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« Un mariage d'inclination », Paris, Dentu, 1889; < Souvenirs de chasse en Algérie » ; « Contes du Réveillon (cinq nouvelles), Paris, 1883; « Quatre premiers rendez-vous », dans le journal La Faix; « Anne-Marie Gourdel », comédie ; < Coup double », 1 acte en vers, etc.
Daubrée (Gabriel-Auguste), géologue français, né, à Metz, le 25 juin 1814. Entré à l'École polytechnique, il en sortit, en 1834, dans le corps des mines. Il fut nommé, en 1838, ingénieur des mines du département du Bas-Rhin et professeur de géologie et de minéralogie à la faculté des sciences de Strasbourg, dont il devint do}"en en 1852. Il fut nommé ingénieur en chef en 1855. Élu, le 20 mai 1861, à la presque unanimité des suffrages, membre de l'Académie des sciences en remplacement de Cardier, il succéda aussi à ce savant dans la chaire de géologie du Musée d'histoire naturelle. De plus, il devint, l'année suivante, professeur de minéralogie à l'École supérieure des mines, dont il fut nommé directeui- au mois de juin 1872, après avoir été nommé inspecteur général des mines le 24 février 1867. M. Daubrée a publié sur des branches très-diverses de la géologie et de la minéralogie un très grand nombre d'ouvrages qui ont paru, pour la plupart, dans les Comptesrendus de l'Académie des sciences, les Annales des mines et le Bulletin de la Société géologique. Nous nous bornerons à citer: « Gisement et origine des amas de minerais d'étain », 1841, dans lequel il a émis une théorie nouvelle de la formation de ces dépôts ; « Gites métalliphères de la Suède et de la Norvège », 1843 ; « Recherches sur la distribution de l'or dans le lit et la vallée du Rhin », 1846 ; « Mémoire sur la Formation contemporaine des minerais de fer dans les lacs et les marais »; ce travail valut à M. Daubrée une médaille d'or de la Société des sciences de Harlem; « Observations sur les relations des sources thermales de Plombières avec les filons métallifères et sur la formation contemporaine des zoolithes » ; « Présence de l'arsenic dans un grand nombre de combustibles minéraux dans les roches volcaniques et dans l'eau de la mer » ; « Expériences sur la possibilité d'une infiltration capillaire de l'eau au travers de matières poreuses, malgré une contrepressiou de vapeur. Application aux phénomènes volcaniques 1861 » ; « Études et expériences synthétiques sur le métamorphisme et sur la formation des roches cristallines », 1857- 60 ; « Carte et description géologique du Bas- Rhin », 1852 ; « Rapport sur le progrès de la géologie expérimentale à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867 » ; « Descartes l'un des initiateurs de la cosmologie et de la géologie ». — L'étude approfondie des météorites, dont il a fourni une collection très considérabb au Muséum, l'a conduit à publier divers mémoires, entr'autres : « E.vpériences synthétiques
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relatives aux météorites ; rapprocheiieuts auxquels ces expériences conduisent, tant pour la formation de ces corps planétaires que pour celle du globe terrestre », 1866; « Classification des météorites », 1867 ; « Recherches expérimentales faites avec les gaz incandescents et fortement comprimés ; application à l'histoire doa météorites et des bolides qui les apportent *, 1878. Une partie des recherches qui précèdenj a été coordonnée et résumée dans l'ouvrage in titulé ; « Études synthétiques de géologie expérimentale », 1879. Postérieurement, M. Dan brée a publié un autre ouvrage : « Les eaux souterraines à l'époque actuelle et aux époques anciennes », 8 vol., 1877. M. Daubrée est grand croix et grand officier de plusieurs ordres e' membre d'un grand nombre d'académies et so ciétés savantes nationales et étrangères.
