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de la province qu'il dirige actuellement; cet observatoire est, depuis 1877, le centre des 34 stations thermopluviômétriques de la région. M. De G. a aussi fondé les Observatoires de Penne (Abruzzes), en 1875, et celui de Conversano (prov. de Bari) en 1882. Nous devons à cet écrivain doublé de cartographe le premier article des « Note geologiclie sulla provincia di Lecce », 1876, ainsi qu'une carte géologique de la province sur des données scientifiques qui sont le résultat de 18 ans d'observations. Il n'oublia point dans ses nombreuses excursions de recueillir aussi des documents historiques ; et il a réuni en deux gros volumes in 8°, illustrés par son craj'on, les « Bozzetti délia provincia di Lecce », Lecce, 1880-88. Il a publié à l'usage des écoles le premier volume de la « Geografia fisica, storica e descrittiva délia Terra d'Otranto » ; le second volume est sous presse. Journaliste à ses heures, M. De G. a fourni sa précieuse collaboration à la Rasscgna Settimanale de Rome, à la Rassegna Nazionale de Florence, à la Rassegna Pugliese de Trani et aux B illetins de plusieurs comices agraires. Son œuvre d'illustration de la province et de celles limitrophes ne saurait être assez loué ; elle se compose d'une quantité de notices sur la paléontologie, la géographie et les diverses branches du savoir qui ont un mérite réel.

De GioTannl (Achille), médecin italien, professeur de clinique médicale à l'Université de Padoue, membre du Conseil Supérieur de l'instruction publique à Rome, né, à Sabbione (prov. de Mantoue), le 27 septembre 1837. Elève de MM. Concato, Tommasi, Orsi, célèbres médecins italiens, et de Traubo de Berlin, M. De G. a occupé les chaires de pathologie générale et de clinique àPavie; en 1879, il fut transféré à Padoue comme professeur de clinique médicale générale. Parmi ses ouvrages, on remarque : « Corso teorico-pratico di auscultazione e percussione »; « Patologia del grande simpatico »; « Prime linee di uno studio cardiografico volto a scopi clinici » ; « Sulla gotta » ; « Sull'artrite secca » ; « Sulla patologia délia vena cava inferiore ». Plusieurs notes sur la morphologie, oîi sont exposés les principes de la nouvelle école de Padoue; elles seront suivies par les: « Prolegomeni di clinica medica dosunti dalla morfologia del corpo umano »; « Sulla tisichezza pulmonare ». Sous presse ; « Commentarii di clinica medica ».

De Goeje (Michel- Jean), illustre orientaliste hollandais, professeur de la langue arabe à l'Université de Leide, né, le 13 août 1836, à Drouryp ; il reçut de son père les premières notions d'hébreu, d'arabe et de langue syriaque ; mais son véritable maître fut le regretté prof. Doz}'. En 1859, il continua avec le docteur P. De Jong le Catalogue des manuscrits orientaux de la Bibliothèque de Leide commencé par Dozy. Nommé

DÉG prof, en 1866, professeur à l'Université de Leide, en 1869 membre de l'Académie des Sciences de Amsterdam, en 1879 membre du Conseil municipal de Leide. Son ouvrage impérissable est l'c dition complète des Annales de Tahari, texte, traduction et glossaires, qui se publie depuis 1879, en collaboration avec dix autres savants et avec le concours de plusieurs pays; citons encore: « Jakubi », description de l'Afrique et de l'Espagne ; « Belâdori », histoire des conquêtes; « Edrîsi », description de l'Afrique et de l'Espagne, en collaboration avec Dozy ; « Fragmenta historicorum arabicorum », dans la Bihliotheca Geograpliorum Arabicorum ; « Les fragments de Isiakhrî, Ibn Haukal et Mokaddasî » ; « Le Diwan », du poète Moslim Ibno'l-valid ; « Les Carmathes du Bahrain » ; « La Conquête de la Sj'rie », dans les Mémoires d'Histoire et de Géographie Orientales ; « Das Alte Be des Oxus Amu-Darya » ; une contribution à l'histoire des Tsiganes dans les Actes de F Académie Royale d'Amsterdam; des mémoires dans les Actes des Congres des Orientalistes de Saint- Pétershourg et de Leide; il a été l'un des principaux organisateur de ce dernier. — Sa soeur Marianne écrit souvent dans les journaux hollandais, et surtout dans le journal de Rotteiv dam, ville oii elle est dans l'enseignement; elle connaît la littérature italienne moderne et s'; plique à la faire connaître, en donnant des extraits des ouvrages de Barrili, De Amicis, Farina, De Gubernatis, etc.

