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lement toscan et depuis au Parlement italien, gendre d'Alexandre Manzoui, dont il épousa la fille Victoria, fils du mathématicien Gaétan Giorgini, est né, à Lucques, en 1818. Il débuta comme homme de lettres en 1837 par un volume de poésies sentimentales: « Preludii poetici ». Esprit brillant devenu, petit à petit, sceptique, orateur élégant et jurisconsulte érudit, il a joué un grand rôle dans les mouvements politiques de 1847-49 et de 1869-60. Ami de D'Azeglio, de (^apponi et de Giusti, après avoir fondé et rédigé avec Montanelli le journal L'Italin, il prit part, avec le grade de capitaine, à la guerre de Lombardie. Il écrit aussi bien en prose qu'en vers, en latin qu'en italien. Homme et écrivain de goût, il a écrit une introduction admirable au Novo Vocabolario délia Lingua Italiana publié sous les auspices de Manzoni et du Ministre Broglio. Ses discours politiques et ses rapports sont des morceaux de fine prose ; et il est seulement à regretter qu'un écrivain aussi merveilleusement doué n'ait concentré ses forces sur aucun ouvrage de longue haleine. On attend avec impatience la publication de sa correspondance avec Manzoni et Giusti, qui jettera la plus vive lumière sur l'histoire politique et littéraire italienne de la première moitié de ce siècle.
Giotti (Napoleone), nom de plume du poète, auteur dramatique et romancier italien Charles JoUHAUD, fils d'un libraire français établi d'abord à Milan, puis à Florence. M. G. est né, en 1823, à Milan, mais ayant passé presque toute sa vie à Florence, dans la librairie de son père, il est devenu florentin. Il se fit remarquer de bonne heure : comme poète, par son < Cauto del Vecchio », comme critique, par deux études sur Schiller et sur Adam Miçkiewicz et par ses articles, dans le joiu-nal L'Alha, rédigé par La Farina, et comme auteur dramatique, par le drame: « Aroldo il Sassone », qui eut un succès éclatant au théâtre du Cocomero de Florence. Atto Vannucci, Gustave Modena, Marmocchi, Celestino Blanchi, et autres illustres écrivains étaient de ses amis; Niccolini l'aimait comme un fils. En 1849, il siégea comme député à la Costiiuente Toscana. Dans ses drames, où un sentiment patriotique ardent trouvait souvent un langage éloquent qui allait au cœur du peuple, dans ses poèmes lyriques, dans ses romans historiques, l'inspiration est constante. Écrivain facile et abondant, il a été considéré comme le disciple et le continuateur le plus fidèle du génie littéraire de l'auteur de VArnaldo. Ses drames sont nombreux; citons: «La Lega Lombarda » ; « Gli Ugonotti » ; « Gugliolmo il Malo » ; < Ratfaella » ; * Brunechilde » ; « La Diavolina » ; « L'ultimo Duca d'Urbino » ; « Renata » ; « Pietro il Grande » ; mais son vrai, son grand succès de théâtre a été lo drame : « Monaldesca », écrit eu 1855 pour M'""^
Eistori, et qui continue h être populaire en Italie; parmi ses librettos d'opéra on signale: « Arduino d'Ivrea », et « La Gitana »; parmi ses romans: « I Ciompi »; « Gloconda Benucci »; « Imperia »; « Fanfulla »; « Il Sacco di Roma » ; parmi ses poèmes celui intitulé : « I cadaveri medicei » est devenu classique. On lui doit aussi une traduction libre du Conrad Wallenrod de Miçkiewioz. M. G. a aussi terminé un autre ouvrage qui sera, dit-il, son dernier roman historique, et qui a pour titre : « Gli Orti Oricellari ». A présent il s'occupe d'un roman de mœurs contemporaines.
