‹ Dictionnaire international des ecrivains du jourChapitre 188 sur 318 · GOG · texte numérisé non relu

GOG

Goetz (Ferdinand), médecin, homme politique et publiciste allemand, membre du Reichstay, directeur de la Deutsche Turnzeitung, né, le 24 mai 1826, à Leipzig. Comme député, il appartient à la fraction dite nationale et libérale. Parmi ses écrits, on cite : « Das dritte statistische Jahrbuch der deutschen Turuerschaft », 1871 ; « Das ersto, zweite und dritte Handbuch der deutschen Turuerschaft », 1879-84-87; « Bahn frei », 2™"^ éd., en 1878 ; « Feurewehrlieder », huit éd., la huitième en 1883 ; en 1883, pour la 25" année de sa direction de la Deutsehe Turncrschaft, M. Rod. Lion a publié un recueil d'Essais et Poésies de G., avec une introduction biographique.

Goetz (Guillaume), écrivain et géographe allemand, professeur libre de géographie à l'École technique supérieure de Munich, inventeur d'un ekliptiche ( pour la démonstration du mouvement de la terre) et d'un nouvel instrument pour mesurer les distances, né en 1844, a publié : « Stylistische Compositionslehre », Leipzig, 1877 ; « Das Donaugebiet mit Rûcksicht auf seine Wasserstrassen », Stuttgard, 1882; « Deutsche Geschichte in Fragen und Antworten », Nuremberg, 1886. Il a, en outre, publié, dans V Annuaire de la Société Géographique de Munich de l'année 1886: « Die Reichspoststrasse der persischen Grosskônige ».

Gofflnet (Hippolyte-Jean-François), jésuite belge, et l'un des meilleurs historiens de la Belgique, né, à Saint-Vincent, le 7 août 1816. Il a publié: « Cartulaire de Clairefontaine, ou recueil de documents, presque tous inédits, concernant cette ancienne abbaye », Arlon, 1877 ; « Cartulaire de l'abbaye d'Orval », Bruxelles, 1879 (fait joartie de la collection de chroniques belges inédites publiées par ordre du Gouvernement) ; « Les Comtes de Chimay », Arlon, 1880; et d'autres travaux importants dans les Annales de l'Institut archéologique de Luxembourg, les Publications historiques du Grandduché de Luxembourg, le Bulletin de Vlnstitut archéologique liégeois, etc. Il ne faut point confondre cet auteur avec son frère Adrien-Anicet, également jésuite et historien (1821-1877).

Gogozti (Sylvestre), philosophe russe, né en 1813. Il étudia d'abord au Séminaire de la province de Kamenez-Podolsk, ensuite à l'Académie ecclésiastique de Kiew, où, sur la présentation de la thèse : « La doctrine de l'Eglise Romaine sur le Chef Visible de l'Église Chrétienne », il fut proclamé maître en théologie ; il passa de là à l'Université de Vienne, où il reçut le grade de docteur en philosophie et eu philologie; quelques temps après, il fut nommé professeur de l'Université de Vienne, et il fonda à Vienne des cours supérieurs pour les femmes. On lui doit, entr'autres ouvrages : « Sur le caractère de la philosophie au Moyen-Age » ; « Développement historique de l'éducation dans

107G le monde

GOI

ancien », Vienne, 1853; « Dictionnaire philosophique », en quatre vol., id., 1858- 1873 ; « Karamzin comme moraliste et comme historien », id., ISGS; « Sur la différence entre, le développement de l'éducation ancienne et celui de la moderne », id., 1874; « Dictionnaire philosophique », id., 1876; « Revue critique de l'ouvrage : La Psychologie allemande contemporaine », id., 1877; « La Philosophie des siècles XVII et XXIII comparée avec l'éducation », id., 1878, etc.

Goiorani (Ciro), écrivain italien, proviseur provincial des études, né, à Pescia, le 21 janvier 1834; il fit ses études littéraires à Pistoia et son Droit à l'Université de Turin, où il collabora aux joui'naux Goffredo Mameli, Libéria, Nazionale, Italia e Ruina. Ses opinions républicaines l'ayant forcé à quitter le Piémont, il se réfugia d'abord à Belliuzoue, ensuite à Genève, où il fonda la Société de secours mutuel entro les émigrés. Recommandé par Auguste de la Rive au Comte de Cavour, il put enfin rentrer en Piémont, et y occuper la chaire d'histoire et de géographie au Lycée d'Ivrée. Il fit ensuite le tour de plusieurs lycées et de plusieurs provinces de l'Etat, d'abord comme professeur, ensuite comme présideat de lycée, enfin comme proviseur des études. Ecrivain passionné, poète et prosateur souvent inspiré et éloquent, il avait débuté à l'âge de treize ans par des sonnets, à l'âge de quatorze ans par un « Indidirizzo politico ai Livornesi »; à l'âge de quinze ans par une tragédie : « Catilina » ; citons les « Versi di un esule toscane », qui lui coûtèrent l'exil du Piémont; « Il grido d'angoscia », daté de Londres, 1856, mais effectivement publié à Genève; « L'Apoteosi del Lavoro », Bellinzone, 1855 ; « L'Angleterre est- elle perdue ? », publié en coUab. avec Medoro Savini, sous le pseudonyme du Baron Ryléieff ; « Il Cigno morente », San Remo, 1862; « I Quietisti délia politica », ode à la façon de Giusti, Turin, 1862; « Il Clero e il popolo romano », décasyllabes, Pistoia 1862; « Martirio e speranza », vers blancs, 1863; « A Maria Salvoni bresciana », Faenza, 1863; « Canzone a Dante », avec trois sonnets, Pistoia, 1865 (l'auteur devenu tout-àcoup royaliste envoya ces vers au Roi Victor- Emmanuel, qui lui envoya en échange un bijou avec ses initiales) ; « La Chiesa di tutti », sorte d'hymne maçonique, Florence, 1865; « Il Deputato ventricolo », Cagliari, 1866, publié sous le pseudonj-me à^Arrigo Jonio. En fait de prose, eu dehors de notes, préfaces, commentaires à ses propres vers, discours académiques, etc., etc. M. G. a publié: « La Letteratura educatrico », 1864; et une « Relazione suUe condizioni doll'Istrnzione primaria délia provincia di Messina », 1869. Son dernier écrit est un discours lu à l'inauguration du buste de Nicolas Fabrizi à Castelnuovo di Garfaguaua, Pise, Mariotti, 1888.

