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vigation de la Seine. L'année suivante, il proposa l'adoption d'un système de barrage mobile, de son invention, destiné à élever le niveau de la Seine et à permettre l'accès de Paris aux navires d'un certain tonnage. En 1870, il prit une part très active à la défense de la capitale eu qualité de colonel d'artillerie à titre auxiliaire, chargé de l'armement des forts et des positions en avant de l'enceinte (affaires du Bourget, etc.), il dirigea les travaux des pionniers à Saint-Denis et construisit des ponts au moyen desquels l'armée du général Ducrot passa la Marne. En 1871, il fut élu député, en 1875, il a été nommé sénateur inamovible. M. K. a publié d'importants ouvrages techniques, parmi lesquels on cite : « L'Étude sur les murs de réservoirs », 1871; « Observations au sujet des chemins de fer d'intérêt général et local », 1875; « Observations sur les chemins de fer économiques à voie normale et à voie réduite », id. ; « Observations au sujet des prix de transport, des tarifs et du rachat des chemins de fer », 1882. Plus récemment, il a publié, chez Dunod éditeur, une intéressante « Notice sur la vie ot les travaux de Charles Collignon », inspecteur général des ponts et chaussées. Cette notice avait d'abord paru dans les Annales des ponts et chaussées en juin 1886.

Krautz (Jules-François-Émile), vice-Amiral français, ministre de la marine et des colonies, cousin du précédent, né, à Givet, le 29 décembre 1821 , entra à l'École Navale en 1837. Il devint successivement aspirant en 1839, enseigne 1843, lieutenant de vaisseau en 1848, capitaine de frégate en 1861 et capitaine de vaisseau le 6 avi-il 1867. En 1869, il était appelé au commandement du Louis XIV, vaisseau-école de canonnage, et, le 15 septembre Dmmandant du fort d'Ivry, il fut eu

outre chargé, pendant l'armistice, du commandement des 12 bataillons de marins, réunis à l'Ecole militaire. Nommé chef du cabinet et chef d'état-major de l'amiral Pothuau, ministre de la marine, le 9 mars 1871, il fut promu contre-amiral le 4 juin suivant. Il quitta le Ministère après le 24 mai, pour aller remplir à Toulon les fonctions de major de la flotte. Nommé le 20 octobre suivant (1873) au commandement en chef de la division des mers de la Chine, il fut, pendant quelque temps, gouverneur intérinaire des possessions françaises de Cochinchine (1874). Revenu en France, il a siégé au Conseil des Travaux de la marine, et il a été promu vice-amiral le !<"■ décembre 1877. Quelques jours après, il redevint chef d'état-majorgénéral de l'amiral Pothuau, pendant son second ministère (1877-79). Après la chute du cabinet Dufaure, l'amiral K. fut nommé membre du Conseil d'Amirauté. Appelé bientôt aux fonctions de Préfet maritime à Toulon, il fut investi on 1881 du commandement eu chef do

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l'Escadre d'Évolutions qu'il quitta en 1883. On doit à l'amiral K. des travaux techniques importants publiés dans les recueils périodique.: spéciaux. Il a publié, en outre, à Toulon, en 1852, un ouvrage très estimé ayant pour titre: « Éléments de la Théorie du navire » (1 vol. in- 8"), et en 1867, un autre ouvrage intitulé : « Considérations sur le roulis des bâtiments ».

Krasnoliorska (Élise, pseudonyme littéraire de M™" Pechova), femme-auteur tchèque de grand talent, né, en 1847, à Prague, oii elle réside; elle a débuté en 1863 par des vers; suivirent des recueils de poésies sous ces titres: « Le mai de ma vie » ; « Montagnes bohèmes » ; « Le poète de la liberté »; « Vers le midi slave ».; « Plots du torrent »; « Branches de printemps »; des poèmes: « Les Hirondelles »; « Le Robinson de Sinnava » ; une traduction de l'épopée polonaise: « Pan Tadensz », d'Adam Mickiewiez; des librettos d'opéra, entr'autres : « Le Baiser » ; « Le secret » ; « Le mur du diable » ; « Blanik » ; « Charles Soreta » ; « L'eufant du Tabor » ; des drames, entr'autre.s : « L'héritier du génie » ; « La femme de Hurant », en coUab. avec Pr. Dvorsky; des livres en prose : « Récits » ; « Régions mystérieuses » ; « Aux jeunes cœurs » ; « Le lieu natal ».

