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au Ministère de l'instruction publique, il fut nommé en 1868 proviseur des études d'abord à Catanzaro, et depuis à Coni, à Catane, à Vérone, à Pauoue, à Trévise, a Pavie, à Palerme et, en dernier lieu, pour la seconde fois, de nouveau à Vérone, où il se trouve à présent. Il a collaboré à différents journaux politiques : La Perseverama (de 1858 à 1861), Il Carrière Mercantile (de 1862 à 1863), La Monarchia Nazionale (1863) ; La Gazzetta di Venezia (de 1866 à 1868). Il a donné au théâtre: « Un colpo di Stato », comédie jouée en 1863 par Ernesto Rossi ; écrit des romans et des nouvelles : « Irène », 1864 ; « L'orfana torinese », id. ; « Pellegrinaggio in Sicilia », 1870; « Il mal sentiero », 1878; traduit de l'anglais: « Saggi sopra la vita, la letteratura e i costumi, di È. Bul-wer Litton », en deux vol., Naples, 1864 ; « Il Governo rappresentativo di J. Stuart Mill » ; < La Turchia nel 1864 di B. G. Colas » ; « I semprevivi », 1865; « Medico e marito », 1866; « Dopo la bufera », 1874; « Le conseguenze di un bacio », id. ; « Il Diario di un giovane alla moda », 1872 ; « In Cappella », id. ; « Il Crimine di Santa Gertrude », 1873.
Fensch ( Albert-Édouard-Louis ) , écrivain, pasteur à Forst i. L. (Prusse Orientale) depuis 1879, né, le 14 mars 1838, à Stettin. Le poète et historien Giesebrecht a été son premier maître ; il étudia ensuite la philosophie et la théologie à Halle et à Berlin. Ses poésies ont été réunies sous le titre: « Leben und Weben » ; il a collaboré de bonne heure aux BUHenstrausse christlicher Dichtungen de Jules Sturm, ensuite à la Deutschen Warte de Bruno Meyer ; comme prédicateiir, il s'est fait valoir dans le recueil du D'' "Wendel: « Predigt der Gegenwart »; à Wollin, il fonda lui-même et dirigea une revue hebdomadaire intitulée; Die Union. A Soldin, il composa sa brochure : Dogmatische Zeitfragen ; à Forst 1'* Hùlfsbuch zum Unterricht im kleinen Katechismus Luthers », quatre éditions; adepte franc-maçon, il a publié en 1886 contre le professeur Nielsen de Copenhague : « Freimaurertum und Christentum ».
Fenzi (Sebastien), écrivain italien, gentilhomme achevé, touriste spirituel, athlète puissant, apôtre ardent de l'éducation physique nationale, fils de banquier, banquier lui-même à ses heures, causeur aimable, est né le 22 octobre 1822. H a étudié à Vienne, en Angleterre, et à Paris ; par cette éducation cosmopolite, son esprit s'est ouvert; mieux que personne il personnifie le Credo du poète Giusti:
Prima padron di casa in casa mia, Poi cittadino nella mia città, Italiano in Italia e, cosl via Dicendo, uomo neH'umanità; Di questo passo, do vita per vita, Abbraccio tutti e son cosmopolita.
En 184G, il étudia les sciences naturelles à l'Uni-
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versité de Pise; pondant son séjour à Pise, il eut maille à repartir avec un anglais et avec un français, et, se souvenant des exploits glorieux des italiens au défi de Barletta, il donna à ses deux adversaires une preuve éclatante de sa force ph3'sique. En 1858, il fonda à Florence le Chih Ginnastico ; en 1873, il fut nommé président de la Federasione Ginnastica italiana. En 1876, il fit un voyage autour le monde, qu'il a brillamment décrit dans un livre intitulé : « Gita intorno alla terra », Florence, 1876. En 1849, il avait fondé à Florence une Rivisfa Britannica qui donnait des extraits des revues anglaises, en 1861, le journal populaire L'Italiaiio. Il écrit en prose et en vers, en italien et en anglais ; parmi ses écrits, citons encore : <- English and italian fugitive verses and translations », Florence, 1870; « La Ginnastica », id., 1879; « Il moderno Spiritisme », 1880; « Relazioni dei deputati italiani al Congresso ginnastico di Francoforte », 1880; onze Appendices à son premier recueil de vers ; « Ginnastica igienica in caméra », 1882; « Progressi delrigiene in Inghilterra », 1883; « Translations into english verse », 1883; « Lettera diretta a S. E. il Ministre délia Pubblica Istruzione », 1884; « Canti Ginnastici », 1884; « Monologo », 1885; « Discorso sulla Fisica Educazione », 1887; « Fugitive verses and translations, english and italian », nouvelle série, 1887.