GOL (iol (laroslas), écrivain tchèque, docteur eu philosophie, professeur à l'Académie de Commerce de Prague, né, à Chlumec, en Bohême, a publié: « Basni », tables, en langue tchèque; « Etudes historiques » ; et un livre intitulé : « Matériaux pour une Histoire des Frères

troldbaclier (Al ois), philologue autrichien, professeur de philologie à l'Université de Gratz, né en 1839, a publié : « Apulei Madaurensis opuscula quae sunt de philosophia », Vienne, 1876 ; « Lateinische Grammatik fur Schulen », id., 1883, 2'°e éd., 1886; « Auffindung einiger Blàtter einer alten Handschrift des Garelliedes », 1863 (dans la Germania) ; « Zur Kritik uud Erklàrung von L. Apuloius de dogmate Platonis », dans les Actes de l'Académie do Vienne, 1870 ; « Ueber Lucios von Patrae ; der dem Lucian zugeschriebene XvJ/.o: ■}) ovo; und des Apuleius Metamorphosen », dans la Zeitschrift fur die ost. Gyma., 1872 ; « Zur Kritik von Apuleius : De mundo uud ùber das Verhàltniss dieser Schrift zur pseudo-aristotel. tiiÇ: xô(7jAov », id., 1873; « Ein Fragment des Heraclit », 1876; « Liber 7:£pî èp,ar|V£i'a; », dans les Wiener Studien, 1885.

Goldliann (François), alpiniste autrichien, fils d'un capitaine de l'armée, né, le 10 janvier 1850, à Palmanova, résidant à Gratz. En dehors de ses nombreux articles et essais insérés dans les journaux, il a publié séparément : « Streifzuge in den Alpen ».

troldhaun (Louis), auteur dramatique autrichien, oncle du précédent, né, le 8 décembre 1823, à Vienne. Il débuta par des « Dichtungen » et par la tragédie : « Arsinoe ». En 1852. il fit une tournée en Italie, qu'il a décrite dans ses Aesthetische Wanderungen in Sicilien, 1855. En 1857 , il donna au théâtre sa tragédie : « Der Landrichter von Urbau ». Suivirent : « Der Gùnstling eines Kaisers » , tragédie ; « Am Rande des Abgrunds », drame; « Ein Kônigshaus », drame ; « Der Solofângen », comédie ; « Ein Danz mit der Kônigin .», comédie; « Im alten Raubschloss, Dichtungen und Skizzen aus Màhren » ; « Tief im Gebirg », tragédie; « Ein verkauftes Herz », drame; « Eine schlimme Kritik », comédie ; « Maria und Martha » , drame ; « Auf Rigi-Culm » , drame ; « St. Hubertustag ».

Golilschiuidt (Meir), journaliste, nouvelliste et mythologue danois, né, en 1819, à Vordingbourg, a fait ses études à l'Université de Copenhague. Il débuta eu 1848 par un joui-nal d'opposition, qu'il dirigea pendant six ans avec succès. Suivirent: « «Un Juif », roman, 1841; « Le Nord et le Sud », journal politique littéraire hebdomadaire, rédigé, en grande partie, par lui, de 1848 à 1860; « Récits de la maison de mon oncle », 1848; « L'Héritier », roman, 1864; « Le Corbeau », 1867; « Nouvelles anioureu-

GOL

ses », 18C8; « Simon Levi »; des petits contes, des drames, des comédies, telles qu'« Ui'e petite faute », et « Dans l'autre monde » ; « Les Anglais dans l'Inde », études critiques; « Souvenirs et Résultats de ma vie », 1877, autobiographie ; « Nemesis », ouvrage original qui essa5'e de retracer l'origine de toutes les i-eligions. Une partie des ouvrages de M. G. a été traduite en anglais.

Goldsclimidt (Levin), jurisconsulte allemand, de 1861 à 1875 professeur de Droit commercial à l'Université de Heidelberg, depuis 1875 professeur à l'Université de Berlin, né, le 30 mai 1829, à Dantzick. Il a étudié dans sa ville natale et à Berlin, Bonn, Heidelberg et Halle. Il a fondé et il dirige depuis 1858 la Zeitschrift fiir das yesammte llandelsrecht ; il a rédigé pour l'Institut de Droit international de Gaud les « Règlements fur internat. Scliiedsgerichte », 1874- 75; l'un des juges avec Grimm et Kiepert dans la question entre l'Angleterre et l'Amérique sur la possession de San Juan, etc., il a publié, entr'autrès : « Kritik des Ent^vurfs eines Handelsgesetzbuchs fur die preussischen Staaten », 1857 ; « Der Lucca-Pistoia Actienstreit », Francfort, 1850, supplément, 1861 ; « Gutacbteu liber der den Entwurf eines deutscLen Haudelsgesetzbuchs nach den Beschlussen zweiter Lesung », Erlangen, 1860; « Enoyklopàdie der Rechtswisseuscliaft im Grundriss », Heidelberg, 1862 ; « Haudbuch des Handelsrechts », premier vol., Erlangen, 1864, 2me éd„ 1874-83; « Das dreijahrige Studium der Reehts- und Staatawissenschaften », Berlin, 1878; « Erwerbs-und Wirthschaftsgenossenschaften, Studien und Vorschlàge », Stuttgard, 1882; « Reclitsstudium und Prufungsordnung », id., 1887.

