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aussi attiré sur lui l'attention publique. Dans ces ascensions il fit des observations météorologiques fort curieuses et fort intéressantes. L'cBuvre géniale de M. F., oii la science et la poésie et jusqu'à un certain point la science et la religion se trouvent d'accord est immense; nous devons nous borner ici à citer ses principaux ouvrages : « La Pluralité des Mondes habités au point de vue de l'Astronomie et de la physiologie naturelle », trente-trois éditions, la première de l'année 1843 ; « Les Mondes imaginaires et les Mondes réels, revue des théories humaines sur les habitants des astres », 20 éd., la première de 1865 ; « Dieu dans la Nature, ou le Spiritualisme et le Matérialisme devant la science moderne », 21 éd., la première de 1867 ; « Récits de l'Infini : Lumen. La Vie Universelle et éternelle », plusieurs éd., la première en 1872; « Les derniers jours d'un philosophe ». Entretiens sur la nature et sur les sciences de sir Humphr}' Davy », traduit de l'anglais et annoté, première éd., 1868 ; « Les voj-ages aériens, journal de bord de douze voyages en ballon avec plans topographiques », première éd., 1870; « Contemplations scientifiques », deux séries, 1870-1887; « Histoire du Ciel et des différents systèmes imaginés pour expliquer l'univers », première éd., 1869 ; « Astronomie stellaire ; catalogue des étoiles multiples en mouvement », 1878 ; « Etudes sur l'Astronomie ; recherches sur diverses questions », neuf vol., 1867-80; « Les Merveilles célestes », lectures du soir, 44 éd., la première en 1866; « Petite astronomie descriptive », 1875 ; « Grande carte céleste », 1836 ; « Planisphère mobile », 1887 ; « Carte géographique de la lune », id. ; « Globe géographique de la planète Mars », 1884 ; « Astronomie populaire », ouvrage couronné par l'Académie française, cent éd., la première éd. en 1879 ; « Les Étoiles et les curio- .sités du Ciel », supplément de r« Astronomie populaire », 40 éd., la première en 1881 ; « Les Terres du Ciel », 45 éd., la première en 1877; « L'Atmosphère », 20 éd., la première en 1860; « Le Monde avant la création de l'homme », 50 éd., la première en 1885 ; « Dans le Ciel et sur la Terre », lr« éd., 1886. Les travaux purement scientifiques de M. F. sont considérables. La Bibliographie générale de V Astronomie, publiée en 1881 par M. Hauzeau directeur de l'Observatoire de Bruxelles et par M. Lancaster bibliothécaire de cet établissement, établit par la statistique officielle que de tous les astronomes qui ont illustré la science dans tous les pays, c'est M. F. qui a produit le plus grand nombre de travaux; il produit en moj'enne onze mémoires originaux par an; signalons parmi ses principaux travaux astronomiques : ses études et ses observations sur les étoiles doubles et multiples; recherches sur les systèmes stellaires; d-jterminatiou théorique (1879) de la position
FLA de la planète trans-neptunienne d'après les aphélies cométaires ; observations sur l'éclat des satellites de Jupiter; carte et globe géographique de la planète Mars ; étude sur la constitution phj'sique des comètes. Un grand nombre de Sociétés scientifiques ont pris pour devise le nom de Flammarion et se sont fondées sous ce nom en France, en Belgique, en Espagne, en Colombie ; M. F. est aussi l'une des rares illustrations qui ont vu de leur vivant leurs noms donnés à des rues et à des places publiques. Nous ne disons rien du charme de sa figure et de son éloquence séduisante; nous ne ferons non plus mention des nombreuses décorations étrangères qui constellent sa poitrine. Rappelons seulement qu'il a fondé à Juvisy (Seine-et-Oise) un Observatoire important qui a été inauguré en 1887 par l'Empereur du Brésil. C'est dans cette délicieuse résidence que M. F. fait ses observations astronomiques pendant les mois d'été. Sa demeure à Paris est à l'Avenue de l'Observatoire à la hauteur des coupoles de l'Observatoire. Son cabinet de travail se noie sous les livres, les brochures, les feuillets couverts de notes et de chiffres. Sa bibliothèque est fort belle; elle se compose de plus de dix-mille volumes, dont la collection astronomique est une des plus complètes qui existent. La gloire de M. C. F. est'Jd'avoir révélé la philosophie de l'Astronomie et de l'avoir vulgarisée sous toutes ses formes avec une supériorité d'intelligence et un dévouement sans limite.