Féraud-Girand (Louis-Joseph-Delphin), magistrat français, conseiller à la Cour de Cassation, né, à Marseille, en 1819. On lui doit des ouvrages importants : « Des voies publiques ou privées, détruites ou créées par suite de l'exécution des chemins de fer », Paris, 1878 ; < Code des transports de marchandises et de voyageurs par chemin de fer », en trois vol., 1883; « Les justices mixtes », 1884; « Traité des voies rurales, publiques et privées », en deux vols., 1886 ; « Code des mines et des mineurs », en trois vol., 1887.
Ferbeyre (Jules-Léon), piibliciste français, journaliste vigoureux et passionné, depuis quatre ans directeur du journal républicain Le Petit Niçois, né, à Montauban (Tarn-et-Garonne), le 26 juin 1850; il a fait ses études à Toulouse et s'est immédiatement lancé dans le journalisme. En 1870, il quitta spontanément Buenos- Aju'es où il se trouvait chez des amis de famille, pour s'engager comme volontaire et prendre part à la guerre contre l'Allemagne. Pendant la période du 16 mai, M. L. F. a fait une campagne active contre M. Buffet dans le Républicain de Tarn-et-Garonne; après cette campagne il fut appelé à Toulouse où il dirigea le journal quotidien Le Réveil, organe républicain avancé, et il collabora à VÉmancipation (1881), ainsi qu'à plusieurs journaux littéraires. De Toulouse il passa à Montpellier, où il fonda lo journal quotidien Le Petit Edaireur qui, on
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quelques mois, arrivait ii un tirage dépassant 25,000 exemplaires, puis à Pamiers pour fonder et diriger le Petit Ariér/eoin ; enfin il fut appelé à diriger le Petit Niçois, qui depuis a acquis un nouvel essor. M. F. est secrétaire-général du syndicat des journalistes des Alpes Maritimes.
Féré (Charles), écrivain français, médecin de Bicêtre, né, à Auffray (Seine inférieure), le 13 juin 1852. Sans compter des Mémoires sur différents sujets d' anatomie comparée, d'anthropologie, de phj^siologie expérimentale, de pathologie nerveuse et mentale insérés dans les revues spécitles, il a publié: « Du cancer de la veine », 1881 ; « Des troubles fonctionnels de la vision par lésions cérébrales », 1882 ; « Traité élémentaire d'anatomie médicale du système nerveux », 1886 ; « Le magnétisme animal » (dans la Bibliothèque scientifirjiic internationale en collaboration avec M. Binet) ; « Sensation et mouvement », 1887; « Dégénérescence et criminalité », 1888.
Féret (l'abbé Pierre), écrivain ecclésiastique français, né, à Mesnil-Verclives (Eure), en 1830; il a publié : « Le Christ devant la critique au second siècle », Paris, 1865; « La divinité de Jésus attaquée par Celse et défendue par Origène », thèse de doctorat, id. ; « Dieu et l'esprit humain ou l'existence de Dieu devant le bon sens, la philosophie et les sciences, conférences de Sainte-Geneviève », 1870; « Le Droit divin et la Théologie », 1874; « Henri IV et l'Église », 1875 (l'abbé F. était aumônier aux lycées Saint-Louis et Henri IV) ; « Le Cardinal du Perron, orateur, controversiste, écrivain », 1887; « Un curé de Charenton au XVII" siècle », 1881 ; « L'Abbaye de Sainte-Geneviève et la Congrégation de France », 1883; « Le pouvoir civil devant l'enseignement Catholique », 1888.
