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« Les trois petits mousquetaires » ; « La Joie de la maison » ; « Le secret de M"* Marthe »; « La maison de M"»* Nicolle » ; « L'aventure de Paul Solange ». M. E. Desbeaux a publié deux romans : « La petite mendiante » , et « Le mystère de Westfield » ; il a fait jouer plusieurs pièces de théâtre, entr'autres : € Les Dumacheff », aux Variétés, et « Le procès des Francs-Fileurs », au Château d'Eau, en collaboration avec Clairville et Hippolyte Cogniard ; il a écrit de nombreux articles de critique dramatique et a été rédacteur en chef du Journal illustré, du Sifflet, de la Presse Illustrée et du Petit Moniteur illustré.

Desboutin (Marcellin-Gilbert), peintre, graveur et auteur dramatique français, né, à Berilly (Allier), en 1823. Il donna au théâtre : « Maurice de Saxe », drame en cinq actes et en vers, en collaboration avec Jules Amigues, joué avec succès à la Comédie-Française, oii deux autres drames de lui ont été représentés : « Le Cardinal Dubois » et « Madame Roland ».

Deschanel (Emile), illustre écrivain français, ancien maître de conférences à l'École Normale Supérieure, proscrit du 2 décembre 1851, fondateur des conférences à Bruxelles, puis à Paris, ancien député de la Seine, aujourd'hui sénateur inamovible et professeur de littérature française moderne au Collège de France, né, à Paris le 14 novembre 1819. Ancien collaborateur de la Revue Indépendante, de la Revue des Deux Mondes, du National, de la Liberté de Pensée (où ses essais intitulés : « Catholicisme et Socialisme > publiés en ISôO firent beaucoup de bruit et donnèrent lieu à un procès devant le conseil supérieur de l'instruction publique), de V Indéi)endance Belge, du Journal des Débats. On lui doit : « Les Courtisanes de la Grèce », 1854 ; « Histoire de la conversation », 1858 ; « La vie des comédiens », 1860 ; « Causeries de quinzaine », 1861 ; < Christophe Colomb ». 1861 ; < A pied et en wagon », 1862 ; « Physiologie des écrivains et des artistes, ou Essai de critique naturelle », 1864; « Études sur Aristophane », 1868, ouvrage devenu classique; « A bâtons rompus », 1868 ; « Annuaire des conférences », 1869 ; « Le peuple et la Bourgeoisie », 1881 ; « Benjamin Franklin », 1882 ; « Le Romantisme des classiques », id. ; « Racine », 2 vol., 1884 (un modèle do critique littéraire) ; « Pascal, La Rochefoucauld, Bossuet », 1885 ; « Le Théâtre de Voltaire », 1886; « Boileau, Charles Perrault », 1888, etc.

Deschanel (Paul), publiciste et homme politique français, fils du précédent, licencié en droit, ancien secrétaire du ministre Jules Simon, ancien sous-préfet, député à l'Assemblée nationale, né, le 13 février 1856, à Bruxelles. A la Chambre, il a prononcé des discours fort applaudis, notamment sur les questions économiques et sur les intérêts de la France eu Orient

(séance du 29 février 1888). A l'occasion de ce dernier discours, le Sultan a chargé Essad-Paclia, ambassadeur de Turquie, de féliciter le jeune orateur et de lui remettre le Grand Cordon du Medjidié. Il a publié divers ouvrages sur la politique coloniale : « La question du Tonkin », 1883 ; « La politique française on Océanie à propos du Canal de Panama », avec une préface de M. Ferdinand de Lesseps, 1884 ; « Los intérêts français dans l'Océan Pacifique », 1887; € Orateurs et hommes d'État (Frédéric II et M. de Bismarck, Fox et Pitt, Grey, Talleyrand, Berrier, Gladstone) », 1888, Calmann Lévy; « Portraits de femmes », 1889; « Essais de philosophie politique », 1889.

Desclnvanden (Cari von), historien et publiciste suisse, né, à Stans dans le Nidwald, le 24 avril 1823; issu d'une famille patricienne qui a également donné à la Suisse les deux peintres Paul et Théodore D. ainsi que Jean-Wolfgang D. directeur du Polytechnicum de Zurich. Étudiant en Droit (1840-44) à l'Université de Zurich, avocat à Stans, puis magistrat au tribunal cantonal du Nidwald; en 1883, nommé honoris causa docteur en Droit à l'Université, il a publié : « Les vestiges du droit de guerre dans les sources de jurisprudence du Nidwald », 1853; « Le développement de la lands gemund dans le Nidwald en tant que pouvoir législatif », 1857 ; < Les sources du Droit dans le Nidwald », 1857; « Réimpression du plus ancien terrier du Nidwald », 1857; « Le système d'armement dans le Nidwald jusqu'à la fin du XVIII" Siècle », 1860; « Le droit réel pour le Nidwald, essai juridico-historique », 1868 ; « Les communautés forestières de Buochs, Bruggen, etc. », 1869 ; < Catalogue des Présidents, Magistrats et autres autorités du Nidwald », 1871-72; « Esquisse du développement historique dn Nidwald pendant le XIII" et XIV« Siècle », 1872: « Essai historique sur le sj'stème financier du Nidwald, ses origines et ses modifications jusqu'en 1869 », 1784; « Trois volumes de décès et actes du Nidwald de 1533 à 1555 », 1878-86. M. D. se propose d'en publier la collection complète. Ses ouvrages ont paru dans diverses revues de la Suisse.

Descoiirs-Tonrnoy (Joseph), philosophe et publiciste international, ancien professeur de philosophie dans les lycées italiens, né, à Radom en Pologne, en 1842, d'une famille originaire de France. Il fit ses études à Saint-PétersbovTrg et à Heidelberg ; il prit part avec Langiewicz à l'insurrection polonaise de l'année 1863 ; en 1865, fut reçu docteur à Jena. Il aurait pu rentrer en Pologne et y enseigner l'économie politique ; mais il aurait fallu donner l'enseignement en langue russe; il s'y refusa et passa en Italie, où il se mit à enseigner et à écrire en langue italienne ; soutenu par le philosophe Teronzio Mamiani, il fut admis à enseigner la

DES philosophie dans les lycées italiens. Il avait débuté par un écrit en langue polonaise sur l'économiste américain Carey; en Italie, il collabora bientôt à la FUosofia délie scuole Ualiane et à la Rivisfa Europea. En librairie, il a publié : « Del Vero, del Belle e del Bene », Milan ; « Sull'educazione dei figli del popolo nella scuola pubblica », Naples.