Dauby ( Jean-François-Joseph ) , publicisti belge, né, à Bruxelles, le 21 octobre 1824, d'une famille d'artisans. Lui-même fit son apprentissage d'ouvrier typographe, et c'est de là qu'il s'est élevé à la position qu'il occupe aujourd'hui: un arrêté royal du 31 mars 1888 a chargé M, Dauby de la direction du journal officiel Belgique, Le Moniteur Belge, journal dont il était déjà l'administrateur. Couronné, en 1851 pour un mémoire adressé à la Société médicochirurgicale de Bruxelles, M. Dauby a successivement publié depuis: « Le Livre de l'ouvrier », Bruxelles, 1857, trois éditions et tra duction en espagnol; « Les Conseils de prud'hommes en Belgique », Bruxelles, 1859; « Les clas ses ouvrières en Belgique », Bruxelles, 1860 deux éditions; « Les Ouvriers, épisode bruxel lois », Bruxelles, 1860; « De l'organisation des sociétés de secours mutuels en Belgique », Bru xelles, 1863; « Exposé et discussion des moyens d'assurer des pensions de retraite aux ouvri âgés ou infirmes », Mons, 1871, couronné pai la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut; « La Question ouvrière en Belgi que », Bruxelles, 1871, traduit en italien pai M. Manfroni, sous le titre : € Gli opérai e lorc condizioni », Milan, 1875 ; « De l'élévation doE classes ouvrières en Belgique au point de vue moral et intellectuel », Bruxelles, 1873, couronna par la Société des sciences, etc., du Hainaut « Les entretiens du lundi sur la théorie nomique des rapports du capital et du travail » Bruxelles, 1875 , couronné par l'Académie royal* de Belgique; « Des Grèves ouvrières », Bruxel les, 1879 , deux éditions. L'ouvrage a obtenu en 1884, le prix quinquennal de dix-mille franei fondé par le D'' Guinard ; « De l'amélioratioi des classes laborieuses et des classes pauv en Belgique », Bruxelles, 1885, couronné j TAcadémie de Belgique. On pourrait citer core de M. Dauby des brochures moins impof tantes, des rapports d'expositions, d'autres : ports présentés à la Commission du travail, dont
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il a fait tout récemment partie, ainsi qu'une collaboration dévouée au Journal du V Ouvrier qu'il dirigea à Bruxelles, de 1860 à 1868, aux « Ouvriers des deux mondes », le bel ouvrage de IM. Le Play, à l'Harmonie sociale de Bruxelles, !à VÉducation populaire de Charleroi, et surtout i au journal Franklin de Liège.
i Dandet (Alphonse), romancier de premier or- 1 dre. Né, à Nîmes, le 13 mai 1840, il alla se fi- 1 xer à Paris, en 1857, et s'y fit aussitôt appréj cier par un volume de vers : « Les amoureu- I ses », qui contient la ravissante fantaisie des Prunes, 1858. Il fut suivi par un autre: « La double conversion », Malassis, 1861. Il quitta de bonne heure la poésie pour le roman de mœurs contemporaines ; il s'y est fait une place à coté de M. Zola et de MM. de Goncourt. Puissant observateur, styliste d'une élégance suprême, très-habile dans la construction de ses romans, il a, dans des genres forts différens, obtenu toujours beaucoup de succès : aussi ses ouvrai ges sont-ils traduits dans plusieurs langues : I « Le petit Chose »; « Froment jeune et Risler I wné » ; « Jack » ; « Le Nabab » ; « Les Rois I en exil »; « Numa Roumestan »; « Sapho », [ sont des analyses très-fines de la société con- I temporaine et des études précieuses sur le carac- : tère des français du Midi, compatriotes de l'auj teur qui ne manque jamais l'occasion d'exercer sa verve à leurs dépens par une satire acérée, mais non malveillante. Dans « Tartarin de Tarascon », et « Tartarin sur les Alpes », deux romans du plus haut comique, M. D. a mis en relief le type de l'homme du Midi, à la fois crédule et sceptique, gouailleur et timide, malin et bon enfant, inconséquent, passionné de phrases, se payant de mots, Don Quichotte et Sancho Pança en même temps. Le dernier roman de M. A. D. « L'Immortel », a été fort discuté par la critique française et étrangère. Les qualités du maître y brillent comme dans les autres qui i l'ont précédé, mais elles y sont déparées par I une ironie qui ne donne ni paix ni trêve. Réi comment, M. D. a publié « Trente ans de la vie I de Paris » et « Femmes d'artistes »; ce dernier ouvrage est une série d'esquisses traitées de I main de maître et dont la préface est un vrai 1 modèle du genre. M. A. D. s'est essayé au théâtre et dans le journalisme. Ses comédies « La derniire idole », et « L'oeillet blanc », ainsi que les drames intitulés : « Sacrifice » et « L'Arlésieune » sont au répertoire. Ses chroniques au Figaro, à V Illustration et au Monde Illustré, sous les noms de plume de Jean Froissart, Jehan de Lisle; celles sous le nom de Baptistet au Moniteur du soir ont été très-appréciées. Quelques uns de ces articles au Figaro, comme la séi'ie du Chaperon rouge et l'autre des Gueux de province consacrés aux souffrances des maîtres d'étude ont eu un vrai retentissement. Il est à craindre que V Immortel u'ait fermé à tout jamais
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à M. A. D. les portes de l'Académie française.