Fergola (Emmanuel), illustre mathématicien et astronome italien, professeur à l'Université de Naples, second astronome à l'Observatoire de Capodimonte, membre de nombreuses académies scientifiques, entr'autres, des Lincei et de la Società italiana dei quaranta, né, à Naples, eu 1830; il a fait ses études à l'école privée du mathématicien Trudi. On lui doit une trentaine de mémoires insérés dans différents recueils scientifiques, tels que les Memorie délia Societh italiana dei quaranta, les Atti délia R. Accademia délie Scienze di Napoli, les Annali di maternatica para ed applicata, le Memorie délia R. Accademia délie Scienze de Naples, le Rendiconto de la même Académie, etc. Citons : « Ricerche relative aile curve inviluppi » , 1850; « Sopra alcune proprietà délie superficie di seconde grade », 1851; « Sopra due formule di calcolo differenziale », 1858; « Sopra la condizione per la possibilità dello sviluppo di qualunque funzione », 1857; « Sulla risoluzione per série délie equazioni trinomie di grade qualim-
FEE que », 18G2; « Elementi délia Coineta V del 1 1863 », 1863; « Sopi-a una proposta elementare I <1i calcolo intégrale », 1864; « Determinazione degli errori costanti deirequatoriale di Mcrz esistonte nella R. Specola di Napoli », 1865; « Ossorvazioni del pianeta Fuiche e délia Cometa scoperta il 5 luglio 1864 dal sig. Tempel a Marsiglia », 1864; «e Osservazioui ed elementi dell'orbita del pianeta Ctio », 1865; « Ricerca dei più probabili elementi del pianeta Clio », 1865; « Sulla differenza di longitudine fra Napoli e Roma » (en collaboration avec le Père Secchi), 1871-1887; « Determinazione novella délia latitudine del R. Osservatorio di Capodimonte », 1872-1884; « Sopra taluni valori délia latitudine di Roma », 1873; « Sulla posizione dell'asse di rotazione dalla terra rispetto all'asse di figura », 1874-1876; « Ossorvazioni di Marte », 1879-80; « Osservazioni délia Cometa b», 1881 ; « Di alcune equazioni relative alla teoria délie funzioni ellittiche », 1882; « Proposta alla conferenza geodetica tenuta a Roma nel 1883 per verificare l'invariabilità délie latitudini e dimostrare con le osservazioni le variazioni dell'asse di rotazione délia terra » (dans les Comptes-rendus de la 7'"e conférence géodétique internationale).
Fermé (Albert), littérateur français, a collaboré, étant encore étudiant, à plusieurs journaux littéraires du quartier latin: Le Travail, La Jeunesse, Le Mouvement, La Voix Nouvelle, avec M5I. Isambert, A. Dusolier, Millot, etc. ; il a, depuis, publié quelques nouvelles sous le pseudonyme à^ Arthur Arc et à' Albert Marie.
Ferunudes Costa (Joseph), publiciste portugais, capitaine d'artillerie, né, à Lisbonne, le 5 juillet 1848. Il a collaboré aux journaux sui- "vants : Gazeta do Povo, Novidades, Noticiario Portugues, Noticias, Revoluçaô de Setembre, Jornal da Noite, Diario da Manhâ, Correio da Manhâ, Diario ilustrado (dont il a été, pendant neuf ans, un des principaux rédacteurs), Correio da Europa, 0 Brazil, O Atlantico, Revista de Portut/al e Brazil, Comniercio de Lisbôa, Jornal do Commercio, Occidente, Galeria militar contemporanea, etc.; et au Diccionario Popular ilustrado qu'il a dirigé pendant quelques années. Il a traduit en vers portugais VAhasverus de Quinet, le Macbeth de Shakespeare, l'Histoire tiniverselle de Lévi Alvarés. II dirige la Bibliotheca Universal, pour vulgariser les connaissances utiles au Portugal et au Brésil. En 1880, il publia le « Programma para os exercicios da escola pratica de artilleria »; et l'on annonce comme imminentes quelques autres publications militaires du même écrivain. Tout dernièrement, il a publié un volume de poésies intitulé: « 0 Livro das Soledades », où la critique a relevé un profond sentiment uni à une grande simplicité de forme ; l'auteur s'y est surtout inspiré à la poésie populaire de l'Andalousie.
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Feriiandez-Flores (Isidore), publiciste espagnol, journaliste populaire, le premier chroniqueur de la presse espagnole, né en 1833, est plus connu sous son nom abrégé, devenu un pseudonyme, de Fernanftor. Il appartient au parti démocratique, ce qui ne l'empêche pas de fréquenter, en même temps, le monde élégant. Il débuta dans la presse en 1868 en collaborant au journal El Lnparcial , et devint eu 1880 un des principaux rédacteurs et des plus forts actionnaires du journal El Libéral. Pendant la période révolutionnaire et sous le règne constitutionnel de D. Amédée, il a été gouverneur de différentes provinces et Directeur au Ministère A' Ultramar (des Colonies). Il fut le créateur, dans la presse espagnole, des suppléments littéraires aux journaux poli-
Fernandez y Gonzalez (François), polygraphe espagnol, professeur d'esthétique à l'Université de Madrid, l'un des collaborateurs les plus distingués de la Revista de Espana, oîi il a inséré des essais de philosophie : « Las doctrinas del Doctor iluminado Raimondo Lulio », 1870-72; d'histoire: « Establecimiento de los Espaïîoles y Portuguezes en las comarcas occidentales de Africa », 1885; « De los Moriscos que permanecieron en Espaîîa despues de la expulsion decretada por Felipe III », 1871 ; « El Mesianismo israelita en la Peniusula Iberica durante la primera mitad del siglo XVI », 1885; d'esthétique: « De la Escultura y Pintura entre los pueblos de raza semitica y seualadr.mente entre los judios y arabes », 1872. Les études arabiques lui sont familières. Il est l'auteur d'un essai remarquable sur l'État politique et social des Mudejars espagnols.