De Selys-Longchamps (César-Michel-Edmond), illustre naturaliste belge, né à Paris le 25 mai 1813. Conseiller communal de Warenne depuis 1841, membre du Sénat depuis 1855, M. De S., dont nous ne pouvons songer à enumérer ici tous les livres scientifiques, appartient à la classe des sciences de l'Académie Royale de Belgique. La liste de ses ouvrages dans le sens strict du mot n'est pas bien longue : « Essai monographique sur les campagnols des environs de Liège », Liège, 1836, comj)lété par un « Post scriptum », id., 1862. « Catalogue des lépidoptères ou papillons de la Belgique précédé du tableau des libellules de ce pays », id., 1837. « Études de micromammalogie, revue des musaraignes, des rats et des campagnols suivie d'un index méthodique des mammifères d'Europe », Paris, 1859. « Monographie des libellulidées d'Europe », Paris et Bruxelles, 1840. « Faune belge », l'"" partie, Liège et Bruxelles, 1842 (resté inachevé). Mais il a, avec M. le D.r H. A. Hagen de Konigsberg, publié dans les Mémoires de la Société Royale des sciences de Lïhge, des monographies extrêmement importantes; citons: « Odonates ou libellules d'Europe » 1850 « Des calopterygines » 1854, travail couronné en 1857 lors du jugement du concours quinquennal des Sciences naturelles ; « Des gomphines » 1858; il a collaboré au « Dictionnaire Géographique de la province de Liège » de Ph. Vander Maelen, aux « Rapports décennaux sur la situation du Royaume de Belgique, à la « Patria Belgica », Chapitre Mammifères, oiseaux i reptiles de la Belgique; aux « Notes sur l'île de la Réunion » de Maillard, à 1' « Histoire de l'île de Cuba » de Ramon de la Sagra, au « Nouveau guide de l'amateur d'insectes » de Deyrolle, au « Livre de la ferme et des maisons de campagne » de Joigneaux (chapitre Animaux rertéhrés nuisibles ou utiles), aux « Recherches sur la faune de Madagascar » de Schlegel et Pollen; et l'on trouve de lui une énorme quantité de communications dans les publications des Sociétés savantes, les actes des congrès scientifiques, les revues et les journaux spéciaux de la Belgique et de l'étranger. C'est ainsi, par exemple, pour noua borner à l'Italie, qu'il a donné aux Atti delVI. R. Accademia dei Georgofili de Florence, vol. X'VlIi 1838, la description d'une nouvelle espèce de campagnol propre à l'Italie Yarvicola Savii, aux Atti délie Riunioni degli scienziati Italiani plusieurs études et notamment (3«>"^ réunion, Florence, 1841), un travail sur les libellulidées d'Italie; aux Mémoires de V Académie Royale de Turiii)

DES (2"'« série E, II, 1851), un résumé géographique 3ur les libellules de ITtalie continentale et insulaire ; aux Aimali del Museo Civico di Storia naturale de Gênes, des observations sur les jdonates de la nouvelle Guinée, vol. XIV, 1879, Bt de l'Afrique centrale, vol. XVI, 1881.

De Serpa Piineutel (Antoine), écrivain portugais, né, à Coimbre, le 20 novembre 1825 ; ancien député et toui-à-tour Ministre des travaux publics, des finances, des affaires étrangères, conseiller d'État, grand'croix des ordres 3es SS. Maurice et Lazare, de Carlos III d'Espagne, de TEtoile polaire de Suède, et de la Rose du Brésil, l'un des rédacteurs de la Correspondancia de Portugal, ancien rédacteur, avec Latino Coelho (en 1849) à\x Pharol ; \\ a publié: c Poesias », 1852; « Casamento e despaclio », irame, 1854; « Dalila », drame, 1854; « A juestâo do Oriente », 1877; « Alexandre Herîulano e o seu tempo », 1880; « Questcês da Dolitica positiva ».

I Des Essarts (Alfred), écrivain français, anpien bibliothécaire, à présent conservateur honol-aii-e de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, né, à iPass}-, le 9 août 1811. On lui doit : « Élie parle îans la mer », 1841 ; « Le Lord bohémien », 1842 ; « Sous les ombrages », 1845 ; « Les hauts de la jeunesse. Poésies », 1846; « L'Univers illustré », 1847 ; « La Comédie du Monte », roman en vers, 1851 ; « Les Hommes de a Guerre d'Orient », 1855 ; « Galerie des pein- ;res célèbres », 1858 ; « François de Médicis. Le tour du cadran », 1859; « La Gerbe », réîits historiques, 1860 ; « Les deux veuves », 3S célébrités françaises », id. ; « Contes Pompadour », 1862 ; « Les fêtes de nos pères », -d. ; « Valentin », 1863; « Souffrir c'est vain- ;re, le Champ de roses », 1864; « Marthe ». 1866 ; « Le Marquis de Roquefeuille » , 1868 ; I Les marques d'or » ; « L'Enfant volé », 1870 ; Récits légendaires », 1872 ; « La femme sans Dieu », 1875 ; « Le roman d'un vieux garçon », >^7!) ■ <' De l'Aube à la Nuit », poésies, 1882. Il uer aux Français « La ligue des amants », -. et au Vaudeville : « La noix dorée ». Essarts (Emmanuel), poète et critique ;-, fils du précédent, né, à Paris, le 5 féld39; sa mère, femme d'un rare mérite, tait elle-même un écrivain distingué. Docteur js-lettres en 1871, il fut professeur à la faculté le Dijon en 1872, et deux ans après, professeur i la faculté des lettres de Clermont-Ferrand, )ù il enseigne encore. Il a publié : « Poésies larisiennes », 1862; « Les Élévations », 1865, ùrt louées par Th. Gauthier ; « Les poèmes de |a Révolution », très prisés par Jules Lemaîjxe dans le Journal les Débats ; « Les Voyages le l'Esprit », 1869; « L'Hercule grec », 1871; iine traduction de « L'Éloge de la Polie d'Érasme », 1876 ; « Les Grands maîtres », Paris, Perrin, 1888.