Krasnopolski (Horace), jurisconsulte polonais, professeur de droit civil autrichien à l'Université allemande de Prague depuis 1876, né, le 5 novembre 1843, à Pistin en Galicie, a fait ses études à Czernowitz, à Prague, à Goettiugue et à Leipzig. On lui doit: « Einleitung in die Lehre von der Cession der Forderungsrechte », Leipzig, 1872; « Die Haftung aus genossenschaftlichen Verbindlichkeiten », Vienne,

1878 ; « Der Legalisarungszwang », id., 1880 ; « Lehre von der Prioritâtsabtretung », id., 1881 ; « Der Civilrechtliebe Inhalt der Gewerbe-Novelle von 1882 », id., 1883; « Studien zum oesterreichischen Anfechtungsgesetze », I, II, id., 1886; « Das Anfechtungsrecht der Glàubiger nach oesterr. Recht », Prague, Vienne et Leipzig, 1888.

Kraus (Grégoire), botaniste allemand, ancien professeur à Wurzbourg et à Erlangen, professeur de botanique et directeur du jardin de l'Université de Halle depuis 1872, né, le 9 mai 1842, à Orb (Hesse), a fait ses études à Aschaffenbourg, Wurzbourg, Bonn, Fribourg ; parmi ses ouvrages, citons: « Bau lebender und vorvveltlicher Nadelhôlzer », Wurzbourg, 1864; « Bau der Pericarpien », 1866; « Zur Kenntniss der Chlorophyllfurbstolï'e und ihrer Verwandten », Stuttgard, 1872 ; « Ueber die Micellartheorie », Halle, 1879 ; « Untersuchungen liber die Wasservertheilung in den Pflanzen », Halle,

1879 ; « Ueber die taglicheu Verànderungen der Dickendimensionen unserer Baumstamme », 1879 ; « Uober die Wasservertheilung im der

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Pilanze », quatre parties, Halle, 1879-84; « Beitr i2:e znr Kenntniss fossiler Hôlzer », deux partic-, 1882; « Botanische Mittheilungen », 1885 ; « Ueber die Bliithenwarme bei Arum Italicum », d'itx parties, id. ; « Ueber Stotïwechsel bei den Crissulaceen », 1886; « Der botanische Garten L^niversitiit Halle », Leipzig, première par- -;S7 ; « Grundlinien des Gerbstoffs », id.,

