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l'Université de Prague ; né, à Tubinguo, le 23 mai 1838, a fait ses études à Tubingue et à Bonn, voyagé à Milan, Rome, Naples, Athènes, Smj'rne, Constautinople, Londres, dans le but de ses recherches. On lui doit : « Untersuchungen iiber die Geschichte der Griech. Fabel », Leipzig, 1862 ; « Horatius, opéra rec. », en collaboration avec Holder, deux vol., Leipzig, 1864- 70 ; édition mineure, 1878 ; « Viens Aurelii oder CEhringen zur Zeit der Eômer », Bonn, 1871 ; « Bacmeisters Keltische Briefe », Strasbourg, 1874 ; « Die Entdeckung liions zu Hissarlik », Fribourg, 1875 ; « Rerum naturalium scriptores Grseci minores », Leipzig, 1877 ; « Ueber die Bedeutung einiger Thiernamen », Gratz, 1878; « Epilogomeua zu Horaz », trois vol., Leipzig, 1879-80; « Der Saturnische "Vers », deux mémoires, Leipzig, 1883; Prague, 1886; « Horatius, Opéra éd. » (en collaboration avec Hâussner), Leipzig, 1885; « Thiere der class. Alterthums », Innsbruck, 1887; « Xenophontis historia grœca », Leipzig, id. ; « Ueber den Entwicklungsgang der antiken Symbolik », Gratz, 1876; « Ueber Porphyrius, Pseudoacron und Fulgentius, Scholiasten des Horaz », Leipzig, 1864-67 ; « Syutaktische Studien zur griechisch- lateinischen Casuslehre », Berlin, 7872; « Thiere des classischen Alterthums in culturgeschichtlichen Beziehung », 1887.
Kelterborn (Rodolphe), écrivain suisse, né, à Bâle, le 7 juin 1843, cultiva parallèlement à l'Université les belles-lettres et les sciences naturelles, de même qu'il poursuit aujourd'hui la double carrière d'écrivain et de professeur dans une école technique. De fréquents voyages dans la plupart des pays de l'Europe, surtout en Italie, en élargissant ses horizons intellectuels, lui permirent de varier les cadres de ses paysages et de ses tableaux de mœurs. M. K. s'est essayé de préférence dans le genre lyrique et dramatique. Nous possédons de lui une idylle: « Joseph et Gretchen », 1878; des drames: « Hans Holbein », 1875; « Sur l'Alpe », 1878; « Elias Ewigmeier », 1884; « Fleurs de Lotus. Bien touché » (Gut getroffen) ; des nouvelles, pour la plupart humoristiques, insérées dans diverses revues de la Suisse et de l'Allemagne, mais non encore réunies en volumes : < Apprentis-voyageurs » ; « Le lever du soleil » ; « Le poète citadin » ; « Florestan » ; « Châteaux et bourgeois » (Burgen und Bûrger) ; « Dans le pays d'Appenzell » ; « Le séjour à la campagne » ; « Dans un chalet suisse » ; « Sur le beau Danube bleu ».
Keunessy (Henry), physicien irlandais, membre de la Société Royale de Londres et de l'Académie Royale de l'Irlande, professeur des mathématiques appliquées au Collège Royal des Sciences, né à Cork, a fait ses premières études scientifiques k une époque où toute carrière était fermée aux Irlandais qui n'appartenaient pas
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à l'église établie, condition qui a changé seulement depuis 1873 grâce à la politique libérale de Gladstone. Encouragé dans ses premiers ouvrages par Arago, Hamilton, Babinet, Brewster et autres savants de premier ordre, il a publié : « Researches in Terrestrial Pliysics », 1851; « Distribution of liquid on tbe surface of the earth »; < Heat over Islands Atlantis », Dublin, 18G8, premier vol. ; « Influence of pbysical proporties of Water on Climate, 1869 » ; « Report on Température of the Heat around Great Britain and Ireland >, 1871 ; « La Physique du Globe », dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences de Paris, 1871 ; « Sur la Figure de la planète Mars », 1880; « Sur les Figures des Planètes », 1881 ; « Sur la Température de l'Hémisphère sud de la Terre », 1882; « Papers on H^'draulics and Mechauism », 1886-89.
