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surtout dans le droit canon. M. Crisafulli, qui est considéré comme le plus fort canoniste de l'Italie contemporaine, a publié aussi : « Sui privilegî ecclesiastici di Sicilia iu rapporte alla annessione dell'Isola al Regno Italiano », Palerme, 1860; « Sul patronato dei béni ecclesiastici di Sicilia, memoria al Consiglio di Stato », Turin, 1864; « Sulla natura del Vescovado di Patti »; « La Pubblica moralità in Italia », discours académique, Palerme, 1881 ; « La dottrina Cattolica in rapporto alla Scienza sperimentale », Palerme, 1887. — Maintenant il est professeur honoraire de l'Université de Palerme, secrétaire-général de cette Académie des sciences, lettres et beaux arts, membre de plusieurs académies.
Crisenoy (Jules-Etienne Gigault de), écrivain et administrateur français, né, à Crisenoy (Seine et Marne), en 1831. Entré à l'école navale, en 1846, démissionnaire en 1859; lieutenant-colonel d'un régiment de marche de la garde nationale, pendant le siège de Paris. M. Jules de Crisenoy est entré dans l'administration sous M. Thiers, en 1871. Il a été successivement préfet de l'Indre, de l'Aisne et de Seine et Oise. Mis en disponibilité à la suite du 16 mai, il a été nommé, le 18 décembre 1877, directeur de l'administration départementale et communale, au ministère de l'Intérieur, en remplacement de M. Durangel. Trois jours après, un décret le faisait Conseiller d'État en service extraordinaire. Au mois de janvier 1880, il fut à son tour remplacé par M. Camescasse. Le 16 du même mois, il était délégué pour assister le ministre de l'intérieur dans la discussion du projet de loi relatif à l'ouverture d'un crédit de 80 millions, pour subvention aux chemins vicinaux ; il était promu et'nommé, quelques jours après, receveur des Finances à Paris. On doit à M. Jules de Crisenoy les ouvrages suivants : « Etude sur la situation économique des Antilles françaises », Paris, Guillaumin, 1860; « Étude sur l'organisation du crédit agricole en France », id.. Librairie agricole, 1861 ; « La Société de Saint-Vincent de Paul, dévoilée », id., Douniol, id.; « Les ordonnances de Colbert et l'inscription maritime », id., Guillaumin, 1862; « Les écoles navales et les officiers de vaisseau depuis Richelieu jusqu'à nos jours », id., Challamel, 1864; « Le personnel de la marine militaire et les classes maritimes sous Colbert et Seignelay, d'après des documents inédits », id., id., id.; « La Marine française au Corps législatif, en 1864 »; « La Campagne maritime de 1592 », id., Dupont, 1865; « Études sur le sauvetage des naufragés à l'Exposition de 1867 », id., Lacroix, 1867 ; « La liberté de l'Industrie maritime et la puissance navale de la France », id.,
. Arthus Bertaud, 1867; « Les naufrageurs sur les côtes d'Angleterre », 1867 ; « Mémoire sur
, l'inscription maritime adressé à la Commission
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(l'eaquête sur la marine marchande », id., Ar- ' thus Bortaud, 1870; « La Situation financière des Communes, en 1878 et, en 1S79 », 2 vol., id.. Berger Levrault, 1878, 1879; < L'Enseignement agricole dans les écoles primaires », id., id., 1879 ; « Les Réformes de la législation vicinale », id., id., 1880; « La Loi concernant les aliénés », id., id., 1882; « Les Aliénés en Angleterre », id., id., 1883; « Scènes de la vie maritime: de Rochefort à Cayenne », illustré par Pierre de Crisenoy, id., id., 1883; « Les Petites Communes en France et en Italie », 1886 ; « Les Résultats de l'application de la loi du 20 août 1881 sur les chemins ruraux », 1886; « Statistique des biens communaux et des sections de Commune », 1887; « Des projets de réforme de la législation agricole », 1886, «Les établissements hospitaliers dans les campagnes», 1888; « Les asiles d'incurables et les dépôts de mendicité », 1888; « Revue des travaux des Conseils généraux, en 1887 », 2 vol., id.; cette revue paraîtra désormais chaque année.
Crispi (François), homme d'État italien, né, à Ribera (prov. de Girgenti, arrondissement de Bivona), le 4 octobre 1819. — Un Dictionnaire des Écrivains ne peut pas, ne doit pas apprécier le rôle politique d'un homme d'Etat aussi en vue que le Président du Conseil des Ministres du Royaume d'Italie. Sa biographie est d'ailleurs trop connue pour que nous la résumions ici, d'autant plus que M. Crispi a été si étroitement mêlé aux différentes phases de la renaissance politique d'Italie qu'on ne saurait écrire dignement de sa vie sans sortir des bornes qui s'imposent à une publication telle que la nôtre. Nous nous bornerons donc strictement à énumerer les titres, grâce auxquels ce personnage politique italien doit trouver sa place dans un Dictionnaire des Écrivains. Pendant la révolution de Sicile de 1848, il fonda et dirigea à Palerme un journal: L'Aposiolato, dans lequel il soutenait avec ardeur les idées de Mazzini. Émigré à Turin, il collabora dans la Concordia de Valérie, et dans VArchivio Storico italiano que Carlo Cattaneo publiait dans une petite ville du Tessin, à Capolago. Après l'expédition de Garibaldi en Sicile et la délivrance de Palerme, qui en fut la conséquence, M. Crispi fonda dans cette ville un journal intitulé : Il Precursore ; plus tard, élu député au parlement italien, il fonda et inspira à Florence un journal inlitulé : L'Avanguardiai qui se transforma plus tard dans La Riforma, ayant pour devise le mot de Bacon : Instauratio ah imis fiindamentis, et qui est encore aujourd'hui l'organe attitré du président du conseil. En librairie, M. Crispi n'a publié que quelques rares brochures politiques et quelques mémoires juridiques. Rappelons, entr'autres, une brochure intitulée : « Repubblica e Monarchia », publiée en 1865, dans laquelle M. Crispi se sépara bruyamment du parti républi-
cain, affirmant que la république nous sép.iro tandis que la monarchie "nous unit. Citons encore: « La politica del governo del Re. Pi soorsi », Rome, 1880; « Ragioni contre la d> manda di estradizione di S. L. Neuburger », id., id., 1881 ; « La questione d'Orienté », dans IX Gennaio. Pubhlicazione commemorativa per cura del Circolo universitario Vittorio Emanitele II, Bologne, Monti, 1882 ; « La buona novella. Discorso pronunziato al Politeama di Palerme il 18 novembre 1883 », id., id., 1884, etc.
CriTellucci (Amédée), écrivain italien, né, à Acquaviva Picena (prov. de Ascoli), le 21 avril 18bO. Il fréquenta d'abord le gymnase et le Ij-cée de Bologne, et ensuite l'école normale de l'Université de Pise, où il fut reçu docteur èslettres, en 1873. Ayant obtenu à la suite d'un concours une bourse du gouvernement pour aller perfectionner ses études à l'étranger, il se rendit en Allemagne où, pendant deux ans, il fréquenta les cours d'histoire des principales Universités et notamment de celle de Berlin. Revenu en Italie, il fut d'abord professeur d'histoire dans les lycées de l'État et, en 1885, à la suite d'un concours, il fut nommé professeur extraordinaire d'histoire moderne à l'Université de Pise. Nous citerons de lui: « La controversia délia lingua nel Cinquecento. Saggio storico letterario », Sassari, Dessi, 1880; « I primi saggi délia Storiografia fiorentina », Rome, 1882; « Versione latina di sei odi barbare di Giosuè Carducci », Città di Castello, Lapi, 1885 ; « Storia délie relazioni tra lo Stato e la Chiesa », 2 vol., Bologne, Zanichelli, 1885-86, les deux volumes jusqu'ici publiés de cet ouvrage n'arrivent que jusqu'au temps de Grégoire le Grand, mais on a le droit d'espérer que l'auteur achèvera cet important travail.
