fréquentant en même temps les cours de la Faculté des lettres de cette université. En 1885, à la suite d'un concours, il fut nommé professeur de lettres aux Universités de Catane et de Palerme ; il choisit cette dernière, oii il enseigne encore, en qualité de professeur extraordinaire. On lui doit : « De M. Porcii Catonis, vita operibus, lingua » : « Un nuovo frammento di Cornelio Nepote » ; « Le vite di Cornelio Nepote, commontate » ; « Le orazioni pro Archia, commentate » ; « Cornelii Nepotis Vitse quœ extant », édition cintico-exégétique avec Lesicon ; « Thésaurus comicfe latinitatis »; « Latini sermonis vetustioris reliquiœ selectBS » ; « Storia dolla commedia romana » ; « Oratorum romanorum fragmenta editio critica »; « Appunti di fonologia latina » ; « Sabazia, scritti inediti o rari concerneuti la storia di Savona e adiacenze ».

Corthey (Adolphe), homme de lettres français, né, à Lausanne (Suisse), en 1834. M. C, ancien avocat, a publié: « La Philautrophie de M. Tallandaz », 2'"^ éd., Paris, Librairie Internationale, 1869; « Madeleine », comédie en 4 actes, id.. Tresse, 1878 ; « Une femme dans mon armoire », vaudeville en un acte, id., id., 1879 ; « La Comédie contemporaine. Les Vieillards de Paris », id., id., 1883; « Le Fleuret et l'Épee. Etude sur l'escrime contemporaine », id., Giraud et C'«, 1885.

Coi-ti (Ernesto), écrivain italien, né, à Pavie, en 1838. En 1859, il quitta l'Université de sa ville natale, où il faisait son droit pour prendre part à la campagne de l'indépendance italienne et se signala particulièrement à la bataille de Palestre où, quoique blessé, il fit deux prisonniers. Il prit part aussi à la campagne de 1866. Après avoir exercé, pondant quelque temps, la profession d'avocat, il la quitta pour s'adonner à l'enseignement d'abord dans les principales institutions particulières de Milan et ensuite dans les écoles publiques. II est aujourd'hui professeur titulaire de littérature italienne à l'école technique de Stradella. M. C. a publié: « Viaggio avventuroso da Concordia sulla Secchia a Noto di Sicilia » ; « Concorso comunale », comédie en 3 actes ; < Elégie scelte di A. Tibullo tradotte in versi » ; « Prolusione aile lezioni sui diritti e doveri del cittadino », Révère, Bertazza, 1868; « Il celibato ecolesiastico », comédie en 3 actes, id., id., id.; « Roma, ritornata capitale d'Italia. Canto », Noto, Morello, 1871; « La lettura in rapporte colla sducazione morale », id., Zummitt, 1873; « Bozzetti », Pavie, Bizzoni, 1874; « Da Catania alla cima dell'Etna, notizie ed impressioni », Milan, Briola et Bocconi, 1875 ; « Una scommessa. Episodio comico délia vita di collegio », Lodi, Dell' Avo, 1878 ;

COS « Strenna per gli alpinisti ed amatori di viaggi, ricordi di un viaggio pédestre da Lodi a Saint-Moriz in Engadina », id.', id., 1879; « Il lotto, racconto popolare », Wûn-n, tipografia erlitrice lomharda, 1879; « Racconti popolari. Libre di lettura e di premio », Milan, Carrara, 1880; « Dal vero, lettere éducative », Pavie. Bizzoni, 1881; « In sandolino da Pavia a Yenezia », Milan, tipogrqfia degli opérai, 18S'2 ; « Su Paolo Gorini e sul monumento a G. Garibaldi », Pavie, Bizzoni, 1883; « Erminia: peripezie di una maestra », Stradella, Salvini, 1887. Cosaek (Conrad), jurisconsulte allemand, né en 1855. M. C, qui est professeur extraordinaire de droit civil allemand, à l'Université de Berlin, a publié: « Der Besitz des Erben », Weimar, 1877; « Das Anfechtungsrecht der Glaubiger eines zahlungunfàhigen Schulduers », Stuttgard, 1884; « Die Eidhelfer des Beklagten », id., 1885 ; « Ist eine Beschrànkung der Haftung der Mitglieder eingetragener Genossenschaften zu empfehlen? » dans les Verhandl. d. 18 deutsch. Jurisfcntages, 1886.