Krause (Guillaume), illustre anatomiste allemand, professeur d'Iiiatologie à l'Université de Goettingue, fondateur bn 1885 de Vlnternationnle Monatschrift fiir Anatomie und Physiologie, à laquelle collaborent des savants de premier ordre de tous les paj'S, collaborateur d'une foule de revues scientifiques allemandes, des Études Ophtalmologiques de Wecker, du Handhuch der systcmat. d. Menschen et des Reihengroher hei Rosdorf de Millier, né, à Hanovre, en 1833. En dehors de quelques centaines d'essais, notes, articles insérés aux journaux, on lui doit : < Die Brechungsindices des menschlichen Auges », Hanovre, 1855; « Die terminalen Kôrperchen der einfach sensiblen Nerven », id., 1860 ; « Anatomische Untersuchungen », id., 1861 ; « Das pathologische Institut zu Gôttingen », Brunswick, 1862 ; « Die Trichinenkrankheit und ihre Verhiitung », Goettingue, 1864; « Beitràge zur Neurologie der oberen Extremitàt », Leipzig, 1865; « Die deutschen Naturforscherversammlungen », Goettingue, 1865; « Ueber sogenannte Geheimmittel », Goettingue, 1866; « Die Anatomie des Kaninchens », Leipzig, 1868, 2« éd., 1884; « Die Nervenvarietâten beim Menschen » (en collab. avec Telgmann), Leipzig, 1868; « Die Membrana fenestrata der Retina », id., traduction française de La Harpe, Paris, 1869 ; « Die motorischen Endplatten der quergestreiften Miiskelfasern », Hannover, 1869; « Allgemeine und mikroskopische Anatomie » , Hanovre, 1876 ; «Traité d'anatomie descriptive», Bruxelles, 1887. Kraushar (Alexandre), historien, poète et avocat polonais, né, à Varsovie, en 1883. Après avoir achevé son Gymnase, il a fréquenté l'Ecole Centrale à Varsovie, oîi il a obtenu le diplôme magistral. Depuis 1862, il a publié différentes oeuvres et dissertations historiques, poétiques et littéraires. Citons : « Histoire des Juifs en Pologne », deux volumes ; « Etudes sur l'histoire du droit » ; « Le droit de nécessité » ; « Sur le suicide »; « Sur la jurisprudence comparée »; « Affaire Dugrumou » ; « La palestre polonaise » ; « L'affaire de la ville d'Olkusz avec les biens Boleslau » ; « Irauk et les Iraukistes » ; « Ibn Gabirol » ; « Le poète Halévy » ; « Les sectaires » ; « Du luxe » ; « De la misère » ; « Albert de Lasco, voywode de Sirads », deux volumes ; « Le spiritisme à la Cour d'Etienne Bathory en 1585 » ; « Le fils de Berko »; « Les voyages du commandeur Woleki » ; « L'affaire de Sigismond Unruy », deux volumes ; « Les

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feuilles » (poésies) ; « Les chants d'Heiiri Heine » ; < L'élection de Babin » ; « Titan », poème ; « Arian de Corinthe », poème; « Les strophes » ; « Jean de Lasoo, réformateur » ; « Mémoires du Chevalier de Beaujeu »; « Histoire de l'Ecole Centrale de Varsovie » ; « Tusculum de Pulawy » ; « Térésine Zaluska, orateur » ; « Les silhouettes du pays de la Temide » ; « L'improvisateur Niegoszecoski »; « Le roman d'un gentilhomme écossais en Pologne ». Comptes-rendus et critiques littéraires depuis 1863. En préparation : « Mémoires de Marc Reverdil, lecteur et bibliothécaire du roi Stanislas Auguste » et « Christophe Arciszewski ».

Kranss (Alfred-Ed.), théologien suisse, professeur de théologie à l'Université de Strasbourg, né, à Rheineck (Canton de Saint-Gall) le 19 mars 1836 ; de 1855 à 1858, il étudia à Heidelberg. Halle et Zurich; ancien pasteur à Stettfurt, ancien professeur à Marbourg, il a publié : « Ueber die Bedeutung des Glaubens fiir die Schriftauslegung », Frauelfeld, 1862 ; « Theologischer Commentar zu 1, Cor. XV », id., 1864; « Die Lehre von der OfFenbarung », Gotha, 1868; « Predigten », 1874; « Das protestantische Dogma von der unsichtbaren Kirche », Gotha, 1876; « Lehrbuch der Homiletik », id., 1883 ; « Zwingli », conférence tenue à Strasbourg, 1887 ; différents articles et essais dans les journaux et dans les revues de l'Allemagne et de la Suisse.