Keniigott (Gustave-Adolphe) , minéralogiste allemand, ancien professeur libre de minéralogie, cristallographie et géognosie, ancien professeur d'histoire naturelle à l'Institut Technique Supérieur à Presbourg, ancien conservateur-adjoint du Cabinet Minéralogique de Vienne, professeur depuis 1857 à l'Université de Zurich et directeur des Collections minéralogiques, né, en 1818, à Breslau. En dehors de nombreux mémoires insérés dans les Actes de l'Académie des Sciences de Vienne et autres recueils, il a publié : « Manuel de Cristallographie », Breslau, 1846 ; € Manuel de minéralogie », Vienne, 1851 ; « Synonymie de la cristallographie », 1855; « Résultat des recherches minéralogiques, de 1844 à 1849 » ; « Eléments de pétrographie »j 1868 ; « Les Minerais de la Suisse », 1866 ; < Handwôrterbuch der Minéralogie », en trois vol., Breslau, 1882-87.
Keut (William-Charles -Mark), poète et journaliste anglais de talent, né, à Londres, le 3 novembre 1823, collaborateur de VEncydopaedia Britannica, de la Westminster Eeview, de 1'^thenaeum, de la Dublin Reciew, du Blackwood's Magazine, des Household Words, ancien directeur du Weekly Register and Catholic Standard et du Sun, a publié, entr'autres, en poésie : « Aletheia, or the Doom of Mythology », loué par Lamartine; « Dreamland, or Poets in tlieir Haunts »; < Longfellow in England »; « Poems »; en prose : « The Vision of Cagliostro, a Taie of the Five Sensés »; « The Derby Miuistry », sous le nom de plume de Mary Rochester ; « A Mythological Dictionary » ; < Catholicity iu the Dark Ages » ; « Footpriuts on the Road » ; « The Gladstone Government », sous le pseudonj'me A Teinjj/ar; i Charles Dickens as a Reader », etc.
Kératry (comte Emile de), homme politique, publiciste et écrivain français, plusieurs fois député au Parlement, collaborateur du Soir et de la Revue des Deux Mondes, ancien officier distingué en Crimée, en Algérie, au Mexique, ancien directeur de la Revue Moderne, a publié :
< A bon chat bon rat », comédie en un acte, 1856; « La Toile de Pénélope », proverbe ui; un acte, 1858; « La Guerre des Blasons comédie en trois actes, 1860; « La Vie à Club », drame en cinq actes, 1862; « La Coutre-Guérille au Mexique et la Créance Jeker ■>. 1867; « L'élévation et la chute de Maximilien •>, 1868; « La Camp de Conlie et le 4 septembre », 1873; « L'armée de Bretagne 1870-1871 », 1874; « Mourad V prince, sultan, prisonnier d'État », 1878; « A travers le passé. Souvenirs militaires », 1887. M. le comte de K. est Grand- Officier du Nicham, grand Croix d'Isabelle-la- Catholique, Commandeur de l'Ordre de Charles III, décoré du Medjidié, de Notre-Dame de Guadeloupe, et d'une médaille d'honneur pour fait de sauvetage.
Kerbaker (Michel), éminent philologue et indianiste italien, professeur de langues et litt. ratures comparées et de sanscrit à l'Uni versii de Naples, membre correspondant de l'Acadi mie des sciences de Turin, né, en 1836, à Turin, reçu docteur à l'Université de Turin en 1857, a enseigné d'abord aux gymnases et lycées de Cherasco, Albe, Ivrée, Mondovi, Parme et Naples ; autodidacte pour le sanscrit, il est devenu l'un des maîtres les plus compétents de cette langue, et il en a donné des traductions appréciées ; citons : « Bhagavadgîta », traduction, introduction et notes ; « Savitrî, épisode du Mahâbhârata », avec commentaire mythologique : « La morte del Re Daçaratha », 1876; « Storia di Nalo », traduction en octaves, 1877, 2» éd., 1884 ; différents essais heureux de traductions lyriques des hymnes védiques : « Inno a Soma », Naples, 1866 ; différents essais de mythologie comparée, de philologie et de philosophie de la religion ; citons : < Hermes-Sarameyas », 1877, « La Filosofia comparata e la Filosofia classica » ; « Varuna e gli Aditya, saggio di esegesi vedica », Naples, 1884-86 ; une traduction des Nuages d'Aristophane ; « Inaugurazione dei monumenti a L. Settembrini e B. Spaventa », id., 1886 ; « Sopra un luogo dello Shakespeare, imitato da Vincenzo Monti », id., 1889, etc.