Cosei (Antoine), écrivain italien, né, à Florence, le 8 juillet 1843 ; il fit ses études à l'institut des études supérieures de sa ville natale. M. C, ancien professeur d'histoire au Lycée de Bologne, a publié entr'autres: « L'Italia durante le preponderanze straniere. Narrazione storica dal 1530 al 1789 », Milan, Vallardi; « Rivista délia Storia délia città di Borna nd medio evo dal Secolo V al XVI di Ferdinando Gregorovins », Florence, Lemonnier, 1868; « Gian- Domenico Romagnosi », discours. Milan, Trêves, 1869; « Girolamo Savonarola e i nuovi documenti intorno al medesimo », Florence, Cellini, 1879. Plusieurs articles de lui se trouvent dans la Nitova Antologia, dans le Politecnico et dans la Eivista JEuropea.

Coseutino (Joseph), écrivain italien, professeur de paléographie et de diplomatique aux Archives de Palerme, né, en cette ville, le 11 février 1852. On lui doit ces écrits : « La Chiesa di S. Giorgio dei Genovesi in Palermo » ; « Cessione del Regno di Sicilia alla casa d'Aragona, fatta dal ro Federigo III » ; « Un documente in volgare siciliano del 1320 » ; « Un registre deir archivio di S. Giorgio dei Genovesi » ; « Nuovi documenti sull' inquisizione di Sicilia » ; « Uso délie tavolette cerate in Sicilia nel secolo XIV » ; « Le infanti Margherita e Béatrice, sorella e figliuola di re Pietro II » ; « Un diploma relative al Vespro Siciliano » ; « Codice diplomatico di Federigo III d'Aragona, re di Sicilia » ; « I Notari in Sicilia », etc.

Cosenz (Henri), général et homme politique italien, né, à Gaëte (prov. de Caserte), en 1812. Ancien élève du fameux collège militaire de la Nunziatella, il devint officier dans l'armée napolitaine, prit part à l'expédition de l'Italie septentrionale, en 1848, et à la défense de Venise,

cos

on 1349. Après la reddition de cette ville, il habita quelque temps Tunis, entra, en 1859, dans le corps d'armée de Garibaldi, combattit, avec éclat, à Milazzo et fut nommé par Garibaldi ministre de la guerre à Naples. Chargé du commandement d'une division de l'armée, en 1861, il devint chef du premier corps d'armée à Turin, en 1879, et chef de l'état-major général, en 1881. Membre de la Chambre des députés, de 1860 à, 1872, il fut nommé, le 9 novembre 1872, sénateur du Royaume. Nous connaissons de lui un ouvrage, publié sous le voile de l'anonyme: « Guida dell'ufficiale particolare in campagna, compilato principalmente sull' opéra del Cessac », Gênes, Moretti, 1852.

Cosnac (A. de), magistrat français, né, à Brin (Corrèze), le 15 novembre 1839. M. C, qui est président du tribunal civil de première instance à Ai-bois (Jura), à fait des étui des spéciales sur le régime hypothécaire tant ' en France qu'à l'étranger, et il a publié de I nombreuses études de doctrine et de jurisprudence dans la Revue hypothécaire et dans la Revue du notariat et de l'enregistrement, outre plusieurs notes de jurisprudence dans le Journal des avoués.

Cosnac (Gabriel-Jules, comte de), officier de la Couronne do Chêne des Pays-Bas, lauréat de la prîme d'honneur, ancien conseiller général de la Corrèze, agronome et publiciste français, est né, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), en 1819. M. de Cosnac est auteur des ouvrages suivants : « Souvenirs du règne de Louis XIV », 8 vol., 1866 à 1864 (les quatrièmes premiers volumes ont paru chez Looner, les suivants chez Rénouard), ouvrage qui a pour base dos documents inédits, et un ouvrage inléressant : « Les Richesses du palais Mazarin », id., Rénouard, 1883. Cet ouvrage ne se borne pas à fournir un inventaire des collections du célèbre Cardinal ; il nous fait assister à leur formation. Il abonde en renseignements curieux et précis sur ces collections, sur leur projsriétaire et sur les agents qui l'ont aidé à en réunir les éléments. Entre autres choses, il faut citer la correspondance échangée de 1653 à 1655 entre le cardinal Mazarin et M. de Bordeaux, ambassadeur près de Cromwell, qui révèle de curieux détails au sujet des tableaux, statues et tapisseries faisant partie de la succession du malheureux Charles I"'', et vendus après sa mort. Le Cardinal fit rechercher ces dépouilles roj-ales et, vu les malheurs du temps, put en acquérir une partie à bas pris. C'est de là que proviennent VAntiojje du Corrège et le Jupiter et Antiope du Titien, qui sont actuellement au Louvre. M. de Cosnac a donné aussi l'état inédit des tableaux et tapisseries de Charles I«'', mis en vente au palais de Somerset, en 1650. M. de Cosnac a publié, en outre, les « Mémoires de Daniel do Cosnac, évoque et comte de Valence

et de Die, archevêque d'Aix, premier aumônier du duc d'Orléans », 2 vol., Paris, Rénouard, 1852, et il publie actuellement les « Mémoires du marquis de Sourches, grand prévôt de France », 8 vol., id.. Hachette, 1882 à 1888. Citons encore de lui : « De la décentralisation administrative », Paris, Dentu, 1814; « Questions du jour. République, socialisme et pouvoir », id., Lecou, 1849 ; « Question romaine, croisade », id., Douniol, 1860 ; « Discours à la Commission de décentralisation. Législation comparée des divers États de l'Europe, relativement aux Institutions municipales et à la nomination des maires », id., Dentu, 1870; « Midas ! le roi Midas a des oreilles d'âne », id., id., 1873.