Daudet (Madame Alphonse, née Julie Allard), femme du précédent, née, à Paris, en 1847. On lui doit: « Impressions de nature et d'art », 1879 ; « L'Enfance d'une parisienne », 1883 ; « Fragment d'un livre inédit », 1884; « Les Enfants et les Mères », 1888. Dans le Journal Officiel, elle publia des études littéraires brillantes, sous le pseudonyme de Karl Steen. Lorsque son mari, déjà en train de devenir célèbre, publia, en 1877, Le Nabab, on a pu lire, dans quelques exemplaires de choix, cette dédicace éloquente : « Au collaborateur dévoué, discret et infatigable, à ma bien-aimée Julia Daudet, j'offre, avec un grand merci de tendresse reconnaissante, ce livre qui lui doit tout ».
Daudet (Ernest), écrivain français, frère aîné du précèdent, né, à Nîmes, le 31 mai 1837. Il se rendit à Paris en 1857, rejoint bientôt après par son frère cadet. Secrétaire rédacteur du corps législatif, il devint, en même temps, le collaborateur de plusieurs journaux, entr'autres : h' Union, le Spectateur, l'Assemblée Nationale, l'Univers illustré, la Nation, le Nord, l'International, la Revue Centrale. En 1865, il passa au Sénat, comme chef de cabinet du grand référendaire, et il dut quitter ses fonctions au 4 septembre 1870. Placé, en 1874, à la tête du Journal officiel, il conserva la direction de cette feuille pendant deux ans ; il rédigea ensuite, pendant quelque temps, l'Estafette. Depuis, il a été un collaborateur assidu du Bloniteur Universel et de la Revue des Deux Mondes. Il dirige depuis peu le Petit Moniteur et collabore au Correspondant, revue conservatrice très-estimée. Parmi ses ouvrages, on distingue : « Thérèse » ; « Mon frère et moi »; « Les Duperies de l'amour » ; « Les Journaux religieux et les Journalistes catholiques » ; « La Trahison d'Emile Ollivier » ; « Le Cardinal Consalvi » ; « Le Roman d'une jeune fille » ; « L'agonie de la Commune » ; « La France et les Bonapartes »; « Jean le Gueux »; « Les Dames de Ribeaupin » ; « Fleur de péché » ; « Un Mariage tragique » ; « Le Roman de Delphine » ; « Les Aventures de Raymond Rocheray » ; « La Petite Sœur » ; « Le Ministère de M. de Martignac », couronné par l'Académie Française ; « Henriette » ; « L'Aventure de Jeanne » ; « Le Lendemain du péché » ; « Aventures de Femmes » ; « La Caissière » ; « Souvenirs de la Présidence du maréchal de Mac-Mahon » ; « La Maison de Graville » ; € Défroqué » ; « Pervertis » ; « La Carmélite » ; « Zahramarsy »; « Daniel de Kersons »; « Mademoiselle Vestris » ; « Les reins cassés » ; « La Baronne Amalfi » ; « Gisèle Rubens » ; « L'Histoire de la Restauration » ; « L'Histoire des conspirations royalistes du midi pendant la révolution », couronné par l'Académie française ;
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« Le Terreur Blanche » ; « Le Procès des Ministres de Charles X » ; mais son œuvre capitale est une « Histoire de l'Émigration », qui sera complote en cinq volumes, et écrite à l'aide de documents inédits puisés dans les grands dépôts dos archives d'Europe ; les deux premiers volumes ont déjà paru.
Danptain Bey (Casimir), écrivain français et poète provençal, commandeur du Medjidiéh, né, à Lorgnes en Provence, le 4 décembre 1820. Après avoir voyagé en Algérie, il se fixa en Egj'pte, en 1865, où il fonda les Écoles Libres gratuites universelles, et occupa les emplois de secrétaire au Ministère de l'Instruction piiblique, de Directeurs des Écoles d'Alexandrie et d'Inspecteur des écoles de la Basse-Égj'pte. A partir de 1840, M. C. D. publia des poésies françaises et provençales dans divers journaux et revues avec grand succès ; les poésies provençales furent réunies en un volume: « Lei Bastidanos », imprimé à Draguignan, chez Latil frères. M. D. publia, en outre, un Bulletin maçonnique, 1867-68, Papi Dimanche, journal humoristique , deux études sur l'Egypte, avec le titre: « Les Questions égyptiennes », 1870-1871, dans lesquelles il s'occupe de questions agricoles et scolaires, notamment du travail manuel dans les écoles, ce qui à présent passe pour une nouveauté suédoise: en 1884, une « Étude sur le crédit par la marchandise et le travail ».