Goldsclimidt (Louis), jurisconsulte allemand, assesseur de tribunal, professeur libre à l'Université de Goettingue, né, le 2 novembre 1856, à Breslau, a publié: « Querela non numeratse pecuniœ und die Reiclisprozessgesetzgebung », Jeua, 1886; « Civilrechtsfâlle ohne Entsclieidungen », 1888, Jena ; « Kritische Erorterungen zum Entw. 1. burger. Gesetzbuches », première livraison; « Die formulen Mangel des Entwurfes », Leipzig, 1889.

Goldszmidt (Joseph), écrivain polonais, d'origine juive, né en 1846, à Hrubicszow, près Lublin, est auteur de plusieurs ouvrages remarquables en polonais ; citons, entr'autres : « L'institution du Divorce suivant les lois de Moïse et le Talmud », 1870; « Portraits des Juifs célèbres du XIX" Siècle: sir Moses Montefiore ».

Goldzilier (Ignace), illustre orientaliste hongrois, professeur de langues sémitiques à l'Université de Budapest, membre de l'Académie des Sciences, écrivain sympathique et arabiste de renom, né, à Alba Regia. en 1850. Le célèbre Vambérj- a été son premier maître; envoyé ensuite eu Allemagne pour y poursuivre peu-

GOL

dant quatre ans ses études de langues sémitiques, il fréquenta les Universités de Berlin, de Leipzig et de Le3'de. En 1873-74, aux frais du ministère, il visita la Syrie et l'Egypte et se fit inscrire comme élève de la Mosquée d'El- Azhar au Caire. En dehors de nombreux articles insérés depuis 1865 aux journaux hongrois, M. G., l'un des premiers orientalistes du jour et auquel l'Université de Budapest aurait déjà dû, pour se faire honneur à elle-même, assurer une position bien plus brillante et solide que l'actuelle, a publié des « Beitrage », à l'histoire de la « Science linguistique chez les Arabes », Vienne, 1871-73; et à r« Histoire littéraire de la Polémique Sémitique », id., 1874; un ouvrage original sur la mythologie des Hébreux, écrit en allemand et traduit en anglais; des articles ut des essais nombreux dans le journal de la Deutsche morgenldnd. Gesellsehaft, dans les actes de l'Académie de Budapest, dans VJEgypten in Bild und Wort, d'Ebers ; « Études sur l'histoire de la religion musulmane », en hongrois, Budapest, 1881 ; « Die Zâhiriten, ihr Lehrsystem und ihre Geschichte », Leizig, 1884; « Le Culte des Saints chez les Musulmans », dans la Revue de l'Histoire des Religions », t. II; « Le culte des Ancêtres et le culte des Morts chez les Arabes », t. X; plusieurs essais dans la Zeitschrift fiir Volkerpsychologie und Sprachwissenschaft ; une série d'essais sur la science des religions dans la Budapesti Szemle et dans d'autres revues; « Muhammedanische Studien », ouvrage couronné par une médaille en or de mille couronnes au huitième Congrès international des Orientalistes à Stockolm, et qui touche à des questions d'histoire de l'Islamisme. Son édition critique du Kitâb al-alfaz d'Ibn al-Sikkît, a paru au frais de la Deutsche morgenlàndische Gesellsehaft.

Golgi (Camille), médecin lombard, professeur d'istologie h l'Université de Pavie, disciple de Mantegazza et de Bizzozero, né, le 7 juillet 1843, à Corteno. On lui doit: « SuU'Eziologia délie malattie mentali » ; « Sulla struttura e sullo sviluppo degli Psaunnoni », 1869; « Sulle alterazioni dei vasi linfatici del cervello », id.; « Contribuzioue alla fina Auatomia degli organi centrali del sistema nervoso », 1870-71 ; « Sulle alterazioni dei muscoli in seguito a taglio dei nervi », en collab. avec le prof. Bizzozero, 1872 ; « Sulle alterazioni del midollo délie ossa nel vaiuolo », 1872 ; « Sulla struttura délia sostanza grigia del cervello », 1873 ; « Sulla fina anatomia del cervelletto », 1874; « Sulla struttura dei bulbi olfattori », 1875; « Un caso di Corea gesticolatoria associata ad alienazione mentale », 1875; « Sulla degenerazione calcarea délie cellule nervose centrali », 1876; « iSulla terminazione dei nervi nei tendini e di un nuovo apparato nervoso terminale muscolo-tendiiioo », 1878: « Di una nuova reazione nera délie col-

GOL

hile nervose centrali », 1879; « SuUa trasiusione del sangue uel Peritoneo e délia sua influonza sulla ricchezza globulare del sangue circolante », en collab. avec le prof. Bizzozero, 1879; « Alterazioni délie fibre muscolari in un caso di atassia locomotrice », Milan , 1881 ; < Contribuzione alla patologia dei muscoli volontari », 1881; « Origine del tractus olfactorius e struttura dei Lobi olfattori deU'uomo e di altri mammiferi », 1882; « Sulla ipertrofia compensatoria dei reni », 1882; « Osservazioni alla nota del M. C. Giac. Sangallo : Bacterii del oarbonchio nel feto di giovenca morta per qtiesta malattia », 1882; « Lo sperimentalismo nella medicina », discours, 1884; « Studii istologici snl midollo spinale », Milan, 1881; « Neoformazione dell'epitelio dei Canalicoli oriniferi nella malattia di Bright », 1884; « Intorno ad una questione climatologica », 1884; « La cellula nervosa motrice », Milan, 1884; « Studii sulla fina Anatomia degli organi centrali del sistema nervoso », Reggio-Emilia, 1884; « Sulla storia naturale e sul significato clinico-patologico délie cosi dette anguillule intestinali e stercolari », 1885; « Sull'infezione malarica », 1885; « Ancora suirinfezione malarica », 1886; « Contribuzione allô studio délie alterazioni istologiche del sistema nervoso centrale nella Rabbia sperimentale, annotazioni intorno all'istoîogia dei reni », 1888; « A quai punto del ciclo évolutive dei parassiti malarici, la somministrazione délia chiniua arrestandone lo sviluppo, valga ad impediro il più vicino accesso febbrile », 1888; « Il fagocitismo nell'infezione malarica », 1888; « Intorno all'istogenesi dei canalicoli oriniferi dell'uomo e di altri mammiferi », 1888; « Discorso di apertura del XII Congresso medico », 1888; « Intorno al preteso Bacillus Malarise di Klebs, Tommasi-Crudeli e Schiavuzzi », Pavie, 1888; les notes à la traduction italienne faites par le docteur A. Monti des « Elementi d'istologia normale deU'uomo per medici e studenti ».

