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Fanibri (Paul), puissant écrivain et polygraphe italien, athlète par ses formes physiques, plein de ressources d'esprit, de talent et d'érudition scientifique et littéraire, conférencier brillant, ingénieur distingué, ancien capitaine du génie, député au parlement, tireur à l'épée de première force, journaliste, polémiste admirable, artiste dans l'âme, croyant et sceptique à la fois, ce qui lui a valu de Giosuè Garducci le sobriquet de Voltaire des lagunes, actuellement directeur à Venise du journal La Venezia, est né le 10 novembre 1827 dans la Ville des Doges. Poussé au service militaire sous l'Autriche, à l'approche de la révolution de 1848, U le quitta ; il était à la tête des jeunes gens qui délivrèrent Manin et Tommaseo, 1848, et il fit présent à ce dernier d'un des barreaux en fer de sa prison qu'il descella de ses mains. Il débuta comme savant par des mémoires « Intorno aile teorie del Wronschi » et « Intorno alla teoria générale délie equazioni ». Reçu docteur ès-scienoes à l'Université de Padoue, ne pouvant obtenir une chaire de mathématiques ainsi qu'il le désirait, il se tourna vers la littérature, en travaillant avec le regretté Vittorio Salmini pour le théâtre, auquel il donna d'abord : « Il Galantuomo » ; « Riabilitazione » ; « Torquato Tasso » ; « Agrippa Postumo » ; « I Letterati »; « La Teocrazia ». Suivirent plus tard: « Il Caporale di settimana », comédie qui eut un grand succès, et qui est resté au répertoire, et un drame en vers: « Pietro Aretino ». Pendant la domination autrichienne, il fonda deux journaux: La Jiivista Yeneta et L'eta présente, où il fit preuve, d'un grand courage moral; arrêté, il fut admiré par son sang-froid et son humorisme implacable qui ne se démentirent pas lors du procès qu'il eut à subir. En 1859, il s'enrôla comme simple soldat au 20« régiment de l'infanterie piémontaise; promu bientôt officier, et transféré au génie militaire, il y fit briller ses connaissances comme ingénieur, et fut nommé la même année au grade de capitaine. Pendant qu'il servait dans le génie, il publia un mémoire fort estimé « Intorno al sistema di difesa délie Coste meridionali del Regno ». Démissionnaire en 1864, il revint au journalisme et à la politique ; il dirigea avec Bonghi La Siampa pendant les journées de septembre 1864; devenu impopulaire à Turin, à cause de ses articles où son excès de franchise déplut énormément, il ne parvint pas même à calmer les esprits excités contre lui par un exploit généreux qui faillit lui coûter la vie : une dame de Turin était emportée par deux chevaux qui avaient pris le mors au dent ; la dame aurait été perdue, si M. F., confiant dans sa force herculéenne, ne se fût jeté au travers des chevaux et d'une seule main, par un effort extraordinaire, ne les eût arrêtés; la dame fut sauvée, et M. F. en fut quitte pour une entorse à la main dont il