Cessa (Alphonse), chimiste italien, né, à Milan, le 5 novembre 1833. M. Cessa, qui est président du conseil d'administration et de perfectionnement, directeur et professeur de chimie docimastique à l'école supérieure d'application pour les ingénieurs de Turin, chargé du cour de chimie appliquée aux produits minéralogiques au Musée industriel de la même ville, correspondant de l'Académie des sciences de l'Institut de Bologne, membre du Comité du royaume de la Société italienne des sciences dites des XL, de l'Académie royale des sciences et de l'Académie royale d'agriculture de Turin, membre correspondant de l'Académie royale des Lincei de Rome, et de l'Institut royal de Venise, a publié entr'autres: « Sulla determinazione di alcune proprietà fisiche e chimiche délie terre coltivabili », Pavie, 18G6. En collaboration avec M. Giovanni Clodig: « Sulla tromba che dévasté il terreno di Palazzolo nel giorno 28 luglio 1867 » ; en collaboration avec M. Torquato Taramelli : « Sui combustibili fossili del Friuli » ; « Intorno ad alcune proprietà del magnésie », ces trois articles dans les Annali scientifici del R. Istituto tecnico di Udine, Udine, Seitz, 1867; « Ricerche di chimica mineralogica », et « Sulla determinazione délie formole mineralogiche di alcuni carbonati romboedrici misti », dans les Atti délia R. Aceademia di Scienze de Turin, 4"'« vol., 1869; « Sulla analisi dei ooncimi », dans les Atti del reale Istituto Venefo, Venise, 1869; « SuU'amalgama di alluminio », id., id., 1870; « Notizie sulle stazioni agrarie sperimentali délia Germania, compilate per incarico di S. E. il ministre di Agricoltura, Industria e Commercio », Udine, Seitz, 1870; « Sulle relazioni caratteristiche délia veratrina », dans les Atti deir Aceademia di Udine (années 1867-68), id., id., id. ; « Sul modo di comportarsi dell' alluminio in contatto di alcune soluzioni metalliche », dans les Annali scientifici del R. Istituto tecnico di Udine, id., id., id. ; « Sull'idrozemite di Auronzo », dans les Atti délia R. Aceademia délie Scienze di Torino, 6™8 vol. ; « Note di chimica analitica », Venise, 1871 ; « Le stazioni e le Sociotà Agrarie dolla Sassonia. ït^-

lazione », Gênes, Sordo-Muti, 1872; « Le stazioni sperimentali agrarie italiane », Turin, Loescher, 1873, et suiv. ; « Intorno alla Lhorzolite di Locana uel Piemonte », Turin, Paravia, 1874; « SuUa scomposizione délia Clorofilla prodotta dalla luce del magnesio », Turin, 1874 ; « Sopra alcuni mezzi proposti per disti-uggere la filossera délia vite », Udine, Seitz, 1875; « Sulla diorite quarzifera porfiroide di Cossato », Rome, 187G; « Sulla Predazzite periclosifera del Monte Somma », id., id. ; « SuUe determinazioni alcoometriche eseguite coll' eboUiscopio di MoUigand », id., id. ; « Sulla composizioue délia sienite del Biellese; osservazioni », Turin, Paravia, 1877 ; « Il prof. Giovanni Codazza. Couimemorazioue », Turin, impr. royale, 1877 ; « Ricerclie chimiche sui minerali e rocce dell" isola di Yulcano : F allume potassico contenente allumio di tallio, rubinio e cassio », Rome, 1878 ; « Sul serpentino di Vervayel in valle d'Aosta», id., id. ; « Sulla diffusione del Gerio, del Lantano e del Didunio », dans le 3™e vol., 3'"» série des Atti délia R. Aecademia dei Lincei, 1878- 79; « Sui cristalli microscopici di riitilo contenuti in una eglogite di Val Tournanclie », Turin, Paravia, 1880; « Sulla eufolide dell' isola dell'Elba »; « Sul tungstato neutre di cerio », deux mémoires dans le 5"'« vol., 3""= série des Atti délia R. Aecademia dei Lincei, la dernière eu collaboration avec M. Zeccbini; « Il Vino », dans le recueil de onze conférences sur cet argument publié, cliez Loesclier, en 1881 ; « Nota su alcune roccie serpentinose del Gottardo »; « Note sopra alcune roccie serpentinose dell'Appennino Biellese »; « Sopra alcune roccie del periodo silurico nel territorio d'Iglesias », avec la collaboration de M. Mattirolo ; « Sulla massa serpentinosa di Monteferrato (Prato) », quatre mémoires, dans le 16™» vol. des Atti délia R. Aecademia délie Sciense di Torino; « Ricerche chimiche e microscopiche su roccie e minerali d'Italia (1875-1880) », Turin, Bona, 1881; « Sopra la composizioue di alcune roccie délia Valtellina », dans les Atti délia R. Aecademia dei Lincei, 3»"= série, 10""' vol. ; « Notizie sulla vita e sulle opère di Raffaele Piria », Turin, Loescher, 1883; « Comunicazione intorno ad un idocrasio délia Valle di Susa », dans le 19">e volume des Atti délia R. Aecademia di Torino; « Composizione délia colombite di Craveggio in Val Vigezzo », Domodossola, Porta, 1887; « Proprietà di alcuni composti del platine », Turin, Loescher, id. En outre, M. Cossa a traduit en collaboration avec M. Carlo Morbelli: « Nuoyo trattato di chimica industriale », de Robert Wagner, Turin, Loescher, 1876; 2'»8 éd., id., id., 1883.