Golowiu (Prince Ivan), écrivain russe, descendant d'une famille de boyars, né en 1816, a fait ses études à Dorpat, Berlin et Heidelborg ; entré au Ministère des affaires étrangères, il fut exilé temporairement en 1843 à cause de ses idées libérales, et à perpétuité depuis son ouvrage à sensation, paru en 1845 sous le titre: « La Russie sous Nicolas I«'' », qui avait été précédé par l'« Esprit de l'économie politique », 1843; « Science de la politique », 1844; « Réfutation du livre de M. le Marquis de Custine : La Russie en 1839 », id. Il a résidé tour-àtour en Allemagne, en Angleterre, en Piémont, en Amérique, en France. A Turin, dans les années 1851-52, il publia le Journal de Turin. Citons encore de lui : « Les Economistes et les Socialistes », 1845; « Types et caractères russes », 1817; « Mémoires d'un prêtre russe », 1849 ; « Stars and stripes. or American im-

GOL

pressions », 1855; « Histoire d'Alexandre I . 1859; « Histoire de Pierre I », 1861; « Ln Russie depuis Alexandre le Bien-intentionné >>. 1859; « La Constitution », 1862; « Études et essais », 1864; « L'Europe impérialiste », 1866 ; en russe, une « Histoire de la révolution française », 1860; « L'Allemagne et les Allemands », id. ; et, en allemand, son dernier ouvrage, paru chez Reinboth à Leipzig, sous le titre : « Die gescbichtliche Entwickelung des Russischen Volkes ».

Goltlier (Wolfgang), philologue allemand, professeur libre à l'Université de Munich, né, le 25 mai 1863, à Stuttgard, a publié : « Das Rolandslied des PfafPen Konrad », Munich, 1887 ; « Die Sage von Tristan und Isolde », Munich, 1887; « Tristan und Isolde von Gottfried vou Strassburg und Flore und Blanscheflur von Konrad Fleck », Berlin et Stuttgard, 1889, en deux vol.; « Studien zur germanischen Sagengeschichte », dans les Mémoires de l'Académie de Munich, 1888; « Der hiirnen Seyfrid >, Halle, 1889; et des essais dans la Germania.

Goltz (Adam), économiste polonais, né, en 1827, à Sienawa, a fait ses études à Cracovie, à Berlin, et à Paris. Parmi ses nombreux ouvrages économiques et pédagogiques , citons : « Les écoles du village », 1860; « La situation des propriétaires en Pologne », 1862; « Réformes dans l'éducation de la femme », etc.

Goltz (Frédéric-Léopold), illustre physiologiste allemand, depuis 1872 professeur de physiologie à l'Université de Strasbourg, neveu du célèbre écrivain Bogumil Goltz, né, le 14 août 1834, à Posen, reçu docteur en médecine à Koenigsberg, s'est fait surtout connaître par ses recherches sur les fonctions du cœur, sur le mouvement du sang, sur le toucher. En dehors de ses nombreux mémoires dans les Archives de Virchow et de Pflûger et de ses articles dans la Deutsche Rundschau, il a publié: « Beitrilge zur Lehre von den Funktionen der Nervencentren des Froschen », Berlin, 1869; « Ueber die Verrichtung des Grosshirns », Bonn, 1881 ; « Wider die Humanaster », Strasbourg, 1883, où il se prononce contre la vivisection.

Goltz (baron Hermann von der), théologien allemand, professeur de théologie à l'Université de Berlin, l'un des éditeurs des Synodalfragen, 1874r-75, â publié: « Die reformirte Kirche Genfs im 19 Jahrhundert », Genève, 1861; « Gottes Offenbarung durch die heilige Geschichte », Bâle, 1868; « Ueber die sittliche Wertschàtzung polit. Charaktere », Gotha, 1872; « Die christliche Grundwahreiten », I volume, Gotha, 1873 ; « Die Grenzen der Lehrfreiheit », Bonn, 1873; « Tempelbilder aus Leben d. Herrn Jesu », 2e éd., 1879.

Goltz (baron Théodore von der), économiste et agronome allemand, professeur d'agronomie agraire à L'Université de Jena, né en 1836, a

GOM

publié: « Landlicbe Arbeiterwohnungen », ouvrage conronné, Konigsberg, 18G5 ; « Die landwirtschaftliche Buchfulirmig », Berlin, 1865, sixième éd., en 1886 ; « Die làndliclie Arbeitorfrage und ibre Lô3ung », Dauzick, 1872; « Die Lage der lândlichen Arbeiter im Deutschen Reicli », Berlin, 1875; « Laudwirtschaftliche Taxationslelire », 1882; « Handbuch der landwirthschaftlicheti Betriebslehre », Berlin, 1886.

Golnbeff (Etienne), théologien russe, fils de pope, lecteur à l'Académie ecclésiastique de Kiew, né, dans la province de Peuza, en 1849 ; il commença ses études à l'Académie de Penza et les acheva à l'Académie de Kiew. Au nombre de ses œuvres théologiques, citons ; « Pierre Moghella et son temps » ; et « Matériaux pour servir à l'Histoire de l'Eglise Russe orthodoxe dans les provinces occidentales de l'Empire russe ».