Desgnin (Victor-François-Joseph), médecin belge, né, à Marienbourg, le 30 janvier 1838. M. D., qui est le secrétaire de la Société de médecine, le vice-président de la Société Roj-ale belge de médecine publique d'Anvers et qui fait partie de l'Académie Royale de médecine en Belgique, a traduit en français, avec l'aide de M. Camille von Straelen, un ouvrage célèbre du professeur C. Brock de Leipzig: « Le livre de l'homme sain et de l'homme malade », Bruxelles, 1866, et a composé lui-même un excellent traité qui a été couronné par l'Académie de médecine de Paris: « Du rhumatisme cérébro-spinal, étude des accidents qui pendant le cours du rhumatisme aigu peuvent survenir du côté des centres nerveux et de leurs enveloppes », Anvers, 1868; il a donné k la. Patria Belgica le chapitre : « Histoire de la médecine belge », et fourni enfin d'importantes contributions aux Mémoires et au Bulletin de l'Académie de médecine de Belgique, aux Annales de la Société de médecine d'Anvers et de la Société de médecine de Gand, au Bulletin de la Société Royale belge de médecine jiublique, au Volksheil d'Amer, etc. La plupart de ces dernières études ont été tirées à part; nous citerons parmi les plus intéressantes: « Le rhumatisme et la diathèse rhumatismale », Bruxelles, 1869; « Étude sur la métalloscopie et la métallothérapie », Bruxelles, 1881 ; « Le traitement de la phthj'sie pulmonaire », Anvers, 1887 ; au Conseil communal d'Anvers, dont il est membre, M. V. D. a énergiquement défendu, en toute occasion les intérêts de l'hygiène publique.

Des Honx (Henri-Durand-Morimbau, dit Henri), publiciste français, directeur politique et rédacteur en chef, depuis 1887, du Constitutionnel, ancien professeur de rhétorique, ancien rédacteur du Correspondant et de la Défense fondée en 1876 par Monseigneur Dupanloup, de la Civilisation fondée par lui-même, et, en dernier lieu, directeur du Journal de Rome fondé sous les auspices de Sa Sainteté Léon XIII, est né, à Paris, le 14 juillet 1848. A la suite d'un article qui attaquait le gouvernement italien, il fut condamné par les Assises de Rome à un mois de prison et 50Ô francs d'amende le 25 janvier 1884. A sa sortie de prison, il publia une brochure : « Appel aux catholiques de France » ; il quitta le Journal de Rome en juin 18S5, et, de retour en France, il entreprit une campagne ultra-légitimiste contre la politique du Pape et son entourage; en 1886, il publiait ses « Souvenirs d'un journaliste français à Rome », condamnés par la congrégation de l'Index ; il continua ses articles virulents dans le Matin, et en septembre 1886, il publia son livre : « Ma Prison » qui contient des pages intéressantes. M. Des Houx traite à la Nouvelle Revue la question romaine; sa connaissance intime du haut personnel du Vatican et son beau style donnent à ses arti-

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ries une valeur remarquable. Il paraît qu'il n"a pas été étranger à cette erreur judiciaire dont M. le comte Des Dorides, récemment décédé, et M. Victor Vecchi ont été, pendant une année, les victimes à Rome en 1885-86. M. H. Des H. est un adversaire implacable du parti transi- •geant du Vatican et de Mgr Galimberti en particulier.

De Simone (Louis-Joseph-Raphaël), jurisconsulte et historien italien, né, le 8 septembre 1835, à Lecce (Terre d'Otrante). Docteur en droit ( 1860), puis juge aux tribunaiix de Naples, Isernia, Trani, Tarante et Lecce ; actuellement conseiller à la Cour d'appel de Trani. Passionné d'histoire, il s'adonna à la recherche des documents nécessaires pour reconstruire l'histoire de la Terre d'Otrante et qu'il alla fouiller dans les bibliothèques d'Italie, de Buda-Pest, de Dantzick et de Paris. Sa villa de Sant' Antonio près Arnesano, dans la Terre d'Otrante, est devenue un véritable musée. Quarante et un volumes manuscrits sont le fruit de ses labeurs; il en a publié une partie dans les journaux et les revues spéciales, et d'importants fragments détachés en librairie, qui sont des monographies complètes; citons: « Degli Angioini principi di Taranto 1292-1373 », Tarante, 1866; « Di un Ipogeo Messapico scoperto nelle rovine di Rusce e délie origini dei popoli délia Terra d'Otranto », Lecce, 1872 ; « Lecce e i suoi Monumenti descritti e illustrati », id., 1874; « Note Japygo-Messapiche », 1877, etc. C'est dommage qu'une telle énergie intellectuelle se répande ainsi, et il serait temps que par une bonne synthèse, M. De S. nous donnât une histoire complète de l'ancienne Japygie et de la moderne Terre d'Otrante. M. De S. est membre de l'Institut archéologique d'Allemagne, ainsi que de plusieurs Académies nationales.

De Siraouî (Corneille), historien italien, né, à Gênes, où il est surintendant des archives de la Ligurie. Docteiu' agrégé de l'Université de Gênes, un de nos plus forts américanistes, M. D. S. a inséré une foule de mémoires du plus haut intérêt au Giornale Ligustico, aux actes de la Socieià ligure di Storia patria, à VArchivio Storico lialiano et aux Archives de V Orient latin. C'est un savant modeste et infatigable dont les recherches sont précieuses pour l'histoire de la République de Gênes et de ses colonies de la Mer Noire et de l'Archipel.