Fernandez y Gonzales (Modesto), économiste et publiciste espagnol du parti conservateur. Il a occupé de hautes places au Ministère dos Finances. Écrivain distingué, il est l'auteur de plusieurs livres appréciés d'économie politique et de littérature. Citons, entr'autres : « La Hacienda de nuestros abuelos », 1872; « Retratos y semblanzas », 1872.
Fernandez-Uaerra y Orbe (Aurelien), illustre j)olygraphe espagnol, membre et bibliothécaire de l'Académie espagnole, ancien professeur à l'Université de Grenade, né, en cette ville, le 16 juin 1816. Après avoir pendant nombre d'années servi au Ministère de l'Instruction Publique, il passa à l'Université de Madrid comme professeur des littératures étrangères. Au théâtre, il a donné : « Le supplice des Amoureux », 1839; « Alphonse Cano ou la Tour de l'or », 1842, et un drame écrit en 1853 en collaboration avec Manuel Tamayo y Baus; en fait do poésies lyriques, on lui doit, entr'autres: « Odes et romances », 1842-68; parmi ses publications historiques, on doit citer: « Le Livre de Sautoila », 1872; « Don Rodrigue et la Gava »,
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L'ordre de Galatrava », 18G4; « Le Roi Don Pedro de Castille », 1868; « La Coujuration de Venise en 1618 », 1856; à la géographie historique, il a contribué par l'* Itinéraire de l'Espagne romaine », 1862; « La Manda de Pompée », 1866; « La Teteude et les religions orientales dans l'Ibério », 1875; « Les Cantabres », 1878; « Ocitania », 1879; en fait d'archéologie et d'épigraphie on doit citer: « Monuments chrétiens espagnols du premier au dixième siècle », ouvrage inédit dont il a seulement publié quelques chapitres; mais il s'est surtout distingué comme critique littéraire par une foule d'articles et d'essais, et surtout par l'édition et illustration des ouvrages et de la vie de Quevedo et de Cervantes.
Feriiandez-Cruerra y Orbe (Louis), auteur dramatique et littérateur espagnol, frère puîné du précédent, membre de l'Académie Espagnole, ancien employé au Ministère des Colonies (Ultramarj, né, à Grenade, le 11 avril 1818. Depuis 1848, il a donné au théâtre: « Merecer para alcanzar » ; « El Castillo de Balsavi » ; « El Niilo perdido ». Mais son nom est surtout devenu illustre par un ouvrage couronné avec une médaille en or par l'Académie Espagnole, intitulé: « Dou Juan Ruiz de Alarcon y Mendoza », tableau fidèle et achevé de la civilisation espagnole et américaine aux XVP et XVII« siècles.
Fernandez-Grillo (Antoine), poète d'Andalousie, né à Cordoue; parmi ses poésies, on distingue, surtout par l'élévation des idées, trois lioèmes : « A l'aigle; Au XIX'^ siècle; La Campagne ».
Fernet (Jacques-Emile), physicien français, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure (1855), ancien professeur de physique au Lycée de Bordeaux (1854), au Lycée Saint-Louis (1854-74), répétiteur de phj'sique à l'École Polytechnique (1860), né, le 19 décembre 1829, à Paris ; il est actuellement inspecteur général de l'instruction publique. On lui doit: « Sur les éléments du sang et les gaz de la respiration », 1858, thèse; des communications à l'Académie des Sciences sur diverses questions d'électricité et sur l'induction ; « Traité de physique élémentaire », en collabor. avec M. Ch. Drieu; et divers autres ouvrages d'enseignement.
Férou (Emile), avocat et homme politique belge, né, à Bruxelles, le 11 juillet 1841. Ancien membre de la Chambre des représentants, où il siégeait à l'extrême gauche, aujourd'hui président de l'Association libérale de Bruxelles; il a donné de nombreuses conférences, parmi lesquelles nous en citerons une sur « La réparation des erreurs judiciaires », faite au jeune barreau et publiée à Bruxelles en 1867. 11 est depuis quelques années le directeur politique du journal La liéforine.