Gomel (Charles), publiciste français, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat, né, à Paris, le 16 janvier 1843 ; en 1879, il fut chargé des fonctions de Commissaire du Gouvernement près le Conseil d'État au Contentieux et près le tribunal des conflits. Il conserva ces fonctions jusqu'en 1886, époque à laquelle il donna sa démission. Depuis qu'il a quitté l'administration, M. C. Gr. s'est adonné à des travaux économiques et financiers. Il a collaboré au Journal des Débats, au Journal des Économistes, k l'Economiste français. Il a publié des études sur les travaux publics, sur les chemins de fer, sur les questions budgétaires, etc. En 1873, il avait déjà publié un « Essai historique sur les chambres hautes ».

Oomer (Valentin), journaliste et auteur dramatique. Il est né, à Calatayud (Aragon), en 1844. Affilié au parti carliste, il a fait la dernière campagne au quartier général de Don Carlos ; il fat un des piûncipaux rédacteurs du fameux journal El Cuartel Real (le Quartier Royal) qui, rédigé eu campagne, était lancé clandestinement dans tout le pays. La guerre finie, M. G. s'adonna au théâtre, où il fit représenter plusieurs drames historiques avec succès.

Gomes de Amorim (Francisco). Nous signalons une petite erreur échappée dans la notice de cet illustre littérateur portugais. Il n'a point écrit un abrégé de l'Histoire du Portugal ; c'est dans SOS « Mémoires biographiques de Garrett » qu'il a développé cette émouvante histoire, depuis 1799, année de la naissance du grand poète, jusqu'à 1854, date de sa mort. C'est aussi à ces Mémoires inspirés que l'Académie des Sciences de Lisbonne décerna le prix Don Fernando. Nous profitons de la circonstance que quelques dictionnaires ne portent par le nom de l'écrivain, à la lettre A, mais à la lettre G, pour faire cette importante rectification.

Gonies leal (Antonio-Dûarte), poète révolutionnaire portugais, né en 1848. On lui doit :

GOM

« A Caualha », 1873 ; « Tributo de sangue », id. ; « Claridades do Lui », 1875 ; « A morte de Herculano », 1877; « A Fome de Camoens », 1880; « A Traiçao (Carta do Rei) », 1881; « 0 Hereje (Carta â rainka) », id. ; « 0 Renegado (Carta a Rodriguez Sampaio) », id. ; « A Coça da Hydra », 1882 ; « A morte do Athleta », 1883 ; « Historia de Jésus », id. ; « A Revolucâo de Espanha e os Fusilamentos », id.; « 0 Anti-christo », 1884, son ouvrage principal auquel il a donné une suite dans les recueils : « 0 Pi-ooesso de Jésus » ; « Poesia da sciencia » et « Poesia do Extraordinario » ; IjÂnti-christo a rendu le nom de G. L. très populaire en Portugal; et la critique des journaux démocratiques n'a point manqué d'en signaler l'importance, au point de vue révolutionnaire.

Gomot (Hippolyte), magistrat et homme politique français, publiciste, député du Puy do Dôme, conseiller à la Cour de Riom, ancien ministre de l'agriculture, né, à Riom, le 12 octobre 1837. Nommé ministre de l'agriculture le 10 novembre 1885 en remplacement de M. Pierre Legrand, M. H. G. a donné sa démission avec tous les membres du cabinet Brisson le 28 décembre suivant. M. H. G. a publié : « Histoire de l'abbaye royale de Mozat », Paris, 1872; « La peste noire », Riom, 1874; « Histoire du château féodal de Tournoil (en Auvergne) », Clermont-Ferrand, 1881, intéressante monographie de l'ancienne aire féodale; « Marilhat et son œuvre », Clermont-Ferrand, 1884, bonne et complète étude sur l'œuvre entière du paysagiste orientaliste; « Biographie de Francisque Mandat », Paris, 1887. M. G. a été l'organisateur du musée de Riom avec Francisque Mandat, dont il a écrit la biographie, conseiller à la Cour, homme d'un savoir et d'un esprit rares, éminent lettré, comme beaucoup d'anciens magistrats. Le Musée de Riom est une société littéraire, qui donne des conférences et se réunit, comme le nom l'indique, dans le musée local, riche en jolis tableaux, très-favorisé par les dons de l'Etat.

Gomperz (Théodore), éminent philologue autrichien, professeur de philologie classique à l'Université de Vienne, né en 1831. En dehors d'une foule d'articles et d'essais, insérés aux Grenzhoten, à la Zeitschrift filr lister. Gymn., au Philologus, aux Jahrbiicher fier classische Philologie, à V Academy, à l'Hermès, à la Revrie de philologie, au Rheinisches Muséum, aux Wiener- Studien, à VArchiv epig. Mittheil. a. Oesterr., à la Berliner Philologische Wochenschrîft et à ditférents recueils spéciaux, tels que les Commentationes Mommsenianae et les Mélanges Grmtx, il a publié: «Philodemi de ira liber », Leipzig, 1864; « Demosthenos der Staatsmann », '\Menne, 1864; « Herkulanische Studien », id., 1865, 1866 ; « Traumdeutung und Zauberei », Vienne, 1866; « Beitràge zur Kritik uiid Erklârung

griechischer Schriftateller », id., 1875, 1876; « Die Bruehstùcke der griecliischen Tragischer und Cobet's neueste kritische Manier », id., 1S78 ; < Herodoteische Studien », id., 1883 ; « Ueber ein bisher uubekanntes griecliisches Schriftssystem ans der Mitte des vierten vorchristlichen Jahrhunderts », id., 1884; « Zu Philodems Buchern von der 'Musik », id., 1885; « Zu Heraklits Lehre und Ueberresten seinea Werkes », id., 1886; < Ueber den AbscUuss der herodoteischen Geschichtswerkes *, id., id.