Flammarion (Ernest), éditeur français, né, à Montigny-le-Roi (Haute-Marne), le 26 mai 1846. Ancien voyageur de la Librairie Académique Didier, il devint l'associé de M. Ch. Marpon en 1873. A partir de cette époque la nouvelle Société fonda des succui-sales dans Paris et acheta plusieurs fonds d'éditeurs, notamment celui de la Librairie internationale A. Lacroix et C'». Frère de l'illustre et sympathique astronome, il publia une édition populaire illustrée des œuvres de Camille Flammarion. La Librairie Marpon et Flammarion a conquis rapidement une des premières places parmi les éditeurs français. L'élégance et le bon marché de ses livres, et le choix des auteurs et des titres lui ont donné une grande vogue.
Flammermont (Jules), historien français, professeur d'histoire à la Faculté des Lettres de Lille, est né, à Chaumont-en-Vesin (Oise), le 5 février 1852. Il a publié: < Le Chancelier Maupeou et les Parlements », 1884 ; « L'Expansion de l'Allemagne », 1885; « Négociations secrètes de Louis XVI et du baron de Breteuil avec la Cour de Berlin (décembre 1791-juillet 1792), lettres et documents authentiques », 1885; « Etudes critiques sur les sources de THistoii-e au XVIII" siècle », 1886; « Remontrances du Parlement de Paris au XVIII« siècle », un vol. in-4'', 1888. Il prépare l'édition de la < Cor-
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respondance secrète du comte de Meroy-Argentau avec Joseph II« et le priuce de Kaimitz », en collaboration avec le chevalier d'Arneth, directeur général dos Archives d'Autriche.
Flandin (Jean-Marie-Etienne), magistrat et littérateur français, né, à Paris, le l"^'' avril 1853, depuis 1887 substitut du procureur général près la Cour d'appel de Paris. Il a publié: « Vauban, sa vie, ses œuvres », Avallon, Odobé, 1873 ; « Des assemblées provinciales dans l'Empire romain et l'ancienne France », Paris, 1878; « Un des fondateurs de l'unité italienne : le marquis Giorgio Pallavicino-Trivulzio », dans la Nouvelle Revue de l'année 1880 ; « La Révolution française et l'enseignement supérieur », discours, Alger, 1881 ; « De la récidive et des moj-ens de la prévenir », id., Pau, 1883; « L'assemblée constituante et le pouvoir judiciaire », id., 1885 ; « Alexis de Tocqueville », id., id.,
Flathe (Henri- Théodore), historien allemand, professeur à Meissen en Saxe, depuis 1868, né, le l'^'' juin 1827, à Tonneberg, a publié : « Sanct Afra : Geschichte der Kônigl. Sachs. Fiirstenschule zu Meissen », Leipzig, 1879 ; « Katechismus der allgemeinen Weltgeschichte », id., l*7<i; « Geschichte der Restauration und Revnlution 1815-51 », Berlin, 1883; une nouvelle i' ^iition remaniée de deux ouvrages historiques : la « Geschichte des Kurstaates und Kôuigreich Sachsen », de Bôttiger, en 3 vol.. Gotha, 1867- 73, et la « Vaterlandkunde des Kônigreich Sachsen », de Engelhardt, Leipzig, 1877; plusieurs monographies à.a,us V Archiv fur scichsische Geschichte de Weber, etc.