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Ferrai (Eugène), homme de lettres et bel léniste italien, ancien professeur de grec au Lycée de Florence (1858-59), à l'Université de Sienne (1859-66) et professeur depuis 1866 à l'Université de Padoue, oii il a aussi présidé la faculté des lettres, est né, à Arezzo, le 22 février 1833, et il a fait ses études à Montepulciano et à Pise. On lui doit des traductions de l'allemand : « Grammatica greca », de Diibner, 1856; « Storia délia letteratura greca », de 0. Millier, en collaboration avec Joseph Mûller, Florence, 1858; des livres de texte pour les écoles: « Corso di terni greci »; « Commenti socratici » de Xénophon; « Filottete » de Sophocle; « Platone, dialoghi scelti, teste rivisto con note; vol. I. L'Apologia di Socrate » ; « Lisia, orazioni scelte e commentate : vol. I. Le accuse di Eratostene e di Agorato », Turin, 1886; la traduction des Dialogues de Platon dont quatre volumes ont paru (1873- 1882) ; « Per l'inaugurazione délia sala délia Scuola di magistère in lettere e filosofia », Padoue, 1881 ; « Délie relazioni clie vogliono stabilirsi tra il Busiride d'Isoorate e il dialogo platonico dello Stato », Venise, 1884; « Del luogo del Teeteto preso corne canone all'ordinamento dei dialoghi di Platone », Padoue, 1886; « I frammenti délia politica di Aristotile nel Papiro CLXIII del Museo egizio di Berlino », Padoue, 1888.
Ferniii (Ignace-Marie), publiciste espagnol; il a publié, entr'autres, un livre intitulé : « La cuestion social », 1873.
Ferraud (A.), médecin français, président de la Société Médicale de Saint-Luc, Saint-Côme et Saint-Damien et de la Société Médicale du septième arrondissement de Paris, médecin de l'hôpital Lacnuse, chevalier des ordres pontificaux de Pie IX et de Saint-Grégoire, né, à Moutfort l'Amaury (Seine-et-Oise), en 1835; on lui doit: « Traité de Thérapeutique médicale » ; « Formulaire de Thérapeutique »; « Leçons sur les bronchites et sur la phthisie pulmonaire » ; « Études de psychologie physiologique ».
Ferrand (Joseph), administrateur français, ancien préfet, né, à Limoges, en 1827. On lui doit, entr'autres : « Les Institutions administratives en France et à l'étranger », Paris, 1879; « La réforme municipale en France et en Italie », 1881 ; « Les pays libres, leur organisation et leur éducation, d'après la législation comparée », 1884, ouvrage couronné par l'Institut ; « L'organisation municipale de Paris », 1877.
Ferrara (Vincent-Aimé), publiciste italien, résidant tantôt à Milan, tantôt à Naples, est né, à Capoue, le 19 juin 1864. Il débuta, presqu'enfant, dans le journalisme napolitain en 1880. Il collabora aux journaux: Roma, Gioriiale (li Napoîi, Gazzetta di Napoli, La Posta, La Discmsione, Il Piingolo. Plus tard, il diri-
FER gea à Rome VAraldo, et à Naples la Cronaca Aszurra e II Becckino, tout étant correspondant de plusieurs journaux italiens, anglais, français et américains. On lui doit des revues d'expositions, des articles d'art, des conférences philosophiques qu'il a tenues à Genève et à Naples, quelques pièces de théâtre, deux volumes de nouvelles, Naples, Tornese, 1882-83; une étude sur « Paris et les Parisiens », parue on français à Bruxelles, chez Lebègue, 1869; et un ouvrage sur la Belgique, Milan, Rozza, 1889. On lui doit aussi des traductions nombreuses de l'anglais, de l'allemand, de l'espagnol, du français publiées par les éditeurs Trêves et Sonzogno de Milan, CiotH de Naples, etc.
Ferrari (Charlotte), femme-poète et musicienne italienne, née, à Lodi, vers l'année 1840, résidant à Broccaindosso près Bologne. Son œuvre littéraire a été réunie en quatre volumes, précédés d'une lettre magnifique de feu le sénateur Siotto-Pintor ; elle comprend des vers, des morceaux en prose, des drames, qui ont remporté des éloges très-flatteurs de la part de plusieurs écrivains italiens de premier ordre, tels que Tommaseo, Prati, Dall'Ongaro, Vannucci, tlanno, Cibrario, Augusto Conti, Bersezio. Comme musicienne, elle a composé deux opéras : « Ugo » et « Eleonora d'Arborea », et une Messe qui ont obtenu le plus brillant succès. Depuis la publication de ses quatre volumes, elle a publié : « San Filippo Benizi, ottave », Bologne, 1885; la troisième édition de son poème en dix chants : « Dante Alighieri », Bologne, 1888 ; « Nuove Liriche », id., id.