Croce (Benedetto), jeune écrivain napolitain. Après avoir fait de fortes études à Naples, il s'est adonné principalement aux recherches historiques. Nous connaissons de lui les travaux suivants : « Lucrezia d'Alagno, notizie storiche », Trani, 1886, biographie d'une fameuse maîtresse d'Alphonse d'Aragon ; « Dialoghi di Erasme da Rotterdam », Trani, 1886, traduction ; « Eleonora de Fonseca Pimentel », Rome, typ. Nationale, 1887; « Figurine Gœthiane. La Principessa ***, Miss Harte ; la Duchessa Giovane ; note sul viaggio in Italia di Volfango Gœthe », Trani, V. Vecchi, 1887 ; « Luisa Sanfelice e la congiura dei Baccher. Narrazione storica con giunta di varii document! », id., id., 1889. Nous savons que M. Croce travaille en ce moment à une monographie sur les « Théâtres de Naples ».
Croee (Henri), publiciste italien. Après avoir dirigé, pendant quelque temps, le journal La Lombardia de Milan, il fut appelé à diriger la Voce d'Italia, journal italien qui se publiait à Biikarest. Nous connaissons de lui : « Itinerario di Dante Alighieri », Livourne ; « Carta
CEO d'Italia illustrativa dalla Divina Commedia di Dante Alighieri : con indice di tutti i luoghi in essa carta contenuti », Gênes, Pellas, 1876 ; « Piccolo vocabolario etimologico dei termini più usitati e più neccssori all'iiso comune », Milan, Pirola, 1877; « Tito Sinibaldi », id., t.ipor/rafia lombarda, id. ; « La Romania davanti all'Èuropa », Florence, Barbera, 1878 ; « Alfabeto digitulare ideato e proposto all'infanzia », id., typ. de la Gazzeita d'Italia, id. Citons encore de lui un article inséré dans la Rivista Europea, sous le titre : « Dante Speziale ».
Crocq (Jean-Joseph), médecin belge, né, à Bruxelles, le 23 janvier 1824. M. Crocq est professeur à l'Université de sa ville natale, et il a fait longtemps partie du Sénat, dont Font éliminé les élections législatives du mois de juin 1888, qui ont donné au parti catholique une énorme majorité dans les deux Chambres. C'est un des savants dont la réputation est la plus grande en Belgique et à l'étranger ; il a représenté son pays dans les principaux Congrès des sciences médicales tenus en Europe, et il est membre correspondant de la Société italienne d'hygiène, qui a son siège à Milan. M. Crocq a fait paraître deux importants ouvrages : l*^'" « Du traitement des fractures des membres », Bruxelles, 1851, mémoire couronné deux ans auparavant, en manuscrit, par l'Académie de Médecine de Belgique et dont il existe une traduction allemande par M. le D'' Burger (deux éd., Freiburg, 1865 et 1857) ; 2'"^ « Traité des tumeurs blanches des articulations », Bruxelles, 1853. Ses autres travaux scientifiques sont fort dispersés: on trouvera les principaux dans les Bulletins et les Mémoires de l'Académie de Médecine et de l'Académie des sciences de Bruxelles, dans le Journal de Médecine et dans la Presse médicale belge, de la même ville, etc.