Flechia (Jean), illustre philologue italien, professeur des langues comparées classiques et néolatines à l'Université de Turin, ancien professeur de sanscrit, membre de l'Académie des sciences de Turin, chevalier de l'ordre du mérite civil de Savoie, né, à Piverone en Piémont, vers l'année 1812. Reçu docteur ès-lettres à l'Université de Turin, il fit son début littéraire par une excellente traduction de quelques poésies de Moore. Autodidacte pour l'anglais et pour l'allemand, il le fut de même pour le sanscrit, dans un temps où cette langue n'était pas encore enseignée en Italie ; le premier, M. F. publia en Italie une « 'Grammatica sanscrita », 1856, et ouvrit à l'Université de Turin un cours de sanscrit. Dès 1848, il avait donné à V Antolofiia Italiana de Turin la traduction de deux épisodes du liâmàyana et du Mahâhhârata : « La morte di Giatayu » et « L'Episodio di Vaka ». Suivirent, dans le Cimenta de Turin, la traduction de « l'épisode de Sampati et Hanumant », tiré du Râmâyana, et de la fable de Pantchatantra : « L'Uccellatore e la Colomba », et dans l'Album deUe fatiiiglie de Turin la traduction de la légende : « La Colomba e lo Sparviere », tiré du Mahàhhârata; une traduction
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qu'il a toute prête depuis longtemps du Meffliadûfa est restée inédite ; à l'occasion du Congrès International des Orientalistes de Florence, il fut élu vice-président de la section indienne ; il assista, comme délégué du Gouvernement italien, au Congrès International des Orientalistes de Berlin et il présenta à cette occasion une traduction du chant de Francesca da Rimini du Dante en vers sanscrits, un vrai tour de force. Mais toute son activité scientifique s'est surtout, dans ces derniers trente ans, dépensée dans des recherches linguistiques sur les dialectes italiens; les matériaux qu'il a amassés pour une future grammaire historique de la langue italienne sont immenses; les échantillons qu'il en a donnés au public font désirer qu'il ne tarde pas à livrer tout son trésor; citons: « Postille etimologiche »; « Di un'iscrizione celtica scoperta nel Novarese », Turin, 1864; « Di alcune forme di nomi locali deli'Italia Superiore », id., 1871; « Dell'origine délia voce sarda Nuraghi », 1872; « Coufessione latino-volgare, édita ed illustrata » (dans VArchivio Glottologico), 1883; « Annotazioni sistematiche aile antiche rime genovesi 6 aile prose genovesi, parte l-'', Lessico », (id.), 1882-85; « Etimologie Sarde » (dans la Miscellanea filologica e limjinstiea in mem.oria di N. Caix e U. A. Canella) , Florence, 1886; « Nel 25" anniversario cattedratico di G. I. Ascoli, Studii filologici », Turin, 1887.
Fleclisig (Paul), médecin allemand, professeur de psychiatrie à l'Université de Leipzig, né en 1847; il a publié: « Die Leitungsbahnen im Gehirn und Rtickenmark des Menschen », Leipzig, 1876; « Die Kôrperlichen Grundlagen der Geistesstôrungen », 16., 1882; « Plan des mensohlichen Gehirns », id., 1883.
Fleisohl T. Marxow (Ernest), physiologue allemand, professeur de physiologie à l'Université de "V'ienne, né en 1846; on lui doit: « Eine Lûcke in Kant's Philosophie und Ed. v. Hartmann », Vienne, 1872; « Pro domo, Streitschrift », id., 1882 ; « IJeber den Bau der sogenanten Schilddrôse des Frosches », dans les Actes de l'Académie de Vienne de 1868; « Untersuchung iiber die Gesetze der Nervenerregung », sept mémoires. Vienne, 1875-83; « Physiologisch- optische Notizen », trois communications à l'Académie des Sciences de Vienne, 1881-83, et autres essais intéressants dans les Actes de la même Académie de 1868 à 1886. U a traduit de l'anglais en allemand l'ouvrage de Maxwell: « Matter and Motion ».