Cossa (Louis), illustre économiste italien, né, le 27 mai 1831, à Milan, où son père, paléographe distingué, était bibliothécaire à Brera. Il fit ses études à Milan et se rendit ensuite

COS à Pavie pour y faire son droit. En 1853, il s ' faisait recevoir docteur en droit. En 1856 et , 1857, il fréquenta les Universités de Vienne et ' de Leipzig, oii il suivit surtout les cours des i illustres professeurs Stein et Roesoher. En novembre 1858, il était nommé professeur extraordinaire d'économie politique à l'Université de , Pavie et deux ans après, il recevait l'ordina- . riat. En 1882, et, en 1884, il était élu membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Dans les années 1886 et 1887, il a été prési-, dent de l'Institut royal lombard de sciences et' lettres, et il est membre de l'Académie royale des Lincei de Rome. On lui doit: « Primi j Elément! di Economia Politica », (le premier j volume « Economia sociale », Milan, 1875, 8™* j éd., entièrement refaite, id., 1888; le S™'' vol. « Scienza délie finanze », id., 1876, 4"'8 éd., id., 1887 ; 2™e vol. « Politica Economica », id., 188^ ■ « Guida allô studio délia Economia Politica Milan, 1876, 3™« éd., entièrement remaniée, sou,-i presse; « Saggi di Economia politica », Milan, i 1878. Les principaux ouvrages de M. Cossa ont I été traduits en allemand, en suédois, en russe, en polonais, en espagnol et en portugais.

Cossayella (Jean), savant italien, professeur titulaire de physique au Lycée Pellico et à Fiustitut technique Andréa Bonelli de Côni, né, eu 1835, à Bellengo (prov. de Turin). Il fit ses études à l'Université de Turin. On a de lui : « La Eilosofia naturale ed il matérialisme », Côni, 1864; « Délia trasformazione délie forze », Ivrée, id. ; « Commemorazione di F. A. Bonelli » Côni, 1865 ; « Macedonio Melloni », id., 1869 ; « Relazione sulla prima Esposizione agraria, industriale, artistica délia provincia di Cuneo », id., 1870 ; « Per la solenne inaugurazione délie lapidi ai Cuneesi illustri ed ai morti per la patria », Côni, 1873 ; « Cenni necrologici di G. Baruffi », id., 1875 ; « L'evoluzione délia dottrina degli atomi », id., id. ; « Franco Andréa Bonelli », discours. Gènes, Marro, 1885, etc. etc.

Cosseron de Tillenoisy (L. P. J. M.), officier général et écrivain militaire français, né, à Dunkerque, en 1821. M. de Cosseron, qui est général de brigade dans le génie, a publié : « Essai historique sur la fortification », Paris, Dumaine, 1869; « La fortification actuelle et les changements à y introduire », id., id., 1872; « Note sur la poussée des terres et la construction ( murs de revêtement », id., id., id. ; « Etude critique sur le traité de fortification à fossés secs du colonel Brialmont », id., id., 1878; « Quelques réflexions sur les méthodes à suivre pour l'attaque et la défense des places fortes », id., id., 1882; « Le déplacement de l'enceinte de Paris », id., id., 1884; « Comment Paris peut-il être attaqué ? Comment doit-il être défendu? », id., Baudoin, 1884; « L'artillerie des places fortes », Paris, 1886.

