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se i-endit à Milan pour se perfectionner dans l'étude des littératures romanes sous les professeurs Ascoli et Reina. L'année suivante, il fut chargé de l'enseignement de l'histoire comparée des langues classiques et néo-latines à l'Université de Gênes et quelques mois plus tard il y était nommé professeur extraordinaire. A la mort du regretté professeur Canello, il passa à l'Université de Padoue en qualité de professeur extraordinaire des langues et des littérature neo-latines, fonctions qu'il occupe encore. Pendant trois ans il suppléa le professeur Guerzoni dans l'enseignement de la littérature italienne à la même Université. Il a publié une étude sur « Orlando nella Chanson de Roland e ne'poemi del Bajardo e dello Ariosto »; « Contributo agli studî sul Boccaccio », Turin, Loescher, 1887; « Lettere di Jacopo Corbinelli, contributo alla storia degli studî romanzi »; dans le Giornalë storico délia Letteratura italiana, II vol., 6 livr., deux essais de ses études qui seront bientôt recueillis en un volume, sur une légende très-fameuse au moyen-âge et fort répandue dans les littératures néo-latines et allemande, celle de Fiorio et Biancafiore : « Due studii riguardanti opère minori del Boccaccio », Padoue, 1882, et des articles dans le Giornalc storico délia Letteratura italiana, 18 vol., liv. 10 et 11. Il a publié, en outre, des articles, des recensions, des notes en plusieurs journaux, dans la Zeitsehrift fUr romanische Philologie, dans le Giornalë Storico délia letteratura italiana, et dans la Rivista critica délia Letteratiira italiana etc. On lui doit aussi une biographie du prof. Canello dans la Miscellanea di Filologia e Linguistica in memoria dei prof. Caix e Canello et la commémoration de Giuseppe Guerzoni lue à l'Université de Padoue.
Crespi (Vincent), archéologue italien, né à Cagliari. M. Crespi, qui est professeur de dessin dans l'institut technique Pietro Martini de sa ville natale, sous-secrétaire du Musée royal d'archéologie, membre correspondant de l'Institut impérial allemand d'archéologie, de l'Académie fisio-medieo-statistique de Milan, de la Société économique de Chiavari, membre honoraire de l'Académie d'histoire nationale de Palerme, commissaire pour les Musées et les fouilles de la province de Cagliari, a le mérite d'avoir illustré la collection d'antiquités de la Sardaigne de M. R. Chessa, aujourd'hui appartenant au Musée de Sassari. Nous connaissons de lui : « Postilla alla lapide terminale di Liseddu », Cagliari, Timon, 1869; « Studii e conghietture sopra una lapide del R. Museo », id., id., 1871 ; « Il Museo di antichità di Cagliari, descritto ed illustrato », id., id., 1872, ouvrage qui malheureusement se borne aux monuments de l'âge de la pierre et du cuivre.
Crié (Louis), naturaliste français, né, à Comie (Sartho), lo 1''' avril 1850. Fils d'un phar-
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de bonne heure, initié à la bost à cette science qu'il est resté plus particulièrement attache. Interne des hôpitaux de Paris, en 1872, préparateur à la Faculté des sciences de Caen, en 1874, il prit le grade de docteur, en 1877, et aussitôt fut appelé à la chaire de botanique de la Faculté de Rennes. M. Crié est, en même temps, professeur à l'Ecole de médecine et de pharmacie établie dans cette ville. En raison de sa compétence, de bonne heure aifirmée, M. Crié a été chargé d'études originales concernant les flores fossiles, par diverses académies et Sociétés savantes françaises et étrangères. C'est ainsi qu'il étudia la flore fossile des îles de la Sonde, de la Malaisie et de la Mélanésie (Pays-Bas), celle dos îles Philippines (Espagne), celle des colonies portugaises d'Afrique, celle de la Nouvelle- Zélande et de la Polynésie, celle de l'Australie, de la Tasmanie (Angleterre), celle du sud de l'Afrique, celle de l'Asie Boréale, celle de l'archipel de Kerguelen et celle des colonies françaises. Ces travaux, ainsi que beaucoup d'autres relatifs à la paléontologie végétale de l'Ouest de la France, ont été publiés sans interruption depuis 1875 dans les Comptes-rendus de r Académie des sciences. Quelques uns ont paru en brochures, entre autres : « Recherches sur la