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était Conseiller ; il est petit-fils par sa mère de l'illustre et regretté savant et patriote Sylvestre Gherardi de Lugo. Il est né, à Coni, le 10 avril 1858; il débuta par des poésies 1}'riques dans le goût' de Leopardi et par un drame romain « Sillo », publié en 1885 à Rome, chez Sommaruga.
Ferrers (Norman-Macleod) , mathématicien anglais, ancien professeur et Master du Gonville and Caius Collège à Cambridge, Vicechancelier de l'Université en 1884-85, nommé Gorernor de la Saint-PauFs School en 1876, de VEton Coller/e en 1885, membre de la Royal Society depuis 1877, est né, le 11 août 1829, à Prinknash Park dans le Glocestershire, et il a fait ses études à Eton et à Cambridge. Il a publié : « Elementary Treatise on Triliuear Coordinates », 1861 ; « Elementary Treatiso on Spherical Harmonies », 1877 ; et rédigé avec le professeur Sylvester depuis 1855, le Qitarlerly Journal of Mathematics.
Ferretti (Angelo), écrivain italien, professeur de la langue française à l'Institut technique de Reggio dans l'Emilie, membre de la Députation d'Histoire Nationale pour les provinces de l'Emilie, né, à Reggio, le 25 avril 1845, reçu docteur en 1868 à Bologne, ancien professeur d'histoire, de géographie et de littérature italienne aux écoles moyennes, a publié : « Canossa, studii e ricerche », 1876 ; 2"»' éd., Turin, 1884 ; « De l'enseignement des langues étrangères », Reggio, 1876, deux éditions ; « Castelnuovo né'Monti », id., 1877 ; « I Morti viventi, versi », id., 1879 ; « Manfredo, leggenda del IV secolo dell'era volgare », id., 1880; « Di un' opéra storioa, inedita, sulla contessa Matilde dell'abate P. Valestri », id., 1881 ; « Gilberto, racconto storico del secolo XIII >■, id., id. ; « Arduino délie Parade, memoria storica », id. 1882 ; « Branciana, dissertazione sopra un verso del poema Vita Mathildis di Donizone », id., 1884; « Andréa Chénier », id., 1887. Signalons encore un mémoire sur le « Volapiik », inséré en 1887 dans la Rivista EmUiana, traduit par la Neue Freie Presse de Vienne et par l'Echo de Berlin.
Ferretti (Vedi Emma).
Ferri (Henri), jurisconsulte italien, ancien professeur de Droit pénal à l'Université de Sienne, professeur libre à l'Université de Rome, député de Mantoue au Parlement National depuis 1886, promoteur, en 1885, avec le D'' Lombroso du premier Congrès international d'Anthropologie criminelle, dont le second a lieu cette année à Paris, est né, le 25 février 1856, à S. Benedetto-Po (prov. de Mantoue). M. Ardigo a été son maître au lycée de Mantoue, M. EUero à l'Université de Bologne, M. Cari-ara à l'Université de Pise. De pareils maîtres, il ne pouvait sortir qu'un élève très-libéral. En 1S79, il alla so pei-fectiouner pou-
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dant un an à la Faculté de Paris, et il profita do son séjour dans la grande ville pour y étudier les 52 volumes de la statistique criminelle tipi vont do 1826 à 1878) ; en 1880, il fit un cours libre de Droit pénal à l'Université de Turin ; chargé en 1881 de remplacer son ancien maître EUero dans le cours de droit et de procédure pénale, son cours d'ouverture a eu le plus grand retentissement; en 1883, il passa à l'Université de Sienne, et il y resta lusqu'en 1886, année dans laquelle il roiionra à la chaire pour entrer comme député au Parlemeut National. On lui doit : « Teorica dell'imputabilità e negazione del libère arbitrio », Florence, 1878, deux éditions; « Studii sulla criminalità in Francia dal 1826 al 1878 », Borne, 1880; « I sostitutivi penali », id. ; « I nuovi orizzonti del diritto e délia procedura pénale », Bologne, 1881, deux éd., traduit en espagnol en 1887; « Socialisme e criminalità », Tarin, 1883 ; « L'omicidio-suicidio », id., 1881, deux éd.; « La scuola criminale positiva >•, conférences. Sienne, 1884, Naples, 1885 ; « Po- Lîmica in difesa délia scuola criminale positiva », Bologne, 1886; « Das Verbrechen in seiner Abhângigkeit von dem jahrliohen Temperaturweohsel », 1882 ; « Variations thermométriques et criminalité », Lyon, 1887 ; « Uno spiritista del diritto pénale », Turin, 1887; « L'omicidio nella sooiologia criminale, nella legislaziono e nella giurisprudeuza », deux vols., avec « Atlante antropologioo-statistico », Bologne, Zanichelli, 1888-89. Il a fondé à Sienne, et dirigé, pendant trois ans, les « Studii Senesi nel circolo giuridico délia R. Università » ; et il a fondé et il dirige avec le prof. Lombroso : « L'Archivio di psiohiatria, scienze penali ed antropologia criminale », qui paraît à Turin depuis 1880.