Cossou (le docteur Eruest SAiKT-CnARLEs),'

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médecin et botaniste français, né, à Paris, eu | 1819. M. Cosson, qui est membre de l'Institut j ^Académie des sciences), a publié: « Observa- ■ tiens sur quelques plantes critiques des environs de Paris », avec E. Germain de Saint- Pierre, Paris, Bouchard-Huzard, 1840; « Introduction à une Flore analytique et descriptive des environs de Paris; suivi d'un catalogue raisonné des plantes vasculaires de cette région », avec E. Germain do Saint-Pierre et A. Wedde), Paris, Fortin-Masson, 1842; « Supplément au Catalogue raisonné des plantes vasculaires des environs de Paris », id., id., 1844, avec E. Germain de Saint- Pierre; « Synopsis analytique de la Flore des environs de Paris, ou Description abrégée des familles et des genres », avec le même, id., id., 1845, 3'ne éd., id., G. Masson, 1876 ; « Atlas de la Flore des environs de Paris, ou Illustrations de toutes les espèces des genres difficiles et de la plupart des plantes litigieuses de cette région », avec le même, id., id., 1845, 2'»^ éd., id., G. Masson, 1882; « Flore descriptive et analytique des environs de Paris », avec le même, id., id., id., 2'°« éd., id., V. Masson 1861 ; « Note sur quelques plantes critiques rares ou nouvelles », id., V. Masson, 1852; « Flore de l'Algérie, 2" partie. Phanérogames, groupe des Glumacées », avec M. Durieu de Maisonueuve dans VExploration scientifique de l'Algérie, 1854 à. 1867 ; « Rapport sur un voyage botanique en Algérie, de Philippeville à Biskra, et dans les monts Aurés, entrepris en 1853 », Paris, V. Masson, 1856; « Considérations générales sur le Sahara algérien et ses cultures », id., Masson, 1859; « Compendium florss Atlantiœ, seu Expositio methodica plantarum omnium in Algeria, necnon in regno Tunetano et imperio Maroccano, hucusque notarum », id., id., 1881 ; « Répertoire alphabétique des principales localités mentionnées dans le Compendium et le Conspectus florœ AtlanticEe », id., id., 1882; « Illustrationes florae AtlanticEe, seu Icônes plantarum novarum, rariorum vel minus cognitarum in Algeria, necnon in regno Tunetano et imperio Maroccano nascentium », 2 livraisons, id., id., 1883-84; « Le Projet de création en Afrique et en Tunisie d'une mer dite intérieure >>, id., Challarael, 1885. — M. Cosson a fait insérer de nombreux articles de Botanique descriptive et de géographie botanique dans le Bulletin de la Société botaniqtie de France, dans les Annales des sciences naturelles et dans le Bulletin de la Société impériale d'acclimatation.

Cossu (Gavino), écrivain italien, inspecteur des écoles pour l'arrondissement d'Iglesias, né, en 1844, à Cossoine (prov. de Sassari). Nous citerons de lui: « Il Colle del diavolo. Romanzo storico del secolo XIII », Cagliari, typ. du Corrv're di Sardeijua, 1870; « La Pazza délia Maddalena », roman intime ; « La Bella Zule-

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ma e gli stagni d'Oristano », id., 1882; « Gli Anchita e i Brundanu. Racconto sardo del secolo XVII, con note e documenti », 2 vol., id., 1883 ; « Tigellio, seconde le font! latine » ; « La Sardegna nel Medio Evo », étude critique, ces deux derniers travaux qui ont paru dans la Stella di Sardegna de Sassari, vont maintenant être réunis dans un seul volume.

Cossu (Marcello), écrivain italien, cousin du précédent, né, le 4 mars 1845, à Semestene (arr. d'Alghero, prov. de Sassari) ; élève de l'école normale de Sassari, il y obtint, en 1862, le brevet d'instituteur. Il s'adonna dès lors à l'enseignement et est aujourd'hui instituteur à l'école normale inférieure de Lanusei. Nous citerons de lui ; « Elodia, o la Repubblica sassarese », conte historique du XIII siècle», 1875; « Violetta del Goceano », roman contemporain, id.; « Selvaggio », scènes de la vie en Sardaigne, 1877; « La Sardegna. Ristretto storico-geografico », 1879, 2">e éd., 1888; « A quindici anni », nouvelle, 1882 ; « Carmela. Bozzetto calabrese », 1883 ; « Riteddu di Maricace. Bozzetto ogliastrino », Lanusei, typ. Sociale, 1885.