Gomulicki (Victor), poète et romancier polonais, né, à Ostrolenka, en 1851. Outre une foule de pièces fugitives publiées dans les revues et les journaux de Varsovie, il a publié : « Koloro-we Obrazki » ( Images coloriées ) ; « Zotchtani » (Du fond de l'abîme) ; « Lira polska » (La Lyre polonaise) ; «oObrazki prawdziwe » (Tableaux vrais) ; « Przy storicu i przy gazie » (Au soleil et au gaz) ; « Rôze i osty » (Roses et Ronces).

Goiiconrt (Edmond-Louis-Antoine et Jules- Alfred-Huot de), illustres littérateurs français, nés, le premier à Nancy le 26 mai 1822, et le second à Paris le 17 décembre 1830. Bien que ce dernier soit mort depuis dix-huit ans, il nous serait à peine possible de séparer son nom de celui de son frère, tant ces deux noms se trouvent intimement liés dans Fœuvre commune. Fils d'un ancien officier de cavalerie et petitsfils d'un député à l'Assemblée nationale de 1789, ils se vouèrent de bonne heure à la carrière des lettres, s'occupant de critique d'art, d'études historiques et morales, roman, théâtre, etc., fondant des journaux littéraires, tels que VEclair, Paris etc. La mort seule a eu le pouvoir de rompre cette collaboration fraternelle constante et d'ailleurs heureuse. Nous citerons parmi les œuvres de M. de G. : « En 18 »,

1851 ; « Le Salon de 1852 » ; « Les mystères des thécâtres » ; « La lorette », 1853 ; « ITistoire de la Société française pendant la Révolution », 1854; « La Révolution », 1854: « La Révolution dans les mœurs » ; « La Société française pendant le directoire » ; « La peinture à l'Exposition universelle de 1855 » ; « Les Actrices » ; « Une Voiture de masques », 1855; « Sophie Arnould d'après sa correspondance et les mémoires inédits » ; « Portraits intimes du XVIII« siècle », 1857-58, 2 vol.; « Histoire de Marie-Antoniette », 1858; « Les Saint-Aubin », 1859; « Les maîtresses de Louis XV », 1860, 2 vol.; « L'Art au XVIII'^ siècle », 1862; « Renée Mauperin », 1864; « Germinie Lacerteux », 1865; « Idées et sensations », 1866; « Manette Salomon », 2 vol., 1867 ; « Madame Gervasais », 1868 ; « Gavarni, l'homme et l'œuvre » ; « La Patrie en danger », drame non représenté, 1873; « Charles Demailly », nouvelle édition des « Hommes de lettres », 1876, etc. Ajoutons à. cette liste un drame en trois actes,

aoN

en prose : « Henriette Maréchal », admis au Théâtre-Français, grâce à une haute intervention et joué en décembre 1865 au milieu d'un tapage infernal. Ce drame si bruyamment siûlé à cause des hardiesses qu'il renferme, fut publié, eu volume et précédé d'un « Exposé historique » et d'un « Prologue » en vers de Théophile Gautier. Il a été repris à l'Odéon avec succès eu 1885. M. J.-A. de G. est mort en 1870. M. E. de G. a publié seul un « Catalogue raisonné de l'œuvre de Prudhon », 1876 ; < L'Œuvre de Watteau » ; « La fille Élisa », 1877 ; « Les frères Zemganno », 1879, etc. Le Fifjaro a commencé au mois d'août 1886 la publication du « Journal des de Goncourt », qui a paru en 1888, en trois vol. Tant que les de G. étaient deux on pouvait ne pas s'étonner de les voir exclus de l'Académie française ; mais depuis que M. E. G. travaille seul, on serait tenté de se demander comment un écrivain aussi élégant et dont le talent éclate à chaque page n'a pas encore eu l'honneur d'être admis au Cénacle des Immortels, si les hardiesses de langage dans certains ouvrages malséants, ne l'avaient exposé à des attaques violentes qui l'ont fait mettre hors la loi par les Académiciens. Citons encore de lui : « La Maison d'un artiste », description en deux volumes de l'appartement rempli de coUoctions qu'il a longuement habité avec son frère ; « La Faustin », 1882 ; « La Saint- Hubertj', d'après sa correspondance et ses papiers de famille »; « Chérie », roman, 1884; « La Saint-Huberty, d'après ses mémoires et sa correspondance », 1885, remaniement avec addition du premier ouvrage du même titre ; « Pages retrouvées » : « Préfaces et manifestes d'Edmond et Jules de Goncourt », 1888. En 1887, il a eu le tort de donner à l'Odéon le drame ignoble « Germinie Lacerteux », tiré de son propre roman et qui échoua d'une manière hon teuse.

Gonczy (Paul), publiciste, pédagogiste et admi nistrateur hongrois, membre de l'Académie de£ sciences de Budapest, conseiller ministériel, secrétaire d'État au Ministère de l'Instruction publique, né, à Hajdâc-Szoboszlô, le 26 décembre I 1817. Après avoir fait ses études primaires et secondaires dans sa ville natale, il fréquenta le cours de philosophie à l'Ecole supérieure calviniste de Debreczin. Ancien maître d'école et instituteur privé, il fat appelé à la direction d'une école d'économie, organisée d'après le système de Pestalozzi et de Fellenberg. En 1844, il entreprit un voyage en Suisse, et il eut occasion de fréquenter la société de Fellemberg et de Wehrli. Il visita, au retour, les établi sements scolaires du Grand-Duché de Bade, du Wurtemberg, de la Bavière et de l'Autriche. Les événements de l'année 1848 l'aj-ant forcé de fermer son école, il ouvrit une maison d'éducation en 1849 dans sa propriété de Kôly.