GioTagnoli (Raphaël), brillant écrivain italien, membre du Conseil Municipal de Rome, ancien professeur de lycée, professeur d'histoire à l'Ecole Supérieure pour les jeunes filles de Rome, l'un des fondateurs et rédacteurs du Caintan Fracassa, né, à Rome, le 15 mai 1838, a publié une série intéressante de romans historiques, tirés de la vie romaine antique: « Opinia >, traduit en polonais ; « Plautilla » ; « Spartaco », traduit en allemand par Jules Schanz ; « Saturnine » ; « La guerra sociale. Aquilonia » ; « Faustina >, Milan, 1881 ; « Messalina », Rome, 1855; « Leggende Romane », Rome, 1888; et encore: « La Marchesa di Mirasole », roman social; « Natalina », roman contemporain; « Passeggiate Romane » ; le drame : « Marozia » ; les comédies : « La vedova di Putifar » ; et « Un Angelo a casa del Diavolo » ; « Caino ed Abele — ai Tratelli d'Oltralpe », Milan, 1881 ; « Peccata Juveutntis meœ », Rome, 3» éd., 1883; « Versi », id., 1888; « Frustula et Nugœ », id., id.. M. G. avait débuté à vingt ans par des articles insérés au S'pettatore de Florence, et au Giornale delh Strade Ferrate, publié à Rome sous la direction de J. Checchetelli. Il prit part comme volontaire à la campagne de 1859 contre les Autrichiens, et il y gagna ses épaulettes ; en 18G0, au siège de Gaëte, il fut distingué par une mention honorable. Après la guerre, il collabora au Fischietto et au Spirito FoUetto, et ses articles pleins de verve et d'esprit furent remarqués. Il prit part comme lieutenant à la bataille de Custoza en 18G6; en 1867 il quitta son régiment pour suivre Garibaldi à Montana, avec le grade de capitaine d'état-major. De 1868 à 1878, il collabora à la Gazzetta di Firenze, où il inséra son roman: « Evelina », et il donna au théâtre: « Vecchio e nuovo » ; « Le strade e la meta » ; « Audacia e timidezza », comédie couronnée au Concours de Brescia. Après l'annexion de Rome, il publia en feuilleton dans le journal II Tempo un roman contemporain: « Fior di Virtù ». Mais ses vrais, ses grands succès sont dus à ses romans et à ses drames de sujet romain. M. G. y a fait au point de vue idéaliste ce que Cessa avait entrepris au ])oint de vue réaliste.
GioTaiinozzi (le Père Dino-Giovanni), savant
GIR
italien, de l'ordre des Scuole Pie, docteur en chimie, directeur de l'Observatoire Ximénien de Florence depuis 1887, né, à Florence, le 19 avril 1860, a publié : « La teoria auatomica esposta agli studenti di Liceo », 1883; « Délia Vita e degli scritti di Alessandro Serpieri », 1887; « Appendice agli elementi di Chimica di F. Ceochi », 1888; « Scritti di Sismologia di Alessandro Serpieri nuovamente raccolti e pubblicati, con prefazione ».
Giozza ( Pierre-Hyacinthe ) , littérateur italien, professeur de lycée, né, à Turin, le 24 avril 1846. Reçu docteur en philologie à l'Université de sa ville natale, il a enseigné la littérature italienne tour -à-tour à Pallanza, Bénevent, Crémone, Palerme, Novare, Alexandrie (Piémont). Écrivain élégant, on lui doit: « Le Pergamene Arboresi », Turin, 1869; « Grido dell'anima », Carmagnole, 1871 ; < Un'eco del cuore », Pallanza, 1873; « Come dettava amore », Bénevent, 1876; « Le Metamorfosi del pensiero poetico di G. Leopardi e carattere del suo scetticismo », id., 1875; « Eleonora da Toledo », drame historique en quatre actes et en vers, id., 1876 ; « Il ventiquattro febbraio », tragédie de Werner, réduction de l'allemand et en vers blancs italiens, id., id. ; « Notizie sulla vita e sugli scritti di Angelo Costanzo e di Galeazzo di Tarsia », id., id.; « Fantasie-Scintille », Crémone, 1878 ; « Excelsior », id. ; « Iddio nel Paradiso Dantesco », avec une introduction à la Divina Commedia, Milan, 1878 ; « Il Sorriso di Béatrice », Crémone, 1879, ouvrage dédié à la Reine Marguerite ; « Fantasie in prosa e in versi », Palerme, 1884 ; « Iddio e Satana nel poema àî Dante » ; « Il Convitto Nazionale Vittorio Emanuele di Palermo dalle origini sino ai nostri tempi, notizie storichè », id., id. ; « Saggio di metodo per l'insegnamento liceale di lettere italiane », Novare, 1888.