Costa (Achille), naturaliste italien, né, à Lecce, le 10 août 1823. En 1827, sa famille l'emmena à Naples, où depuis lors il a toujours demeuré. De 1831 à 1837, il fit ses premières études, et, de 1838 à 1847, il étudia la médecine, et se faisait recevoir docteur. Tout en faisant ses études, il s'adonnait, suivant l'exemple paternel et son propre penchant, aux recherches zoologiques, de sorte qu'en 1838, n'étant encore âgé que de quinze ans, il donnait son premier mémoire : « Cimium Regni Neapolitani Centui-ia », à l'Institut Royal d'Encouragement dans les actes duquel il était publié. En 1341, il demeura quatre mois avec son père à Paris, où il eut l'occasion de connaître les professeurs les plus illustres et de visiter les Musées et où il donna aussi un Mémoire à la Société d'Entomologie qui l'inséra dans ses Annales et accueillit M. Costa parmi ses membres. En 1844, il fit son véritable début dans le monde scientifique en prenant part au quatrième congrès des Savants italiens, qui eut lieu à Milan, et où il fut le Secrétaire de la section de zoologie et d'anatomie comparée. Au mois de mars 1848, il fut nommé assistant-démonstrateur à la chaire de zoologie à l'Université de Naples, mais il n'en garda pas longtemps les fonctions, parce que la réaction bourbonienne étant survenue, il fut, ainsi que son père, destitué pour cause politique. Il pensa alors à tirer profit de ses études et il s'adonna à l'exercice de l'art salutaire tout en ne délaissant pas les recherches zoologiques. C'est même dans cette période de sa vie, qui dura jusqu'à 1860, qu'il publia deux écrits importants: le premier relatif aux crustacées amsipodes du golfe de Naples, publié dans les Memorie délia ii. Accademia délie Scien-

£('., 1853; le second en réponse à ui ouvert par la même société sur 1( nuisibles à l'olivier, et aux autres arbres, aux légumes et au blé, mémoire qui obtint le prix, et dont la première édition ayant été bientôt épuisée, fut rééditée avec des augmentations, on 1872. En 1860, lors de la réorganisation de r Université de Naples, il y fut nommé professeur ordinaire de zoologie et directeur du Musée Zoologique, fonctions qu'il occupe encore. — M. Costa a beaucoup voyagé. Plusieurs de ses voyages ont eu pour but de faire des recherches zoologiques. Il faut rappeler entr'autres le voyage qu'il a fait en Égypto, poussant jusqu'à la première cataracte du Nil, en Palestine, dans la Turquie Asiatique et en Grèce; de ce voyage il a rapporté une riche collection zoologique dans laquelle se trouvent plusieurs espèces qu'il a fait connaître le premier et dont il a donné la description dans la Relation de son voyage . Parmi ses nombreuses publications, nous citerons encore : « Annuario del Museo Zoologico délia R. Università di Napoli », G vol. ; « Memorie sei sulla geo-fauna sarda » ; « Lezioni di zoologia », qui sont déjà à la 6me éd., et une grande partie de la Fauna del Régna di Napoli. M. Costa fait partie du Conseil pour l'instruction agricole et du comité qui en est l'émanation; de la Commission consultive pour la pêche, de la commission pour le phylloxéra et de son comité exécutif. Il est membre ordinaire de la Società Reale de Naples, section des sciences physiques et mathématiques, de l'Institut royal d'Encouragement, de VAccadcmia Pontaniana de la même ville et correspondant de plusieurs sociétés savantes étrangères.

Costa (Antonio de Sousa de Macedo da), écrivain et homme politique portugais, né, à Lisbonne, le 24 novembre 1824. M. da Costa, qui est ministre et secrétaire d'État honoraire, corresjDondant de l'Académie des sciences de Lisbonne, de l'Institut de Coïmbre, de l'Institut historique et géographique de Rio de Janeiro et membre de plusieurs autres sociétés scientifiques et littéraires, a publié, en 1851 : « Molière », drame historique original portugais en 5 actes. Suivirent: « Statistica do dlstricto de Leiria »; « 0 casamento civil. Resposta ao sr. Alexandre Herculano »; « 0 casamento civil, perante a Curta constituoional. Segunda resposta ao sr. Alexandre Herculano »; « 0 casamento civil, perante os principios. Terceira resposta ao sr. A. H. » ; « Necessidade de um ministeiro de instrucçâo publica » : « 0 Christianisme e o progresse » ; « A Instrucçâo popular em Portugal » ; « José de Castilho » ; « Très Mundos » ; « No Minho » ; « Institulçào de ouro »; « Historia do Maréchal Saldanha » ; « Auroras da Instrucçâo pela iniciativa particular », 1884, 2me éd., 1885. — M. da

Costa a traduit et publié: « As creanças e os animaes », de M'"<' Suzanne Cornaz, directrice de l'Ecole et du jardin d'enfance de Chantopoulet (Genève), Coïmbi-e, 1886; en outre, il a fondé et dirigé, pendant quelque temps, un journal local 0 Loirense.