Ferri (Louis), illustre philosophe italien, professeur à l'Université de Rome, membre correspondant de l'Institut de France, membre do l'Académie des Lincei et du Conseil Supérieur de l'Instruction publique, chevalier de l'Ordre du Mérite Civil de Savoie, est né, à Bologne, le 15 juin 1826. Son père était peintre et architecte en décors renommé. Il fit ses premières études dans sa ville natale. Son père ayant été appelé à Paris pour y décorer le Théâtre Italien, il le suivit et fréquenta à Paris le Lycée Bourbon, où il remporta le premier prix par sa thèse de philosophie en langue latine. Bachelier ès-lettres en 1845, licencié ès-lettres de l'École Normale Supérieure en 1850, il enseigna successivement dans les Collèges de Châlons, Évreux, Dieppe, Blois et Toulon ; son père ayant été appelé en Piémont comme peintre de la Cour, le professeur Ferri vint, en 1855, enseigner la philosophie, d'abord à Annecy, ensuite au Collège de Casai Mon ferrât. En 1858, il fut nommé inspecteur des écoles moyennes pour la philosophie;
FER chef du cabinet particulier du ministre de l'instruction publique Mamiani eu 1860, il fonda à Turin et rédigea avec Biagio Miraglia VEff'emeride délia puhblica istruzione, organe des idées du Ministre. En l'<63, il fut appelé à la chaire d'histoire de la philosophie à l'Institut des Études Supérieures, d'où, en 1871, il fut transféré à l'Université de Rome comme professeur de philosophie théorétique. Ses enseignements ains que ses écrits se distinguent par une grandi clarté d'exposition ; M. F. est doué d'un esprit fin, délicat et mesuré. L'élève de Cousin, l'ami ( Mamiani, est aussi eccléctique que ces deux philosophes, apprécié en France ainsi qu'en Italie. Au nombre de ses écrits, signalons: « Délia Filosofia del Diritto presse Aristotile », dans le Cimento de Turin, 1855; « Le Confessioni di un Metafisico di Terenzio Mamiani », dans la Rivista Con temporanea, Turin, 1857-59; « Sulle attinenze délia Filosofia e sua storia colla libertà e coll'incivilimento », Florence, 1863; « Il Genio di Aristotile », id., 1866; « Il senso comune nella filosofia e sua storia », Rome, 1872 ; « Sulle vicende délia Filosofia in Roma », Rome, 1876; « Il Matérialisme e la scienza moderna », dans la Nuova Antologia de 1870; « L'Accademia Romana di S. Tommaso d'Aquino ; l'Istrnzione filosofica del clero », id., 1880; « La questione délia schiavitù nella storia délie idée », id. 1835 ; « Studii su Leonardo da Vinci », dans VArf.e in Italia, Turin, 1871 et dans la Niiova Antologia, Turin, 1873-83; « Studii sulla coscienza », dans la Filosofia délie Scuole Italiane, 1875-76-77; « Osservazioni sopra una bambina », id., 1879-81 ; « Il fenomeno nelle sue relazioni con la sensazione, la percezione e l'oc getto », id., 1883 ; « Studii suU'amore