Dauphin (LéopL'ld), compositeur et écrivain français, né, à Béziers, le 1^"" novembre 1847; arriva à Paris, à dix-huit ans; entra au Conservatoire dans la classe de composition de François Bazin. L'auteixr de Bonsoir M. Pantalon, Albert Grisar, lui apprit à faire du théâtre. Nous n'avons pas à nous occuper ici de son bagage musical assez important. Comme homme de lettres, Léopold Dauphin a publié une « Anthologie des Maîtres de la Musique », puis, « L'Éducation musicale de mon cousin Jean Garrigou », Paris, Delagrave, 1883. M. Léopold Dauphin a écrit, en outre, à V Artiste, au Musée des familles, au Saint-Nicolas, au Progrès artistique, à l'^r^ musical, au Chat-Noir, et dans plusieurs journaux de province. Il a fait de la critique d'art, des nouvelles, des poésies, des sonnets. M. Léopold Dauphin a aussi employé les pseudonymes de Pimpinelli, Paolo Toddy, Paid Syshuit.
Dauriac (Lionel- Alexandre), philosophe français, fils du contre-amiral Dauriac, né, à Brest (Finistère), le 19 novembre 1847. Il entra à l'école normale en 1867, et prit successivement les grades d'agrégé de philosophie (1872), et de docteur ès-lettres (1878). Les thèses qu'il présenta et soutint à la Sorbonne pour le doctorat ès-lettres ont pour titres, la thèse latine: « De Heraclite Ephesio », Paris, Klinksiek, 1878; la thèse française: « Des Notions de matière et do force dans les sciences de la nature », id., G. BaiUière et C, 1879 ; M. Dauriac a
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été nommé maître de conférences à la Faculté des lettres de Lj'on (lB79j, puis professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Montpdlier (1880). Il a donné d'assez nombreux articles à diverses revues, notamment à la Revtit 2>olitique et littéraire, à la Revue philosophiqm et à la Critique philosophique; quelques uns ont été ensuite publiés en brochures: « Les deiâ Morales, la morale évolutionniste et la moralSf traditionnelle », 1884; « Sens commun et ràè son pratique, recherches de méthode générale »^ 1887 ; « De la Réalité selon le sens commun », 1888. Ces deux dernières études, fort remar? quables, doivent faire partie d'un ouvrage qm aura pour titre: « Essai de philosophie génê" raie ». On doit encore à M. Dauriac deux exc( lents petits livres classiques : « De vita beata de Sénèque, 1881 ; « Ad Lucilium espitol» sexdecim » de Sénèque, 1886.
Baussy (François-Henry), magistrat français", né, à Amiens (Somme), le 17 novembre 1823: Il a reçu les premières notions de l'instruction primaire à Albert (Somme), a fait ses études au collège d'Amiens, puis son droit à la Faculté de Paris. Avocat à Amiens de 1848 à 1875, membre de l'Académie d'Amiens, conseiller municipal à Amiens en 1870, à l'époque de l'invasion allemande. Conseiller à la Cour d'Amiens en 1875, président de chambre en 1882, premier président en 1887. M. Daussy a publié; « La ligne de la Somme jjendant la Campagne 1870-71 », Paris, Dumaine, 1875; puis, sous le titre général de « Souvenirs de l'invasion divers opuscules: « L'entrée des Prussiens à Amiens » ; « Souvenirs d'un bottier » ; « leur absence »; « D Amiens à Albert »; « Un "Vainqueur »; « Faidherbe à Albert » ; « Comment le cheval de Faidherbe ne lui fut pas rendu par les Prussiens » ; « Le lieutenant Schmidt d'autres opuscules concernant Albert, sous le titre général de « Récits du temps passé », Jeunet, 1882-83; « Deux bancs dans le chœur de l'Église d'Albert » ; « Messire Gille CreS' sent prêtre curé de l'Eglise d'Albert » ; « Jean Décalogue fermier du Moulin Canal » ; « Les écoles d'Albert au XVIII« siècle »; « Notice sur l'emplacement de la chapelle de Notre-Dame de Brobièi-es ». Enfin, divers travaux de philologie : « Essai sur le verbe français », Amiens, Jeunet, 1882 ; « Tableau de conjugaison du verbe français » ; « Méthode pour enseigner le verbe » ; « Méthode d'analyse logique » ; « Formation des suffixes latins » ; « De l'enseignement simultané des langues et de la recherche des radicaux qui leur sont communs », Amiens, Jeunet, 1885 ; « Des permutations de consonnes dans les noms de nombre » ; « Le cœur et la raison ».
Davidson (David), économiste suédois, ^>rjvat Docent de l'Université d'Upsal, né en 1854, \ Ou lui doit : « Bidrag till laran cm de ekono: