LAS
littéraire, au Tour du Monde, à la Hevue de Géographie, k la Eeviie Bleue, à la Revue de Paris et de Saint-Pétershourg. H dirige actuellement VJ'Jre nouvelle française et la Revue exotique, réunies, moniteur spécial dos sociétés humanitaires et journal littéraire, scientifique, financier, économique etc. de l'étranger et des colonies.
Lasinio (Fauste), éminent orientaliste italien, professeur de langues sémitiques comparées et d'arabe à l'Institut des Études Supérieures , membre de l'Académie de la Crusca, vice-Président de la Société Asiatique Italienne, ancien professeur de grec et d'hébreu à l'Université de Sienne (1858), de langues indo-germaniques à l'Institut des Études Supérieures (1859), de langues sémitiques à l'Université de Pise (1862), né, à Florence, le l^"" décembre 1831, issu d'une noble ancienne famille de Trévise, devenue à Florence une famille d'illustre artistes (graveurs, dessinateurs, architectes). M L. a fait ses premières études k Prato et à Florence ; de 1847 k 1853, il étudia les langues sémitiques et surtout l'hébreu et le syriaque avec le professeur Angelo Paggi ; il n'avait que 18 ans lorsqu'il composait deux hymnes, l'un en hébreu, l'autre en syriaque, qui ont fait l'étonneraent des Orientalistes. Après deux ans, il donnait avec son maître la traduction des hymnes funéraires de Saiut-Syrus. Employé en 1852 à la Bibliotèque Laurenziana, après trois ans il était envoyé par le gouvernement toscan poursuivre ses études sémitiques à Rome, où il passa plus de deux ans, profitant surtout des enseignements du maronite Mathieu Siahnân pour l'arabe, qu'il a aussi appris à parler. Ses ouvrages principaux sont : « Il Commente medio di Averroe alla Rettorica di Averroe », texte arabe avec notes, index, préface, et « Il Commento medio di Averroe alla poetica di Aristotile », texte arabe et hébreu, avec traduction. On lui doit eu outre deux poésies en hébreu, une série de discours, essais, articles ; citons : « Prolusione al corso linguistico », Florence, 1860 ; « Prolusione al corso straordinario di Conferenze sopra il teste ebraico del libre di Isaia », id., 1862 ; « Corne gli studii orientali possano aiutare l'opéra del Vocabolario », id., 1877 ; « Di un oodice arabico délia Biblioteca Gambalunga di Rimini », 1880; « I codici orientali délie biblioteche italiane », id. ; « Délie voci italiane di origine orientale », Florence, 1886 ; « Di alcune voci italiane credute di origine orientale », id., 1889 ; « Michèle Amari, cenni biografici », id. ; de nombreux matériaux pour un futur Dictionnaire Étymologique des mots italiens tirés de l'arabe ; des comptes-i-endus, des nécrologies, des contributions aux ouvrages de savants étrangers. Il soigne, en outre, l'impression des Catalogues orientaux dès Bibliothèques italiennes que Le Monnier publie à Florence.