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divers pays de l'Europe ». En 1884 à l'occasion du Centenaire de Diderot, il fit paraître une brochure sur « Les idées politiques de Diderot ».
James (Henri), illustre romancier américain, né, en 1873, à New-York, a passé une partie de sa jeunesse en Angleterre, en [France et en Suisse; après avoir achevé ses études à l'Harvard Collège, aux États-Unis, il revint en Angleterre et fixa sa demeure à Londres. On lui doit, entr'autres : « A Passionate Pilgrim and others Taies »; « Roderick Hudson »; « Transatlantic Sketches », 1875 ; « The Americans », 1877 ; « Watch and Ward » ; « French Poets and Novelists », 1878; « The Europeans »; « Daisy Miller » ; « An International Episode », 1879 ; « Hawthorne » ; « A Bundle of Letters » ; « Confidence » ; « Diary of a man of Fifty », 1880; « Washington Square ».; « The Portrait of a Lady », 1881; « The siège of London », 1883 ; « Portraits of Places », 1884; « Taies of three Cities », 1884; « A Little tour in France », id. ; « Author of Beltraffio », 1885; « The Bostonians », 1886; « Princess Casamassima », etc. Madame Bentzon a publié dans la Eevue des Deux Mondes une étude sur les romans de M. James.
James (M'''^ A.-G.-F. Eliot, née Vyvyan), femme-auteur anglaise, née en 1844, mariée en 1870 au lieutenant Henry Eliot James, mort en 1886, résidant à Brighton, a publié: « Indian Industries », Londres, 1880 ; « Indian Household », id., 1879; « Dur Servants, their Duties to Us and Ours to Them », 1881 ; « Profitable and Economical Poultry Keepings », 1881 ; « Indian Outfits and Establishments », 1882; des contributions à différents journaux : The Standard, The Queen, The Lad.y's Pictorial, The Bazaar Exchange, The Western Daily Mercury, The Sussex Daily News, The Morning Post (India), Land and Water, National Revieiv, Woman's World, Chamher's Journal, etc.
Jametel (Maurice-Louis), sinologue et économiste français, professeur de langue chinoise à l'école des langues orientales vivantes, lauréat de l'Institut de France, membre de la Société d'Économie politique de Paris, né, le 11 juin 1856, à Montrouge (Seine) ; il a fait ses études à l'école même où il enseigne, et il les a poursuivies comme interprète de la Légation de France en Chine, en 1878. Il a été ensuite chargé d'une mission en Corée, attaché au Consulat général de France à Naples, chancelier à Riga. Rédacteur de V Économiste français et de la Revue de Géographie, collaborateur du Journal de Genève, de la Reçue de Genève, et de la Revue d'histoire diplomatique, il a publié séparément : « L'épigraphie chinoise au Tibet », 1™ livr., Pékin, 1880; «Le Mexique, son développement économique », Paris, 1881 ; « Une excursion à la Casa Grande » ; « L'émigration chinoise aux
États-Unis » ; « Une excursion dans la Vallée de la Napa »; « Fleuve Bleu et Fleuve Jaune », 1880-84; < L'encre de chine », ouvrage couronné par l'Institut, 1882; « La politique religieuse de l'Occident en Chine », 1883 ; « La coopération distributive », 1886; « Emailleurs pékinois », id.; « La Corée avant les traités », 1885 ; « La Chine inconnue », 1886; « Étude sur les états de l'Ouest de l'Amérique du Nord », trois parties, 1880-82; « Pékin, souvenirs de l'Empire du Milieu », Paris, Pion, 1881 ; « Le Chinois mis à la portée de tout le monde », 1888.
Jandelli (Cajétan), philosophe italien, ancien professeur et président de lycée, professeur de philosophie morale à l'Académie scientifique et littéraire de Milan depuis 1883, né, à Civitella Casanova (Abruzzes), a publié : « Sommario di Metafisica », 1866 ; « Sommario di filosofia elementare » ; « Délia vera dottrina d'Arnaldo da Brescia », 1871 ; « Teoria délia percezione », 1874; « L'idea dell'Etica — L'Etica e la Pedagogica — Délia Coscienza Morale », 1881; « Saggio sul sentimento del bello. Critica di alcune dottrine intorno al piacere ed al dolore », id.; « Délia personalità e sue malattie », 1885; « Leggi dalla Memoria », 1887.
Jauet (Paul), illustre écrivain et philosophe français, membre de l'Institut, né, à Paris, le 30 avril 182'^. Ses études faites au Lycée Saint- Louis, il entra à l'École Normale Supérieure en 1841 et fut reçu agrégé de philosophie eu 1844. De 1845 à 1848 il professa la philosophie au Collège de Bourges; de 1848 à 1857 il fut chargé du même cours à la Faculté de Strasbourg, puis fut nommé professeur de logique au Lj'cée Louis-le-Grand et, enfin, en 1864, professeur d'histoire de la philosophie à la Sorbonne. M. P. J. a publié: « Essai sur la dialectique de Platon », 1848, thèse de doctorat; « La Famille », 1>'« éd. 1855; IS" éd., 1878 (cet ouvrage a été couronné par l'Académie française en 1856) ; « Les Confessions de Saint- Augustin », traduites en français, 1857; «Histoire de la Science politique dans ses rapports avec la morale », 1"' éd., 1858, 2 vol.; 3» éd., 1886, couronnée par l'Académie des Sciences morales et politiques; « Étude sur la dialectique dans Platon et dans Hegel », 1860; « Essai sur le médiateur plastique de Cudworth », 1860; « La Philosophie du bonheur » l^e éd., 1862; 5« éd., 1880; « Le Matérialisme contemporain en Allemagne: examen du système du docteur Buchner », 1864; 4» éd., 1884; « La Crise philosophique », 1865; « Le cerveau et la pensée », 1866; « Éléments de morale », 1869; « Les Problèmes du XIXi^ siècle, politique, littérature, science, philosophie, religion », 1872; 2» édition, 1873; « La Morale », 1874; « Philosophie de la Révolution française », l"'" éd., 1876; 3» éd., 1887; « Les Causes finales »,
JAN I 1876; « Saint-Simon et le Saint-Simonisme *, conférence, 1878 ; « La Philosophie française contemporaine », 1879; « Les Maîtres de la pensée moderne », Cahnann-Lévy, 1883; « Les Origines du socialisme contemporain », Germor- Baillière, 1883; « Victor Cousin et son œuvre ••, Calmann-Lévy, 1885; « Les passions et les caractères dans la littérature française au dixseptième siècle », 1888. M. P. J. a traduit et publié, avec une introduction: « Dieu, l'homme et la béatitude », par Spinosa, 1878. Il a fuurni des articles à la Liberté de j^enser, à la 7.'. vue de législation, à la Revue des Deux Mondes. au Dictionnaire des Sciences philosophiques, ;\ la Revue Bleue, à la Revue Philosophique, au jouinal Le Temps, au Journal des Savants. Le 13 février 1864, M. P. J. a été élu membre de l'Académie des Sciences morales et politiques (si tion de morale), en remplacement de Villerii Écrivain de premier ordre, esprit clair et élo> ses livres sont aussi sains et bienfaisants qu'Us sont d'une lecture agréable. '
Jauezewski (Edouard) , botaniste polonais , professeur à Cracovie, né, le 14 décembre 184(i, en Lithuanie, a fait ses études dans son pays natal et en France. Ou lui doit, entr'autres : « Morphologische Untersuchungen ûber Ascnbolus furfuraceus », 1871 ; « Le parasitisme dn Nostoc Lichenoides », 1872; « Vergleicheu.lo Untersuchungen ûber die Entwicklung des Aichegonium », id. ; « Recherches sur les Porphyra », id. ; « Les propagales du Sphacelana cirrhosa », id. ; « « Observations sur la repriduction de quelques Nostocacées », 1874; « Recherches sur l'accroissement terminal des racines dans les Phanérogames », 1875; « Recherches sur le développement des rédacelles dans les Phanérogames », 1873; « Recherches sur l'accroissement du thalle dans les Phénosporées •-, 1875; « Développement des bourgeons dans les Prèles », 1877 ; « Développement du Pystocarpe dans les Floridées », 1877, etc.