GON En 1850, il se transféra k Budapest comme professeur, et il y fonda un gymnase supérieur calviniste. Le baron Eôtvôs, ministre de l'Instruction publique, le remarqua, le nomma conseiller pour l'instruction primaire ; et il déploya depuis lors une activité merveilleuse pour la réforme de l'enseignement primaire et secondaire en Hongrie. Il a publie : « Guide pour l'enseignement et l'étude de la botanique » ; « L'enseignement de la culture des arbres fruitiers, et spécialement du mûrier », ouvrage couronné ; « Abécédaire » ; « La Flore du Comitat de Pest » ; « Lectures élémentaires pour la première classe de l'École primaire »; « Renseignements pour l'usage des globes » ; « L'hygiène intellectuelle et physique des écoliers », des atlas, des cartes pour les écoles, des plans de construction d'édifices scolaires. Président de la Section de l'Instruction publique à l'Exposition Nationale de Budapest en 1885, il a célébré en 1888 l'anniversaire de la cinquantième année de son activité scolaire. A cette occasion les instituteurs de la Hongrie lui ont présenté une thèse, et une commission pour les fêtes oi-ganisées à cette occasion a réuni en un volume ses « Essais et mémoires sur les questions les plus intéressantes de l'instruction publique », ouvrage publié au bénéfice des orphelins des instituteurs hongrois.

Gonet (Gabriel-Edouard de), éditeur et chansonnier français, né, à Romans (Drôme), le 26 janvier 1818. Fils de J.-B. de Gonet, ancien émigré et chevalier de Saint-Louis, il fut élevé à l'institution Poiloup (devenue le Collège des jésuites de Vaugirard) dans les idées catholiques et légitimistes. La révolution de juillet fit perdre à son père son emploi de percepteur. Grâce à un frère abbé, M. G. de G. put acquérir un fond de librairie et devint éditeur. Comme tel, il a édité les Fleurs animées de Grandville, les Perles et Parures de Méry, illustrées par Gavarni, les Mémoires d'un bourgeois de Paris par le docteur Véron, auquel il fournit de nombreux matériaux; en 1846, les Juifs Rois de l'Époque de Toussenel dont il vient de publier en 1886 une nouvelle édition précédée d'une Notice sur la vie de l'auteur et d'annotations curieuses. Il a publié ses œuvres dans un splendide volume in-4° intitulé: « Le Musée des Chansons ». Il a fait paraître à part une plaquette d'une centaine de pages intitulée: « Chansons rêvées ou vécues. En 1856, M. G. de G. avait (avant Le Petit Journal), créé: Paris le Soir journal quotidien à cinq centimes. C'est lui qui, comme éditeur de publications illustrées, fit débuter André Gill, Emile Bayard, Veyrassat, le caricaturiste Tob, etc.

Gonetta (Joseph), publiciste italien, plus connu sous le pseudonyme de Lucifer, docteur en Droit, né, à Lerici (Spezia), le 11 mai 1853. Au nombre de ses publications, on doit citer :

« G. Boccaccio, studio biografico illustrativo », Pavie, 1870 (l'auteur n'avait alors que dix-sex>t ans et faisait son droit à Pavie) ; « Arnaldo da Brescia, Giordano Bruno e Pietro Sarpi (Fra Paolo), studio storico-comparativo », id., 1871; « Svaghi 6 spensieratezze, versi giovanili », Milan, 1873; « Relazione délie feste celebrate in Oristano per la solenne inaugurazione del monumento ad Eleonora d'Arborea », Naples, 1881 ; « Cenni storici sulla Società Operaia di Mede-Lomellina », id., 1883; « La donna e l'emancipazione », Livourne, 1885; « Istruzione ed educazione, Consigli e procetti agli Opérai, preceduti da una lettera di G. Garibaldi », Pise, 1866; « Il XXV anniversario del risorgimento italiano » ; « Cronologia universale e particolarmente d'Italia dalla creazione del monde sino a tutto il 1870 » ; « Le Società di Mutuo Soccorso e coopérative in Europa e specialmente in Italia », 1887. Il a été secrétaire du premier Congrès des Sociétés Militaires du Royaume réuni à Turin (juin 1889) ; le 1" juillet 1889, il a fondé à Turin le journal politique et littéraire La Voce Italiana, et il dirige le journal II Risveglio, organe du comité libéral piémontais pour les prochaines élections.

Gonse (Louis), critique d'art, rédacteur en chef de la Gazette des Beaux-Arts et de la Chronique des Arts, né, à Paris, en 1846, a dirigé: « L'Art ancien à l'Exposition de 1878 », 1879; « L'Art Moderne à l'Exposition de 1878 », 1879; « Les Beaux- Arts et les Arts décoratifs à l'Exposition de 1878 », 1879, en deux vol., et publié: « L'Œuvre de Jules Jacquemart », 1876; « La Galerie Schneider », 1876; « Le Musée de Lille », 1877; « Le Musée Vicar »; « Eugène Fromentin, peintre et écrivain », 1880; « L'Art Japonais », 1883-1886.

Gonsiorowski (Albert), écrivain polonais, qui écrit sous le nom de Goronski. On lui doit, entr'autres : « Le Raskolnik » ; « Le Siège de Vienne » ; « La Pupille » ; « Adam Miçkiewicz ».

Goiitcliarolf (Jean), célèbre romancier russe, résidant à Saint-Pétersbourg, né, à Simbirsk, en 1812. Ayant perdu son père, riche marchand, à l'âge de trois ans, sa mère se chargea de sa première éducation, assistée d'un ofEcier de marine, parrain de l'enfant. Il lui donna, par ses récits, le goût de la mer, qui devait le tenter plus tard. Le jeune G. fréquenta aussi l'école d'un prêtre de campagne, homme d'un savoir exceptionnel dans son état, sa femme qui était française lui apprit les éléments de sa langue, et sa petite bibliothèque très-variée lui fournit pendant longtemps des lectures intéressantes. A l'âge de 12 ans, on l'envoj'a au Gymnase de Moscou, oii il se perfectionna dans le français et où il apprit aussi l'allemand et l'anglais. En 1831, il entra à l'Université de Moscou et il y suivit les cours de philologie. Ses études achevées, il passa à Saint-Pétersbourg au Mi-