Ferrari (Emile), poète Ij-rique espagnol, une des personnalités les plus marquantes de la jeunesse littéraire de l'Espagne. Il est l'auteur d'un poème qui a eu beaucoup do succès, intitulé : « Pedro Abelardo ».
Ferrari (Joseph), écrivain italien, docteur en Droit, professeur de littérature italienne et de Droit à l'Institut technique de Reggio (Emilie), où il est né le 19 mars 1845. Membre de la Députation de l'Histoire Nationale et de la Commission pour la conservation des monuments , il a publié : « Délia vita e degli scritti di Guido Panciroli giureconsulto » ; « Un grande alienato » ; « Relazione sulle rovine di Canossa e proposte di scavi », en collaboration avec E. Spagni ; « La Rotta di Muhlberg », récit, Reggio ; « Estasi », nouvelle, Bologne ; « Poésie », Modène; « Di alcune costumanze uuziali del secolo XIII » ; « La Canzone XI del Petrarca »; « Una pagina di storia patria con ragguagli nuovi del Bojardo » ; « Il Gerione Dantesco » ; « Il Cauzoniere di M. M. Bojardo », Reggio; t Tempi liberi », drame; « Rime »; plusieurs articles dans VlHustrazione Ifaliana de Milan, dans la Gazzetta italiana ilhtslrata de Rome, dans la Rivista Emiliana, dans Vltalia Centrale ddla Domenica qu'il dirige.
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Ferrari (Séverine), poète et homme de lettres italien, professeur de Lycée à Faenza, né, eu 1856, à Alberino près de Bologne; il fit ses études philologiques à l'Institut des Etudes supérieures de Florence; âgé de vingt ans, il publiât à Modène un petit volume de vers, sous le titre: Sihi suis; et il collaborât avec ses camarades, à la revue I Goliardi ; en 1884, il publiât une vision en vers intitulée: « Il Mago »; le magicien est son ami Hugo Brilli ; en 1882 il avait commencé la Bihlioteca di letteratura popolare et l'édition critique des vers de Pistoia. Suivirent en 1885 un nouveau recueil de vers : « Bordatini », publié à Ancone, et un « Secondo libro dei Bordatini », publié en 1886 à Florence. Poète original, critique érudit, esprit indépendant, il a eu la chance d'être publiquement loué par Giosuè Carducci, ce qui en Italie est un grand titre de gloire.
Ferrario (Ercole), médecin itaUen, membre correspondant de l'Institut Lombard et d'autres sociétés scientifiques, inspecteur des fouilles et des monuments dans l'arrondissement de Gallarate, professeur de sciences naturelles à l'Écolo Technique de Gallarate etc., est né, à Samaratc (province de Milan), le 23 mars 1816; il a fait ses études à l'Université de Pavie; attaché d'abord à l'hôpital militaire de Saint-Ambroise à Milan, puis chef du service sanitaire militaire au Stelvio (Valtelline) ; après la guerre, médecin à Busto Arsizio, enfin à Gallarate. En dehors do nombreux articles scientifiques et biographiques de médecins et naturalistes (tels que Redi, Coechi, Yallisnieri, Settala, Trevisio, Tadino, Malpighi, Strambio) insérés dans différents journaux et recueils, il a publié : « Qual'è la mortalità dei contadini, e corne possa migliorarsi », Milan, 1875, ouvrage couronné par l'Institut Lombard »; « Le condizioni dell'agricoltura e délia classe agricola nel Circondario di Gallarate », onvrage couronné par la Commission de l'Enquête Agraire, Rome, 1882 ; « Osservazioni e considerazioni agronomiche intorno aile brughiere dell'alto Milanese », Milan, 1881.
Ferraris (Charles-François), économiste, jurisconsulte et homme politique italien, député au Parlement National, né, le 15 août 1850, à Moncalvo (province d'Alexandrie). Reçu docteur en Droit à l'Université de Turin, en 1870, sa thèse de doctorat fut couronnée par le Conseil Supérieur de l'Instruction Publique; il alla se perfectionner à l'étranger, en Allemagne, en Angleterre et en France ; de retour, il fut appelé par M. Bodio à la Direction générale de la Statistique, et puis, par Quintino Sella, à la rédaction du journal de Turin, Il Risorgimento, où il resta jusqu'au mois d'octobre 1877; en 1878, il fut appelé à la chaire de Science de l'Administration à l'Université de Pavie, puis nommé Directeurchef de Division au Ministère d'Agriculture, Industrie et Commerce, et, occupant cette place.