De Gonconrt (Voir Gokcourti.

De Gregorio (Marquis Antoine), naturaliste italien, né, à Messine, en 1855. Sorti de l'Université de Palerme docteur ès-sciences naturelles (1879), nommé délégué d'arrondissement pour l'enseignement à Palerme (1880), membre du congrès international de géologie de Bologne (1881), du congrès de paléontologie de Berlin (1884), directeur des Annales de géologie et de paléontologie qui se publiaient en français à Palerme et qui remportèrent le prix du Ministère de l'instruction publique (1887). L'œuvre scientifique de ce savant se compose de 51 brochures qui intéressent principalement la géologie et la paléontologie de la Sicile. Le mai'quis De Gregorio est membre d'une quantité de sociétés savantes italiennes et étrangères, de l'Amérique du Nord surtout. Il ne dédaigne point l'étude de la musique et nous avons de lui plusieurs compositions pour chant éditées par MM. Pigna de Milan et Hug de Bâle.

Degron (Lucien-Ernest) , écrivain français, né, le 3 mai 1834, à Rots (Calvados), où il d» meure paisiblement, après avoir fait trois vo j^ages en Suisse et un voj'age en Italie, et avoH rempli pendant six mois les fonctions de maire, qu'il dut résigner, pour avoir refusé d'affic un discours du ministre Goblet. On lui doit: « Essai historique et littéraire sur Château-

DEG briand », Caen, 18G3 ; « Étude sur Alfred de Musset », id., 1869 ; « Le surnaturel dans l'art. Poésies », Paris et Caen, 1879 ; « Le grand combat contemporain » ; « L'Eglise et la Révolution de 1859 à 1885 », Paris, 1886; « Lacordaire et son historien M. Foisset », 1872 ; « La Bataille de Cocherel, récit d'après les Chroniqueurs contemporains », 1877, plusieurs articles, etc.

De Guberuatis (comte Angelo), polygraphe italien, issu d'une ancienne famille noble de la Provence, né, à Turin, le 7 avril 1840. Il fit ses études dans cette ville, où il fut reçu docteur ès-lettres en 1861. En 1862, il fut envoyé par [le Gouvernement italien pour suivre ses études I philologiques à Berlin ; il revint, après un an, I à Florence comme professeur de Sanscrit à l'Institut des études supérieures ; démissionnaire pour cause politique au mois de février de l'année 1865, au mois de mai de la même année il épousait M"" Sophie de Bésobrâsoff, sœur de l'illustre économiste et Sénateur de l'Empire et cousine du célèbre révolutionnaire Michel Bakounine. En 1867, il reprit son enseignement; en 1869, il entreprit son premier voyage en Russie; il y retourna au mois de septembre de l'année 1876, comme délégué du Gouvernement italien au Congrès International des Orientalistes. Il visita la France trois fois; dans le printemps de l'année 1878, par invitation de la Taylonan Institution, il donnait trois lectures sur Manzoni à l'Université d'Oxford; dans

I le mois de septembre de la même année, il

II fonctionnait comme secrétaire-général du Congrès International des Orientalistes réuni à Florence. Au printemps de l'année 1881, S. M. le Roi Humbert confirmait, pour lui et pour sa descendance, le titre de comte qui avait été porté par les chefs de deux branches, maintenant éteintes, de sa famille. Au mois de septembre de la même année, il assistait au Con-

