KAT
I de publier trois brochures en langue hongroise : I « Sur les contes populaires » ; « Molière inti- I me »; « Ethnographie, ethnologie, folk-lore », publié d'abord dans la Revue de la Société Etnographiqrie.
Katow (Paul de), artiste, publiciste et critique d'art français, issu de famille russe, né, à Strasbourg, en 1840, a débuté par être violiniste. A vingt ans, il fut admis à l'École des Beaux- Arts ; en 1865, il entra au Monde illustré comme dessinateur. Eu 1866, il suivit l'armée prussienne en qualité de correspondant du Monde niitstré, lequel publia un grand nombre de dessins qu'il avait exécutés eu route et sur les champs de bataille. En 1867, il fît la connaissance d'Alexandre Dumas père qui publia, peu après, le journal Le D'Artaynan. Suivant le conseil d'A. Dumas, il écrivit l'histoire d'un gamin de treize ans, voyages et aventures en Suisse. L'histoire était intitulée : « LAlbum d'un peintre ». Comme l'auteur lui-même était le héros de l'aventure, attendu qu'il s'était sauvé de chez ses parents et qu'il avait parcouru l'Alsace et la Suisse, sac au dos, eu donnant des concerts pour vivre, le récit avait un cachet de vérité et d'originalité qui lui valut un beau succès littéraire. L'année suivante il publia : « Sadowa. Les Prussiens en campagne », vol. qui se vendit à 15,000 exemplaires dont 3000 en Italie et 10,000 en Allemagne, en Angleterre et en Russie. Malgré le succès de ce livre, qui a pris place dans toutes les bibliothèques, il n'y eut que deux mille volumes de vendus en France. Peu de temps api-ès, il publia le roman « Finck la Barbe-rouge » dans le National, et entra comme collaborateur à la Chasse illustrée (Didot), où il fit un grand nombre d'articles et de dessins. Eu 1870, il suivit le 2°'« corps d'armée en qualité de correspondant du Gaulois. Il assista aux batailles de Forbach, de Borny et de Vionville, mais prévoyant que le Maréchal Bazaine n'avait point l'intention de quitter le camp retranché de Metz, M. P. de K. quitta l'armée et se rendit à Châlons par Verdun. Il suivit l'armée de Mac-Mahon (7<* corps), jusqu'à Sedan. Après la bataille, il passa par la Belgique pour rentrer à Paris et annonça à M. Tarbé, directeur du Gaulois, le résultat de la bataille. Ses correspondances avaient fait monter le tirage du Gaulois à 150,000 exemplaires; elles avaient été reproduites par tous les journaux français et par le Times. Fatigué de cette campagne, il partit poTU- Londres où il entra comme rédacteur au journal français L'International (directeur comte de Lavalette), et comme dessinateur au journal illustré le London News, qu'il quitta ensuite pour le Graphie. Il exécuta aussi un grand nombre d'aquarelles, scènes de la guerre 1870-71, qui se vendirent très-cher et commencèrent sa réputation artistique en Angleterre. En 1876, il revint malade à Paris.