in Platoue e in Marsilio Ficino », id. 1874r-84 ; « Le malattie délia memoria e la sostanzialità dell'anima », id., 1884; « Sulla dottrina psicologica dell'Associazione », dans les Memoria delr Accademia dei Lincei, 1878 ; « La Psicologia di Pietro Pomponazzi, seconde un manoscritto délia Biblioteca Angelica di Roma », id 1877 ; « Analisi del concetto di Sostanza e sue relazioni coi concetti di Essenza, di Causa e di Forza », id., 1885 ; « Délia idea del Vero e sua relazione colla idea delI'Essere », id., 1887; « Il fenomeno sensibile e la percezione esteriore, ossia i fondamenti del Realismo nella Filosofia greca », id. ; « Commemorazione di Terenzio Mamiani », id., 1886 ; « Insegnamento pedagogico superiore in Gerraania, in Francia, nel Belgio ed in Italia », Florence, Sansoni, 1875. En langue française, il a publié deux oavrages remarquables : « Essai sur l'Histoire de la philosophie en Italie au XIX« siècle », 2 vol., Paris, Durand, 1869 ; « Morceaux choisis des classiques italiens, publiés avec une introduction, des notices biographiques et des notes en français •>, Paris, 1868 ; « La psychologie de
FER l'Association depuis Hoblies jusqu'à nos jours », Paris, Germer-Baillière, 18S3, ouvrage couronné à l'Institut sur le rapport de M. F. Bouiller.
Février (Paul), auteur dramatique frauçais, fils d'un avoué, né, à Montpellier, le 29 mai'S 1843; il lit son Droit à Toulouse et y plaida pendant deux ans; en 1866, poussé par sa passion pour le théâtre, il se rendit à Paris. En 1868, le Théâtre Français jouait sa « Revanche d'Iris ». Depuis, il a fait jouer au même théâtre, au Palais-Ro5'al, au.x Menus-Plaisirs, une cinquantaine de pièces, parmi lesquelles on signale : « Chez l'Avocat » ; « Tabarin » ; « La Ferume de chambre » ; « La Doctoresse » ; « Les Incendies de Massoulard »; c La partie d'échecs » ; « Les députés en robe de chambre » ; « La vie facile » ; « Les Mousquetaires au Couvent » ; « Joséphine vendue par ses sœurs » ; « Babolin » ; « Le Parisien »; < Les Mille et une nuits »; « Dix jours aux Pj'rénées » ; < La Flambo3-ante » ; « La petite îlousquelaire »; « La Riguedondaine », 188G; € Cléopâtro », 1887; « Paris sans paris », 1887. Il a aussi, pendant trois ans, fourni au Gaulois une collaboration spirituelle et rimée.
Ferrière (Emile), philosophe français, ancien professeur de philosophie, né, à Paris, en 1830. On lui doit : « Littératui-e et philosophie », 1865 ; < Le Darwinisme », 1878 « Les Apôtres, essai d'histoire religieuse d'après la méthode des sciences naturelles », 1879; « L'âme et la fonction du cerveau », 2 vol.; 1883 ; « Le paganisme des Hébreux jusqu'à la captivité de Babylone », 1884; « La Matière et l'Énergie », 1887; « La Vie et l'âme », 1888. Toutes ces publications ont paru à la librairie Germer-Baillière.