[grès des Orientalistes de Berlin. Au commencement de l'année 1885, il entreprenait un vo-

j yage de deux mois en Hongrie et en Transyl-

I vanie ; au mois d'août de la même année, il partait pour les Indes, où il passa huit mois; à son retour, il fondait à Florence un Musée Indien, dont il

' est le Directeur honoraire et la Société Asiatique Italienne, dont il est le président effectif; ces deux nouvelles institutions ont été inaugurées à la présence de Leurs Majestés le Roi et la Reine d'Italie et du Prince Royal le 14 novembre 1886. Parmi les distinctions étrangères que

j M. A. D. G. a reçues, on peut signaler: la croix de commandeur de l'ordre de Frédéric du Wurtemberg, celle de commandeur de l'ordre de la Rose du Brésil, la médaille d'or des Benemerenti de première classe de Roumanie, les titres de Membre étranger de la Société Royale des In-

: des-Néerlandaises, de Membre honoraire de la

j Royal Asiatic Society de Bombay, de Membre

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de VAmcrican Philosophical Society de Philadelphie, de l'Académie Nationale des Sciences de Budapest, de l'Académie des sciences de Belgrade, etc. Parmi les nombreuses publications de M. A. D. G., signalons d'abord les journaux littéraires et les revues de sa fondation: Letteratura Cirilc (1859); Ita/ia Lettcrarîa (1862); Civiltà ll„li„,ni (lS(i5); Rivista Orientale (1867-68); Rivisfa Kiirupra (18G9-1876) : Bollettino Italiano c/fyli Studii (Jrientali (1876-80) ; Cordelia (1880- 83); Remie Internationale (1883-1887); Giornale délia Societh Asiatica Italiana (1887-89) ; sa collaboration au Diritto, à la 3Ionarchia Nazîonale, à la Ririsfa Contnnporanea, au Monda Illustrato de Turin, au Museo di Famiglia, au Politecniœ, à la Rivista Mininta, à la Perseveranza de Milan, à la Qioventù, au Borghini et à la Nazione de Florence; à la Nuova Antologia, où il a écrit, pendant dix ans, une revue des littératures étrangères (1876-1887); au Courrier Littéraire, à la. Nouvelle Revue, à la République Française de Paris; à VAtheneum et à la Contemporary Review de Londres; à V International Review de New- York; à la Deutsche Rundschau, aux Grenzboten, à VAuf der Hohe, à la Deutsche Revue allemandes ; au Wyestnik Eyropi de Saint-Pétersbourg, etc. Pour le théâtre, il a écrit : « Sampiero », tragédie, 1858 ; « Werner », drame en vers, 1859 ; « Pier délie Vigne », tragédie représentée par Ernesto Rossi, 1860; « Crescenzio », tragédie, 1860; « Don Rodrigo ultimo Re dei Visigoti », drame en prose représenté jiar Ernesto Rossi, 1861 ; « La giovinezza di Sordello », drame en vers, 1862 ; « Jacopo Bonfadio », tragédie, 1862 ; « La morte di Catone », tragédie, 1863; « Il Cavalier Marino », drame en prose, 1864; « Il Re Nala », trilogie dramatique, 1869 (la seconde partie à été traduite en allemand par Frédéric Marx) ; « La morte del Re Dasarata », drame en vers représenté par Ernesto Rossi, 1871 ; « Maya », mystère, traduit en polonais par le comte Ladislas Tarnowski; « Romolo », drame en vers, 1873 ; « Romolo Augustolo », drame en vers, 1875; « Savitrî », idylle en deux actes, en vers, traduite en français par M. Julien Lugol, en anglais par le docteur Gerson da Cunha et représenté à Bombay en dialecte goujérate. Ajoutons un petit volume de Poésies Lyriques : « Prime note », 1864, des poésies éparses, un roman « Gabriele », dans les feuilletons de la Perseveranza (186G). Dans le domaine de l'histoire littéraire et de la biographie, citons : « Santorre Santa Rosa », 1860; « Giovanni Prati », 1861; « Ricordi Biografîci », 1873; « Matériaux pour servir à l'histoire des études orientales en Italie », 1873; « Francesco Dell'Ongaro », 1874; « Alessandro Manzoni », 1878; « Il Manzoni ed il Fauriel », 1880; « Dizionario biografico degli Scrittori contemporanei », 1880; « Eustachio Degola », 1882; « Carteggio dantesco del Duca di Sermoneta », 1883; « Annuario délia lettera-