Fleischniann (Guillaume), agronome allemand, professeur d'agronomie à l'Université de Konigsberg, né en 1837, a publié, entr'autres : « Das Swartz'sche Aufrahmungsverfa.hren und dessen Bedeutung fiir die Maj'ersennerei », Brème, 1874, 2e éd., 1878 (cet ouvrage a été traduit en hollandais) ; « Das Molkereiwesen, ein Buch fur Praxis uud Wisseuschaft », Bruns-
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wick, 1876 (ouvrage trailuit en français et eu russe) ; « Die Centrifugentrieb in der Milcliwirthschaft », Brème, 1885.
Fleuiiuing (Walther), médecin allemand, professeur d'anatomie et directeur de l'institut anatomique auprès de l'Université de Kiel (Prusse), né, en 1843, à Schwerin dans le Mecklembourg ; il a collaboré au Jahresbericht fur Anatomie ■und Physiologie (1872-76), à l'Archiv fur mikroskopische Anatomie, à VArchiv fiir Anatomie tmd Entwicklungsgeschichte, k la Zeitschrift fiir vnssenschaftliclie Zoologie, à la Zeitschrift fiir loissenschaftliche Mikroskojne ; et publié séparément: « Studien in der Entwicklungsgeschiclite der Najaden », Vienne, 1875; « Beitrâge zur Kenntniss der Zelle und ihrer Lebens », 1878-80; « Zellsubstanz : Kern and Zellsbeilung », Leipzig, 1882 ; « Studien ëber Régénération des Gewebes », Bonne, 1885.
Flensburg (Guillaume), théologue suédois, évêque de Luud, né en 1819; il a publié, entr'autres, des mémoires: « Oui den naturliga viljans formàga i andligt hàuseeude », 1868; « Om den nàrvarunde religiôsa rorelsen inom den svenska kyrkan », 1876.
Fleres (Hugo), poète italien, né, à Messine, au mois de décembre 1857. Il débuta avant sa vingtième année par une foule de drames et de tragédies ; il y a dans le nombre un « Giordano Bruno » ; mais ils n'ont jamais été ni publiés, ni représentés ; une comédie en trois actes seulement intitulée : « Eredità vincolata » et un drame satirique : « Le vittime », en trois actes, en collaboration avec L. A. Vassallo ont été acceptées à la scène. Son vrai début d'auteur a été dans le Capitan Fracassa de Rome, par des feuilletons sur « La Musica deU'occhio ». En 1881, il publia son premier recueil de « Versi », Rome, Sommaruga ; il fut remarqué, mais l'auteur a fait depuis de grands progrès. M. G. Mazzoni nous annonce deux poèmes de lui qui resteront : « La giovinezza del Cid » et « Don Juan ». On lui doit, en outre, les « Profane Istorie », 1886. Deux romans : « Extollat » ; « Vortice » et un volume de Nouvelles, publiées en 1888 à Parme, chez Battei.
Flenry (Jean), littérateur français, professeur de littérature française à l'Université de Saint-Pétersbourg, membre d'un grand nombre de Sociétés savantes en France, en Angleterre et en Russie, décoré de plusieurs ordi-es, né le 14 février 1816, à Vasteville, arrondissement de Cherbourg, ancien professeur à Cherbourg, à Paris (1841-1856), établi en Russie. Il est le père de l'illustre romancière qui signe Henry Gréville. Depuis 1837, il a publié une quantité considérable d'articles politiques, littéraires, artistiques, pédagogiques, linguistiques, dramatiques, etc., dans un grand nombre de journaux et publications, entr'autros, dans la Démocratie pacifique (1844-51), où l'on trouve des articles