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il rédigea le projet de loi « SuirOrdinatnento degli Istituti d'emissione », présenté k le Chambre en 1883. En 1885, il fut nommé professeur de Statistique à l'Université do Padoue, où il remplaça l'illustre économiste Morpurgo, et il inaugura son cours par une leçon d'ouverture qui a eu un succès brillant, sous le titre : « La statistica nelle Università e la statistica délie Università ». Membre du Conseil Supérieur de statistique et de plusieurs Sociétés scieutiiiques, conseiller municipal de Moncalvo, député d'Alexandrie au Parlement National depuis 1886, collaborateur de la Nuova Antologia, de l'Archivio giuridico, du Giornale degli Economisti, de la Rassegna Settimanale, de VArchirio di Statistica, il a publié : « La Rappresentanza délie Minoranze in Parlamento », Turin, 1870; « Nuovi studii sulla Rappresentanza délie Minoranze »; « La Costituzione dell'Impero Germanico » ; « L'ordinamento dei Circoli in Prussia secondo la legge del 1872 » ; « La questione agraria in Inghilterra », 1874; « L'indennità di guerra délia Francia alla Germania » ; « La circolazione cartacea », 1874 ; « La Statistica e la Scienza dell'Amministrazione nelle Facoltà giuridiche », Padoue, 1878; « Moneta e Corso forzoso », Milan, 1879; « Saggi di Scienza dell'Amministrazione e di Eoonomia politica », Turin, 1879 ; « I contadini nella Russia Centrale », 1881 ; « Le ultime fasi délia questione monetaria », id. ; « Annuario délie Scienze giuridiche, sociali e politiche », Milan, Hoepli ; « L'Insegnamento délie Scienze politiche nelle Università italiane », Milan, 1882 ; « L'abolizione del corso forzoso », 1883; « L'imposta militare », id. ; « Les projets de législation sociale en Italie par rapport spécialement à la prévoyance », Rome, id. ; « La Statistica nelle Università e la Statistica delle Università », Padoue, 1886; « Norme aile quali debbono uniformarsi le Società di Mutuo soccorso per ottenere la personalità giuridica in attesa di legge spéciale », Rome, id. ; « Proroga del Corso légale dei biglietti degli Istituti d'Emissione », id., 1886; « Examen des difficultés particulières que rencontre la statistique du mouvement des métaux précieux dans le commerce international », id., 1887; « Un nuovo trattato di Economia sociale », 1887; « Gli insegnamenti délia facoltà giuridica in Austria e in Italia », Bologne, 1888 ; « Le Istituzioni di beneficenza davanti al Parlamento », Rome, 1889; « Le nuove riforme amministrative », id., id. Les études très-sérieuses de M. F. n'empêchent pas qu'à ses heures perdues il ne cultive la Muse, car c'est un savant doublé de poète.
Ferraris (Galilée), physicien italien, directeur de l'Institut électrotechnique, du Musée industriel à Turin, né, le 3 octobre 1847, à Livourne (Piémont), reçu ingénieur à Turin en 1SG9, docteur agréyé ès-soiouccs pUysi^^Ucd ut
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mathématiques en 1872, membre de l'AcadiMuie des sciences de Turin en 1880 et de plusieurs autres académies, professeur de physique au Musée Industriel, à l'Ecole des Ingénieurs, à l'Ecole Supérieure de la guerre, a publié: « Sulla teoria matematica délia propagazione dell'elettricità nei solidi omogenei », Turin, 1872 ; « Le proprietà cardinali degli strumenti diottrici, esposizioue elementare délia teoria di Gauss e delle sue applicazioni », Turin, 1877 (traduit en allemand par le prof. Lippich de l'Univer.^ité de Prague et imprimé à Leipzig en 1879) ; « Sul Telefono di Graham Bell », Turin, 1878; « Di una dimostrazione del principio Helmholtz sulla tempera dei suoni ricavata da alcuni .esperimenti fatti col telefono », id., id. ; « SuU'intensità delle correnti elettriche e delle estracorrenti nel telefono », id., id. ; « Sulla illuminazione elettrica », cinq conférences, id., 1879 ; « Teoremi sulla distribuzione delle correnti elettriche costanti », Rome, id. ; « Sui canocchiali con obbiottivo composto di pari lenti, a distanza le une dalle altre », Turin, 1880; « Sopra uu metodo per la misura dell'acqua, trascinata meccanicamente dal vapore », id., 1881 ; « Relazione sulle applicazioni industriali délia corrente elettrica alla Mostra interuazionale d'elettricità in Parigi nel 1881 », Rome, 1882 ; « Sui lavori délia prima sessione délia conferenza internazionale di elettricità in Parigi nel 1882 », id., 1883 ; « Ricerche teoriche e sperimentaU sul generatore secondario Gaulard e Gibbs », Turin, 1885; « Résultats de quelques expériences sur le transformateur Ziperuowsky, Déri et Blâthy (lumière électrique) », Paris, id.; « SuUo dififerenze di fase delle correnti, sul ritardo dell'induzioue e sulla dissipazione di energia nei trasformatori », Turin, 1887 ; « Rotazioni olettrodinamiche prodotte per mezzo di correnti alternate, nota », id., 1888; « Sulle differenze di fase delle correnti, sul ritardo dell'induzione e sulla dissipazione di energia nei trasformatori, ricerche sperimentali e teoriche », id., Loescher, id.