Costa (Emilie), jeune littérateur italien, né, à Parme, en 1866. Il fréquenta d'abord les écoles de Bozzolo et de Plaisance, et ensuite le lycée de Parme ; il suit maintenant les cours universitaires dans la même ville. On lui doit: « Le lettere inédite o rare di Pietro Giordani », Parme, Battei, 1884; « Primule », id., id., 1885, vers dont la plus grande partie a été traduite en tchèque; « Satire inédite di Jacopo Sanvitale », id., id., id'.; « Dall'animo », id., id., 1886, une partie de ces vers a aussi été traduite en tchèque; « Lettere scelte inédite o rare di Pietro Giordani », avec une préface d'Amedée Roux, id., id., id. ; « Note Leopardiane », id., id. id. ; « Francesoo Scaramuzza. Ricordi aneddotici », id., id., id. ; « Discorso commemorativo del conte Jacopo Sanvitale », id., id., id. ; « Lettere di Paolina Leopardi ad Anna e Marianna Brighenti », Parme, Battei, 1887; « Paolo Belmesseri. Poeta pontremolese del Secolo XVI », Turin, Loescher, 1887; « Veglie e sogni », Milan, Quadrio, 1887; « Spigolature storiche e letterarie », Parme, Battei, 1887; « Antologia délia lirica latina in Italia nei Secoli XV e XVI », Oittà di Castello, Lapi, 1888. — M. Costa a collaboré, en outre au Giornale storico délia letteratura Ualiana, au Fanfulla délia Domenica, aux Convevsazioni délia Domenica, etc., etc.

Costa (Henri), écrivain italien, né, à Sassari (Sardaigne), où il dirige un journal littéraire La Stella di Sarder/na, fondé à la fin de 1875. Nous citerons de lui : « David Rizio », drame lyrique en 3 actes. Milan, typ. des théâtres, 1873; « Ultimi giorni di Vincenzo Bellini », élégie, Sassari, Azuni, 1873 ; « Paolina », roman, id., id., 1874; « Bozzetti », Milan, 1879; « Da Sassari a Cagliari », conte, Sassari, Azuni, 1884; « In villa », conte, id., id., id. ; « Paolina. Racconto sardo », Milan, Brigola, 1884; « Il muto di Gallura. Racconto storico sardo », id., id., 1885; « Sassari », Sassari, Azuni, 1885; « Ombre nella luce » conte, id., id., 1886; « Per il mausoleo di Enedina Giordano », vers, id., id., id.

Costautînesco (Balbo), écrivain roumain, docteur en philosophie, licencié en théologie, professeur d'histoire et de géographie au Séminaire central de Bukarest, directeur de l'école normale, membre de la Société d'Anthropologie de Paris et de la Société de Géographie de Bukarest, né, en 1838, à Ploësti (district de Prahova). Il fit ses premières études dans sa ville natale et à Bukarest ; il étudia ensuite la philosophie et 1 théologie à Leipzig, revint en Roumanie en 1866,' et s'adonna à l'enseignement eu s'appliquant sur-

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tout, d'après le conseil du célèbre Miklesicli, à l'étude des dialectes des tziganes. S'étant aussi particulièrement occupé de pédagogie, il professa, pendant quelques années, un cours libre de cette science à la Faculté des lettres de Bukarest. Il assista au Congrès pédagogique de Vienne, en 1870, et au quatrième Congrès des orientalistes de Tlorence, en 1878, oîi son mémoire sur les tziganes de la Roumanie mérita les plus grands éloges. Il combattit avec beaucoup d'énergie et autant de succès l'institution des moines en Roumanie. Un procès pour crime d'hérésie, qui lui fut intenté par les moines et dont il sortit victorieux, fit quelque bruit. Il a écrit : « La Coufessione ortodossa délia Chiesa orientale » de Pierre Movila, traduite du grec en roumain, avec une longue introduction, 1872 ; plusieurs articles d'histoire et de polémique en différents journaux et revues roumaines, des essais sur la langue et la littérature des tziganes en Roumanie et plusieurs contributions au folk-lore de ce peuple.