Jauitschek (Hubert), écrivain d'art allemaiel d'origine tchèque, ancien conservateur du mus industriel-artistique de Vienne, ancien prolV seur à l'Université de Prague, actuellement pi . fesseur d'archéologie chrétienne et d'histoire 'le l'art à l'Université de Strasbourg, né, en 184i:i, à Troppau en Silèsie, a beaucoup voyagé en Italie, et s'est occupé spécialement de l'histoiio de l'art et de la culture en Italie. On lui doit, en dehors de la traduction allemande des petits essais de Léon Battista Alberti (Vienne, 1877), des études sur Andréa Del Sarto, Giovanni Bellini, Jacopo Robusti, Paolo Caliari et l'École de peinture de Bologne, insères dans le Kunst und Kiinstler des Mittdalters und du- Neuzeit, et des essais qu'il publie depuis 1879, dans le Repertorium filr Kunstwissenschaft, dont il est le rédacteur en chef, une Geschichte der deutschen Malerei, Berlin, 1885 et années sui-
vantes ; « Die Gesellschaft der Renaissance in Italien und die Kunst », Stuttgard, 1879, une série d'articles intéressants dans YUnsere Zeit, dans VAiif der Hohe, dans la Zeihc/trijï fiir bi'ulende Kunst. Dans le Courrier de l'Art de l'année 1883, il a publié en français : « Deux documents inédits sur le célèbre tombeau de jeune fille, découvert à Rome en 1485 ».
Jauka (Charles), jurisconsulte tchèque, professeur de droit pénal et de procédure pénale à l'Université de Prague. On lui doit, entr'autres : « Der strafrechtliche Nothstand », Erlangen, 1878; « Staatliches Klangmonopol oder subsidiàres Strafklagrecht », id., 1879 ; « Das oesterreichische Strafrecht > , Prague, 1884 ; « Die Grundlagen der Strafsschuld », Vienne, 1885.
Jiinko (Guillaume von) , écrivain militaire autrichien, fils d'un officier d'artillerie de l'étatmajor autrichien, né, le 5 décembre 1835, à Mantcue, a servi lui-même dans l'armée jusqu'au grade de capitaine; il se retira du service actif pour se livrer à des recherches historiques dans les archives de Vienne ; il est retraité depuis 1884 pour cause de santé. En dehors de sa collaboration aux recueils spéciaux, on lui doit : « Laudon, der Soldatenvater in seinem Leben und Wirken als Soldat, FeldheiT und Mensch », 1863, ouvrage couronné; « Oesterreich in statistischer Beziehung », 1865; « Wallenstein, ein Charakterbild im Sinne der neuesten historischen Forschungen » , 18G7 ; < Laudons Leben », 1869; « Schwendy », 1870; « Die Schlacht am Marchfelde », 1878; « Pabel und Geschichte, sowie Laudon in Gedicht und Liede seiner Zeitgenossen », 1880. Pour ses travaux littéraires, il a obtenu de l'Empereur d'Autrich la médaille d'or literis et artibus.
Jankowski (iJeslas), écrivain polonais, ce, en 1857, à Polany, propriété de sa famille, dans la province de Vilna (Lithuanie), a publié trois volumes de poésies et un recueil de nouvelles, sous le titre: « Arabeski », Varsovie, 1884.
Janlet (Victor-Emile), avocat belge, né, à Bruxelles, en 1885. Il est connu surtout par une œuvre juridique dont l'importance semble devoir être considérable, si l'on en juge par les volumes déjà publiés : « De la protection des œuvres de la pensée », Bruxelles, 1887, et années suivantes. M. J. avait déjà esquissé ce vaste sujet dans une conférence qui eut un certain retentissement dans le public et dans la presse; son traité comprendra probablement huit volumes.