Ferrleri (Pio), homme de lettres italien, professeui- d'italien au Lycée de Pavie, professeur libre à l'Université, et chargé de cours à l'Institut Supérieur technique de Milan, né, à Ripe di Senigallia, le 2 avril 1853. 11 fit ses études univbr.-sitaires à Pise, oîi il fut reçu docteur ès-lettres en 1876. Depuis lors, il enseigna tour-à-tour aux Lycées de Camerino, Syracuse, Messine, Palerme et Pavie. Parmi ses écrits, on signale: « Ricordo di Toramaso Giorgi », Pise, 1876; « Il romanzo a tesi », Parme, 1877; « Il dramma filosofico sociale e la Donna e lo scettico di Paolo Ferrari », Parme, 1877 ; « L'istruzione e l'educazione, considerate in se e in rapporto alla famiglia, alla scuola, alla società », Camerino, 1877; « Arte e critica», Syracuse, 1878; « La Critica moderna e il Rinascimento », Syracuse, 1878; « La scuola e la vita civile », Syracuse, 1879; « Ricordo délia contessa Rachele Bruschetti », Bologne, 1879; « La riforma romantica nella tragedia manzoniaua ?, Syracuse, 1879; « Elvira Santerini », 1881; « Gii Acarnesi di Aristofane », monographie, thèse de doctorat, Palerme, 1881; * Dell'odierno rinnovumeuto nella storiografia délia
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letteratura italiana », introduction à un cours libre à l'Université de Palerme, Palerme, 1882; « Guida allô studio critico délia letteratura », Rome, Paravia, 1882; « Francesco De Sanctis e la critica letteraria », Milan, Hoepli, 1888; « Dalla via del Monte di Pietà allô Spielberg », conférence. Milan, 1889.
Ferrigui (Pierre-François-Léopold-Coccoluto), avocat et homme de lettres italien, le plus brillant des feuilletonistes, le plus spirituel et le plus érudit des critiques contemporains d'Italie, pétri d'esprit, d'une mémoire prodigieuse, maniant la langue toscane avec uue aisance incomparable, est né, à Livourne. le 15 novembre 1836. D est populaire en Italie, surtout en Toscane, sous le nom de plume de Yorick, emprunté à Shakespeare. Sa famille est napolitaine d'origine et a donné des jurisconsultes distingués ; Yorick lui-même s'est montré dans plusieurs pladoyers avocat habile en matière civile. 11 étudia à Livourne et à Pise ; au Collège de Santa Caterina de Pise, il donna souvent des preuves éclatantes de sa mémoire prodigieuse. Il n'avait que quinze ans lorsqu'il passa à l'Université pour y faire son Droit, et il fut reçu docteur à Sienne, en 1857. A l'âge de seizo ans, il avait fait ses débuts littéraires dans lo Scayamuccia de Charles Lorenzini et L'Arte do M. Jacques Servadio, journaux littéraii-es ; en 1856, il commença à écrire pour le journal Lm Lente, fondé par César Tellini, qui devint plu.s tard La Gazzetta del Populo di Firenze, et, en dernier lieu, La Vedetta, oit l'article signé Yorick a, pendant plusieurs années, servi de réclame. C'est à La Lente, et à l'âge de 20 ans, qu'il signa, pour la première fois, de ce nom de Yorick auquel il est resté fidèle, et, avec raison, puisque son esprit n'a jamais été en faute ou en défaut : le public l'a toujours fêté, et les éditeurs de journaux tiennent à ce qu'il garde ce nom d'art qui donne de la vogue à tout ce qu'il écrit. En 1857, c'est-à-dire après son doctorat, il était aussi devenu collaborateur assidu au Spettatore de Celestino Bianchi, la meilleure revue littéraire du temps avec le Crepuscolo de Milan. Avec Bianchi et les autres libéraux toscans, il travailla à préparer la révolution du 27 avril 1859 qui obligea le Grand-Duc à quitter la Toscane; après la révolution, il suivit M. Pierro Puccioni nommé Commissaire à Sienne : puis, il entra comme sous-lieutenant d'infanterie dans le cinquième corps d'armée qui devait opérer en Lombardie sous le commandement du général Ulloa; mais la paix de Villafranca arrêta tout ce mouvement; le général Ulloa avait choisi M. F. comme son secrétaire; remplacé par Garibaldi, le grand général le garda à son service particulier, et, lors même de ses démissions, lui confia une mission confidentielle auprès du Roi Victor Emmanuel. Il suivit Garibaldi en Sicile, fut blessé à Milazzo et porté, pour sa bravoure,