Desjardins (Albert), jurisconsulte et moraliste français, professeur de législation criminelle à la Faculté de Paris, élu membre libre de l'Académie des Sciences morales et politiques, en 1887, né, à Beauvais (Oise), en 1838; on lui doit: « Les Moralistes français au XVI» siècle », ouvrage couronné par l'Académie des Sciences morales et politiques, en 1869; « Les sentiments moraux au XVI« siècle », 1887 ; « Étude historique sur les causes d'interruption

DES de la prescription et spécialement sur l'origine des articles 2241 à 2247 du Code civil », 1878; « L'inamovibilité de la magistrature dans l'ancienne France », 1880; « Tra.té du vol dans les principales législations de l'antiquité et spécialment dans le Droit Romain » ; « Les Cahiers des Etats-Généraux en 1789 et la législation criminelle », 1883; « Le Juge d'instruction et le Ministère public », 1889; « Code pénal russe », projet, 1883; « Examen doctrinal. Jurisprudence criminelle », 2 vol., 1886-1887 ; « Étude sur le projet de Code pénal japonais », 1887; divers rapports faits à l'Assemblée Nationale, nombre d'articles dans les revues, telles que le Correspondant, la France judiciaire, la Beiiie j critique de Droit, la lîevue historique de Droit, ! la Revue pratique, etc. i

Desjardiiis (Arthur), jurisconsulte et magistrat français, frère du précédent, né, à Beauvais, le 8 novembre 1835 ; depuis le 4 février ; 1882, membre de l'Académie des Sciences mo- ' raies et politiques; son grand ouvrage est le:; « Traité de droit commercial maritime », six volumes, 1878-1887. Citons encore: « Le Congrès de Paris en 1856 et la jurisprudence internationale », 1884; « Les Mines et les Mineurs », 1885.

Desjardins (Ernest), historien français, professeur d'épigraphie et d'antiquités romaines an Collège de France depuis 1856, auteur du grand ouvrage devenu classique et intitulé : « Géographie de la Gaule Romaine », en trois volumes, 1876-85 ; il est né, à Noisy-sur-Oise, le 30 septembre 1823. On lui doit aussi les « Desiderata du Corpus Inscriptionum latinorum de l'Académie de Berlin », dont ia cinquième livraison a paru en 1877.

Desjardins (Gustave), écrivain français, chef i de bureau au Ministère de l'instruction publique, né, à Sarreguemines, le 25 avril 1834. On lui doit: « Les armoiries de la ville de Rhodez ■>■. Rhodez, 1861 ; « Les Évêques de Rhodez aux IX<=, X« et XII« siècles », Paris, Hérold, ISi;:.- « Histoire de la cathédrale de Beauvais 1865; « Le Beauvaisis, le Valois, le Ve français, le Noyonnais en 1870», Beauvais, 1"" « Tableau de la Guerre des Allemands dans département de Seine-et-Oise (1870-71) », "^^ sailles, 1873; « Recherches sur les drapeaux fi çais, oriflamme, bannière de France, marq nationales, couleurs du roi, drapeaux de 1 mée, pavillons de la marine », Paris, Morel, 1^ .

Deslinières (Lucien), journaliste français, à Vierzon (Cher), le 7 décembre 1857; a < laboré à divers journaux politiques et littéral de Paris et des départements. En janvier l"il a fondé la Démocratie du centre, journal q tidien, publié à Moulins (Allier), dont il est du meure depuis rédacteur en chef.

Desmasures (Alfred), publiciste et homnn politique français, ancien préfet intérinaire il<

DES l'Aisne (pendant la guerre), fondateur des journaux L'Avenir et La Démocratie de l'Aisne, démocrate et socialiste, né, à Mondrepuis (Aisne), en 1831. Condamné en 1855 à quatre mois de prison pour colportage d'écrits politiques, il dut à une grave maladie contractée en prison de ne pas être transporté. On lui doit diverses brochures de propagande démocratique, et ; il a fondé à Hirson, en février 1876, avec M. I Ad. Mauclère imprimeur, une feuille républi- I caine : Le Nord de la Thiérûcke, dont il est encore le principal rédacteur. Nous citerons parmi ses écrits : « Histoire des Communes du canton de Trélon », 1860; « Histoire de la Révolution de 1789 dans le département de l'Aisne », 1870; « Cahier d'un pa3'san, étude sur la constitution politique de la France », 1872; « L'organisa- I tien de la démocratie », 1873; « La fille du ' diable », roman ; « Marie Saint-Hubert », roman; une série d'articles sur l'époque néolitique dans le Nord-Est de la France et particulièrement sur un vaste emplacement d'une aglomération de population de l'âge de pierre, dans un endroit dit Le Câtelet près de Mondrepuis.

Desmaze (Charles-Adrien), magistrat et écrivain français, conseiller à la Cour d'appel de Paris, maintenant retraité, né, à Saint-Quentin, en 1820, a publié: « Les pénalités anciennes, supplices, prisons et grâces en France, d'après des textes inédits », 1866; « Trésor judiciaire de la France, curiosités des anciennes justices d'après leurs registres », 1867; « Le Châtelet de Paris, son organisation, ses privilèges, etc. », 1872; 2e édition (la première éd. est de 1863); « Les Métiers de Paris d'après les ordonnances du Châtelet, avec les sceaux des artisans », Paris, Leroux, 1873; « La Sainte-Chapelle du Palais de Justice de Paris », Dentu, 1872; « Le Reliquaire de M. Q. de la Tour, peintre du Roi Louis XV, sa correspondance et son œuvre », 1875; « Le Baillage du Palais-Royal de Paris », 1875; « L'Œuvre du peintre La Tour, avec 30 phot. », 1877; « Histoire de la médecine légale on France d'après les lois, registres et arrêts criminels », 1880; « Le Crime et la Débauche à Paris »; « Le Divorce », 1881; « La Picardie, Saint-Quentin en Vermandois, son histoire, sa population, ses rues, etc. », 1882; « Les Criminels et leurs grâces », 1888.

De Smedt (Charles), jésuite belge, l'un des maîtres de la critique historique moderne, né, à Gand, le 6 avril 1833. Outre des travaux insérés dans le Précis historique, dans le Bulletin de la Commission Royale d'histoire de Belgique, dans la Revue des questions scientifiques de Bruxelles, dans les Etudes religieuses historiques et littéraires, la Bibliothèque de l'École des chartes et la Revue des questions historiques de Paris ; outre une participation active aux « Acta sanctorum », l'œuvre colossale des Bollandistes, on doit au P. De Smedt les ouvrages dont voici

les titres : « Introductio generalis ad historiam ecclesiasticam critice tractandam », Gand, 1876 ; « Dissertationes selectss in primam œtatem historiœ ecclesiasticœ », id., 1876 ; « Gesta pontificum Cameracensium, 1092-1138 », Paris, 1880 publié par la Société de l'histoire de France ; « Principes de la critique historiqne », Bruxelles, 1883. Mentionnons, pour finir, une étude qui a eu quelque retentissement : « Des devoirs des écrivains catholiques dans les controverses contemporaines », id., 1886.