Girard (Jules-Augustin), littérateur français, membre de l'Institut depuis 1874, professeur de poésie grecque à la Faculté des lettres de Paris depuis 1874, né à Paris en 1826. Ancien élève de l'École d'Athènes, il a passé plusieurs années en Grèce. A son retour, il enseigna suocesaivement à Lille, à Montpellier, à Paris. On lui doit, entr'autres : « Mémoire sur l'île d'Eubée » ; « De Megarensium ingénie » ; « Des caractères de l'Atticisme dans l'éloquence de Lysias »; « Essai sur Thucydide », ouvrage couronné en 1860 par l'Académie française, 2"'9 éd., en 1884, Hachette ; « Hypéride » ; « Un procès de corruption chez les Athéniens » ; « Le sentiment religieux en Grèce », ouvrage couronné en 1868 par l'Académie française, 2™' éd., en 1879, Hachette ; « Études sur l'éloquen^ ce attique : Lysias, Hypéride, Démosthène », 1874 ; « Études sur la poésie grecque : Epicharme, Pindare, Sophocle, Théocrite, Apollonius », Paris, Hachette, 1884.
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Girard (ilarins), poète provençal, né, à Saint- Eemy de Provence, en 1838, où il est directeur de? postes et Télégraphes. Il a publié deux volumes de poésies diverses : < Lis Aupillo (Les Alpilles) >, Avignon, 1878 ; < La Crau >. M. G. 68t chevalier de l'Ordre da Charles III d'Espagne.
Girard de Bialle (Julien), éminent érudit, anthi-opologue, administrateur et diplomate français, chargé de missions scientifiques en Syrie (1865-661 et en Allemagne (1S70), préfet des Basses-Alpes 1^1871-73), niembre de la Commission d'Anthropologie à l'Exposition Universelle de 1878, sous-directeur des Archives au Ministère des Affaires étrangères (1880) , membre du Conseil de perfectionnement de l'Ecole des langues orientales vivantes (1880), commissaire pour le Ministère des Affaires étrangères à l'Exposition et au Congrès Géographique de Venise (1881), chef de la Division des Archives au Ministère des Affaires étrangères (1882), premier plénipotentiaire français aux conférences de délimitation sur la côte occidentale d'Afrique entre la France et le Portugal (1885) et entre la France et l'Espagne (1886). Ministre plénipotentiaire lid.), chargé de la Direction de la Division des Archives au Ministère des affaires étrangères, est né, à Paris, le 27
1841. Elève du linguiste H. Chavée, il s'occupa d'abord de littérature dramatique et de critique d'art, tout en étudiant les langues orientales, principalement le sanscrit et le zend. En 1861, il entreprit un voyage dans la péniiisule des Balhkans. Il collabora au journal le Nord, fondé à Bruxelles et publié plus tard à Paris, ce qui l'amena à étudier les questions de politique étrangère. De 1868 à 1870, il fit un cours libre à la Salle Gerson (avenue de la Sorbonne) snr les Védas, l'Avesta et la Mythologie comparée. Fondateur de la Eevue de Linguistique et de Philologie Comparée en 1867, il en a pris la direction depuis 1874, et U continue à la diriger : rédacteur politique-littéraire de la RéptMique française de 1873 à 1880, et de la Jin-ue Scien- Ufique, secrétaire de la Société d'Anthropologie de Paris de 1875 à 1877, et secrétaire général adjoint de la même Société de 1882 à 1886, président de la Société des Traditions Populaires en 1887 et 18S8, membre de la Commission des Monuments mégalithiques (1889), ce savant distingué, en dehors de plusieurs articles et brochures politiques, et des articles de linguistique et d'anthropologie insérés dans la Revue de Linguistique, dans le Bulletin de la Société d'Anthropologie, dans la Revue d'Anthropologie, dans la Xature, dans l'Homme et dans la Revue Scientifique, a publié : < Mémoire sur l'Asie Centrale, son histoire et ses populations >, Paris, Leroux, 1875 ; < La Mj-thologie Comparée », 1*'' vol., Paris, 1878 (le second vol. se fait encore désirer) ; < Les peuples de l'Afrique et de
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l'Amérique et les peuples de l'Océanie, de l'Asie et de l'Europe », 2 vol., Paris, Germer-Baillière, 1880-81 ; « Nos ancêtres, étude de vulgarisation sur la vie préhistorique », 1883. Citons encore de lui : « Projet d'enquête sur les patois français », 1868; « Agni, petit-fils des eatix », 1869 ; < Les Diex du vent, Yâyu et Vata », 1873; < De l'Anthropologie », 1875.