nistère des Finances, et en même temps il fréquenta la société du peintre Maïkoff Chez lui il rencontra Pouchkine, avec lequel il compila un journal manuscrit, où parurent ses premiers essais littéraires, deux récits humoristiques ; les Revues, en attendant, recevaient ses traductions de romans étrangers, dans lesquelles son stj'le acquérait une aisance, qui n'a pas été le moindre de ses mérites. Mais ce ne fut qu'en 1847, dans le Contemporain, revue libérale de Saint-Pétersbourg que son véritable talent se révéla, par le roman intitulé: « Une histoire ordinaire », où l'on admira la puissance de l'auteur dans la création des caractères, la richesse de la fantaisie, la fraîcheur originale de la langue et surtout un humorisme inépuisable; il y expose les aventures d'un idéaliste plein de sentiment qui arrive à Saint-Pétersbourg et se heurte à chaque pas à la froide réalité de la vie bureaucratique russe, et qui finit par devenir lui-même le type le plus accompli du fonctionnaire formalitste. Le plus franc succès coui'onna cette œuvre de jeunesse, suivie bientôt par uu récit comique des aventures d'« Ivan Savitc Poddjabrin », un pauvre diable d'employé russe amoureux de toutes les femmes qu'il rencontre. En 1852, le Gouvernement russe donna M. G. comme secrétaire et historiographe à l'amiral Putiatin, qui entrej)renait un voyage autour du monde, et qui était chargé de conclure un traité de commerce avec le Japon. Le voyage dura trois ans, et s'acheva par la traversée assez rude des steppes et des montagnes de la Sibérie ; il en résulta un livre admirable de descriptions intitulé : « La Frégate Pallas », 1856-57, souvent réédité. En 1857, aux bains de Marienbad, M. G. écrivit un fameux roman : « Oblomotf », longuement médité, mais écrit en six semaines, avec une fougue vertigineuse. Ce roman a paru en 1868-59 dans la revue Les Annales de la Patrie et fut un véritable événement pour la littérature russe ; l'héroïne Olga, type de femme russe, y est appelée à un rôle rédempteur, l'homme russe y est représenté bien doué, mais faible, mobile et mollasse. Suivit un autre grand roman: Abriv (le Précipice), or. il présente le contraste entre la vie axphyssiante des salons corrompus pétersbourgeois et la vie saine et fraîche de la campagne. Depuis 1879, M. G. a imprimé, dans le Wiestnik Evropi des Souvenirs de ses années universitaires. En 1888, il les a continués, dans la même revue, sous le titre : « Au lieu de ma naissance ». A la Niwa, il a donné trois études intitulés: « Les Serviteurs ». Tous ces derniers écrits ont eu un succès éclatant. La critique et le public se sont trouvés d'accord dans le même enthousiasme.

Gouzales (Darius), pédagogiste américain, ancien Ministre de l'Instruction publique dans la République du Sau Salvador; en dehors de plu-

GOO sieurs livres élémentaires pour les écoles, on lui doit un « Traité de Géographie de l'Amérique Centrale ».

Gouzales (Fr. Zefirino, Cardinal de St.-Maria supra Minervam), philosophe espagnol, archevêque de Séville, de l'Ordre des Prédicateurs, membre de l'Académie Romaine de Saint-Thomas, et de l'Académie des Sciences Morales et Politiques de Madrid, membre du Conseil de Sa Majesté la Reine d'Espagne, Sénateur au

CortÉ

à Vitoria, dans les Astu

1831. Très-Jeune, peu de temps après son entrée dans l'Ordre, il passa aux Iles Philippines, et enseigna longtemps la théologie et la philosophie à l'Université de Manille ; c'est là qu'il écrivit et publia en 1864 son ouvrage remarquable: « Estudios sobre la filosofia de St.-Thomas ». Revenu en Espagne eu 1867, il publia à Madrid sa « Philosophia elementaria », qui fut bientôt adoptée dans tous les Séminaires de l'Espagne et dans plusieurs universités nationales et étrangères, suivie en 1884 de la « Filosofia elemental », en deux vol. Élevé en 1875 à la dignité d'évêque de Cordoue, après trois ans, il publiait à Madrid en trois vol. son « Historia de la Filosofia », rééditée en 1885 et augmentée d'un volume. En 1873, il avait publié en deux vol. à Madrid, ses « Estudios Religii SOS, Filosoficos, Cientificos y Sociales ». En 1883 il fut élevé à la chaire archiépiscopale de Séville ; et l'année suivante Sa Sainteté Léon XIII couronnait ses vertus et ses mérites en l'agrégeant au Collège des Cardinaux. En 1885, il fut préconisé pour le siège de Tolède, comme Primat d'Espagne, et Patriarche des Indes, Vicaire général de l'Armée de terre et de mer, Aumônier Mayor de la Jurisdiction du Palais, Commissaire général apostolique de la Sainte-Croisade; mais, après un an, il demanda la grâce d'i tre rappelé, pour cause de santé, à son diocèse de Séville, où il vit, médite et travaille à faire du bien, entouré du respect général.

GooTiierts (Alphonse-Jean-Marie-André), érudit belge, actuellement chef de section ans Archives du Royaume, né, à Anvers, le 25 mai 1847. Son œuvre capitale, couronnée par l'Académie Royale de Belgique, est une « Histoire et bibliographie de la tj^pographie musicale dans le Pays-Bas », Anvers, 1880. En seconde ligne vient son étude bio-biographique sur « Abraham Verhœven, d'Anvers, le premier gazetier de l'Europe »,' Anvers, 1880 (traduit en flamand par M. E. Van Bergen, id., 1881). On a encore de lui un livre, dont il a paru une édition française et une édition flamande, sur « La Musique d'église; état actuel et histoire abrégé de toutes les écoles d'Europe », Anvers, 1876, de3 travaux en collaboration, de nombreuses plaquettes biographiques, généalogiques, etc., et une foule d'articles publiés dans le Bibliophile helffe, le Journal des Beanx-Arts et de la lit-

Page 1