Kranss (Frédéric-Salomon), écrivain et folkloriste slave, interprète au tribunal pour les langues slaves, résidant à Vienne (Neubau), né, le 14 octobre 1859, à Pozega en Slavonie, a fait ses études à Vienne, voyagé sous les auspices du prince-héritier feu l'Archiduc Rodolphe et de la Wiener Anthroiwlogischer Gesellschaf (, -pour des recherches linguistiques et ethnographiques en Bosnie, Herzégovine, Dalmatie et Slavonie, a découvert une grande épopée slavo-mahométane, recueilli des matériaux imra<;nses pour le folk-lore slave, et publié : « Artemidoros ans Daldis », Vienne, 1881; « De prœpositionum usa apud ses scriptores Historiée Augustœ », 1882; « Das Gemàlde von Keber », id. ; « Sagen uud Mitrcheu der Siidslavischen Hexensagen », 1883 ; « Sûdslavische Pestsagen », 1884 ; « Ethnographische Eragebôgen », 1884 ; « Sitte uud Branch der Stidslaven », Vienne, 1885; « Tri rijeci Hercegovca », Mostar, id. ; « Pandzig Huso i Pavecic Luka », id. ; « Smailagic Meho », Raguse, 1886; « Das Mundschaftsrecht », Vienne, 1886; « Glilck und Schicksal im Volksglauben der Siidslaven », id. ; « Das Baccopfer bei den Sûdsl. », 1887 ; « Ueber den Einfluss des Orients auf die Stidslaven », id. ; « Die Kônigreicbe Kroatien und Slavonien », 1888; « Das Schamannthum der Jakuten », id. ; plusieurs essais, mémoires, articles.

Krazer (Adolphe), mathématicien allemand,

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professeur des mathématiques à l'Université de Strasbourg depuis 1889, ué, en 1858, à Zusmarshausen en Bavière, a fait ses études à Dilliugen, Strasbourg, Leipzig, Wurzbourg, Berlin ot Leipzig ; on lui doit : « Théorie der zweifach uneadlichen Thetaireihen auf Grund der Riemannsohen Thetaformel », Leipzig, 1882 ; < Ueber Thetafuuctionen, deren Charakteristiken am Dritteln ganzer Zahlen gebildet sind », dans les Mafhematischen Annalen : « Zur Bildung allgemeiner Sigmafunctionen », id. ; « Ueber die Verallgemeinerung der Riemannschen Thetaformel », en collaboration avec Trym, dans les Acta mathematica ; « Ueber die Zusammensetzung gangzahliger linearer Subtitutiouen von der Déterminante Eins aus einer geringstens Anzahl fundamentaler Substitutionen », dans les Annal'i di Matematica.

Kregeubuhl (Jean), écrivain suisse, né, le 2 novsmbre 1846, à Pfaffnau dans le canton de Lucerue, se sentit de bonne heure attiré par les problèmes philosophiques et se rendit pour leur étude aux Universités de Bonn et de Tubingen, de Fribourg en Brisgau et de Munich. Une dissertation sur « Le dialogue platonicien de Thaetetos », publiée en 1874, le fit choisir en 1875 par le gouvernement de son canton pour la chaire de philosophie devenue vacante au lycée de Lucerne, mais la franchise avec laquelle il exposa ses opinions hétérodoxes lui valut l'animadversion des Ultramoutains qui furent assez puissants pour le contraindre, en 1877, à donner sa démission. M. K. appela de cet acte d'iatolérance au jugement du public impartial par l'essai critique sur « La Religion et le christianisme », 1877 ; mais il n'en fut pas moins obligé de s'expatrier et d'accepter en Argovie une place de maître à l'Ecole secondaire à Zurzach. Le poids de l'enseignement officiel ne put entraver le cours de ses recherches scientifiques ni l'empêcher d'insérer de remarquables essais dans les Philosophische Monatsheften, la Revue d'Ulrici, etc. L'un deux: « Le plaisir et le pessimisme » lui valut en 1880 de la part do l'Université de Bâle le grade de docteur en philosophie. Depuis 1681, M. K. professa la philosophie en qualité de 'privat Docent à l'Université et au Polytechnioum de Zurich. Outre les ouvrages déjà cités, il a publié: < Le philosophe de l'inconscient et le Christianisme », 1874; « L'unité de la conscience du moi », 1876 ; « L'enseignement religieux dans l'École primaire », 1877; « Études critiques et exégétiques sur le symposion de Platon », 1880; « La liberté morale dans le système do Kant », 1882; « La Téléologie envisagé comme conception de l'univers », 1882 ; « L'importance de la philosophie pour les sciences expérimentales », 1884. M. K. travaille actuellement à un grand ouvrage : « Critique de la conscience finie » qui sera bientôt publié et soumettra à, un

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