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à l'ordre du jour, promu capitaine et décoré de la médaille à la valeur militaire. Après la prise de Gaëte, il quitta le service, et, revenu à Florence, il y reprit la plume. Depuis lors, il n'a fait qu'écrire et plaider : la Domenica Fiorentiiin rédigée, en grande partie, par lui seul prouve que son esprit est inépuisable. Il a contribué à la création du Fanfulla; il a collaboré par plusieurs centaines d'articles, à la Nazione, à la Vedetta, à V Illusirazione, à la Nuova Antologia, au Giornale Napoletano, à V Indépendance Italienne, à la Neue Freie Presse (il écrit en français et en allemand), à Vltaîia de Charles Hillebrand, et à une foule d'autres journaux, revues, recueils, qui aiment à se parer du nom d'un écrivain aussi populaire, et qui a la causerie toujours spirituelle et agréable. Sans tenir compte des articles disséminés dans les journaux et qui n'ont jamais été réunis, nous citerons ici ses écrits, qui ont paru séparément ou dont on a fait des tirages à part. Commençons par ses mémoires scientifiques : « La tassa sul macinato » ; « La Pesca del Corallo » ; « La Pesca del pesce nel Regno d'Italia » ; « Sui Docks e Magazzini generali dolla città di Livorno » ; « Teatro e Governo », Florence, 1888; suit la liste de son œuvre littéraire: « un Viaggio attraverso l'Esposizione italiana del 1861 », Florence, 18G1 ; « Cronache dei bagni di mare » (que le Mornlng Post a t'-aduites en grand partie) ; « Fra quadri e statue », Milan, 1872; « La Festa dei Fiori », Florence, 1874, plusieurs éditions ; « Vedi Napoli e poi.... », Naples, 1877, traduit en grande partie par la Koelnische Zeitung ; « Il Re è morte », 1878, merveilleux morceau en prose sur la mort du Roi Victor-Emmanuel (cent mille exemplaires épuisés en quelques semaines); « Su e giù perFirenze », Florence, 1877, plusieurs éditions; « Passeggiate », id., 1879 ; « Lungo l'Arno », Milan, 1882; « Il pubblico », conférence, Livourne, id. ; « I bottoni », id., Florence, id. ; « Appigionasi la villa », nouvelle, id., 1888; « Giostre e tornei », Rome, 1883 ; « Dove si va? Domande e risposte », id., 1886; « Tribunali umoristici », id., id. ; « Teatro spicciolo », traductions de pièces étrangères, Florence, Barbara, 1884; « Almanacco umoristico per l'anno 1884 », Rome, id.; « Storia dei burattini », Flolonce, id. ; « La morte di una musa » (histoire (Id la tragédie contemporaine); « Il Gran Re al Panthéon », Rome, id. ; « Lettera al cav. avv. Ugo Ohieliini », Livourne, 1883; « La Lepanto », ricordi, notizie, ghiribizzi, Florence, id. Ferri-Manciui (Philippe), écrivain italien, prélat domestique du Pape, ancien professeur d'italien et de grec au Lycée Campana à Osimo, membre de plusieurs académies et de la Société Géologique Italienne, président du Lycée-Gymnase pontifical Anfjelo Mai à Rome depuis 1879, né, eu 1842, à Recauati; il fit ses études dans sa ville uatale soutenu par son
FEE oncle Silvano Aurelj, un lultré passionné \>o\\v le Dante, et à Rome où il apprit le Droit et les langues anciennes. On lui doit: « Dialoghi varii di argomento filosofico », Osimo, 1877 ; « Manuale di Genealogia », trois éditions, 1875, 1878, 1883; « Di alcune dottrine filosoficho di Dante », Rome, 1881 ; « Il nodo di Buonaggiunta », id., 1883; « Pietro Metastasio e il suo Teatro », id., 1886 ; « Alessandro Manzoni », id., 1885; « I pessimisti », id., 1882; «Il centenario di Angelo Mai », id., 1882; « Cenni storico-critici suUe tendenze preaenti délie lettere e délie scieuze », id., 1880; « L'Islamismo nella storia délia civiltà », id., 1884; « L'arto romana médiévale in Roma », id., 1887; des nécrologies, des articles sur l'art dans plusieurs journaux.
Ferrou (Théophile-Adrien), général et écrivain militare français, ancien ministre de la guerre, commandant depuis 1888 de la •"4® division d'infanterie au 17« corp, né, le 13 septembre 1830, à Pré-Saint-Evroult (Eure-et-Loire), a publié : «. Considérations sur le système défensif de la France », 1873 ; « Considérations sur le système défensif de Paris »; id. ; « Instruction sommaire sur le combat », 1883.