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tura italiana », 1884; « Storia Universale âella letteratura », en 18 volumes, Milan, Hoepli, 1882-1885; « Il Paradiso cli Dante, dichiarato ai giovani italiani », Florence, Niccolai, 1887; « 11 Purgatorio di Dante dichiarato ai giovani italiani », id., id., 1888 {VInferno est en préparation) ; Dictionnaire international des Ecrivains du jour, Florence, Niccolai, 1888-89. A la littérature du folk-lore il a fourni : « Le Novelline di Santo Stefano di Calcinaia », 1869 ; « Storia comparata degli Usi Nuziali », Milan, Trêves, 1869, deux éditions; « Storia popolare degli Usi Funebri », 1873; « Storia comparata degli Usi Natalizii », 1878; aux études ms'thologiques il contribua par ces ouvrages: « La Vita ed i miracoli del Dio Indra nel Rigveda », 1866; « Le fonti vediche dell'epopea », 1867; « Zoological Mythology », en deux vol., Londres, 1872, traduit en allemand par Hartmann, en français par Régnaud; « Mythologie des plantes », en deux vol., Paris, 1878-80; « Letture sopra la Mitologia Vedica », 1874; « Manuale di mitologia comparata », 1880; aux études indiennes par les « Primi venti inni del Rigveda annotati e tradotti », 1865; « Piccola Euciclopedia Indiana », 1867; « Gli scritti di Marco délia Tomba », avec introduction, 1878; « Letteratura Indiana », 1883; « Archeologia Indiana »; à la littérature des voyages par la « Storia dei viaggiatori italiani nelle Indie », 1875; « La Hongrie politique et sociale », 1885; « Peregrinazioni indiane », trois vol., Florence, Niccolai, 1886-87; nous passons sous silence une foule d'articles, essais, discours d'occasion, brochures, conférences, préfaces, etc.; on lui attribue aussi la paternité d'un petit livre j)olitique qui contient de grandes vérités et qui a fait un certain bruit sous le titre : Surstun Corda, quaresimale civile d'un italiano, Florence, Barbera, 1887. M. A. D. G. est un travailleur infatigable, un lutteur indomptable, un idéaliste incorrigible ; l'un des grands buts de sa vie intellectuelle a été de faire mieux apprécier l'Italie à l'étranger et l'étranger à l'Italie; Daniel Stern l'appelait un excellent fil conducteur entre la France et l'Italie; et il y tient. — Sa femme a traduit du russe le Démon, poème de Lermontof (en prose), les Eaux Printanieres, nouvelle de Tourguéneff, et Madame Ridneff, nouvelle de Madame Hvost-

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De Gubernatis (Henri), diplomate et graphe italien, frère du précédent, né, k Reaglie près Turin, le 8 septembre 1836. S'étant appliqué de bonne heure aux études géographiques, au commencement de l'année 1858, il entra dans la carrière consulaire qu'il a parcouru brillamment; nommé d'abord attaché au consulat de Smyrne, ensuite vice-consul à Scutari en Albanie, à la Goulette et à Souze en Tunisie, où il épousa mademoiselle Virgiuie Mainetto d'une famille génoise établie en Tunisie, consul à Janiua

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en Albanie, à Rustchuk en Bulgarie, pendant la guerre russo-turque, consul-général à Smyrne, enfin, ministre résident à Guatemala pendant deux ans, ministre résident à Lima pendant quatre ans, actuellement consul-général d'Italie ;\ Anvers. Dans tous les pays qu'il a parcourus, il en a étudié la langue; il possède le grec, l'arabe le turc, l'albanais, le bulgare, l'espagnol, et i! poussé les connaissances géographiques et hist^ riques des pays qu'il habitait, donnant dans S' relations consulaires, dont une partie a étépublit et fort remarquée dans le Bolletino Consolare, a gouvernement italien des idées très justes d. régions, qu'il a, tour-à-tour, visitées. Sa comp tence politique dans les affaires de la TuniM et de la Péninsule des Balkans lui a valu démissions délicates et importantes de la part di Gouvernement; ses connaissances profondes di l'Épire, dont il publia aux frais de la Société Gé^i graphique italienna la première carte scientifiqiu avec des illustrations, faisaient réclamer comim nécessaire sa présence au Congrès de Berlin p:; le comte De Launay, ambassadeur d'Italie i Allemagne; mais, quoiqu'on fût ensuite obligé i' revenir sur ses pas et de se conformer au trai proposé par le consul De Gubernatis, les ii. fluences bureaucratiques du ministère italien deaffaires étrangères ont empêché le Cabinet d Rome de suivre les sages conseils de notre am bassadeur à Berlin. Le courage civil montré ei Tunisie pendant le choléra, à Rustchuk pendan' le siège, à Smyrne pendant le tremblement d. terre, lui valurent des médailles de la part ili Gouvernement italien et des démonstrations ton chantes de la part des notables des différent; pays, où il a bravement exposé sa vie au servic( de l'humanité. Après avoir servi son pays pendan: vingt-quatre ans dans les missions politiques ei Orient, le consul De Gubernatis fut lancé avec une inconséquence qui n'est point rare, comme ministre résident pendant six ans en Amérique avec promesse qu'à son retour sa place serait définitivement assurée dans la diplomatie orien taie, à laquelle ses connaissances spéciales, se; talents, son zèle l'avaient brillamment préparé mais à la Consulta de Rome on craint, sandoute, le zèle, et lorsqu'il aurait pu rendre ;' notre pays les services les plus réels et le> plus éclatants en Orient, la bureaucratie de la Consulta décida que M. De Gubernatis se reposerait sur ses lauriers comme consul-généra! d'Italie à Anvers. M. De Gubernatis a été l'un des fondateurs de la Société Géographique italienne. Il est décoré de plusieurs ordres italiens et étrangers, et il a publié, outre la carte si importante de l'Epire, un volume de letti' sur la Tunisie, adressées à son ami le marqi': Horace Antinori, volume dont la France a .s. tirer un parti bien plus grand que l'Italie, une « Descrizione del Sâhel », exacte et détaillée, et une étude mythologique intéressante sur * Ai-

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1 0 e Sandonato », insérée dans la Eivista Eurupea. H garde aussi dans son portefeuille des matériaux abondants, fruit de ses recherches sur la langue berbère, et sur l'histoire de l'Albanie au moyen âge.

De Gnbernatis (Thérèse, veuve Mannucci), éducatrice italienne, sœur des précédents, ancienne directrice de TEcole d'enfance, fondée à Tarin par l'abbé Ferrante Aporti, ancienne directrice de Vlstituto feinminile De Guhernatis, fondé à Turin par son père, ancienne directrice de la première Section des Femmes Télégraphistes, fondée, en 1872, à Florence, et depuis douze ans directrice de la Scuola Superiore femminile Enninia Fuà-Fusinato de Rome et de la Société pour l'instruction scientifique, littéraire et morale de la femme. Cette société donne des conférences, sous la présidence honoraire de sa Majesté la Reine. Mariée, en 1858, à l'avocat Michel Mannucci, fondateur et directeur du Giortwle délie arti e industrie, et ancien gouverneur de Civitavecchia sous la république romaine, elle publia en collaboration avec lui quatre journaux : L'Economia domestica, La Scienza pratica, La Famiglia, Istruzione e Civilta ; et du vivant de son mari, décédé à Florence en 1871, un roman plusieurs fois édité : « Marinella e Rita ». Suivirent : « Quattro Novelle » ; « Galateo insegnato aile fanciulle, con esempi storici e moraK » ; « Cento Novelline per i bambiui » ; « Manuale pratico ad uso délie madri e délie educatrici dell'infanzia » ; « Il sistema igienico-economicoeducativo délia sora Gegia » ; < I quattro caratj teri », comédie, et trois autres comédies sou- I vent représentées avec succès dans différentes maisons d'éducation ; « Sillabario » ; « Guida I per l'insegnamento délia lettura », couronnée ; avec une médaille en argent par le jury de l'Ex- ■ position Nationale de Turin; « La Morale in I pratica, o scenette famigliari ad istradamento ! délia recitazione ». Après une ^dsite faite en 1880 à l'Ecole Supérieure de Rome par l'inspecteur Pécaut, le Ministre de l'Instruction publique en France, M. Jules Ferry envo5'a à madame ; Mannucci De Gubernatis les insignes à'officier d'Académie. — Sa sœur Caroline, directrice de Vlstituto Bellini de Novare, a publié de petits I contes pour l'enfance, sous le titre modeste de I « Rieordo délia zia Lina ».

! De Haerue (Désiré-Pierre-Antoine), publi- I ciste belge, né, à Ypres, le 4 juillet 1804 ; fut un I des abbés qui après la révolution de 1830 siégèrent au Congrès National belge. M. De H., ' qui est aujourd'hui chanoine honoraire de la Cathédrale de Bruges, n'a point cessé depuis I cette époque de faire partie du Parlement de son pays et il appartient encore à la Chambre • des Représentants. En 1830, il écrivait au Siècle de Bruxelles, en 1857 il fonda le Spectateur belge; \ il a collaboré aussi à la Beiue générale, à la I Revue Catholique, à la Revue de Bruxelles, à

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la Renie belge et étrangère etc., puis aux American Annals of the deaf and dumb de V^blshington. La question des sourds-muets dont traite cette dernière publication a beaucoup préoccupé M. De H. et elle lui a inspiré notamment un ouvrage magistral : « De l'enseignement spécial des sourds-muets », Bruxelles, 1865. Sans nous étendre ici sur les travaux parlementaires du vénérable chanoine, ni sur les nombreuses brochures d'actualité qu'il a publiées, nous citerons encore de lui : « Considérations sur l'enseignement mixte », Bruxelles, 1856; « Tableaux de la charité Chrétienne en Belgique », Louvain, 1858 ; « De la charité dans ses rapports avec la civilisation du peuple en Belgique », Bruxelles, 1859; « La question monétaire », Bruxelles, 1860; « De la centralisation anglaise au point de vue américain », Bruxelles, 1861 ; « La question Américaine », Bruxelles, 1862, traduit à Londres la même année en anglais ; « Considérations sur l'enseignement obligatoire », Louvain, 1875.

Dehaisues (Chrétien-César- Auguste), écrivain français, ancien archiviste de la ville de Douai, président de la Commission historique du département du Nord et de la Société des Sciences, Agriculture et Arts de Lille, né, à Estaios (Nord) le 25 novembre 1825 ; il entra dans les ordres après de brillantes études faites au grand séminaire de Cambrai. On lui doit : « De l'art Chrétien en Flandre », Douai, 1860; « Vie du R. P. Trigault, missionaire en Chine », Tournai, 1864; « Les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast », Paris, 1871; « Inventaire des Archives communales de Douai », Lille,