Girardin ( Marie-Alfred- Jules ) , littérateur français, attaché au lycée de 'Versailles, né, le 4 janvier 1832, à Loches, a collaboré à la Revue Européenne, à la Mosaïque, au Magasin pittoresque, à la Revue des Deux Mondes, à la Semaine des Familles, au Paris illustré, au Petit Moniteur, à la Mode illustrée, à Mon Journal, au Journal des Demoiselles, auquel il donne principalement des nouvelles d'un style aimable et gracieux. On cite de cet écrivain : « Les braves gens », couronné par l'Académie, 1874 ; « Nous autres », 1875 ; « La toute petite » ; « Fausse route », 1876; « L'Oncle Placide »; « Le neveu de l'oncle Placide », 1878-79; « Petits contes alsaciens »• ; < Les gens de bonne volonté » ; < La disparition du grand Krause » ; « Un peu partout » ; * Chacun son idée » ; « Le locataire des demoiselles Kocher > ; < Les épreuves d'Etienne » ; « Les remèdes du docteur Ernster » ; < La nièce du capitaine » ; « Tout chemin mène-t-il à Rome '? » ; < Récits de la vie réelle » ; « Bonnes bêtes et bonnes gens » ; * La vie de ce monde » ; « Fillettes et garçons » ; « Contes sans maKce » ; « Récits et menus propos » ; < Têtes sages et têtes folles » ; < Grand-père », couronné par l'Académie française, 1880; < Maman », 1881 ; « Le roman du cœur » ; < Les missions de la tante Zizi », 1883 ; c La famille Gaudry », 1884 ; < Histoire d'un berrichon », 1885 ; < Le capitaine Bassiiioire », 1886; * Second violon », 1887 ; < Le fils Yalaugé », 1888 ; « Quand j'étais petit garçon » ; < Dans notre classe » ; « Contes à Pierrot » ; < Contes à Jeannot » ; « La théorie du docteur Wiirtz » ; « Miss sans cœur »; « Aventures de M. Colin Tampon ». Il a traduit de l'anglais : La chasse au Léviathan de Mayne-Reid; Le Petit Courte, Pascharel, La Princesse Zourof et Musa de Ouida ; Tom Brown et la Terre de Servitude de Stanley; Mychies et l'Héritière de Court Xetherlugh de Miss "Wood ; Endymion de Beaconsfield, des ouvrages de W. Scott, de "Washington-Irwing, de Fénimore Cooper. Plusieurs livres de M. G. ont été traduit en anglais, en suédois, en italien et en espagnol.
Girgensolin (J) , historien russo-allemand , professeur libre d'histoire livonienne à l'Ecole Politechnique de Riga, né en 1848, on lui doit ; « Kritische Bemerkungen iiber das VU Buch der Historia Polonien des Dlugosch », Goettingue, 1872 ; « Prudentius und die Bertiniacischen Annaleu '^>, Riga, 1875.
Ristori, et qui continue à être populaire en Ita- I lie; parmi ses librettos d'opéra on signale: « Arduino d'Ivrea », et « La Gitana »; parmi ses romans: « I Ciompi »; « Gioconda Benucci »; « Imperia »; < Fanfulla »; « Il Sacco di Roma » ; parmi ses poèmes celui intitulé : « I cadaveri medicei » est devenu classique. On lui doit aussi une traduction libre du Conrad Wallenrod de Miçkiewicz. M. G. a aussi terminé un autre ouvrage qui sera, dit-il, son dernier roman historique, et qui a pour titre : « Gli Orti Oricellari ». A présent il s'occupe d'un roman de mœurs contemporaines.