Kerckhoffs (Auguste), cryptographiste hollandais, professeur à l'Ecole dos Hautes-Etudes Commerciales à Paris, né, près de Maastricht, en 1835, a fait ses études aux Universités de Louvain et de Bonn. Il s'est fait connaître par ses travaux sur la crj^ptographie ; a inventé en 1883 le premier crj'ptographe donnant des dépêches mathématiquement indéchiffrables. Sa « Cryptographie militaire », publiée sous les auspices du Ministre de la Guerre, a amené en France une révolution complète dans la correspondance chiffrée appliquée aux usages de la guerre. Il s'est fait propagateur du Volapiik, et a publié plusieurs ouvrages pour l'étude de la nouvelle langue, diins laquelle il a introduit de nombreuses simplifications. Son
« Cours complet de Volapûk », qni a eu huit éditions en trois années, a été traduit dans toutes les langues européennes et en japonais. Directeur de l'Académie du Volapùk, il dirige ce nouveau mouvement dans tous les pays oîi le Volapiik a déjà pénétré. Rédacteur de la revue mensuelle Le Volapiik, en dehors des écrits sur cette langue, des articles insérés au Journal des sciences militaires, à la Revue des sciences anthropologiques, au Noui'eau Dictionnaire Encyclopédique, outre les ouvrages déjà cités, il a jjublié : « Letterkundige studiën over de vlaarascho taal » ; « Grammaire anglaise à l'usage des classes élémentaires et des collèges et des lycées, avec vocabulaire et dialogues sur des sujets littéraires », Hachette; « Nouvelle Méthode pour apprendre facilment les déclinaisons allemandes », id. ; « L'art monumental dans les rapports avec les idées religieuses »; « Casper von Lohenstein's Dramen mit besonderer Beriicksichtigung der Kleoi^atra » , Paderborn ; « La Station préhistorique de Maestricht ».
Ker<>kgyârto (Arpad), éminent historien hongrois, professeur à l'Université de Budapest, membre de l'Académie des Sciences, né, le 19 juin 1818, à Jassbéreny. Son ouvrage principal est r« Histoire de la civilisation hongroise », en deux volumes (depuis l'an 889 à 1526), véritable Manuel de l'histoire nationale hongroise; « Résumé chronologique de l'Histoire de la Hongrie de 884 à 1849 », Budapest, 1875-1882; « La Vie du comte Etienne Szécheny », Presbourg, 1883.
Kergomard ( Jules-François-Marie-Duplessis), écrivain français, né, à Morlaix (Finistère), le 14 juillet 1822. Il vint à Paris en 1843 et entra au Ministère de la Marine. H débuta sous le pseudonyme de Gustave de Penmarch par deux petits poèmes bretons, dans le genre de Brizeux, publiés en 1845 et 1846 dans la Mosaïque de l'Ouest, dirigée par Emile Souvestre. Il fit paraître eu 1851 et sous le même pseudonyme: « Les feux-follets » (poésies). Se trouvant à Morlaix par suite d'un deuil de famille, il fut poursuivi pour essai de résistance au Coup d'État et fut acquitté. Ayant refusé le serment, il émigra à Bruxelles en 1853, où, signalé au Gouvernement belge par la police française, il fut traité comme proscrit. Il publia des nouvelles et des vers, dans les Revues trimestrelle et mensuelle. Rentré en France, sans condition, en 1855, il collabora à V Illustration, à la Revite de Paris, au Magasin pittoresque, à VAmi de la maison, au Journal pour tous, au Charivari, etc. En 1860 il fit la campagne des Deux-Siciles, avec Garibaldi, et envoya des correspondances au Siècle et au Courrier de Paris. Il publia en 1862 dans la Revue germanique et française: « Les filles romanesques »; dans l'Avenir national: « Enora », roman; et dans le Courrier français, des « Souvenirs de la Bohême militaire ». En 1867: « Garibaldi », poème. Eu 1872
sous le pseudonyme de Jean Morlaise : « Sédau- Ter », poème héroï-comique. En 1875: « Œuvres posthumes de Gustave Penmarch ». En 1874 il fut condamné à un mois de prison, à la suite d'une campagne contre VOrdre moral, dans la République du Finisth-e.
KersToiiiard ( Pauline-Marie-Jeanne-Duplessis), née Reclus, femme du précédent, auteur de publications pédagogiques. Inspectrice générale des écoles maternelles, membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique, officier d'Académie. Elle a fait paraître: « Les Biens de la terre », Fischbaoher; « Galerie enfantine des hommes illustres », Hachette; « Un sauvetage », Fischbaoher; « L'Education maternelle dans l'école ». Elle a fondé en 1885, avec M. Ch. Defodon, à la même libraii-ie et publié depuis: « L'ami de l'enfance » et « Mon journal ». Plusieurs « Rapports d'inspection », ont été imprimés à la bibliothèque nationale, par ordre du Ministère de l'Instruction publique.
Kerkapoly (Charles), publiciste, philosophe et jurisconsulte hongrois, membre de l'Académie Nationale de Budapest, ancien député, ancien ministre des finances, professeur de la Science d'Etat à l'Université de Budapest, né, le 15 mai 1824, à Szent- Gai, dans le Comitat de Verprim, a pris une pai-t active à la révolution de 1848-49, et écrit, entr'autres, une « Histoire Universelle de la Philosophie Spéculative », Budapest, 1860, ouvrage sur la Constitution ecclésiastique protestante, publié à Papa (ville dans le Comitat de Wesprim) , ainsi que différents essais, comme publiciste, Budapest, 1869.
Kern (Jean-Henri-Gaspar), illustre orientaliste hollandais, professeur de sanscrit et de philologie comparée à l'Université de Leyde, décoré de plusieurs ordres chevaleresques nationaux et étrangers, né, le 16 avril 1833, à Java, vint en Hollande à l'âge de sept ans. Il a fait ses études à Zutphen, Utrecht et Leyde, fréquenta, de 1855 à 1857, les leçons du professeur Weber à l'Université de Berlin; de 1858 à 1862, il enseigna au Gymnase de Maestricht ; il partit en 1862 pour l'Angleterre, et il y prépara l'édition de la Brihat-Samhitâ de l'astronome indien Varâha-Mihira. En 1863, il fut nommé professeur de sanscrit au Collège de Benarès dans l'Inde, et il y resta pendant deux ans. En 1865, paraissait à Calcutta son édition du texte de la Brihat-Samhifà. Depuis 1865, il est professeur de sanscrit à l'Université de Leyde; il y a aussi enseigné le javanais. En possession de plusieurs langues orientales et de presque toutes les langues européennes, par sa pénétration et par ses vastes connaissances, il a fait avancer les études dans toutes les questions scientifiques auxquelles son esprit brillant et sympathique a touché. Collaborateur du Grand Dictionnaire Sanscrit de Bohtlingk et Roth, il est auteur d'un Manuel pour la langue néerlandaise,
il a traduit en hollandais le drame Çakuntalâ; donné une traduction anglaise de la Brihat-Samhitâ, une traduction allemande avec le teste de la Togayatrûde Varâha-Mihira; le texte d'Aryabhata avec commentaire ; la Chronologie des Bouddhistes méridionaux; les Mémoires d'Açoka Bouddhiste; des essais sur le mot Zarathustra, des contributions à l'interprétation des inscriptions cunéiformes persanes ; le texte et la traduction hollandaise du Vrittasancaya en langue Kawi ; une étude sur la traduction du Muhâbhârata en vieux javanais ; des formulaires de serment en vieux javanais ; le texte javanais avec traduction hollandaise d'une légende indienne ; < Die Glossen in der Lex Salica und die Sprache der Salischen Franken »; « Notes on the frankish words in the Lex Salica » (dans l'édition de la Lex Salica par Hessels) ; « Histoire du Bouddhisme indien », en hollandais, traduit en allemand par Jacobi ; le texte et la traduction hollandaise de l'Inscription sanscrite du roi javanais Er-langa; ainsi que de l'Inscription sanscrite de l'île de Java de l'an Uaka 654; des inscriptions cambodgiennes; des inscriptions de Koetei ; d'une charte Kaki de l'an Çaka 782; d'un traité sur quelques mots pâli ; des notes sur les mots sanscrits dans la langue Tagale ; sur l'écriture ancienne des îles Philippines ; sur les rapports entre le Mafour de la Nouvelle- Guinée et les langues malaio-polynésiennes ; sur la langue Fidj, comparée aux langues congénères de l'Indonésie et de la Polynésie.