végétation de l'Ouest de la France à l'époque tertiaire », Pai-is, 1878 ; « Recherches sur la flore pliocène de Java », Leyde, 1888; « Recherches sur les végétaux fossiles de la Malaisie », Paris, id. ; « Premières recherches sur la flore fossile de la Nouvelle-Calédonie », Berlin, id. ; « Recherches sur la flore fossile des Philippines », Madrid, id. En anatomie et physiologie végétales, on doit à M. Crié de nombreux travaux sur les pyrénomes cités, principalement ceux du groupe des Dépazéées ; il faut encore citer : « La Phosphorescence dans le règne végétal », Paris, 1882. La flore actuelle et la géographie botanique ont fait pour le savant botaniste l'objet de nombreuses brochures publiés à Caen, à Bordeaux, à Paris, au Mans et de notes, publiées à l'Académie des sciences. A l'étranger, dit le savant autrichien F. Staube, on connaît surtout ses belles études relatives aux migrations des plantes pondant les diverses époques géologiques et ses recherches sur les affinités des flores secondaires et tertiaires de l'Angleterre, de la province de Saxe, du Portugal, de la Dalmatie, de l'Italie et de l'Amériquo du Nord. Avec M. de Saporta, le professeur Louis Crié est, en France, le représentant le plus autorisé de la paléontologie végétale. Ajoutons que M. Crié a écrit pour l'enseignement de la botanique k divers degrés, des ouvrages excellents à la fois par la méthode et par l'intérêt du texte. Citons : « Anatomie et physiologie végétales », Paris, Doin, 18S2 ; « Cours do botanique : Organographie »,
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id., id., 1883 ; « Nouveaux éléments de botanique pour les candidats au baccalauréat ès-scion ces et les élèves en médecine et en pharm oie », id., id., id. ; « Les origines de la vii essai sur la flore primordiale. Organisation, d. veloppement, affinité. Distribution géologiqn et géographique », id., id., id. ; « Premier, notions de botanique ». id., id., 1884. Enti M. Crié a fait œuvre d'historien scientifique > rappelant au monde savant la grande figure i! savant naturaliste Pierre Belon, dont il a un en lumière le génie et fait apprécier les tivaux trop oubliés. C'est grâce à l'initiative i au zèle persévérant de M. Crié qu'une statue de P. Belon a été élevée au Mans, le 9 octobre 1887, par souscription internationale.
Crisafulll (Henri), auteur dramatique français, né, à Naples, en 1827 ; fit ses études à Paris au collège Charlemagne, comme élève de l'institution Masson. Il débuta au théâtre par une série de drames en cinq actes, en collaboration avec M. Edouard Devioque, mort en 18G3 : « César Borgia », joué en 1855 à l'Ambigu ; « Marie Stuart en Ecosse », jouée, en 1856, à l'Ancien Cirque ; « Les deux faubouriens », 1857; « Girofle Giroflà », 1858. Il produisit aussi, avec le même, une première comédie qui jouée au Vaudeville, en 1861, eut peu de succès : « Ernest Ramel ». M. Crisafulli a donné depuis, seul ou avec divers collaborateurs, un assez grand nombre de comédies ou de drames : « Le Démon du jeu », Gymnase, 18G3 ; « M^ et M'"e Fernel », tiré du roman de M. Ulbach, Vaudeville, 1864 ; « Le Passé de M. Jouanne », Gymnase, 1865 ; « Le Fou d'en face », comédie en un acte, 1866 ; « La Chouanne », tiré du roman de M. Paul Féval, Ambigu, 1867 ; « Les Loups et les Agneaux », comédie en 5 actes, 1868; « Autour du lac », comédie en un acte, 1869; « Les Postillons de FougeroUes », drame en 6 actes, 1873; « La Falaise de Peumarck », drame en 5 actes, 1873 ; « L'Idole », drame en 4 actes, 1875 ; « L'Affaire Coverley », drame en cinq actes, 1876; « Lord Harrington », comédie en cinq actes; « Les Petites Lionnes ■>, comédie en trois actes, avec M. Paul Sipière, 1879; « Le Petit Ludovic », comédie en trois actes, 1879; « Le Bonnet de coton », comédie en cinq actes, 1881 ; « Les Noces d'argent », en trois actes, 1881; ces trois pièces en collaboration avec M. Victor Bernard; « Une perlo », pièce en trois actes, 1887 ; « Le Vertige », opora-bouffe avec H. Bocage, 1883. M. Crisafulli a publié, en outre, en collaboration avec M. Gustave Armand, la série de romans intitulés: « Les Invisibles de Paris », 5 vol., 1866-67; il a donné seul « Le Roi Marthe », 1872, ot traduit du hollandais : « Max Avelaar », 2 vol.