De Harlez (Charles), éminent orientaliste belge, docteur en Droit, professeur de langues orientales à l'Université de Louvain, membre de l'Académie Royale de Belgique et de plusieurs sociétés savantes étrangères qui s'occupent de langues orientales; chanoine du chapitre de la Cathédrale, est né, à Liège, le 21 août 1832. Suivit les cours à sa ville natale. Nous avons de lui: la traduction de « L'Avesta », Liège, 1875-77; il en a été faite une édition définitive à Paris, 1880: « Manuel de la langue pelhvi », id., 1880; < Grammaire pratique du sanscrit » , 1877 ; « Les origines du Zoroastrisme », 1879; «Manuel de la langue de l'Avesta », 1879 ; une deuxième édition à Paris, 1880; « Védisme, Brahmanisme et Christianisme », Bruxelles, 1881 ; < De l'exégèse et de la correction des textes avestiques », Leipzig, 1883; « Manuel de la langue mandchoue », Louvain, 1884; « Histoire de l'empire de Kin », id., 1887; < La religion nationale des Tartares Orientaux, mandchoux et mongols, comparée à la religion des anciens Chinois », id., 1888. M. D. H., a collaboré aux journaux et revues suivantes : Athaeneum belge, Jownal asiatique. Revue générale. Revue critique

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d'histoire et de littérature, Revue critique internationale, Le Muséon, 'TJie Academy, etc., etc.

De Hassek (Oscar), écrivain italien, issu de famille noble, originaire de la Bohème, où elle prit le parti des Hussites, circonstance qui la força à se réfugier en Italie ; il est né à Udine. Il fréquenta les écoles locales, puis les Universités de Padoue et de Vienne ; professeur diplômé en histoire, géographie et littérature italienne, il fut nommé à une chaire d'abord en Istrie, ensuite à Trieste, où il demeure actuellement. Nous avons de lui : « Un libro che fece rumore », essai critique sur V Assommoir de M. Zola ; « Bernardino Zeudrini, nu poeta del cuore » ouvrage de la même nature. Eu 1878, il publia une étude biographique sur Besenghi degli Ughi, poète de l'Istrie et philhéllène. Cet ouvrage eut bientôt l'honneur de trois éditions, et fut, enfin, augmenté, revu et corrigé, pour faire partie intégrale de l'édition des œuvres de « Besenghi », Balestra, Trieste, 1884. M. De Hasseck a aussi publié quelques nouvelles : « Le memorie d'un calabrese » ; « Un segreto del cuore » ; « L'elezione del jjarroco » ; « Il inantello rosso »; « Il romanzo d'un marito », Morterra e C'», Trieste, 1886. Son livre récent intitulé: « Sultan Jahia dell'imperial Casa ottomana, od altrimenti Alessandro Conte del Monténégro e la .sua discendenza in Italia », est celui qui a attiré sur M. De Hassek l'attention des historiens. Cet ouvrage, fruit de recherches soignées aux archives, jette beaucoup de clarté sur les relations politiques de la Porte avec les puissances occidentales au XVII siècle. Le pseudonyme de M. de Ha.ssek est Vittorio Catualdi. Deliio (Charles), médecin allemand, professeur de pathologie à l'Université allemande de Dorpat en Russie, né en 1851. On lui doit: « Beitrage zur patholog. Anatomie der Lepra », Dorpat, 1877 ; « Beitrage zur Pathologie der an des untern Donau herschenden Malarias Pieber », 1878 ; « Ueber die Kliuische Bedeutung der acut- entzttndlichen subchordalen Schwelluug und die Entstehung des bellenden Hustens in der Laryngitis der Kinder », 1883 ; « Esperimentelle Studien iiber das bronchiale Athmungsgerausch und die auscultatorische Cavernenisymptome », 18S6 ; et plusieurs mémoires dans \a,Med. Wochenschrift de Saint-Péterbouro-, 1880-87.

Deliio ( George ) , écrivain d'art allemand , frère du précédent, professeur de l'histoire de l'art à l'Université de Konigsberg, né, le 22 novembre 1850, à Réval en Finlande ; il a fait ses études à Dorpat, à Goettingue et à Bonn. Après avoir fait un premier voyage en Italie, il publia à Berlin, en 1877, en deux vol. une « Geschichte des Erzbistums Hamburg-Bremen ira Zeitalter der Mission ». Suivirent, en deux vol. : « Die Geuesis der christlichen Basilika », Munich, 1882; « Die Kirchliche Bau-Kunst

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