Des îlîcliels (Abel), orientaliste sinologue français, professeur de langue annamite à l'Ecole Supéiieure des langues orientales vivantes de Paris, docteur en médecine et licencié en droit, né, à Paris, en 1833, a publié : « Dialogues en langue cochinchinoise », 1868 ; « Essai sur les affinités de la civilisation chez les Annamites et chez les Chinois », 1869 ; « Huit contes en langue cochinchinoise », id. ; « Les six intonations chez les Annamites », id. ; « Dialogues cochinchinois expliqués », 1871; « Chréstomathie cochinchinoise », 1872; « Petit dictionnaire pratique cochinchinois », 1878; « Tam tu Kinh », 1882; « Luc Van Tien Cu Dien », poème annamite, 1883 ; « Kim Van Krien tan Krien », 1885, en deux vol.; « Mémoire sur les caractères de la langue annamite », 1887.

Desmolius (Edmond), historien et publiciste français, directeur de la revue La Science sociale suivant la méthode de M. F. Le Play, né, à Marseille, en 1852. On lui doit : « Le Mouvement communal et municipal au moyen âge. Essai sur l'origine, le développement et la chute des libertés populaires en France », 1875 ; « Les Libertés populaires au moyen âge », 1876 , « Histoire de France », en 12 vol., 1877-1880 ; « Histoire de France depuis les premiers temps jasqu'à nos jours, d'après les sources et les travaux récents », en 4 vol. 1879-80; « Le Play et son œuvre de réforme sociale », 1882.

Desmons (Frédéric), littérateur et homme politique français, ancien pasteur, député à l'Assemblée nationale président de la commission d'amnistie, président du Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France, né, à Brignou (Gard), le 14 octobre 1832 ; il a publié : « Essai historique et critique sur le mormonisme », 1856 ; « Réponse à la lettre de l'Evêque de Nîmes aux protestants du Gard », 1859.

Desnoiresterres (Gustave le Beisoys), écrivain français, né, en 1817, à Bayeux. Il débuta en 1839 par un roman : « Le pensionnaire et l'artiste »; en 1841, il fonda la revue mensuelle: La Province et Paris, qu'il dirigea pendant deux ans, et il collabora au Globe, au Commerce, à la Semaine, à la Mode, à l'Ordre, à la Revue de Paris, à la Revue Française, etc. En 1861, il donna au Vaudeville une pièce : « Monsieur Prosper ». Parmi ses publications séparées, citons : « La Chambre noire », 1843 ;

« Jarnowich », 1844 ; « Entre deux amoui's ; Mademoiselle Zacbarie », 1845 ; « Un amour en diligence », 1853; « Les talons rouges », 1854; « Les Originaux », 1855-58 ; « Les cours galantes », 1859-61 ; « Voltaire et la Société Française au XVIII siècle », en 6 vol., 1867-73, ouvrage couronné par l'Académie Française ; < Étude sur Balzac » ; « La Musique française au XVIII» siècle »; « Gluck et Piccini », 1872, 2'"" éd., 1875 ; « Griraod de la Reynière et son groupe », 1877 ; « Épicuriens et Lettrés, XVIJe et XVIII« siècles », 1879 ; « Iconographie voltairienne », 1879 (avec 25 estampes) : « La Comédie satirique au XVIII® siècle », 1884; « Le Chevalier Dorât et les Poètes légers au XVIII« siècle », 1887.

Des Perrlères (Carie), romancier français, collaborateur de la Vie Parisienne, sous le pseudonj^me de Karl, né, à Valence (Drôme), en 1845. Il a publié : « Un Parisien au Caire », 1873 ; « Les Figures de cire », 1874 ; « Rien ne va plus, Monaco, M. Blanc, les Décavés, etc. » : « Jean Politis. Histoire d'un bandit grec », 1878; « Paris joyeux », 1882; « Mémoires d'un sceptique », 1883; « Les Amours d'un bandit », id. ; « Paris qui joue et Paris qui triche », 1885.

Desplands (Isaac-Gamaliel), théologien suisse, né, à Vevey, en 1818. Tour-à-tour instituteur privé, pasteur à Hyères, à Naples, à Lave}'-les-Bains, à Coppet, à Bâle et à Genève, il se distingua comme prédicateur autant par la rigidité de son orthodoxie que par la finesse de ses analyses psychologiques ; depuis 1884, il ne donne plus que des conférences fort appréciées du public religieux. Nous avons de lui : « Trois méditations sur la consolation », 1863; « Le trésor dans un vase de terre », 1866; « Échos de la parole de Dieu », 1872; « La santification chrétienne », 1875; « La prière non exaucée », 1881. Il a collaboré à plusieurs journaux religieux, notamment au Chrétien Évangélique.

De Spoelberch de Lovengoul (vicomte Charles-Victor-Maximilien- Albert), écrivain belge, né, il Bruxelles, le 30 avril 1836. Nous avons de M. De Spoelberch de Lovengoul, qui signe habituellement Charles de Louvengoul, outre des articles dans le Bibliophile belge, dans la Petite Revue, V Intermédiaire des chercheurs et curieux, les Miscellanées bibliographiques, le Livre de Paris, un volume renfermant : « Le rocher de Sisyphe, la vie, la nature, la fantaisie », Paris. 1879 ; 2'»<' édition augmentée d'une préface de M. Alexandre Dumas fils, id., 1880, et deux ouvrages d'une haute importance: « Histoire des œuvres de H. de Balzac », Paris, 1879, complété l'année suivante par « Un dernier chapitre de l'histoire des œuvres de H de Balzac » et publiée en 1886 en une édition définitive ; « Histoire des œuvres de Théophile Gautier », Paris, 1887. L'auteur a été couronné en 1888 par l'Académie française.

