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livre libéral écrit dans l'esprit élevé de Rosmini et de monseigneur Audisio, et qui eut un grand retentissement, mais, vivement attaqué par la Civiltà Cattolica et poursuivi par les autorités ecclésiastiques, fut, on ne sait comment, retiré de la circulation.

Fantasio : M. Ferdinand Martini a signé de ce pseudonyme plusieurs de ses articles élégants et spirituels insérés au Fanfulla ; en France, il avait été adopté par le poète et acteur Albert Glatigny, mort en 1875, âgé de 46 ans.

Fauti (Jean), pédagogiste italien, chef du bureau de l'instruction publique à la municipalité de Modène ; ses écrits et les conférences pédagogiques qu'il a souvent présidées lui ont valu le titre de membre honoraire de plusieurs sociétés pédagogiques et le diplôme de professeur de pédagogie et de morale. Écrivain délicat et élégant, il débuta par un volume de poésies, par deux petits romans et par quelques brochures (1868-73); suivirent (1873-88) des monographies pédagogiques, entr'autres ; « Il metodo intuitive nelle scuole italiano », deux autres petits volumes de poésies qui ont été remarqués et appréciés : « Alla finestra » et « Sull'Appennino ».

Fantonî (comte Auguste), homme de lettres et publiciste italien, ancien marin et diplomate, descendant de la famille toscane, qui donna le jour au poète Jean Fantoni dit Labindo, surnommé par ses contemporains Vllorace toscan, né en 1845, adonné au théâtre deux pièces, et publié à Pai'is, chez Calmann Lévy, un roman fort bien écrit « Jean de Courteil » qui a été goûté ; il dirige brillamment à Rome, avec M"« Dora Melegari, la lievue Internationale, fondée à Florence par M. De Gubernatis, après en avoir été le rédacteur en chef; il est décoré de la croix d'officier de la Légion d'honneur. 11 est aussi le propriétaire du Bulletin Financier, journal qu'il a fondé et qui se publie à Rome et qui est censé représenter les intérêts du Ministère des Finances en Italie.

Fantoni (Gabriel), notaire et écrivain italien, conservateur de l'Archive des notaires à Venise, descendant, comme le précédent, de la même famille florentine, illustrée par Labindo, né, à Vicence, le 16 février 1833; il a pris part aux campagnes de la Vénétie et de Rome en 1848- 49 ; il est membre de plusieurs académies, décoré de plusieurs ordres chevaleresques et auteur des publications suivantes : « L'assalto di Venezia, roman historique de 1848 », deux volumes, quatre éditions, la quatrième de Vicence, 1883 ; « Discorsi sulla edncazione dei giovani e degli uomini », Chioggia, 1862, 2™° éd., Venise, 1865; « Principii anagogici », id., id. ; « Rakis re dei Longobardi, ovvero origine del potere temporale dei Pontefici, azione storica sceneggiata », Milan, 1866; « Garibaldi nel 1866 », Venise, id; « Sul siguificato ignoto délie ceramiche nei sepolcri », Vicence, 1868 ;

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« Lettere artistico-sociali », Trieste, id.; « Monografie artistico-sociali », Venise, 1869, un vol. in-S" ; « Discorso sulla educazione di se medesimo », id., 1868 ; « I fasti délia Guardia Nazionale del Veneto nel 1848-49 », id., 1869 ; « Biografie d'illustri e dimenticati del 1848- 49 », id., 1870-85, 2 vol.; « Storia Universale del canto », 2 vol.. Milan, 1873; « Sulla originalità délie rime petrarchesclie e versi pel V Centenario », Venise, 1874'; « Il padre educatore », id., 1876 ; « Sulla caparbieria », id., 1879; « Scoperta e ricupero d'anticlie musiche autografe ed inédite e illustrazioni aile vite di celebri maestri veneziani dol secolo XVIII », Milan, 1877; « Memorie storiche sui primi Ospizi dei Pellegrini in Venezia e sulla Abbazia di S. Gallo », id., 1882 ; « Relazioni délia musica antica fra Chinesi ed Elleni », id., id. ; « Storia dell'Archivio provinciale notarile di Venezia », id., 1884 ; « Nuovo Diario italiano, ossia compendio di Storia d'Italia ne'suoi martiri di sette secoli », cinq éditions, la 5«>e de 1885, Padouo, Salmin.