FAM se ressent encore. Sa compétence come écrivain en matière chevaleresque et eu matière militaire est très grande. Parmi ses publications sur le duel, citons: « Intorno alla giurisprudenza del duello » ; « Intorno ai varii scopi tecnici O'I educativi délia ginnastica », Venise, 1881 ; une série d'articles sur Vépée dans la Revue Internationale de Florence ; « Le Corti d'onore », dans la Nuova Antologia de 1888; « Novelle Cavalleresche », Turin, Loescher, id. ; parmi ses écrits militaires, signalons ; « Volontarii e regolari »; « SuUa questione militare »; ses discours à la Chambre des députés; sa « Commemorazioue del générale La Marmora »; « L'Istria e il nostro confine orientale », dans la Nuoi-a Antologia ; « AU'onorevole Brin, lettera intorno al nostro massimo problema lagunare e ai doveri del governo italiano verso Venezia », Venise, 1881 ; parmi ses écrits scientifiques, citons : « Intorno aile formule dei signori Humphrey ed Abbot per le velocità subacquee » ; « Intorno aile nuove condizioni fatte al Dauubio dopo la soppressione del ramo Soroksar », en collaboration avec C. Scolari ; « Per l'applicazione délia legge sui lavori pubblici aile opère d'Arno dentro Pisa », Pise ; « Sulle fuuzioni continue, le quali, in un dato intervalle, non ammettono derivate », Venise, 1884-85, en ccllaboration avec le prof. Cassani ; « Su alcuni nuovi orizzonti per le scienze geometricho suUa natura e sull'indirizzo délia geometria superiore », id., 1886, et « Intorno aile leggi dell' duzione scientifica », 1885-86; parmi ses écrits littéraires : « Intorno ai nessi dell'idealità colla moralità » ; « Pazzi mezzi e serio fine », roman ; « Critiche parallèle ; L'Amore di tre barbari : Otello, Orosmano, Maometto II » ; des discours nécrologiques sur le prof. Serafino Minich, Pietro Siciliani, Angelo Zanon-Breda, M.'"» Rosa De Toth (sa première femme), Leone Fortis, Pasquale Grabelli, Pietro Magrini ; « I Letterati e la legge », dans la Nuoi-a Antologia de 1888; « Le Satire », Venise, 1884, en collaboration avec le prof. P. Cassani ; « Sulla vita e su studii di G. Manin », Venise, 1883 ; citons encore : « Udienze aretine », dans la N%iova Antologia de 1886 ; « La Camorra a Venezia » dans la Rassegna Nazionale de 1887 ; « Associazione uazionale per soccorrere i missionari cattolici italiani ; Sulle missioni, discorso », dans la Rassegna Nazionale de 1886 ; « Dal principio alla fine, discorso », Bassano, 1881 ; < Bloody Mary — Marie Tudor — Queen Mary », avec une préface et des notes, Padoue, Salmin, 1884 ; « Maria Tudor sotto la penna dell'Hugo e del Tennyson », dans la Nuova Antologia de 1882; « La conquista di tre medaglie d'oro », Bassano, 1831 ; « Le acque di Serino una volta 0 oggi », dans la Rassegna Nazionale de 188G, etc. Famintzen (André), illustre botaniste russe, professeur de la physiologie des plantes à l'U-

FAN niversité de Saint-Pétorsbourg, né en 1835 ; il a entrepris de longs voyages scientifiques à l'étranger ; en 1888, il travaillait à la Station Zoologique de Naples. Il a spécialement étudié les effets de la liimière sm* les plantes et inventé un appareil pour les observer. Parmi ses nombreuses publications , nous signalons ici les plus importantes : « Beitrag zur Kenntniss der Valonia utricularis », dans la Botanische Zeitung de l'année 1880; « Die Wirkung des Lichtes auf das Wachstlium der keimendeu Kresse », dans les Mémoires de l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, 1863 ; en russe et en allemand : « Populâre Vortràge ùber die Ernàhrung der Pflanzen », 1865; « Die Wirkung des Lichts auf Algen und einige andere ihnen verwandte Organismen », 1867; plusieurs autres mémoires qui se rapportent à des observations analogues sur les effets de la lumière; en collaboration avec Baranetzky : « Zur Eutwiokelungsgeschichte der Gonidien nnd Zoosporenbildung des Flechten », dans les Mévioires de l'Académie de Saint-Pétersbourg, 1867 ; en collaboration aver lo prof Borodin : « Ueber transitorische Stàckelbildung bei der Birke », id. ; en collaboration avec M. Woronin : « Ueber zwei neue Formen von Sclileimpilzen » ; « Beitrag zur Keimblattlehre im Pflanzenreiche », dans les Mémoires de l' Académie, 1879 ; en russe : « La matière et la différente croissance des plantes », 1883; en allemand: « Studien liber Kristalle und Krystallite », 1884; < Ueber Knospenbildung bei Phanerogamen », dans les Mé langes biologiques de Saint-Pétersbourg de 1886 ; en russe, le « Manuel de la physiologie des plantes », id., 1887. On nous signale en outre de ce savant distingué un es sai remarquable en russe : « Sur la signification des sciences naturelles dans l'éducation ».

Fan-Dim, nom de plume d'une femme auteur russe, M™» Elizabeth de Kologrivoff, qui s'est fait connaître et apprécier en 1873 par sa traduction en russe de VEnfer du Dante. Elle a publié, en outre, des romans : « Alexandrine »; « Les deux Fantômes », et « Une voix en défense de la patrie ». Madame Kologrivoff, s'étant établie depuis longtemps à Paris, rendit en 1870 des services remarquables aux blessés et aux malades au temps du siège et de la Commune.

Fani (l'abbé Henri), écrivain et professeur italien, né, à Florence, en 1840; reçu docteur en philologie à l'Institut des Études Supérieures, où il a aussi fréquenté avec profit les cours de sanscrit, il enseigne au Gymnase Galilée de Florence. On lui doit: « Il Duca d'Atene signore di Firenze, studio storico », sa thèse de doctorat; « Saggio di Commente sulla prima Ode Pitica di Pindaro » ; « San Pietro principe degli Apostoli », discours; « L'educazione del giovane Clerc nei Seminarii e i nuovi tempi »,

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