Desprès (Armand), chirurgien françai.s, représentant du quartier de l'Odéon à la municipalité de Paris, né, à Paris, le 13 avril 1834: on lui doit: « Des tumeurs des muscles », thèse pour l'agrégation en chirurgie à la Faculté de Paris, 1866 ; « Traité de diagnostic des maladies chirurgicales ; diagnostic des tumeurs », 1868; « Du début de l'infection syphilitique », 1869; « Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale », en collaboration avec le D-- Eug. Bouchet », l^e éd., 1867; « Est-il un moj'on d'arrêter la propagation des maladies vénériennes? Du délit impuni », 1870; « Delà peine de mort au point de vue physiologique >>, 1870; « Traité iconographique de l'ulcération et des ulcères du col de l'utérus », 1870; « Traité théorico-pratique de la syphilis », 1873; « La chinu'gie journalière, leçons de clinique chirurgicale professées à l'hôpital Cochin », 1877; « La prostitution en France, études morales ■ • démographiques, avec une statistique générale de la prostitution », 1882 ; « Les Sœurs hospitalières », 1886.

Des Roches (Jean), nom de plume de M-'"-' Hélène Dufour, femme de Marc Monnier, née, en 1839, mariée à Marc Monnier en 1860; elle a publié en 1887, sous le titre de « Silhou ter genevoises », trois nouvelles d'une sensi' lité discrète et d'un aimable engouement de, lesquelles revit l'époque de la Restauration a\ sa piquante originalité. Le Bibliothèque Unii: selle et Le Foyer Romand ont inséré d'elle qui ques légers et spirituels croquis.

Des Rousseanx (Alexandre), chansonnier mélodiste populaire français, membre de plusieurs sociétés littéraires de France et de Belgique, né, à Lille, le l»"" juin 1820, dans le quartier le plus pauvre de la ville; son père, ancien sousofficier, exerçait la profession de passemantier et celle de violiniste dans les orchestres des bals. Élève du Conservatoire de musique de Lil! Des Rousseaux exerçait lui-même cette demi. profession et composait déjà, dès l'âge de i ou 16 ans, des chansons en patois, dont qii ques-unes sont encore populaires. Tombé à conscription, il passa sept années au 46<^' u, ligne où, tout en faisant son service comme mu- ■ sicien instrumentiste, il dirigeait un cours de y solfège. Rentré à Lille, en 1847, il passa à la ! mairie, comme simple expéditionnaire, devint ; chef de bureau et fut retraité en qualité de Di- * recteur du service de l'octroi. On lui doit cinq i volumes de poésies (de 300 pages environ, avec un portrait de l'auteur, un vocabulaire du < patois de Lille et la musique des chansons), | publiés sous le titre de « Chansons et Pasquil- ( les Lilloises »; un recueil intitulé: « Mes pas- ■■ se-temps » ; quatre almanachs sous le titre : ! « Mes Étrennes » ; une étude biographique sur ' Brûle-Maison, chansonnier populaire lillois du f XVIII «^ siècle ; un ouvrage en deux volumes : j

DES « îlœurs populaires de la Flandre Française », Lille, L. Danel, 1889; deux recueils sur l'Exposition des Beaux- Arts de Lille; des articles sur le folk-lurc lillois, dans la Revue des traditions populaires, et dans la Tradition, et la rédaction en chef du journal L'Épargne du travail. Par ses ouvrages en patois du nord, qu'il a interprétés lui-même dans des fêtes de bienfaisance, M. D. s'est fait dans les départements du nord de la France et dans une partie de la Belgique, une réputation égale à celle des Jasmin, des Mistral et des Roumamlle dans le midi de la France. On l'a aussi justement comparé à son ami Gustave Nadaud. Comme lui, il est musicien aussi bien que poète et compose luimême les airs de ses chansons. La plupart de ses mélodies, gracieuses et bien rythmées, ont fait leur tour de France, sous d'autres paroles, et partaut de Paris. M. D. a consacré tout son talent à la classe ouvrière, à laqiielle il appartenait par sa naissance; c'est un fait que ses compatriotes, qui se plaisent à l'appeler tantôt le Béranger, ou le Désaugiers lillois, tantôt le Jasmin ou le Mistral du Nord, le désignent plus souvent encore sous la qualification de poète des Petits. « Aussi « est-il bien aimé et chanté lui-même par les « poètes de son pays, dont il a fait la gloire et * le charme. Sa jeune muse, dit M. Géry Le- « grand, a des grâces d'aïeule quand le vieux i « temps par elle est raconté » ; et un critique I ajoute : « Son œuvre pétille d'une couleur lo- « cale que nul n'avait jamais employée jus- « qu'ici ».

Dessard (Pierre-Joseph, dit Aimé), magistrat et littérateur français, président du tribunal civil à Nantua, né, à Roanne (Loire), le 15 juillet 1832, a publié : « Recueil des usages locaux du canton de Roanne », 1877, deux éditions ; « Un maître d'école au XVII" siècle », Roanne, 1880: « L'enseignement du Collège », discours; « L'écolier et l'oiseau » ; « Histoire du sauvetage d'un homme et d'un porte-monnaie » ; € Récit d'une lutte mémorable entre un corps sec et un corps mouillé » etc.

Dessi-Magnetti (Vincent), publiciste italien, jué, en 1821, à Cagliari, où il fut reçu docteur isn droit en 1843. On lui doit plusieurs articles jd'économie politique, un livre intitulé: « Prin- [cipii di legislazione sociale »; et la « Storia deljrUniversità di Cagliari dal 1603 fino ai nostri giorni », écrite dans son ancienne qualité de secrétaire de l'Université.

l)e Stefaiii (Charles), naturaliste italien, professeur de géologie à l'Institut des Études Supérieures de Florence, né, à Padoue, le 15 mai 1852 ; son père était Louis De Stefani, patriote ivénitien, mort il y a quelques années à Sienne, joii il était directeur du Lycée ; il a fait ses études de jurisprudence et reçu son doctorat en 1870 à Pise, mais pour se vouer ensuite avec passion et exclusivement aux sciences naturelles.