FerroniUat (Jean-Baptistej, homme politique, avocat, sénateur français, ministre de la Justice et des Cultes, né, le 4 mai 1820, à Lyon, issu d'une famille d'industriels; il se distingua par des discours, des rapports, des projets de loi qui ont exercé une influence sensible sur une partie de la législation actuelle de la France ; mais rien de lui n'a été publié en librairie.
Ferry (Gabriel), auteur dramatique et romancier français, fils de l'auteur du Courevr des bois, ancien attaché aux bureaux du Crédit Foncier de Paris, né, à Paris, le 30 mai 184(i, a donné au thécâtre : « L'Eclipsé de Lune », un acte, 1868; « Les Menus de Georgette », ,1873; « Réginah », drame on trois actes, 1874; « Les Sauvages du Vésinet », opérette en un acte, 1874 ; « Le Garçon malgré lui », 1877 ; « La Couronne nuptiale », 1881, etc. Ancien collaborateur du Figaro, en 1876 il fonda la Gazette, où il inséra plusieurs séries d'articles : « Lettres d'un vieux monsieur de province qui ue lit pas les journaux » ; « Les ricochets parisiens », etc. De 1876 à 1880, il publia au Journal Illustré : « Les Souvenirs de Jadis » ; et il contribua en 1882 au monument à Alexandre Dumas, par son livre: « Les Dernières années d'Alexandre Dumas ». Il est aussi l'auteur des « Souvenirs sur Théodore Barrière.^», 1884; de « Balzac et ses amies », 1885-86 ; « Souvenirs sur la Mère d'un auteur dramatique t (la mère d'Alexandre Dumas fils) , et d'un roman historique : « Les patriotes de 1816 », 1883.
Ferry (Jules), homme politique et publiciste français. Travailleur opiniâtre, parlementaire intrépide, grand orateur, habile ministre, né, le 6
FER avril 1832, à Saint-Dié (Vosges), reçu docteur en Droit à Paris. Nous n'avons pas à suivre ici sa carrière politique que tout le monde d'ailleurs connaît; nous nous bornons donc à prendre note de sou œuvre littéraire. De 1855 à 1859, il collabore à la Gazctfe des Tribunatix ; soua le pseudonyme de Jtiles Eohert, il devient de 1858 à 1859 le courriériste judiciaire de 1'/^ bisf ration; en 1854, il avait prononcé à la conférence des avocats son premier discours public : « De r influence des idées philosophiques sur le barreau du dix-huitième siècle », et y avait inséré des pensées inédites do Voltaire ; il collabore ensuite à la Presse d'Emile de Girardin, au Courrier de Paris de Clément Duvernois, d'où a été tiré et publié à part son essai intitulé : « Marcel Roulleaux, sa vie et ses œuvres »; depuis 1862, à la Revue de philosophie positive de Littré et Wyroubow; en 1862, il publia avec Hérold, Dréo, Hérisson, Clamageran et Moquet, un « Manuel Électoral » ; en 1863, il publie sa fameuse brochure : « La lutte électorale en 1863 » dédiée « aux cinq députés démocrates et libéraux qui ont reconstitué en Prauce l'opposition légale ». En 1865, il insère dans la Presse deux séries d'articles importants, l'une sur « La Révolution d'Edgar Quinet », l'autre « Sur la crise cotonnière ». Lorsqu'Émile . de Girardin commença à pencher vers l'Empire, M. E. quitta la Presse et passa à ia rédaction du Temps ; en 1868, il colla.bora à l'Électeur Libre dirigé par Ern. Picard, et à la Trilmne de Pelletan; il fut condamné à 10,000 francs d'amende pour un délit de presse relevé dans son article: Grandes manœuvres électorales, inséré dans VElecteiir Libre. Ses articles spirituels sur l'administration du Préfet de la Seine, insérés dans le Tevqjs, furent réunis en volume en 1868 sous le titre de : « Comptes fantastiques d'Haussmann ». Il a aussi collaboré à la Revue Libérale de l'éditeur Charpentier et il s'y fit remarquer par des articles : « Sur les conséquences de la guerre de 1866 ». Son discours devant la Commission d'enquête sur les événements qui ont suivi la révolution du 4 septembre et la Commune fut publié chez Germer- Baillière. Élu député de Paris en 18G9, il remplit les fonctions de secrétaire dans le gouvernement de la Défense Nationale. Nommé Préfet de la Seine après la Commune, dix jours après M. Léon Say l'y remplaça et il partit pour Athènes comme Ministre de France. Il revint en 1873; en 1879, il devint Ministre de l'Instruction Publique, sous le Présidence de M. Grévy, puis chef du Ministère. Signalons encore ses discours à l'A-ssemblée sur le Tonkin, sur la Tunisie, sur l'instruction laïque. Sous le titre: Les Affaires de Tunisie, ont été publiés, à la Librairie Hetzel, les deux grands discours prononcés par J. P. dans les séances du 5 et du 9 novembre 1881 ; ont peut assi consulter : « L'Affaire du Tonkin.