Gioragiioli (Raphaël), brillant écrivain italien, membre du Conseil Municipal de Rome, ancien professeur de lycée, professeur d'histoire à l'École Supérieure pour les jeunes filles de Rome, l'un des fondateurs et rédacteurs du Capitan Fracassa, né, à Rome, le 15 mai 1838, a publié une série intéressante de romans historiques, tirés de la vie romaine antique: « Opinia >, traduit en polonais ; « Plautilla » ; « Spartaco », traduit en allemand par Jules Schanz ; « Saturnine » ; « La guerra sociale. Aquilonia » ; « Faustina », Milan, 1881 ; « Messalina », Rome, 1855; « Leggende Romane », Rome, 1888; et encore: « La Marchesa di Mirasole », roman social; « Natalina », roman contemporain; « Passeggiate Romane » ; le drame : « Marozia » ; les comédies : « La vedova di Putifar » ; et « Un Angelo a casa del Diavolo » ; « Caino ed Abele — ai Fratelli d'Oltralpe », Milan, 1881 ; « Peccata Juveutntis meœ », Rome, 3" éd., 1883; « Versi », id., 1888; « Fnistula et Nugge », id., id.. M. G. avait débuté à vingt ans par des articles insérés au Spettatore de Florence, et au Giornale délie Strade Ferrate, publié à Rome sous la direction de J. Checchetelli. Il prit part comme volontaire à la campagne de 1859 contre les Autrichiens, et il y gagna ses épaulettes ; en 1860, au siège de Gaëte, il fut distingué par une mention honorable. Après la guerre, il collabora au Fischietto et au Spirito Folletto, et ses articles pleins de verve et d'esprit furent remarqués. Il prit part comme lieutenant à la bataille de Custoza en 18G6; en 1867 il quitta son régiment pour suivre Garibaldi à Montana, avec le grade de capitaine d'état-major. De 1868 à 1878, il collabora à la Gazzetta di Firenze, où il inséra son roman: « Evelina », et il donna au théâtre: « Vecchio e nuovo » ; « Le strade e la meta » ; « Audacia e timidezza », comédie couronnée au Concours de Brescia. Après l'annexion de Rome, il publia en feuilleton dans le journal 11 Tempo un roman contemporain: « Fior di Virtù ». Mais ses vrais, ses grands succès sont dus à ses romans et à ses drames de sujet romain. M. G. y a fait au point de vue idéaliste ce que Cossa avait entrepris au ]ioint de vue réaliste.
GioTannozzi (le Père Dino-Giovauni), savant
GIR
italien, de l'ordre des Scuole Pie, docteur en chimie, directeur de l'Observatoire Ximénien de Florence depuis 1887, né, à Florence, le 19 avril 1860, a publié : « La teoria anatomica esposta agli studenti di Liceo », 1883; « Délia Vita e degli scritti di Alessandro Serpieri », 1887; « Appendice agli elementi di Chimica di F. Cecchi », 1888; « Scritti di Sismologia di Alessandro Serpieri nuovamente raccolti e pubblicati, con prefazione ».
Giozza ( Pierre-Hyacinthe ) , littérateur italien, professeur de lycée, né, à Turin, le 24 avril 1846. Reçu docteur en philologie à l'Université de sa ville natale, il a enseigné la littérar ture italienne tour-à-tour à Pallanza, Bénévent, Crémone, Palerme, Novare, Alexandrie (Piémont). Ecrivain élégant, on lui doit : « Le Pergamene Arboresi », Turin, 1869; « Grido dell'anima », Carmagnole, 1871 ; < Un'eco del cuore », Pallanza, 1873; « Come dettava amore », Bénévent, 1876; « Le Metamorfosi del pensiero poetico di G. Leopardi e carattere del suo scetticismo », id., 1875; « Eleonora daToledo», drame historique en quatre actes et en vers, id., 1876 ; « Il ventiquattro febbraio », tragédie de Werner, réduction de l'allemand et en vers blancs italiens, id., id. ; « Notizie sulla vita e sugli scritti di Angelo Costanzo e di Galeazzo di Tarsia », id., id.; « Fantasie-Sointille », Crémone, 1878 ; « Excelsior », id. ; « Iddio nel Paradiso Dantesco », avec une introduction à la Divina Commedia, Milan, 1878 ; « Il Sorriso di Béatrice », Crémone, 1879, ouvrage dédié à la Reine Marguerite ; « Fantasie in prosa e in versi », Palerme, 1884 ; « Iddio e Satana nel poema di Dante » ; « Il Convitto Nazionale Vittorio Emanuele di Palermo dalle origini sino ai nostri tempi, notizie storichè », id., id. ; « Saggio di metodo per l'insegnamento liceale di lettere italiane », Novare, 1838.