publié, entr'autres: « Un brano di storia

délia geologia toscana », Rome, 1875 ; « Molluschi continentali sino ad ora notati in Italia nei terreni pliocenici ed ordinamento di questi ultimi », Pise, 1876; « Descrizione degli strati pliocenici dei dintomi di Siena », Rome, 1877; « Sallu stio Antonio Bandini », Florence, 1877; « Lettero economiche sulla Calabria Ulteriore prima » (dans VEconomista, de l'année 1879) ; « Fossili pliocenici dei dintorni di San Miniato ; Molluschi bivalvi e univalvi », Pise, 1874; « Molluschi pliocenici dei dintorni di Siena », 1880, en collaboration avec le professeur Pantanelli ; « Geologia dei monte Pisano », Rome, 1877 ; « Cousiderazioni stratigrafiche sopra le roccie più antiche délie Alpi Apuane e dei monte Pisano », Rome, 1875; « I terreni subapennini dei dintorni di San Miniato » ; « Le acque termali di Pieve Fosciana in Garfagnana »; « Sedimenti sottomarini dell'epoca postpliocenica in Italia » ; « Dell' epoca geologica dei marmi dell' Italia Centrale; « Le rocce serpentinose délia Garfagnana » ; « Sulle serpentine e sui graniti eocenici superiori dell'alta Garfagnana » ; « Sulle tracce attribuite all'uomo pliocenico nel senese »; « Sopra una nuova Daudebardia italiana » (en société avec le prof. Pantanelli), 1879; « Quadro comprensivo dei terreni che costituiscono l'Appenniuo settentrionale », Pise, Nistri, 1881 ; « Molluschi continentali sino ad ora notati in Italia nei terreni pliocenici », id., id., 1876-81; « I laghi dell'Appennino settentrionale », Turin, Candeletti, 1884; « Studio geologico sullo Calabrie méridional! », Rome, typ. do'Lincei, 1885 ; « La superficie délia terra », Florence, Barbera, 1886; « Studii- paleozoologici sulla Creta superiore e média dell'Appennino settentrionale », Rome, typ. de'Lincei, 1885 ; enfin, plusieurs articles et mémoires publiés dans le BoUettino di Malacologia italiana, dans le Bollettino dei R. Comitato Geologico, dans Gli Atti délia Società Toscana di Scienze naturali, dans la Rasse.gna Nazionale, huitième année, où a paru un es;ai sur « Lo stato attuale degli Studii Geologici in Italia », dans Gli Atti délia R. Accademia dei Georgoûli, dans le BoUettino dei Club Alpine Italiana, dans le Giornale dei Lavori Puhhlici, dans le Bulletin de la Société géologique de France de l'année 1888, où se trouvent ses « Excursions dans les Alpes Maritimes », dans les Verhandhingen dcr K. K. geologischcn Reich, de 1880, où, en collaboration avec le docteur Stur, a paru un essai « Die Carbon-Schichten von Mallave »; dans VArchivio jJer l'Antropologia e la Etnologia, de l'année 1888; « Di alcuno proprietà collettive dell'Appennino ». Son dernier ouvrage vient d'être publié à Florence chez Le Monnier, sous le titre : « Le pieghe délie Alpi Apuane ».

Me StefFanis (Louis D.), journaliste italien, établi à Montevideo (Amérique du Sud), né, à

Crémone, le 21 novembre 1839. Ayant terminé SOS cours dans son pays natal, il pai'tit trèsjeune pour Buenos-Ayres et après qu'il se fut bien préparé par l'étude de l'espagnol et du portugais à l'enseignement et au journalisme, il fut appelé à Montevid'îo par M. Tavolara pour y tenir la chaire d'histoire moderne. Revenu, pour affaires de famille, à Buenos-Ayres, il commença à y écrire pour les journaux des articles de critique qui furent vivement appréciés. Sa fécondité est étonnante ; car il s'occupe à la fois de critique musicale, de littérature, de politique, d'art, etc., etc. Depuis 1863, il est établi à Montevideo, comme professeur d'histoire, et il est un des plus connus entre les rédacteurs du Siglo et de la Tribunita. Il est aussi un bibliophile passionné et un excellent patriote, car c'est à lui que les victimes des inondations du Po en 1882 durent les 50,000 fr. souscrits par les soins de M. D. S. à Montevideo. Les désagréments n'ont pas manqué à M. D. S. de la part de ses adversaires politiques lorsque ces derniers obtinrent les rênes du gouvernement; mais ses compatriotes fondèrent une Société de Conférences à Montevideo pour le mettre à l'abri du besoin en attendant que justice lui fût rendue.

Destonches (Ernest von), historien et poète allemand, d'origine française, conseiller d'État à Munich, est né, dans cette ville, le 4 janvier 1843. Parmi ses ouvrages, on doit citer: « Chronik der Stadt Mùnchen » ; « Geschichte des Ilaus- Ritter- Ordens vom heil. Georg » ; « Urkundliche Beitrage zur Geschichte Miinchens » ; « Geschichte des St. Elisabeth- Ordens » ; « Geschichte der Sangespflege und Sàngervereine in Miinchen »; « Miinchener Burgertreue »; « Munchens Schiitzenweaen und Schiitzenfeste » ; « Sekularbilder aus Miinchens Vergangenheit »; des mémoires, des essais, des articles séparés, et plusieurs poésies, dont un certain nombre mises en musique par divers compositeurs.

Destouiiis (Gabriel), écrivain hellène, drogman au Ministère des affaires étrangères de Russie et conseiller d'Etat, ancien professeur de grec moderne à la Section des langues orientales à Saint-Pétersbourg, docteur en philologie grecque, ancien professeur de grec classique à l'Université de Saint-Pétersbourg, dont il est membre honoraire, membre de plusieurs sociétés savantes russes et étrangères, né, en 1818, à Saint-Pétersbourg, oii il a fait ses études. On lui doit un commentaire du second volume de Procopius sur la Guerre des Romains avec les Perses traduit par Spiridion Destouuis, 1880; « Analyse du voyage en Roumélie de l'archimandrite Antoine », 1880; « Deux voyageurs grecs du XV et XVIII siècle », 1881 (analyse de l'article de Sp. Lambros sur Canan et Vatatzès) ; trois textes grecs édités, traduits et commentés, 1881, 1884; « Sur le catalogue des Manus-

DET crits grecs d'Athos », 1881 ; « Analyse d'une inscription grecque contestée qui figure sur huit monum. », 1881; « Topographie de Constantinoplo au moyen-âge », 1882-83; « Recherches sur les chants héroïques grecs du moyen-âge », traduction et commentaire , 1883 ; différentes anal3'ses d'ouvrages touchant à l'histoire grecque du moyen-âge.