Jannasch (Paul), chimiste allemand, professeur de chimie à l'Université de Goettingue, né, près de Gorlitz, en Silésie, le 2 octobre 1341, a fait ses études à Leipzig, Greifswald, Breslau et ] Goettingue, en dehors de nombreux essais dans I une foule de revues, depuis 1867, il a publié en 1888 à Goettingue le premier volume de ses « Gesammelte Chemische Forschungen ». I
Jaiiuet (Claudio), publiciste et professeur français, docteur ès-lettres de l'Université, docteur ès-sciences politiques de Louvain, actuellement professeur d'économie politique à l'Université catholique de Paris, né à Paris le 26 mars 1844; il a publié: « Étude sur la loi Voconia, fragment pour servir à l'histoire des institutions juridiques au VI™« siècle de Rome », Paris, 1867; « Les Résultats du partage forcé des successions en Provence », 1871 ; « Les Sociétés secrètes », 1876; « Les Etats-Unis contemporains ; les mœurs, les institutions et les idées depuis la guerre de la sécession », 4"i« édit., 2 vol., in-12. Pion, 1888 ; « Les Institutions sociales et le droit civil de Sparte », 2e édit., 1880; « Le Crédit populaire et les banques en Italie, du XV'"^ au XV"»« siècle », 1885; « L'InditFérentisme politique », 1883; « Les Sociétés secrètes et la Société », par N. Deschamps et Claudio Jannet, 3 vol., 6« éd., Seguin et Oudin, id.; « Le Socialisme d'État et la Réforme sociale », Pion et Nourrit, 1888. Janussen (Pierre- Jules-César), illustre physicien et astronome français, directeur de l'Observatoire de Meudon depuis 1875, a fait des observations importantes sur le soleil, et pour mieux l'observer voyagé en Italie, en Grèce, aux îles Açores, aux Indes, au Siam, au Japon, en Algérie, etc. ; il est né, à Paris, le 22 février 1824, et a déposé le résultat de ses profondes études dans les Comptes-Rendus de l'Académie des Sciences, aux Archives des Missions Scientifiques et aux Annales de chimie et de physique.
Jannnzzi (Etienne), jurisconsulte italien, avocat à la Cour de Cassation de Naples, ancien professeur de l'Université de Ferrare, professeur libre de Droit et de procédure civile à l'Université de Naples depuis 1867; professeur de droit civil et commercial à l'Institut Technique de Naples, membre de l'Académie Pontanienne, etc., né, à Andria au mois de février de l'année 1840; il a publié entr'autres: « Discorso sul Codice Civile confrontato a grandi tratti con varii codici di Europa », Florence, 1866 ; « Trattato sulle assicurazioni terrestri a premio », Naples, 1869 ; « Studii di diritto e di Procedura Civile », un vol. de 400 pages, 2" éd., id., 1876; « Elementi di Diritto Civile » ; « Nozioni elementari sulle disposizioni generali che precedono il Codice Civile nella cittadinanza », id., 1877 ; € Se il posse^ssore di mala fede obbligato alla restituzioue dei frutti potrà essor rivalso délie apese fatte negli anni nei quali è mancato il ricolto. — Se nelle somme non ancora liquidate corrono gli interessi », 1877; « Discorso su Nicola Rocco, con brevi cenni still'esplicamento del Diritto privato internazionale », id.; < A che valgano gli effetti délie sentenze che la legge dichiara non estinti dalla perenzione », 1878; « Studio sul pegno », 1879; « Limiti dell'articolo 1640 del Codice Civile ueU'appalto a
pi-ezzo fisso », id. ; « Affraucamento », dans 1" Encidopedia f/mrirlica itaJiana de Vallardi; « Francesco Paolo Ruggiero », discours (lu à TAcademia Pontaniana) 1882 ; « Délie attribuzioni testamentarie fatte senza il legato e senza la divisione intcr libéras », 1888.
Jauseu (Albert), écrivain allemand, professeur à Berlin, né, le 29 avril 1833, à Hesse- Cassel, a fait ses études universitaires à Tubingue et à Berlin; après avoir dirigé les études de son Altesse Impériale la Grande-Duchesse Olga Constantinovna, actuellement Reine de Grèce, et après un long séjour en Russie, en Grèce, en France et en Italie, il fut nommé professeur à l'Académie militaire de Berlin. Tombé malade en 1887, il se retira de l'enseignement public et se livra exclusivement à des travaux littéraires, surtout à des recherches sur la vie et les œuvres de Jean-Jacques Rousseau. On lui doit: « Jutius Pflug »; « Die Idée des Fortschrittes in der Universal Geschichte »; « Nationalitàt und Freiheit »; « Ueber den Ursprung und die Voraussetzungen des alljudischen Kônigthumes »; « Giovanni Antonio Bazzi genaunt il Soddoma »; « Baccio Bandinelli » ; « Jean-Jacques Rousseau, fragments inédits »; « Jean- Jacques Rousseau als Musiker » ; « Jean-Jacques-Rousseau als Botaniker »; « Documents sur Jean-Jacques Rousseau », des essais nombreux épars.