Ferraro (Joseph), écrivain italien, ancien professeur de Lycée, actuellement président du Lycée de Parme, de différentes députatious pour l'Histoire nationale, travailleur ardent qui a bien mérité surtout de la littérature du folklore italien, est né, en 1816, à Carpeneto d'Acqui. II fit ses études universitaires à Pise, et y fut reçu docteur ès-lettres en 1870. On lui doit : « Canti popolari monferrini », Turin, 1870; « Statuti di Carpeneto », Mondovi, 1844; « Nuovi canti popolari », Florence, 1874; « Poésie religiose popolari del Trecento », 1875; « La Navigazione di Colombo », 1875; « I Vini d'Italia giudicati da Paolo III nel 1536 », 1876; « L'arte délia lana in Ferrara nel secolo XVI », 1877; * Canti popolari ferraresi », 1877; « Y'^yr.gio di frato Alessaudro Arioslo in Egitto, Si-
FEE ria e Palestina », 1878; * Gli Eudemoni, commedia di Cinzio Giraldi », 1878; « Poésie del secolo XV », 1879; « Canti popolari del Basso Monferrato », 1879; « Sugli Usi Natalizii del Monferrato », 1879 ; « Il Libro délie medicine dei falconi del seoolo XIV », 1879; « Glossario Monferrino », Turin, Loescher, 1881 ; 2» éd., 1888 ; deux « Relazioni di Ambasciatori Veneziani », l'une de la Hollande de l'années 1638, l'autre de France de l'année 1629 », Venise, 1884; « La Botanica popolare di Carpeneto d'Acqui », Païenne, 1885; « Poésie popolari ferraresi traite da un manoscritto del secolo XVIII », id., 1885; « Ferrara nella storia del risorgimento italiano dal 1814 al 1860 », en collaboration avec M. P. Antolini, Ferrare, 1885 ; » Diario del Viaggio fatto in Inghilterra nel 1'"'^" 'lai Nunzio Pontificio Rossetti », Bologne, « Curiosità, superstizioni e proverbi mon- ; •>, Palerme, 1886; « Rotta facta par il jjuca di Ferrara alla Bastia, poemetto inedito del secolo XVI », Bologne, 1886; « Relazione del Cardinale Rossetti délia sua Nunziatnra », id., 1886; « Tradizioui ed usi popolari ferraresi; Appunti di medicina popolare », Palerme, 1878; « Viaggio fatto dal Cardinal Rossetti nel 1644 da Colonia a Ferrara », Bologne, 1888; « Canti popolari del Basso Monferrato », Palerme, 1888.
Ferraz (Marin), philosophe français, professeur émérite de philosophie à la Faculté des Lettres de Lyon, ancien membre du Conseil Supérieur de l'Instruction publique, où, sur désignation de M. Paul Janet, il représentait en 1880 ses collègues des Facultés des Lettres, né, à Ceyzérieux (Ain), le 25 mars 1820; il a publié : « De la psychologie de Saint-Augustin », 1862, ouvrage couronné par l'Académie Française; « Philosophie du devoir », 1868, ouvrage coui'onné par l'Académie Française; « Etude sur la Philosophie en France au XIX'= siècle ; le Socialisme, le Naturalisme et le Positivisme », 1877, ouvrage couronné par l'Académie Française ; « Nos devoirs et nos droits : Morale Pratique », 1881 ; « Histoire de la Philosophie en France au XIX^ siècle : Traditionnalisme et ultramontanisme », 1880; «Histoire de la Philosophie en France au XIX siècle: Spiritualisme et libéralisme », 1887, ouvrage récompensé par l'Académie des sciences morales et politiques.
Ferreras (José), journaliste politique espagnol, député aux Cortes ; il dirige le journal libéral El Correo, organe officieiix du gouvernement de M. Sagasta. Il a rédigé, pendant une suite d'années, les chroniques de la politique intérieure (1871-74), et de la politique étrangère (1874-79), à la Revista de Espana.
Ferreri (Angelo-Livio), poète et jurisconsulte italien, éditeur du Recueil des sentences de Li Cour de Cassation de Rome, où son père
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