Destremx de Saiut-Christol (Léonce), agronome, publiciste, homme politique français, ancien maire de Lablachère, maire de Saint-Christol, ancien député de l'Ardèche à l'Assemblée nationale, membre du Conseil Supérieur de l'agriculture et de la Commission supérieure spéciale contre le phj^Uoxéra, né, à Alais (Gard), le 5 décembre 1820, a publié: « Légendes et chroniques du Languedoc », recueil des souvenirs poétiques et populaires des Cévennes ; « Essai d'économie rurale et d'agriculture pratique »; « Agriculture méridionale. Le Gard et l'Ardè- ! che ». M. L. D. est aussi l'auteur de « Eables », écrites dans l'idiome provençal, ainsi que d'une traduction en vers français du drame La Camisarâo du félibre Paul Gausson, et d'un roman historique : « Le Château de la Reyne Blanche », qui a obtenu un réel succè.s.

Destriclié (Madame), femme-auteur, née, en 1823, à Saint-Christophe (Indre et Loire), oîi elle habite une grande partie de l'année étudiant sxir place tout ce qui se rattache à l'économie et à l'éducation rurale, branche dans laquelle sa compétence est reconnue et appréc Parmi ses publications, on doit citer : « dimanches de la mère Taboureau »; « La question agricole » ; « L'instruction agricole » ; « La fraternité agricole »; des nouvelles rurales, des lettres publiées par le journal Le Siècle, la Gazette de Village; « Les Etats-Unis d'Europe »; le Journal du Peujyle; son dernier ouvrage touchant à l'économie sociale, porte ce titre: « De l'assistance publique dans les campagnes ».

De Thenx de Montjardin (chevalier Xavier), érudit belge, né, à Saint-Broud, le 23 septembre 1838. Il a collaboré au Bibliophile Belge, Bulletin de l'Institut archéologique liégeois, et il a fait paraître : « Recueil héraldique des bourgmestres de Liège (1788-1794) », Liège, 1863; « Bibliographie liégeoise, contenant: 1° les livres imprimés à Liège depuis le XVP siècle jusqu'à nos jours ; 2° les ouvrages publiés en Belgiqu et à l'étranger, concernant l'histoire de l'ancienne principauté de Liège et de la province actuelle du même nom », Brirselles, 1867, 2™«; éd., id., 1875 ; « Nouveaux mélanges historiques et littéraires ». Liège, 1878 ; « Collections de documents contemporains relatifs au meurtre de Sébastien La Ruelle, bourgmestre de Liège », id., id.

Détré (André-Charles-Ernest), écrivain français, ancien capitaine de la garde nationale pen-

DEU ....:. la guerre de 1870-71, condamné à mort par la Commune, principal collaborateur à la reconstruction de la Bastille, et directeur de l'exploitation de cet établissement, né, à Paris, le 11 février 1845. Il débuta, en 1871, à r-Éi-^nement et au Binn j^ublic. Il a publié deux recueils de nouvelles, sous le pseudonyme à'Ernesl d'Arjis: « Au coiu du feu. Contes légers », 1874; « Entre intimes. Contes parisiens », 1876, et sous son nom, avec le titre général : Les Ménages parviens, ces romans : « Nina la Blonde, histoire réaliste d'une courtisane », 1878 ; « Sacrifiée », 1882 : « La Comtesse Luciane. Uémoires intimes d'une femme du monde », 1883 ; en 1879, il avait publié un voyage humoristique, sous le titre : « En Suisse. Impressions de deux bourgeois de Paris ».

Défroyat (Léonce), publiciste français, ancien officier de marine, ancien sous-secrétaire d'Etat de la Marine Mexicaine, sous l'Empereur Maximilien, né, à Bayonne, le 7 septembre 1829. Ayant demandé un congé de non-activité pour infirmités temporaires, depuis 1867, il s'occupa de lettres et de poKtique. Il collabora à la Liberté sous le pseudonyme de L. de Bourgneitf ; en 1869, il acheta ce journal qui appartenait alors à M. Emile de Girardin, dont il avait épousé la nièce, mademoiselle Hélène Gay, le 20 décembre 1866. En décembre 1870, avec le grade de général, il organisa le camp de la Rochelle, qu'il commanda en chef jusqu'à l'armistice. En mars 1871, il se démit de toutes ses fonctions officielles et reprit sa plume d'écrivain. En mai 1876, M. Détroyat quitta la Liberté pour fonder le Bon Sens qui devint VEstafette ; en 1882, il fonda un nouveau journal littéraire et politique, la Réforme, de concert avec M. Waldeck Rousseau, puis le Jour qui ne vécut que quelques mois. Enfin, en 1885, il prit la direction du Constitutionnel, auquel il imprima une direction nettement républicaine. On lui doit une comédie en un acte : « Entre TEuclume et le Marteau », jouée, en 1870, au Vaudeville, des librettos d'opéras et de ballets, et des publications séparées, à savoir: « La Cour de Rome et l'Empereur Maximilien», 1868; «L'intervention française au Mexique », 1869; < Le recrutement, l'organisation et l'instruction de l'armée française », 1870; < Le scrutin de liste et le Sénat » ; « La France, l'Allemagne et l'Angleterre », 1884; « !Mo3 possessions françaises en Indo-Chine », 1887; « Les chemins de fer en Amérique », 1886.

Dens (Joâo de), illustre poète lyrique portugais, né le 8 mars 1830, à Sun Bartolomeu de Messines; il fit son droit à Coimbre; en 1862, il se fixa à Béja, où il dirigea, pendant quelque temps, le journal fondé par lui: O Bejense ; en 1868, il fut nommé député et alla s'établir à Lisbonne. Ses poésies sont choisies et très appréciées. Citons : « Flores do Campo », Lisbou-

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