Girard (Jules-Augustin), littérateur français, membre de l'Institut depuis 1874, professeur de poésie grecque à la Faculté des lettres de Paris depuis 1874, né à Paris en 1825. Ancien élève de l'Ecole d'Athènes, il a passé plusieurs années en Grèce. A son retour, il enseigna successivement à Lille, à Montpellier, à Paris. On lui doit, entr'autres : « Mémoire sur l'île d'Eubée » ; « De Megarensium ingénie » ; « Des caractères de l'Atticisme dans l'éloquence de Lysias » ; « Essai siir Thucydide », ouvrage couronné en 1860 par l'Académie française, 2™* éd., en 1884, Hachette ; « Hypéride » ; « Un procès de corruption chez les Athéniens » ; « Le sentiment religieux en Grèce », ouvrage couronné en 1868 par l'Académie française, 2""« éd., en 1879, Hacliette ; « Études sur l'éloquence attique : Lysias, Hypéride, Démosthène », 1874 ; « Études sur la poésie grecque : Epicharme, Pindare, Sophocle, Théocrite, Apollonius », Paris, Hachette, 1884.
Girard (Marins), poète provençal, né, à Saint- Remy de Provence, en 1838, où il est directeur des postes et Télégraphes. Il à publié deux volumes de poésies diverses: « Lis Aupillo (Les Alpilles) », Avignon, 1878 ; « La Crau ». M. G. est chevalier de l'Ordre de Charles III d'Espagne.
Girard de Bialle (Julien), éminent érudit, anthropologue, administrateur et diplomate français, chargé de missions scientifiques en Syrie (1865-66) et en Allemagne (1870), préfet des Basses-Alpes (1871-73), niembre de la Commission d'Anthropologie à l'Exposition Universelle de 1878, sous-directeur des Archives au Ministère des Affaires étrangères (1880), membre du Conseil de perfectionnement de l'École des langues orientales vivantes (1880), commissaire pour le Ministère des Affaires étrangères à l'Exposition et au Congrès Gréographique de Venise (1881), chef de la Division des Archives au Ministère des Affaires étrangères (1882), premier plénipotentiaire français aux conférences de délimitation sur la côte occidentale d'Afrique entre la France et le Portugal (1885) et entre la France et l'Espagne (1886), Ministre plénipotentiaire (id.), chargé de la Direction de la Division des Archives au Ministère des affaires étrangères, est né, à Paris, le 27 septembre 1841. Elève du linguiste H. Chavée, il s'occupa d'abord de littérature dramatique et de critique d'art, tout en étudiant les langues orientales, principalement le sanscrit et le zend. En 1861, il entreprit un voyage dans la péninsule des Balhkans. Il collabora au journal le Nord, fondé à Bruxelles et publié plus tard à Paris, ce qui l'amena à étudier les questions de politique étrangère. De 1868 à 1870, il fit un cours libre à la Salle Gerson (avenue de la Sorbonne) sur les Védas, l'Avesta et la Mythologie comparée. Fondateur de la Revue de Linguistique et de Philologie Comparée en 1867, il en a pris la direction depuis 1874, et il continue à la diriger : rédacteur politique-littéraire de la Eépubliipie française de 1873 à 1880, et de la Revue Scientifique, secrétaire de la Société d'Anthropologie de Paris de 1875 à 1877, et secrétaire général adjoint de la même Société de 1882 à 1886, président de la Société des Traditions Populaires en 1887 et 1888, membre de la Commission des Monuments mégalithiques (1889), ce savant distingué, eu dehors de plusieurs articles et brochures politiques, et des articles de linguistique et d'anthropologie insérés dans la Revue de Linguistique, dans le Bulletin de la Société d'Anthropologie, dans la Revue d'Anthropologie, dans la Nature, dans Vllomme et dans la Revue Scientifique, a publié : « Mémoire sur l'Asie Centrale, son histoire et ses populations », Paris, Leroux, 1875 ; « I^a Mythologie Comparée », l*"" vol., Paris, 1878 (le second vol. se fait encore désirer) ; « Les peuples de l'Afrique et de