Jausen (Cristophe) , écrivain et conférencier norvégien, né, le 5 mai 1841, à Bergen, ancien directeur d'une école pour les paysans, a quitté son pays natal pour devenir ministre de l'Évangile aux Etats-Unis, en 1881. Il réside à îlinneapolis. Voici le titre de ses publications : « Fraa Dansketidi », roman historique, 1875; « Amerikanske Fantasier », comédie en trois actes, 1876; « DenBerg tekne », nouvelle tirée de la vie des paysans , 1876 ; « Fraa Italia », esquisses de voyage, 1878; « Austanfyra Sol og vestanfyre Maane », poème dramatique, 1879; « Smaastykke », petites nouvelles, 1879; « Amerikanske Forliold », six conférences, 1881 ; « Vore Bedstforasldre », roman historique, 1882; « Prœriens Saga », cinq nouvelles américaines, 1886; « Har Orthodoskien Ret », traités théologiques, 1886; « Normand i Amerika », deux nouvelles, 1888; « Bag Gardinet », roman de Minneapolis, 1889; « Amerikanske Smuabistorier », petites nouvelles américaines, 1889. Il écrit dans la langue populaire norvégienne, essayant de la mettre à la portée de tout le monde et en honneur à préférence de la langue danoise.
Janson (Paul), illustre avocat et homme politique belge, né, à Herstal, près de Liège, le 11 avril 1840. Il commença ses études supérieures à l'Université do Bruxelles et les acheva seul ; dès 1862, il fut reçu docteur eu Droit avec kl plus grande distinction. Les ressources
de sa famille étaient modestes ; M. J. donna des répétitions de grec, de latin et de mathématiques, préludant ainsi à sa vie de travail ; mais bientôt son immense talent le fit sortir de la foule et la politique s'empara de lui. Véritable tribun populaire, il a obtenu d'éclatants succè3 dans les réunions publiques; en cour d'assises, où il a plaidé de grands procès criminels et politiques ; au conseil communal de Bruxelles dont il a été membre; et à la Chambre des représentants, où il entra en 1877, qu'il dût abandonner momentanément après les élections générales de 1884, mais oii une élection partielle lui a rendu sa place, en 1889. Nous devons malheureusement nous borner ici à considérer M. J. comme publiciste, c'est-à-dire à marquer: d'abord, une brochure qu'il fit paraître, en 1862, avec la collaboration de M. Léon De Fuisseaux, et dans laquelle il concluait à l'innocence (généralement admise à présent) de deux malheureux ouvriers guillotinés à Charleroi ; puis, sa collaboration à plusieurs journaux du libéralisme démocratique: La Liberté, La Tribune du Peuple, Le Libre Examen, La Réforme (un excellent journal bruxellois auquel, aujourd'hui encore, il écrit parfois) ; enfin, les conférences dont il a autorisé la reproduction en brochures et dont la plus célèbre est celle sur: « La loi de la solidarité », pu'oliée à Bruxelles en 1876. Membre de la Société La Libre Pensée de Bruxelles, M. J. a fait partie du comité international sous le patronage duquel a été élevée à Rome, en 1889, la statue de Giordano Bruno.