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Histoire diplomatique de l'établissement de notre protectorat dans l'Annam et de notre conflit avec la Chine, 1882-85, par un diplomate », Paris, Hetzel éditeur.
Fersi (Hedvige), nom de plume d'une dame suédoise, M™e la comtesse Hedvige Tommas- SUCOI, née de Klinkowstrôm, qui demeure depuis sa première jeunesse à Florence; sa mère étant "une demoiselle De Fersen, elle ne fit qu'italianiser le nom de sa mère. Douée d'une imagination digne d'une fille du nord, d'un talent délicat et original, passionnée pour l'art, elle a publié à Florence trois romans qui ont révélé un talent primesautier : « Il Milionario » ; « La Vocazione » ; « Vita d'Artista », 1889. Ce dernier ouvrage se recommande par un style vigoureux, une force de conception et une finesse d'observation très-remarquables.
Fertiaiilt (François), poète et homme de lettres français, fils de militaire, né, à Verdun sur Doubs (Saône-et-Loire), le 25 juin 1814. A seize ans, il écrivit son premier poème : « La nuit du génie » (publié en 1835) ; en 1886, il entra chez un banquier de Paris; le jour, à la banque, il chiffrait ; le soir, chez lui, il composait des vers. Outre les deux livres publiés en collaboration avec sa femme, et le poème ; « Le XIXe Siècle », publié en collaboration avec Eugène Nus, il a donné en fait de vers : « Le Carillon du Collier », 1867; « Les Amoureux du livre », 1877; « Les Sonnets du Salon », depuis 1870, dans le Journal des Arts de Paris ; « Le vin de Cambyse », poème, 1884 ; « Sonnets Verdunois », 1885; « Les Légendes du livre », Paris, Lemerre, 1886 ; et en prose, un grand nombre de « Nouvelles » pour le Bulletin de la Société des Gens de Lettres et pour la Revue de la Mode ; « La Chambre aux histoires », choix de nouvelles ; « Les petits drames rustiques », scènes et croquis d'après nature ; « La récompense de Pierre » ; « Le Garçon à Sylvain », roman ; « Les Féeries du travail », conférences familières sur les travaux des dames, 1873; « De la Levée du Doubs à la Pointe du Prè », promenade Verdunoise, 1884; « Les Noëls Bourguignons de B. de la Monnaye », traduction, 1842, 2'"8 éd., 1858; « Histoire pittoresque et anecdotique de la danse chez tous les peuples », 1854; « Les rimes de Dante », traduction littérale, 1848-54; « Histoire d'un chant populaire de Bourgogne », 1883; « Les deux vignerons », en patois bourguignon, 1884; « Le Berger du Béage », 1880 (un berger devenu sculpteur) ; « Les Causeries d'un flâneur au Salon » ; « Dictionnaire du Patois de Saône-et-Loire » ; « Les Madrigaux italiens », 1885, etc.
Fertiault (Marie-Julie Rodde, dame), femmeauteur française, fille de J.-F. Victor Rodde, fondateur et rédacteur en chef du journal Le Bon sens (1832-35), femme du précédent, est née