Crisafulli (Salvatore), magistrat italien, né, à Girgenti, en 1828. Il fit ses études au Séminaire de sa ville natale et à Palerme. En 1852.
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f i la suite d'un examen de concours, il fut adnis dans la magistrature et il est aujourd'hui jonseiller à la cour d'appol de Palerme. M. Cri- ; jafulli est membre de l'Académie des soien- ;■ 363, des lettres et des arts de Palerme, de l'A- I îadémie Péloritaine de Messine et de la Socié- ! ;é d'acclimatation de Palerme. M. Crisafulli, qui 3'est occupé surtout des questions politico-juridiques et sociales, a pris une part active aux réformes législatives. Il a publié: « Osservaizioni sul 1° libre del progetto di Codice civile ei'Italia del Ministre Pisanelli », dans la Gazzetta dei TribunaU, Naples, 1864; « Il diritto li punizione nei Governi costituzionali », Monjteleone, 1872; « Sulla riforma del giudizio pei fliurati », dans le Circoîo Giuridîco de Paleriie, 1873; « Il giudizio pénale dell'Italia, criti- :he ed emendamenti », Pedone Lauriel, 1884; c< La campagna filos.serica del 1888 », dans le ournal la Sicilia vinicola de Riposto, u. 2 et suiv. — Son fils M. Calogero Ceisafulli, al'ocat, né, à Palerme, en 1854, a publié une nonographie « Sui diritti dei figli naturali ». Crisafnlli (Vincent), canoniste italien, frère lu précédent, né, à Girgenti, en décembre 1822. Après avoir fait ses études dans le Séminaire le sa ville natale, il s'adonna à l'étude du droit ■anon dans le célèbre collège dos Saints-Augustin et Thomas, et il devint bientôt tellement /ersé dans cette science difficile que, n'ayant encore que vingt ans, il publia un ouvrage qui ui procura une renommée dans le monde litéraire: « Studî sull'apostolica sicula Legazia », Palerme, 1852, dans lequel il illustra le priàlège alors annexé à la Couronne de Sicile et n vertu duquel les Rois de Sicile pouvaient «ercer toutes les jurisdictions ecclésiastiques ropres du Légat à latere. L'ouvrage devait être m plusieurs volumes, mais on n'en a publié que e premier qui, aussitôt paru, fut mis à l'Index. jQ gouvernement d'alors le nomma professeur substitut à la Chaire de droit canon à l'Univer- «té de Palerme et, plus tard, l'appela à Naples, )our prendre dans le Ministère des Affaires de Sicile la direction du culte qui alors avait une jraudo importance à cause des questions qui se lébattaient entre la Cour de Naples et le Saint- 5iège. Après 1860, revenu à Palerme, il y reprit es leçons de droit canon à l'Université, mais 1 ne tarda pas à être rappelé à Turin pour y prêter service au ministère des cultes. Ensuite fut nommé Econome général des bénéfices ,'àcants dans l'île de Sicile, service qu'il insti- ,ua lui-même et qu'il dirigea pendant treize ms, après lesquels il demanda sa retraite pour jouvoir se consacrer entièrement à ses chères itudes. Il a publié aussi un important travail : Il R. Patronato sui Vescovadi di Sicilia, e i iVescùvi non ancora civilmente riconosciuti »,
f'alerme, 1877, dans lequel il fait preuve de out son savoir dans les matières juridiques et