Jansseu (Jean), historien allemand, ancien député au Parlement (1875), né, le 10 avril 1829, à Xanten en Prusse, a fait ses études à Munster, à Bonn et à Berlin, directeur du gymnase de la ville à Francfort, où il demeure; en 1880, il a été nommé prélat et protonotaire apostolique. On lui doit, entr'autres : « Geschichtsquellen des Bistums Munster », 1856 ; « Frankfurter Reichskorrespondenz », 1863; « Frankreichs Rheingelùste », id.; « Gustav Adolf in Deutachland », 1865; « Karl der Grosse », 1867; « Bôhmers's Lobcu und Schriften », 1868; « Geschichte des deutschen Volkes seit dem Mittelalter », treize éditions; « Schiller als Historiker », 2»ie éd., 1879 ; « Zoit uml Lebensbilder », 13"'o éd., id. ; « An meine Kiitiker », 6^" éd., 1884 ; « Fraf Friedrich Loopold von Stolberg's Leben », trois éd. ; « Eiu zweites Wort an meine Kritiker », 4'"« éd.. 1884 ; « Geschichte des deutschen Volks ». premier vol., quatorze éd. (traduit en 1887 i u français, chez Pion) ; cinq volumes : < Aus deiu deutschen Universitâtsleben der 16 Jahrhunderts » , traduit en français à Bruxelles en
Janssens (Eugène-Dorothée), célèbre hygiéniste belge, né, à Bruxelles, en 1831. Membre i de l'Académie de médecine do Belgique et de
plusieurs aiitros sociétés savantes, parmi lesquelles nous nous bornerons à citer la Société royale italienne d'hii^giène dont il est un des correspondants ; décoré de nombreux ordres belges et étrangers — il est chevalier de l'ordre des St. Maurice et Lazare — M. le D"" J. a fait paraître des mémoires et des études de la plus haute valeur dans les grandes publications scientifiques, dans les comptes-rendus des congrès auxquels il a pris part, soit en son nom personnel, soit comme délégué du gouvernement belge, et les statistiques démographiques et médicales qu'il publie périodiquement ont une réputation universelle. Il est aussi l'organisateur du Bureau d'hygiène de sa ville natale, à la tête duquel il est resté placé, excellente institution municipale qui a servi de modèle aux institutions similaires de l'étranger. Le 25 novembre 1889, en séance du conseil oomunal, M. le bourgmestre de Bruxelles félicitait publiquement M. le D'' J. à qui un grand prix avait été décerné par le jury international de l'Exposition universelle de Paris, pour les progrès réalisés sous sa direction dans les divers services sanitaires de la ville.
Jaiiuszkieivicz (Hans von), écrivain et publiciste allemand, né, le 17 janvier 1856, à Stettin, directeur depuis 1887 de la Stetiiner Montags-Zeitung et de la Kinderpost. On lui doit es pièces de théâtre: « Blumenduft oder Das gnadige Frâulein », comédie; « Kombinatio-
n » ; « Marotten » ; « In eigener Schlinge »;
Ira Négligé », pièces en un acte; citons encore une satire de l'année 1880 sous le titre :
Dramatisches Allerlei ».
Jaiivier (Louis-Joseph), éminent et sympathique médecin, anthropologiste, et publiciate haïtien, ancien délégué plénipotentiaire d'Haïti à la Conférence diplomatique de Berne (1884-1885- 1886-1887), pour la protection des œuvres littéraires et artistiques, ancien président de la Comuoission des finances qui a annulé en août 1887 les 9.3,000 titres non émis de l'emprunt contracté à Paris en 1875 par le Gouvernement haïtien, noble apôtre de la race noire dont il est un magnifique représentant, né, le 7 mai 1855, à Port-au-Prince (Haïti), fit ses études à l'École Wesleienne, au Lycée National et à l'École de Médecine de Port-au-Prince, reçu docteur en médecine à Pari.s en 1881, il fréquenta ensuite l'École des Sciences politiques de Paris et en reçut tous les diplômes; il a fait des conférence à Paris, à Genève, à Lausanne, à Neufchâtel, à Bruxelles et à Anvers sur des questions politiques, littéraires, commerciales, scientifiques haïtiennes; il a collaboré à la Gazette Parisienne, au Constiiutionnel, à la Jeune France, à la Revue Internationale littéraire de Paris, à l'Annuaire de législation comparée de Paris, et publié à Paris:
Phtisie pulmonaire », thèse, 1881 ; « La République d'Haïti et ses visiteurs », 1882; « Les