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l'Amérique et les peuples de l'Océanie, de l'Asie et de l'Europe », 2 vol., Paris, Germer-Baillière, 1880-81 ; « Nos ancêtres, étude de vulgarisation sur la vie préhistorique », 1883. Citons encore de lui : « Projet d'enquête sur les patois français », 1868; « Agni, petit-fils des eaux », 1869 ; « Les Diex du vent, Vâyu et Vata », 1873 ; « De l'Anthropologie », 1875.
Girardiu ( Marie- Alfred- Jules ) , littérateur français, attaché au lycée de Versailles, né, le 4 janvier 1832, à Loches, a collaboré à la Revue Européenne, à la Mosaïque, au Magasin pittoresque, à la Revue des Deux Mondes, à la Semaine des Familles, au Paris ilhistré, au Petit Moniteur, à la Mode illustrée, à Mon Journal, au Jotirnal des Demoiselles, auquel il donne principalement des nouvelles d'un style aimable et gracieux. On cite de cet écrivain : « Les braves gens », couronné par l'Académie, 1874 ; « Nous autres », 1875 ; « La toute petite » ; « Fausse route », 1876; « L'Oncle Placide »; « Le neveu de l'oncle Placide », 1878-79; « Petits contes alsaciens » ; « Les gens de bonne volonté » ; « La disparition du grand Krause » ; < Un peu partout » ; « Chacun son idée » ; « Le locataire des demoiselles Kocher > ; « Les épreuves d'Etienne » ; « Les remèdes du docteur Ernster » ; « La nièce du capitaine » ; « Tout chemin mène-t-il à Rome ?» ; « Récits de la vie réelle » ; « Bonnes bêtes et bonnes gens » ; « La vie de ce monde » ; « Fillettes et garçons » ; « Contes sans malice » ; « Récits et menus propos » ; < Têtes sages et têtes folles » ; « Grand-père », couronné par l'Académie française, 1880; « Maman », 1881 ; « Le roman du cœur » ; « Les missions de la tante Zizi », 1883 ; « La famille Gaudry », 1884 ; « Histoire d'un berrichon », 1885; « Le capitaine Bassinoire », 1886 ; < Second violon », 1887; « Le fils Valaugé », 1888; « Quand j'étais petit garçon »; « Dans notre classe »; « Contes à Pierrot » ; < Contes à Jeannot » ; « La théorie du docteur Wûrtz » ; « Miss sans cœur »; « Aventures de M. Colin Tampon ». Il a traduit de l'anglais : La chasse au Léviathan de Mayne-Reid; Le Petit Courte, Paschard, La Princesse Zourof et Musa de Ouida ; Tom Brown et la Terre de ^Servitude de Stanley; Mychies et l'Héritière de Court Netherlugh de Miss Wood ; Endymion de Beaconsfield, des ouvrages de W. Scott, de Washington-Irwing, de Fénimore Cooper. Plusieurs livres de M. G. ont été traduit en anglais, en suédois, en italien et en espagnol.
Girgeiisolm (J) , historien russo-allemand , professeur libre d'iiistoire livonienne à l'Ecole Politechnique de Riga, né en 1848, on lui doit : « Kritische Bemerkungen iiber das VII Buoh der Historia Polonien des Dlugosch », Goettingue, 1872 ; « Prudentius und die Bertinianischen Anualeu », Riga, 1875.