Kerner Ton Marilanu (Antoine), illustre botaniste autrichien, professeur de Botanique systématique à l'Université de Vienne depuis 1878, né le 12 novembre 1831, a étudié la médecine à Vienne, mais pour se livrer ensuite entièrement à la Botanique, qu'il enseigna d'abord à Budapest et à Innsbruck. Membre de l'Académie des Sciences de Vienne depuis 1872, on lui doit, entr'autres: « Das Pfiauzenleben der Donaulânder », Innsbruck, 1863; « Die Abhangigkeit der Pflanzengestalt von Klima und Boden » , 1869 ; « Vegetationsverhâltnisse des mittlern Ungarn und angrenzenden Siebeubiirgen », 1875; « Die Schutzmittel der Blûthen gegeo unberufene Gàste », Vienne, 1876, 2"- éd., Innsbruck, 1879; « Hei'barium osterreicher Weiden, 2 Decaden », Innsbruck, 1863-64; « Der botanische Garten der Universitâtzu Innsbruck», 1863, 2" éd., 1869; « Die Kultur der Alpenpflanzen », Innsbruck, 1864; « Gute und schlechte Arten », id., 1866; < Die Schutzmittel des Pollens gegen die Nachtheile vorzeitiger Dislocationon und vorzeitiger Befruchtung », 1873 ; « Die botanische Garten, ihre Aufgabe in der Vergangenheit, Gegenwart und Zukunft », 1874; « Monographia Pulmonariarum », 1878; « SchedsB ad floram ensiccatam austrohungaricam a mnseo bota-nico Univ. Vindobon, editam », Vienne, 1881, S" éd., 1883; des essais et mémoires
dans les recueils spéciaux, et spécialement dans les Actes de l'Académie des Sciences de Vienne. Kerry (Benno), philosophe autrichien, professeur libre de philosophie à l'Université de Strasbourg, né, le 11 décembre 1858, à Vienne, a fait ses études à Berlin, Leipzig, Strasbourg et Vienne, et publié: « Untersuchungen iiboB das Causalproblem », Vienne, 1881; « Weltklfc ge und Religion », 1884; « Ueber G. Cantor't Mannigfaltigkeitsuntersuchungeu », 1885; < Uc^ ber Anschaung und ihre psychische Verarbeitung », 1885-87; « Ernst L. literarischer Nact lass », Vienne, 1887.
Kertbeny (forme magyarisée du nom de Charles-Marie Benkert), écrivain autrichien, né, le 28 février 1824, à Vienne, se rendit enfant, en quîilité de commis-libraire à Budapest; il s'engagea ensuite dans l'armée, qu'il abandonna après quelque temps pour voyager en Italie, en Suisse, en Allemagne, en France, en Belgique, en An gleterre, et pour se livrer entièrement à la littérature, et surtout à la traduction des chefs d'oeuvre de la littérature hongroise. Ses traductions de Petôfy, Arany, Vorôsmarty et Jokaï sont remarquables. Citons en outre de lui : « Siihouetten und Reliquien »; « Ungarns Manner der Zeit », 1861 ; « Diskretes und Indiskretes », 1864; « Spiegelbilder der Prinnerung », 1869; « Grosse Leute, kleine Schwâchen », 1871 ; « Petofis Tod », 1880, etc. Après avoir demeuré tour-à-tour à Pest, Vienne, Munich, Bruxelles, etc., il s'est établi à Berlin.
Kerviler (René-Pocard), écrivain, érudit et ingénieur français, ingénieur en chef des ponts et chaussées à Saint-Nazaire sur Loire, ovi il a construit le bassin à flot de Penhouët, chevalier de la légion d'honneur, de Saint-Grégoire-le- Grand, de l'ordre de Bolivar et commandeur de l'ordre d'Isabelle-la-Catholique ; membre et président de plusieurs sociétés, né, à Vannes (Morbihan), le 13 novembre 1842, a fait ses études dans sa ville natale et à Paris. Une biographie étendue sur cet écrivain et ingénieur actif a été insérée par M. J.-L. Micouleau dans le Panthéon du Mérite, Galerie-Miniature. Sa Bibliograjjhie chronologique a été publiée par l'auteur lui-même à Saint-Nazaire en 1884. L'œuvre de cet auteur, divisée en cent-vingt articles, •aurait alors fourni matière à douze gros volumes; elle s'est encore augmentée considérablement depuis. Nous signalons ici les écrits les plus importants : « Note^ sur les monuments celtiques d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande », Vannes, Galles, 1870; « Note historique et bibliographique sur le chancelier Séguier », Saint- Brieuc, 1871 ; « Henri-Louis Habert de Montmort », Paris, 1872; « Les Bignon, grands-maîtres de la bibliothèque du Roi », Paris, 1872 ; « L'abbé de Louvois », id., 1873 ; « Les deux abbés Colbei-t et Jacques-Nicolas Colbert », id.; « Mémoires sur des tranchées présumées auti-