Costanzo (Joseph-Aurèle), poète italien, professeur ordinaire de langue et littérature italienne au R. Istituto Superiore di Magistero femminile de Rome, né, à Melilli (prov. de Siracuse), le 6 mars 1843. A onze ans, il fut envoyé à Syracuse, on il eut parmi ses professeurs le poète Emanuele Giaracà ; tout jeune encore, il écrivit des vers en dialecte, dont plusieurs ne tardèrent pas à devenir populaires. Il prit une part active, en 1860, au mouvement national de Syracuse ; ensuite, il se rendit à Naples pour y faire son droit, mais un irrésistible penchant l'attirait vers la poésie. Ses premiers e.'isais poétiques furent bien accueillis par la presse, et lui valurent l'estime de Dall'Ongaro, de Gazzoletti et de 'Vannucci. A vingt ans, frappé par la conscription, il obtint d'entrer comme élève pharmacien à l'hôpital militaire de Catanzaro. C'est pendant ce temps qu'il écrivit ses plus beaux vers, parmi lesquels les Sonnets à sa mère qui firent concevoir les plus hautes espérances et qui soulevèrent l'enthousiasme de Louis Settembrini. M. Costanzo resta soldat de 1864 à 1868. Il a publié : « Versi », Naples, typ. del Vaglio, 1869 ; « Per la nascita del principe di Napoli », vers, Cosenza, 1871 ; « Nuovi versi », Naples, Morano, 1873, dont on a tiré, en 1874, le poème: « Un'anima », imprimé avec deux lettres de Ruggero Bonghi et d'Alexandre Manzoni ; « I Ribelli », comédie en prose, Naples, 1874, qui n'eut pas de succès; < Berengario II », drame, Naj^les, Perotti, 1876 ; « Gli eroi délia soffitta », vers, Rome, Manzoni, 1880, 2"e éd., Rome, Verdesi, 1883 ; « Versi », Rome, Sommaruga, 1882 ; « Nuovi versi », id., id., id. ; « Marzo. VI Centenario del Vespro Siciliano. Canto », Rome-Palerme, Perelli, 1882; préface aux « Saggi d'arte », de V. Giordano Zocchi, Naples, Pierre, 1883 ; « Funeralia », Rome,

Perino, 1884. En 1881, M. C. a commencée la publication hebdomadaire de la Fiammetta, recueil de littératui-6 légère, avec dessins et musique.

Coste (Adolphe), économiste français, né, à Paris, en 1842, membre des Sociétés d'Économie politique, de Statistique et d'Economie populaire de Paris. Il a fondé, en 1871, et dirigé jusqu'en 1879, Le Globe, journal des intérêts économiques. Il a publié : « Les conditions sociales du bonheur et de la force », Paris, 1877, 3'>ie éd., id., P. Alcan, 1885; « Dieu et l'âme; essai d'idéalisme expérimental », id., Reinwald, 1880; « Il3'giène sociale contre le paupérisme. (Le Paupérisme, l'Epargne, l'Association, le Crédit, l'Organisation du travail, l'Impôt, l'Enseignement) », Paris, Baillière, 1882, ouvrage qui a obtenu un prix de 5000 fr. au concours Péreire ; « Une lacune dans l'organisation du crédit industriel à long terme », id., Guillaumin, 1884; « Les questions sociales contemporaines, comptes-rendus du concours Péreire et études nouvelles sur le paupérisme , la prévoyance, l'impôt, le crédit, les monopoles , l'enseignement », avec la collaboration, pour la partie relative à l'enseignement d'Aug. Burdeau et Lucien Arréat, id., id., 1885 ; en outre, de nombreux articles d'économie politique, de philosophie sociale et de psychiatrie dans Le Globe, Le Soir, Le Télégraphe, le Journal des Économistes, la lîei-ue philosojMque, etc.

Coste (Ulysse), savant français, né à Cournonterral, près Montpellier, en 1834. M. Coste, qui est bibliothécaire-adjoint de. la Faculté de médecine de Montpellier, directeur de la Gazette hebdomadaire des scierices médicales de Montpellier, a publié : « Etude clinique sur le cancer de l'œil », Paris, Delahaye, 1865 ; « Statistique et topographie médicales des campagnes », id., id., 1869 ; « Phj-totomie pathologique. Etude anatomique de la lésion, produite par le philloxéra sur les racines de la vigne. Détermination du degré de résistance au philloxéra des divers cépages », Montpellier, 1877 ; « F. Chicoyneau et la peste de 1720 », id. , 1880; « Viticulture. Caractères distinctifs des altérations des tissus de la vigne se rapportant au plijdloxéra, à l'anthracnose, au mildew , à l'oïdium, à la gelée, au folletage ed à la nature du sol », id., 1885.

Costetti (Joseph), administrateur et auteur dramatique italien, né, à Bologne, le 13 septembre 1834. En 1859, quand il était déjà favorablement connu dans le monde des lettres, il entra en qualité de secrétaire au Ministère de rinstructiou publique, il y est aujourd'hui directeur chef de la Division des Beaux-Arts. Nous citerons de lui : « La Malibran » ; < Leonardo da Vinci » ; « I Bentivoglio » ; « La fossa dei leoni », comédie en cinq actes en 1 vers ; ces premières pièces quoique généralement,

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