Croisât (Maurice), écrivain français, né, à Paris, le 20 novembre 1846. De 1857 à 1865, il fit ses études à Paris au Collège Saint-Louis le Grand; de 1865 à 1868, il fréquenta l'école normale supérieure. En 1868, il fut reçu agrégé des lettres et docteur ès-lettres, en 1874. De 1868 à 1872, professeur de rhétorique au lycée de Moulins, de 1872 à 1876, professeur de seconde et de l'hétorique successivement au lycée de Montpellier, il fut, en 1876, chargé du cours et bientôt nommé professeur de langue et de littérature grecques à la Faculté des lettres de Montpellier. Nous connaissons de lui: « De publier eloquentise principiis apud Grsecos », thèse de doctorat, Paris, 1873 ; « Des idées morales dans l'éloquence politique de Démosthène », thèse de doctorat, Paris, 1873, couronné par l'Académie française; « Essai sur Lucien », Paris, 1882, couronné par l'Académie française et par l'association pour l'encouragement des études grecques; « Histoire de la littérature grecque », tome I, Paris, 1837. En outre, divers
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mémoires dans la Collection de l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, dans l'Annuaire de l'association des études e/recques, etc. Crollalauza (Jean-Baptiste de), historien italien, né, à Fermo. (prov. d'Ascoli), le 19 mars 1819, il fit ses études dans son pays natal et se dédia ensuite à l'enseignement. En 1868, il fonda, à Carpi, le collège Prince Humbert qu'il dirigea ; il passa ensuite à la direction du collège d'Imola et, en 1872, il se retira de l'enseignement. En 1876, il fonda à Pise l'Académie roj'ale héraldique dont il fut d'abord président effectif et dont il est maintenant président honoraire. Depuis 1873, il dirige le Giornale araldico genealogico diplomatico, qui paraît à Pise. Nous citerons de lui : « Il Goudar dilucidato », Fermo, 1841; « Canti popolari », Venise, 1846; « Dei Normanni e Danesi, de'loro costumi di mare e navi da guerra », Trieste, 1857; « Origine e gesta di Gio vanna d'Arco », Narni, 1859; « Storia militare di Francia dell'antico e medio evo », 3 vol., Florence, 1861; « Storia dei contado di Chiavenna », 1 vol., Milan, 1867 et 1870; « Memorie storiche e genealogiche délia stirpe Waldsee-Mels-Colloredo », 1 vol., Pise, 1876; « Annuario délia Nobiltà italiana », 11 vol., de 1879 à 1889; « Dizionario storico blasonico délie famiglie nobili e notabili italiane estinte e fiorenti », en cours de publication.
CroUalanza (Godefroid de), héraldiste italien, fils du précédent, né, à Fermo (prov. d'Ascoli), le 19 février 1855. Il fit ses premières études dans un collège suisse, et les acheva au collège de Carpi. Il alla ensuite se fixer à Paris, où il publia plusieurs ouvrages en français. Maintenant il est professeur ordinaire de langue et de littérature, française à l'école royale supérieure de commerce de Bari, où il est en même temps Consul de la République Argentine. Nous citerons de lui: « Le Memorie storiche dei Santuario di Galleaggio », Imola, 1872; « Il Blasone délia Schiatta dei Capetiugi », Pise, 1877 ; « Gli emblemi dei Guelfi e dei Ghibellini » ; « Les animaux du blason » ; « Enciclopedia araldica cavalleresca » ; « Les compagnons de la chausse », roman ; « Le souper rouge », nouvelle; « L'Italie. Notes souvenirs, légendes », publié sous le pseudonyme de Charles DE Montréal, « Almanach héraldique et drolatique », ?> années, 1884-1886.
Crookes (William), célèbre chimiste et ph}"-sicien anglais, né, à Londres, le 17 juin 1832. Entré au collège royal de chimie, en 1848, il remporta, à peine âgé de 17 ans, le grand prix Ashburton ; à dix-neuf ans, il était préparateur du chimiste Hofmann et à vingt ans professeur suppléant au collège Royal. En 1854, il fut nommé inspecteur au ■ département météorologique de l'observatoire Radcliffe à Oxford, puis professeur de chimie au collège scientifique de Chester (1855). En 1859, il fonda la revue scien-