Fapanni (François-Scipion), écrivain italien, né, à Martellago, près Mestre, le 16 février 1810; on lui doit une « Bibliografia », de la province de Trévise, un « Dizionario del dialetto rustico » ; des « Novelle » ; un roman : « L'ultimo de'patrizii veneziani », 1870; « Sulla Musica, il Dramma ed il Teatro in Venezia e nelle città dell'Alta Italia », dans le journal La Scena de Venise; « Alcuui bozzetti veneziani antichi e moderni », Venise, 1881; « Délie costiimanze e délie arti oggidi perdute in Venezia », Venise, Filippi, 1881; « Due novelle », Livourne, Meucci, 1882 ; « I poeti maie ricompensati, Novella », id. ; « L'erudizioue color di rosa a Venezia, occhiate e confronti », Venise, Cecchini, 1884, etc.

Farcy (Eugène), inventeur, publiciste et homme politique français, député de la Seine depuis 1876, né, en 1830, à Passy (Seine), est un ancien marin, capitaine de frégate. En 1871, il publia chez Le Chevalier : « Réorganisation de l'armée en armée nationale composée de 4,000,000 d'hommes ». De toutes ses nombreuses inventions comme marin celle qui lui fit le plus d'honneur est la fameuse Cannonïere Farcy construite en avril 1869, qui, en 1885, fut envoyée au Tonkin sous le nom de Mitrailleuse et contribua à la prise de Tuyen-Quan.

Farges (Pierre-Marie-Louis), archiviste et historien français, sous-chef du Bureau historique au Ministère des Affaires Etrangères de France, né, à Aurillac (Cantal), le 12 octobre 1858; on lui doit: « Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche », Paris, Degorge-Cadot, 1883; « Correspondance politique de MM. de Castillon et de Marsillac, ambassadeurs de France en Angleterre de 1537 à 1542 », en collaboration avec Jean Kauler et G. Lefèvre-Pon-

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j talis, Paris, Alcan, 1885; « La Question juive, il j' a cent ans », Paris, E. Charavay, 1886 ;

I « Recueil des Instructions données aux Ambassadeurs de France en Pologne de 1648 à 1794 », Paris, Alcan, 1888; et nombre d'articles dans la Nouvelle Eevue, dans la Rexme Historique, dans la Revue Critique, dans la Grande Encyclopédie, etc.

Fargue (Maurice, comte de la), journaliste français, membre du Comité de la Presse monarchique et catholique départementale. Après avoir écrit dans plusieurs journaux parisiens. M. de la F. créa le Ralliement, puis devint le rédacteur en chef du Moniteur de la jficvre, poste qu'il occupe actuellement et depuis plusieurs années. M. de la F. est chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand depuis 1878 et Camérier honoraire de S. S. depuis 1881.

Farina (Salvatore), illustre nouvelliste et romancier italien, devenu aussi très populaire à l'étranger par le graud nombre de traductions qui ont couronné le succès de tous ses ouvrages délicats et spirituels. M. F. n'a que 43 ans; il est né le 10 janvier 1846, à Sorso, dans la j province de Sassari (Sardaigne). Il a fait son lycée à Casai du Monferrat, ou un écrivain distingué, le regretté Ferdinando Bosio lui inspira le goût des lettres, son droit à Pavie et à Turin, où en 1868 il fut reçu docteur. S'étant marié dans la Diême année, il alla s'établir à Milan, et depuis il ne quitta plus qu'à de rares intervalles, cotte ville d'adoption, où il a vécu parfaitement heureux, avec ses enfants, entouré d'un petit cercle d'amis de choix, travaillant conacientieusement à perfectionner son art. M. F. est un véritable ai-tiste, et il aime son œuvre; il la médite en silence, il la prépare, il la couve dans sa tête; lorsqu'il est prêt, il se met à écrire, et alors il soigne, il caresse son ouvrage, comme il soignerait, comme il caresserait un enfant. Dans ses premiers ouvrages, il semblait pencher vers un art conventionnel, et se livrer, en écrivant, au seul jeu de l'imagination; mais, petit à petit, il commença à observer tout ce monde qui l'entourait; et il se trouva bientôt un romancier psj^chologiste agréable de premier ordre; l'humour qu'il mêlait dans ses nouveaux récits à ses tableaux de la vie de famille, fit chuchoter le nom d'un Dickens italien; le nom des romanciers Erckmann-Chatrian a aussi été prononcé par des critiques, à propos des romans de M. Farina. Il concentrait ses efforts à embellir son nid; là il était un vrai pacha splendide lorsqu'il recevait ses amis ; lorsqu'il était seul, il travaillait sans cesse, écrivant des contes et faisant des châteaux en Espagne. En 1882, il perdit sa vaillante compagne; la solitude le plongea dans le désespoir; il demanda au travail des consolations; mais l'excès de l'application fut cause d'une maladie étrange qiii le priva, pendant quelque temps do l'usage de la parole

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